Une excellente surprise que ce premier Kitano que je découvre. Si j'ai mis un peu de temps avant de m'immerger dans le film, je n'avais plus envie de le quitter. L'interprétation de Takeshi Kitano est excellente et son film est bourrée de poésie, d'humour et de mélancolie. Rafraîchissant.
Je viens de me rendre compte que je ne regardais pas assez de film Japonnais et c'est bien dommage, car pour le peu que j'ai vu, ils m'ont toujours enchantés.
Et c'est pareil pour ce film qui est beau, simple et drôle.
Doté d'une jolie mise en scène et d'une musique douce qui vous reste dans la tête.
L'histoire est belle, un petit garçon à la recherche de sa mère va trouver sur son chemin un vaurien provocateur et au langage bien fleuri.
Tous les deux vont faire la route ensemble à travers le Japon pour arriver jusqu'à la maison de la mère du petit.
Personnages attachants, les deux héros semble être la même personne à des périodes de la vie différente. Takeshi Kitano est hilarant (Donne moi ça ducon!)
Un voyage à travers les âges, dans une campagne Japonaise. Sensible et touchant.
Une histoire pleine de tendresse pour ce petit garçon à la bouille si mignonne. Kitano ,un des maître du cinéma japonais, nous dévoile une facette de sa personnalité beaucoup moins violente qu'un "Battle Royal", plus subtile et originale. La musique de Joe Hisaishi vient sublimer ce film de très bonne facture. Surprenant et attachant!
Takeshi Kitano adopte ici un ton plus sentimental que ses autres oeuvres. Ce film fait beaucoup penser a "Central Do brasil" sauf qu'ici l'enfant durant son voyage est accompagné d'un voyou quinquagénaire chartié. L'histoire est extrêmement émouvante. La mise en scène, qui ne tombe pas dans des exercices de style superflus mais au contraire joue sur le registre de la limpidité: chaque plan apparaît comme une carte postale, une petite merveille d'esthétique. Et les autres films de Yakuzas de Takeshi Kitano n'en demeurent pas du tout moins bien. Ce réalisateur a une très grande technique du cinéma alors qu'il est seulement pris pour un humoriste au Japon.
Un très beau film qui nous narrent avec poésie la périple et l'histoire d'amitié entre jeune garçon et un vieux vaurien. C'est beau, et drôle. Une réussite
Film poétique, qui réussit la prouesse d'être alternativement triste et joyeux. Le road trip de l'ancien yakuza et du petit garçon est assez extraordinaire, burlesque, avec des rencontres improbables. La mise en scène est assez simple, pas d'effets particuliers, un rythme un peu lent. Les personnages sont franchement excellents et le tout garde un côté bon enfant rafraîchissant. Quelques scènes sont vraiment très drôle (celle de la piscine, l'arrêt de bus, les jeux avec le gamin...). La musique de Joe Hisaishi est excellente, le thème au piano, à la fois enlevé et mélancolique colle parfaitement.
Oeuvre à part dans la filmographie peuplée de gangsters de Takeshi Kitano,"L'Eté de Kikujiro"(1999)conte l'histoire toute simple,mais belle,d'un jeune garçon à la recherche de sa mère avec l'aide d'un vaurien bas du front.Le road-trip,picaresque à souhait,est émaillé de rencontres insolites,d'évènements cocasses.La tendresse imprègne tout entier le film,mais derrière elle se cache la douleur d'une enfance maltraitée et de l'abandon.On met un certain temps à s'immerger dans cet univers poético-loufoque,mais une fois que l'on y est,les barrières tombent et la mgie opère.Le personnage de Kitano est très réussi,s'inspirant de son propre père.Ce dur à cuire,au comportement exécrable,a en fait le coeur sur la main,sans savoir comment l'exprimer.Le gamin,lui,est un symbole d'innocence et de pureté.L'un et l'autre sont des doubles.Si l'économie de narration se retourne parfois contre le film,sa puissance picturale est indéniable.Tableaux,vignettes,métaphores...pour illustrer cette fable estivale.Le ton est jovial,simple,direct,avec une certaine nostalgie de notre enfance.Pour finir,la musique de Joe Hisaishi,douce et mémorisable,est renversante.Un bien joli film.
Takeshi Kitano réussit le pari de réaliser un film simple, émouvant, mélodieux et Japonais sur le rapport entre un petit garçon qui recherche sa mère et un yakusa un peu gauche. Le jeune garçon est touchant et d'une justesse rarement égalée et Kitano est, comme à son habitude ridicule, impulsif, macho mais tout simplement émouvant et génial! Un pur régal pour les yeux et le coeur! musique adorable de Joe Hisaichi.
Une chronique d'été tendre, amère et joyeuse. Kitano dévoile ici tout son potentiel comique à tel point qu'il s'apparente vraiment à Charlot dans sa relation avec l'enfant. Formidable de délicatesse et de drôlerie chez cet homme bourru au coeur tendre.
L'Eté de Kikujiro est un joli voyage initiatique qui lie un jeune garçon (Masao, à la recherche de sa mère) et son "ange gardien" ("Mister", un pauvre gars - autrefois gangster - qui a viré gentiment zinzin), allant d'un bord de piscine rigolo à un bord de plage bien triste... Si vous vous attaquez à ce film poétique et tendre, sachez que le rythme est assez lent (au cinéma, cela doit être moins gênant, mais sur un téléviseur, l'attention peut décrocher), et qu'il y a un grand nombre de fantaisies "enfantines" (il y a quand même un gars qui se retrouve coloré jaune et noir comme le Marsupilami après avoir plongé dans une flaque, deux démons qui virevoltent dans la nuit, un homme qui fait le poisson et l'autre le poulpe pour que le gamin puisse pêcher...). Alors oui, c'est long (c'est lent, comme dirait Voulzy), mais soyez assuré qu'à chaque bêtise que "Mister" fait pour amuser le gamin, vous allez fondre (inutile de jouer aux durs, L'Eté de Kikujiro vous chopera avec sa tendresse infinie). Le twist quant à la destination est une surprise du scénario que l'on n'attendait clairement pas (en réalité, le gamin spoiler: est abandonné, la maman s'est barrée... Et la scène qui le fait découvrir est vraiment cruelle mais efficace : Masao voit une famille nucléaire parfaite, Papa, Maman, Gamin tous heureux, qui descendent les escaliers de la "maison de sa Mère" pour aller à la plage, tandis que lui est condamné à rester à jamais seul de l'autre côté du portique... La scène, ajoutée au regard déchirant de Masao, est terrible). Un coup de poignard à l'improviste dans ce film jusque-là bourré de bons sentiments, qui nous rappelle la maîtrise de son réalisateur. La fin est une longue suite de jeux entre le gangster "et sa bande de bras cassés", et le petit Masao pour lui remonter le moral, et forcément, on refond. A noter : dans la version "censurée" que l'on a obtenue, le gangster qui est à poil (car il n'a pas compris qu'on pouvait garder le slip pour jouer "à la Statue Nue") se voit affubler à l'entrejambe d'un montage...de sa propre tête. C'est aussi perturbant qu'hilarant. Presque aussi drôle que le gag (interminable, mais c'est justement ça qui est bon) de la course Quinté au début du film. Si vous n'êtes pas pressé, offrez-vous un petit road-trip avec ce petit garçon qui n'ira plus passer ses vacances à la mer (mère ?), mais préfèrera faire le zouave autour d'un lac boueux accompagné de copains maladroits, et ça, c'est une vraie définition d'un été.
Un joli film signé Kitano, beaucoup de passages très comiques, cela nous change du Kitano violent dans l’univers mafieu. Cette fois’ on se reproche beaucoup plus du Beat Takeshi qui a fait sa renommée.
C’est une œuvre à part dans la carrière pourtant singulière du cinéaste Takeshi Kitano racontant l’été mouvementé d’un ancien yakusa bourru qu’il incarne à l’écran et d’un jeune garçon renfermé souhaitant retrouver sa mère. Tendre, espiègle et poétique, le réalisateur tisse un récit fort attachant grâce à sa galerie de personnages exubérants tout en affichant une douce mélancolie bercée par une magnifique composition musicale. Emouvant, drôle et sans prétention superflue « L’été de Kikujiro » est un long-métrage d’une délectable douceur estivale.
Kikujirō no natsu, n'est que le sixième film que je découvre de son réalisateur / acteur, comme toujours à la volée. Les deux premiers Outrages, Sonatine, Hana-bi, Violent Cop ( vu l'été dernier ) et maintenant L'été de Kikujiro viennent secouer mes habitudes de " cinéphile " parfois un peu trop habitué à la cabriole gratuite. Oui, ici tout est simple en apparence, pourtant la magie est comme toujours bien dissimulé sous ses apparats de bourrin !
Takeshi Kitano à définitivement choisit de sourire de tout, pour tout et surtout face à des problèmes qui frappe toujours, tout le temps ! Evidemment, le rire chez lui se distingue de manière significative, presque unique en son genre. Le film est d'ailleurs à son image, drôle, triste, généreux car proche des siens.
Les dessins du générique et toute les envolées de style qui s'en suivront sont toujours un réel bonheur pour moi. Comme sujet à l'émerveillement constant son procédé me ramène à une rêverie que je connais à ma façon. La musique de l'ami Joe Hisaishi sont qui plus est le meilleur des accompagnement. Une partition pour la postérité, et oui, encore !
La course de ce petit gosse sur ce pont que l'on finira par bien reconnaitre plus tard suit ce fameux générique et se pare d'une tendresse et de poésie qui déjà en ce qui me concerne m'avais déjà comblé. Ce petit acteur, Yusuke Sekiguchi sous les traits de Masao fait définitivement partie de mes plus grands coups de cœur, jamais je n'oublierai ces rires ou ses larmes tant ils et elles sont là aussi magnifiques. Kitano et lui forme là un binôme fort attachant, leurs rencontres fortuites sont également à mentionnés, ces trois derniers loustics plus spécifiquement. Une sacrée tribu !
Kikujiro est bien le type le plus désagréable et parfois stupide qu'il soit, niveau intentions ont ne peux pas dire qu'il brille de trop non plus mais a contrario il se révèle être du coté de ce monde ou la gentillesse se déguise, ne se montre pas trop, altruiste comme mot le plus juste. Je sais pertinemment que bien des choses me sont échappé de ce premier visionnage, des détails forts importants me sont passé sous le nez car bien trop pris par les petits jeux d'un cinéaste à son sommet ... Pourquoi s'en inquiéter, j'y reviendrai, assurément.