C'est quand même beaucoup de blabla pour pas grand chose Let Them All Talk. Steven Soderbergh offre une histoire qui manque d'impact, qui repose sur des thématiques et des dialogues qui rappellent régulièrement le cinéma de Woody Allen. Reste un casting impressionnant.
Je ne suis pas fan de Steven Soderbergh, mais là, il y va fort. Même si les actrices auraient pu être à la hauteur, il aurait fallu au moins une petite étincelle.
Ça passe pas loin... Mais il manque quelque chose. C'est trop bavard, trop statique. Sans une Meryl Streep souveraine, le film serait raté. C'était pourtant un beau sujet qui méritait sans doute mieux. Mais ce n'est pas non plus un naufrage. Il y a des films comme ça. Ni totalement ratés ni vraiment réussis...
Très enthousiaste à la vision de cette traversée car le style est intrigant, pensé et posé, la trame même si un peu convenue est intéressante à suivre et surtout l'ensemble est ludique et très élégant. On se laisse porter par le voyage doux et feutré d'un microcosme un peu égoïste à travers des plans glissants sur une musique moins désuète que charmante ...
Un gros loupé pour Soderbergh qui a du mal à retrouvé le rythme. Beaucoup de verbiage , des discours abscons, Une multitude d'enchainement de gros plans , très "cheap" , et les actrices qui font le minimum sur un scénario bâclé et inintéressant,
La Grande traversée, porté par Meryl Streep, est une œuvre profondément singulière, presque à contre-courant du cinéma contemporain. Là où beaucoup de films privilégient l’efficacité narrative, celui-ci fait le pari audacieux de la lenteur, de la parole et de la densité intellectuelle.
Le film repose sur une configuration rare : trois personnages âgés, dont l’un — incarné avec une finesse remarquable — se distingue par une érudition presque vertigineuse. Les dialogues deviennent alors le cœur battant du film. On n’est pas dans un simple échange fonctionnel, mais dans une véritable mise en scène du langage. La parole y est ciselée, précise, presque littéraire. Il y a une forme de poésie diffuse, en filigrane, qui donne à chaque réplique une profondeur inhabituelle.
Ce qui frappe surtout, c’est la richesse des idées. La Grande traversée ne cherche pas à séduire par des artifices, mais à stimuler intellectuellement. Le film est dense, exigeant, parfois même austère, mais il offre en retour une expérience rare : celle d’un cinéma qui élève, qui interroge, qui nourrit.
Le contraste entre l’accueil critique (plutôt favorable) et celui du public, plus réservé, est révélateur. Ce type de film, fondé sur la subtilité du verbe et la rigueur de la pensée, demande une attention particulière et ne correspond pas aux attentes d’un large public. Pourtant, pour ceux qui apprécient la beauté du langage et la précision de l’expression, c’est une œuvre remarquable.
À mes yeux, c’est un film grandiose dans sa sobriété : palpitant non pas par l’action, mais par l’intelligence et la maîtrise du discours. Une preuve rare que le cinéma peut encore être un art profondément littéraire.