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🎞️ DaeHanMinGuk 🎬
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3,0
Publiée le 25 février 2024
Un road-movie d’un couple mal assorti (un inadapté de la vie en société et un enfant de 9 ans) parti à la recherche de la mère de ce dernier et les rencontres faites sur le chemin de ce périple. Voilà le programme du film. Pour égayer les vacances de l’enfant et s’adapter aux situations rencontrées, l’adulte invente un monde plus adapté à l’enfant, sous forme de jeux et de mensonges. J’ai adoré l’enfant, très bien choisi et au naturel désarmant. Malheureusement, j’ai vu « La Vie est Belle » de Roberto Benigni et ce film, beaucoup moins rythmé et profond, souffre de la comparaison.
Quand je pense à un film de Kitano, je pense souvent à l'été, au soleil irradiant, à la chaleur. Peut-être encore plus avec « L’Été de Kikujiro », qui est même pour moi le film des grandes vacances par excellence. Rares sont les long métrages à avoir saisi d'une aussi bonne manière ce temps particulier, dilaté, étiré à l'extrême des vacances d'été, où ennui, amusement et oisiveté s'entremêlent subtilement, où l'on veut goûter chaque seconde du temps qui passe sans y parvenir totalement.
Et quoi de plus frappant pour matérialiser ce moment si singulier que de mettre en scène un enfant qui ne peut pas partir en vacances ? Le petit Masao a en effet été abandonné par ses deux parents et est élevé par sa grand mère. Le jour des vacances, il se retrouve totalement démuni : ses amis partent l'un après l'autre avec leurs parents, le club de foot est fermé... Que faire ? Masao tourne en rond et est triste : il devra rester chez sa grand mère. Autrement dit, il n'aura pas de vacances...
Alors il décide de rejoindre sa mère. Il n'a que quelques photos et une adresse pour indices, il prend son sac à dos et un peu de monnaie et il part, sans prévenir personne. Heureusement, par un concours de circonstances, un couple ami de la grand mère de Masao le croise sur son chemin et décide de prendre le garçon sous son aile. Il incombe alors au mari d'emmener le petit en vacances et notamment chez sa mère.
En résulte un drôle de voyage initiatique, sorte d'anti-« Voyage de Chihiro ». En effet, le mari, le fameux Kikujiro éponyme, est un ancien yakusa et est plutôt une brute épaisse qu'un bon père de substitution. Masao va ainsi vivre des moments éprouvants avec Kikujiro, ce dernier ne se souciant guère de l'enfant au début, préférant l'exploiter au maximum, Kitano usant à cette occasion d'un humour noir et acerbe totalement décalé.
Mais peu à peu, la relation entre Masao et Kikujiro va évoluer. Ce dernier va progressivement gagner en humanité et s'attendrir aux côtés du jeune garçon. Ainsi, par la façon dont Kitano construit son récit, de personnage de second plan, Kikujiro va devenir le vrai héros de ce film, ou tout du moins à part égale avec Masao. Le long métrage ne sera donc pas tant l'histoire des vacances étonnantes de Masao que le récit de la transformation progressive de Kikujiro en être doué d'un cœur, capable d'aimer.
A ce titre, « L’Été de Kikujiro » est un film particulièrement touchant et rafraichissant. Il y a beaucoup d'humour dans ce long métrage, mais aussi beaucoup de poésie. Si le rythme lent et contemplatif et le ton burlesque peuvent désarçonner (j'étais complètement passé à côté du film la première fois que je l'ai vu), ce long métrage est l'un des meilleurs de Takeshi Kitano... et même l'un de ses tous meilleurs. Un film pour les adultes qui n'ont pas oublié l'enfant qu'ils furent un jour.
Une pochade signée Kitano, loin de ses meilleurs films. On est ici dans le domaine de la comédie et le jeu très chargé de l'acteur-réalisateur plombe le propos et rend le film pour le moins indigeste. En effet, le personnage de Kikujiro est un mélange de vulgarité et de badass que l'on a davantage envie de voir disparaitre que de prendre dans les bras. De plus, le scénario, totalement inconsistant, ne permet pas au spectateur de résister longtemps à la lourde torpeur de cet été au Japon.
Comédie poétique faite de clichés grossiers délivrés par des acteurs en surjeu constant, le tout dans un faux rythme propice à l'ennui. La relation entre les deux protagonistes ne fonctionne pas et l'ensemble manque terriblement d'émotions. La musique constamment larmoyante accentue le côté tire-larmes facile du film.
Présenté en CO à Cannes en 1999, où il repartit sans aucune récompense, " l'été de..." fait partie des films intimistes du charismatiqueTakeshi Kitano ( acteur et réalisateur)
Beaucoup plus connu pour ses polars et films de Yakuzas ( il obtint ainsi le lion d'or à Venise pour l'excellent " Hana Bi"), " l'été de..." est encore aujourd'hui le plus grand succès public rencontré par le cinéaste dans l'Hexagone.
Le scénario est construit à partir de la rencontre improbable entre un jeune garçon et un yakuza qui va l'aider à retrouver sa mère.
Sorte de conte existentiel placé sous le signe du lien et de l'empathie, il montre l'importance de l'amour, de la compréhension dans la construction d'un individu.
Le jeune garçon n' est finalement que l'enfant intérieur de Kikujiro. Se reconnaissant en lui en raison d'une blessure intérieure d'origine identique, Kikujiro tentera d'apporter à l'enfant un peu de ce qui lui manque.
La première partie est admirable, la seconde ans doute un peu moins réussie, mais Kitano réussit le tour de force de parvenir à la fois à émouvoir et à consoler.
On a ici affaire à un très grand film sur l'enfance, de la part de celui qui sera ( de mon point de vue) le meilleur metteur en scène japonais de cinéma, de la période qui suivit celle des maîtres de son âge d'or ( années 50/60 ).
Sorti en 1999, L’été de Kikujiro est un objet étrange, poétique, lent et décalé qui nous fait suivre le road trip fauché d’un improbable duo constitué d’un jeune garçon d’une dizaine d’années à la recherche de sa mère, et de son oncle de substitution – incarné par le cinéaste et amuseur public Takeshi Kitano lui-même – une petite frappe cinquantenaire antipathique et irrespectueuse, un personnage déroutant dont lui seul a le secret. L’idée du film étant justement basée sur une inversion des rôles : alors que le gamin est sage et réservé, son aîné agit continuellement comme un sale gosse. Comme si le cinéaste s’imaginait dans la peau du gamin trop raisonnable qu’il a été, avec le compagnon de voyage impertinent qu’il aurait rêvé d’avoir au même âge. Émaillé de burlesque pur, une comédie dramatique aux images superbes, qui picore dans le folklore japonais, et magnifiquement mise en musique par Joe Hisaishi.
« L’été de Kikujiro » est un film sur l'enfance, à la fois comique et émouvant qui sort des sentiers battus sous la forme d’un road-movie tendre et décalé. Kitano, réalisateur et acteur, assume sa bouffonnerie avec sensibilité et un sens de l'absurde. On aurait pu craindre une fable simpliste mais Kitano sait se montrer plus subtil dans ses pitreries désabusées. Il s’en dégage une fraicheur candide, ternie par quelques longueurs et une certaine linéarité. Film original donc à ne pas bouder.
Une belle œuvre mélodieuse qui prend le temps de nous emporter par l’émotion, plus que cette histoire de gaieté, naïveté, une tranquillité semée d’embûche et de cailloux. La mise en scène se glisse dans ce paysage de folklore, comme dans les mangas et animations dessinées, des dieux japonais aux fêtes culturelles. Un tonton tatoué au nom de chrysanthème s’improvise pour accompagner ce garçon ennuyé par l’heure des vacances, son instinct est loin du besoin maternel absent. Ces années là ne sont pas perdues et perdurent dès l’instant, la réalisation s’en prenne à cœur joie et se fait plaisir. C’est drôle et touchant, la musique envahie paisiblement, ça m’a émue.
Kikujiro est sûrement mon film préféré de Takeshi Kitano, même si je trouve la première partie du film bien moins passionnante et touchante que la deuxième partie, je trouve ce mélange entre film complètement gogol ponctué de moments d'émotions et de mélancolie, avec des longs plans et ces deux personnages solitaires et quelque part un peu paumé dans leur vie. Ça donne une œuvre à la fois touchante et drôle, ce qui est bien aidé par la soundtrack, qui est l'une des plus réussie par Joe Hisaishi. Bref, un petit chef d'oeuvre à les yeux qui synthétise bien cette capacité qu'a Kitano à faire passer l'émotion à travers des personnages guignolesques et des longs plans contemplatifs.
Un film très typique, très typé, assez sympathique et assez subtile, mais pas à première vue. Les rapports entre pas-père, père, mère, pas mère, et fils sont complexes, les liens ne sont jamais très forts et très forts à la fois, c'est subtile. En plus, on voit la vie japonaise dans le quotidien des habitations, la vie des enfants livrés à eux-mêmes, le peu de lien entre les enfants, les adultes qui se cherchent, et qui n'en finissent jamais de se chercher, surtout les hommes. Assez drôle effectivement, et pas très violent, contrairement à d'autres films de Kitano.
Accompagné d'un voyou dans la force de l'âge, un enfant décide de retrouver sa mère. Takeshi Kitano signe avec L'été de Kikujiro un récit initiatique très drôle et inventif. Road-movie recelant de nombreuses surprises, comme des rencontres avec des personnages attachants, ce film est très jovial. Malgré le regard triste de Masao au début, nous sourirons au fur et à mesure à ses côtés. Composé de plans géniaux et d'une musique parfaite de sensibilité (composée par Joe Hisaishi), cette oeuvre, simple, reste douce et agréable.
Un film extrêmement inégal ! La première partie de ce road movie souffre de nombreux défauts : sur un scénario faible, le personnage adulte principal, un vaurien frustre, ex yakusa probablement, joué par Kitano lui-même, est trop caricatural, les gags sont plutôt lourds, les dialogues pauvres et répétitifs, et très probablement aggravés par un mauvais doublage dans la version Française. Seules quelques touches annonciatrices de la seconde partie sont à extraire de ce pensum, face auquel il faut rester patient. Car, après la « rencontre » avec la mère du petit, le film change de ton. En utilisant la poésie, le dessin, les arts de rue, le réalisateur propose des rencontres improbables et une longue digression fantaisiste. La réalité du quotidien et de la vie, rappelée de façon émouvante lors de la visite de l’adulte à sa propre mère, s’estompe au profit de jeux improvisés, destinés à ce qui paraît alors le plus important : donner le sourire à un petit garçon, qui ramène son accompagnateur et complice à sa propre enfance. Cette créativité empreinte de naïveté et de tendresse donne une véritable originalité à ce film qui se clôt fort joliment.
Un film simple, sensible et beau mais qui a ce grain de folie (japonais) en plus. Le film est touchant et drôle, et s'il peut être ennuyeux par moments, on se laisse bercer par cette mélancolie et par une B.O magnifique.
Ma-Gni-Fi-Que! Kitano le réalisateur nippon adepte des chefs d'oeuvre violents change de registre et épate avec ce film pourtant simple gai et naïf. L'histoire est touchante, les personnages attachants et la bande originale sympathique. Mélant humour à l'émotion, ce film nous fait une visite guidée du Japon. Mais pas le Japon habituel, le vrai Japon. Les différentes recontres permettent une évolution des personnages qui au départ ne s'apprécient pas mais qui à la fin s'aiment et se respectent. Kitano qui encore une fois excelle à la réalisation peut se vanter également d'une magnifique interprétation pleine de talent et de bon sens. Un film pour tous pas forcément por les enfants mais peu importe un film à garder en mémoire!