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Un visiteur
4,5
Publiée le 15 mars 2020
Ce film s'inscrit dans la longue lignée des très beaux films tunisiens. Très authentique, la Tunisie n'a rien à cacher, on voit à travers les scènes l'opinion d'une minorité de gauche après la révolution de 2011, et l'impact qu'aura la révolution en Lybie sur un pays encore entrain de penser ses plaies. Bravo aux acteurs, on reste dans un jeu sobre et VRAI.
Beaucoup d’ingrédients « casse-gueule » : vie de couple, paternité, trafic d’organes, instabilité politique en Tunisie et Lybie; le film oscille entre plusieurs genres : policier, psychologique, tragédie familiale, tout était réuni pour rentrer dans un pathos lourd et indigeste.
Grâce à une finesse, un tact de tous les instants, le réalisateur évite ces écueils !!! Ses comédiens sont à la hauteur; un bon film!
un film magnifique. bouleversant. que ne ferait-on pas par amour ? jusqu'à l'extrême. c'est joué avec un tel réalisme qu'on croirait le vivre. bravo aux acteurs. à ne pas rater
Quelque part entre le drame conjugal et la course contre la montre, un premier film bien mené et interprété, et une histoire de vérités cachées et de choix désespérés.
Un premier film très réussi. De sublimes acteurs, un scénario complexe à tiroir, subtil et universel. Marsaoui un talent à suivre peut-être un futur grand cinéaste
Fares (Sami Bouajila dont la carrière depuis trente ans n’est pas sans rappeler celle de Roschdy Zem, le César du meilleur acteur en moins), Meriem (Najla Ben Abdallah) et leur fils Aziz appartiennent à la classe aisée tunisienne. Cette famille heureuse, en week-end dans le Sud du pays, à une encablure de la Libye que la guerre civile déchire en cet automne 2011, tombe dans une embuscade. Aziz prend une balle perdue. Transporté à l’hôpital, il doit d’urgence recevoir une greffe de foie. Son père est bien entendu volontaire….
"Un fils" commençait mal. Une affiche hideuse. Une bande-annonce confuse. Et puis un sous-texte qu’on sent venir à cent pas à la ronde : qu’est ce qu’être père ? les liens du cœur sont-ils plus forts que les liens du sang ?
Par les miracles d’un scénario étonnant, qui réussit tous les quarts d’heure à renverser les perspectives et à relancer l’action, Un fils maintient tout du long la pression. J’ai rarement été aussi happé dans une histoire à laquelle on aurait tort de reprocher son manque de crédibilité : son arrière-plan déchirant est celui des révolutions arabes, en Tunisie ou en Libye, où les comportements les plus sordides sont devenus hélas possibles. J’ai rarement eu autant d’empathie pour les personnages, pour ce père noyé dans sa colère, pour cette mère perdue dans sa culpabilité.
"Un fils" aurait mérité cinq étoiles. Une récompense que je réserve aux « grands » films voués à rester dans les mémoires comme le seront à mon sens "1917" ou "Scandale" ce trimestre. Un fils sera hélas oublié fin 2020 à l’heure des palmarès. C’est bien dommage car c’est un film remarquable.
Il est assez regrettable que ce film soit si peu distribué pour l’heure, ce qui va en priver bon nombre de spectateurs. Ayant déjà été remarqué dans 4 festivals et hautement susceptible de recueillir d’autres récompenses, on peut toutefois espérer qu’il connaîtra une seconde vie à ce moment-là. Car ce serait dommage de passer à côté de ce drame. Un sujet poignant. Le don d’organe en terre musulmane où ni la culture, ni la religion, ne sont un terrain propice à cette voie dans un système de soins qui, en tout état de cause, n’a pas non plus forcément les ressources et capacités nécessaires. Cette problématique sociale ne sera pas vue ici du côté de la générosité d’un donneur mais de l’attente du receveur, plus exactement de sa famille, s’agissant d’un enfant. Le tableau est terrible. On se dira qu’il ne s’agit que de fiction mais chacun sait bien que ce qui sera montré ou démontré existe bien : le trafic d’organes. Au-delà de la relation parents – enfant gravement blessé et en état critique, et tout particulièrement celle que suggère le titre, c’est-à-dire père – fils, le scénario a su greffer (sans mauvais jeu de mots) une tension familiale ressurgie du passé.
un film magnifique sur un couple tunisien plongé dans le drame à la suite d' un attentat qui blesse gravement leur jeune fils entre la vie et mort. le scénario est complexe et se greffe sur la vie du couple et nous montre aussi une Tunisie et ses failles de société .le film est sublimé par le couple Sami Bouajila , Naja Ben Abdalah très émouvant ! Avoir absolument !
Pour son premier long métrage, Mehdi Barsaoui surprend, touche et impressionne ! L'histoire est simple et glaciale à la fois : lors d'une promenade en voiture dans le sud de la Tunisie en 2011, un couple et son enfant se font sauvagement agresser par un groupe armé extrémiste. Le garçonnet de 11 ans est grièvement touché, la vie de cette famille ne sera plus jamais la même... Cette oeuvre poignante frappe les esprits et bouleverse les coeurs tant ce père et cette mère basculent en quelques jours dans un chaos psychologique monumental. Ce drame est terrifiant, mais la réalisation d'une grande justesse, magnifiée par des paysages d'une beauté brute et majestueuse, permet au spectateur de se plonger avec fracas dans les affres de l'âme humaine. Un film intense, juste et rempli d'humanité, du bon cinéma. Site cinemadourg.free.fr
Un drame psycho-triller sur l'éternel question (pour les pères incertains) de ce qu'est la paternité. Le film est servi par de bon(ne)s acteur(triche)s, c'est la résonance de l'histoire et de ses intriques en moi qui m'a le plus plu ; comment gérer ai-je une telle situation ?
J'ai vu "un fils" Quel beau film! Tout est juste: L'histoire Le contexte Le jeu des acteurs, sublime! Les sentiments et leur évolution au fil du film L'émotion ressentie en le regardant... C'est émouvant mais tellement intense.... Allez y, vous serez ravis d'avoir passé un si beau moment Je vous envie d'avoir à le découvrir!
Superbe film, impressionnant de maîtrise pour un premier film, du début à la fin. Une plongée dans la Tunisie de 2011 à travers une histoire familiale poignante. Et un contexte géopolitique tragique. Les deux acteurs principaux sont excellents.
Ce qu'il y a d'admirable avec Un fils, c'est sa capacité à parler de beaucoup de choses en le faisant de la manière la plus ramassée. En 1h36 top chrono, Mehdi M. Barsaoui (également scénariste) sert un drame intimiste émouvant tout en ouvrant le panorama sur la dure réalité post-2011 au Maghreb. En effet, la famille au centre du film semble aussi déboussolée que la région, défigurée par les conflits internes et le terrorisme galopant. Les deux sujets se superposent sans aucune interférence. On peut même voir, derrière le couple mis à mal par l'adversité, l'allégorie d'un territoire en crise qui a besoin de se redéfinir. De dire stop aux marchands d'espoir, à l'entre-soi et aux mensonges. Pour laisser subsister un avenir, aussi incertain soit-il. Oui, l'histoire d'Un fils, c'est un peu tout ça. Bien entendu ce qui saisit en priorité, c'est l'intensité avec laquelle les comédiens interprètent leurs personnages en ruine (Sami Bouajila et Najla Ben Abdallah exceptionnels). Leurs errements de chaque côtés de la morale renforcent la tendresse pour cet amour durement touché. Et achève de broyer le cœur dans un ultime regard clair et pourtant incertain. Serait-ce de l'optimisme ? Je le crois. Je veux le croire.