Frankenstein s'est échappé
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dougray
dougray

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3,5
Publiée le 4 avril 2016
Légendaire studio anglais qui a marqué l’histoire du cinéma d’horreur de son empreinte si particulière dans les années 50 et 60 (et 70 dans une bien moindre mesure), la Hammer est responsable de quelques petites pépites… parmi lesquelles on retient essentiellement les "Dracula" avec Christopher Lee et les "Frankenstein" avec Peter Cushing. Et c’est avec grand plaisir qu’on retrouve les deux têtes d’affiche stars du studio réunies dans ce "Frankenstein s’est échappé" (titre français pas forcément heureux, qui reprend la confusion habituelle entre le créateur et sa créature… contrairement au titre anglais "The Curse of Frankenstein"), premier opus de la série du monstre créé par Mary Shelley et véritable réussite qui a su se démarquer des légendaires films d’Universal (avec Boris Karloff). On retrouve, ainsi, ses couleurs si marquées (qui tranchent avec le noir et blanc stylé des productions Universal), ses décors à la fois extraordinaires et cheaps, sa représentation frontale de l’horreur (le sang n’est pas dissimulé comme chez Universal) et sa sexualité (certes, à peine effleurée ici mais qui constituera une vraie marque de fabrique pour les films à venir). Le film est, ainsi, plus charnel que ces prédécesseurs (plus classieux). Regarder un film de la Hammer, c’est un peu comme entrer dans une maison hantée : on sait que ce qu’on voit n’est pas réel mais on ne peut s’empêcher de se laisser porter par l’univers proposé. Ainsi, bien qu’il traite d’une histoire qu’on croit connaître par coeur, "Frankenstein s’est échappé" propose quelque chose de vraiment différent sur le plan visuel mais, également, sur le plan scénaristique. Ainsi, le réalisateur Terence Fisher (l’autre star du studio) fait du Baron Frankenstein le véritable héros de son film. Interprété par le fantastique Peter Cushing, le personnage est bien moins sympathique qu’à l’accoutumée puisque sa folie destructrice s’explique toujours par la cause scientifique mais va, ici, beaucoup plus loin. Victor Frankenstein a toujours été dépeint comme un jusqu’au-boutiste aveuglé par sa soif de découverte. Il est, désormais, fou à lier et totalement amoral spoiler: (il n'hésite pas à tuer lui-même ce qui se dresse entre lui et son projet)
… ce qui est une vrai plus-value pour le film et vient brouiller les frontières habituellement tracées entre lui et son monstre. La Créature est d’ailleurs, incarnée par Christopher Lee (difficilement reconnaissable avec cette tronche rapiécée et cet œil flippant) et prend ses distances avec l’aspect habituel du monstre personnifié par Boris Karloff (un crâne disproportionné, le teint qu’on imagine vert, des écrous dans le cou…). Il s’agit, une nouvelle fois, d’une excellente chose (justifiée par un problème de droits) puisque ce nouveau look propose un vrai renouveau et se montre plus crédible et, surtout, plus effrayant que son homologue des années 30. Le seul véritable point commun entre les deux interprétations du monstre est l’aspect terriblement pathétique de cette créature, que Christophe Lee parvient parfaitement à retranscrire. Ces deux personnages sont d’une telle force visuelle et scénaristiques qu’ils ont tendance à éclipser le reste du casting, dont on retient tout juste Robert Urquhart en complice malgré lui (et accessoirement archétype de la Cassandre qui prévoit la catastrophe mais qu’on écoute pas) et sûrement pas Hazel Court en ravissante nunuche. On peut, cependant, reprocher au scénario d’être parfois un peu trop ronronnant ou d’utiliser beaucoup de grosses ficelles spoiler: (la bonne qui menace de tout révéler et qui va connaître un sort funeste, la chute finale du monstre dans l’eau qui est censée l’avoir totalement détruit…)
mais le charme opère incontestablement. Et puis, Terence Fisher a eu la bonne idée de raconter son histoire sous la forme d’un récit délivré par un Frankenstein captif en attente de son exécution… ce qui permet de faire passer le spectateur, (en empathie avec le personnage au début du film) de revoir son jugement au fur et à mesure que l’intrigue avance, jusqu’à l’implacable final (qui sera remis en question par les nombreuses suites). "Frankenstein s’est échappé" est, donc une véritable bouffée de nostalgie pour tous les amoureux de l’horreur à l’ancienne et marque une véritable évolution du genre. J'ai, tout de même, préféré le "Frankenstein" produit par Universal dont l'élégance et la poésie n'est pas dépassée ici.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 octobre 2010
Encore un très bon film de la Hammer, réalisé par Terence Fisher. La mise en scène est soignée et les décors sont réussis. Peter Cushing joue très bien le rôle du Baron Frankenstein prêt à tout pour mener à bien ses expériences et Christopher Lee assure très bien le rôle de la créature.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 24 mai 2019
Mais il est fou ce docteur foldingue ! Au temps des Lord de la romancière créatrice de l’histoire fantastique-épouvante, son personnage de baron Frankenstein joue avec les calepins scientifiques de la mort, jusqu’à les réveiller en une forme hybride d’anciens restes humains, c’est la création donnant naissance au monstre populaire. Une prestation excellentissime de Peter Cushing en savant fou du cinéma d’intrigue horrifique, ça fait Shakespearienne comme mise en scène saisissante, je donne grâce aux dialogues anglais, il y a une bonne approche de l’adaptation, ce n’est pas décevant. Au summum de l’horreur zinzin pour le seigneur Franky, enchaînant sa créature sans état d’âme, une véritable violation des droits de la chose bafouée dans son laboratoire secret, bien obscur abîme révélation.
cylon86

2 840 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 mai 2011
Premier Frankenstein produit par la Hammer, ce film porte toutes les marques de fabrique du studio mais aussi tous les défauts de la plupart des Frankenstein, un manque de souffle et de rythme. Mais il y a les décors fabuleux et Peter Cushing est grandiose.
Audrey L

822 abonnés 2 871 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 octobre 2016
Un bon film d'horreur avec Christopher Lee dans le rôle de la créature de Frankenstein (quel changement comparé à Dracula ! Ne pouvant plus parler, il adapte son jeu éloquent qui passe maintenant par l'expression visuelle du corps et du visage). Des moments de longueurs (dialogues entre Peter Cushing en Frankenstein et son mentor) se font sentir et constituera la seule raison importante à une note juste "bonne". Des effets spéciaux parfois kitsch (oeil de la créature en sang presque rouge fluo) qui font sourire aujourd'hui mais sont très sérieux pour l'époque. Un scénario qui suit convenablement l'histoire originale (le monstre qui attaque son maître le soir de la nuit de noce par exemple) et surtout qui fait -enfin- tomber le cliché de la foudre donnant la vie au monstre...et qui n'existe pas dans le livre original. Un bon film à regarder si l'on apprecie le livre ou si l'on veut voir un classique du genre.
TCovert
TCovert

102 abonnés 383 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 mars 2011
The Curse Of Frankenstein est le premier film sur le monstre que sortira la Hammer, il aura un succès retentissant qui entraînera plusieurs suites. La Hammer a apparemment été obligée de s’éloigné le plus possible de la version des années 30 de James Whales avec Boris Karloff, ainsi le film de Fisher se concentre bien plus sur le comte de Frankenstein et non sur la créature tout en introduisant un nouveau personnage de premier plan : l’ami de du comte. C’est ce personnage qui présente en réalité une réelle nouveauté et non l’apparence du monstre même si celle-ci est différente aussi, en effet l’ami du comte joué par un très bon Robert Urquhart amène beaucoup à l’histoire. Peter Cushing est positivement excellent dans le rôle du comte amenant tout ce qu’il faut au personnage, du grand art. On voit finalement peu la créature au profit d’une plus grande tension mais celle-ci est incarnée avec talent par Christopher Lee. Seul bémol, le maquillage bleu fluo passe assez mal, on est plus en noir et blanc, de ce point de vu là Karloff était bien plus impressionnant. La mise en scène de Fischer m’a semblé très bonne, pour les dialogues il pose simplement sa caméra dans un coin se qui contraste avec les gros plans sur les visages dans les scènes clefs du film. La bande originale est elle aussi bien réussie, la fréquente présence de musique est ici un atout certain. Bref, The Curse Of Frankenstein est un film assez jouissif qui vaut vraiment le détour.
foch1800
foch1800

72 abonnés 132 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 mars 2011
l'age d'or de la hammer: stylé, image léchée, ambiance surréaliste, une merveille
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

258 abonnés 2 705 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 mars 2019
Frankenstein s'est échappé est une alternative assez intéressant au Frankenstein de Whale.
L'intrigue est plutôt convaincante et évolue de façon assez inattendue et satisfaisante.
Ayant lu le livre il y a un bon bout de temps, il me semble que le film prend tout de même pas mal de distance avec l’œuvre originale (qui tournait en grande partie sur la traque entre Victor Frankenstein et la créature). Mais contrairement à la version de Boris Karloff (qui allait à l'encontre du livre), cette créature-ci n'inspire à aucun moment à susciter l'empathie chez les spectateurs. Il s'agit d'un monstre, d'une machine à tuer, rien de plus. spoiler: C'est parfois dommage comme par exemple dans la scène de l'aveugle, qui devient moins intéressante. La version de Karloff montrait que l'absence de jugement physique de la part de l'aveugle à l'égard de la créature permettait de tisser des liens entre les deux personnages et de montrer des sentiments de la part de la créature. Alors que dans cette version-ci, on voit juste une monstre tuer un handicapé.

La fin est assez « morale » (Victor Frankenstein condamné à mort pour le meurtre de sa bonne, Paul le faisant passer pour un fou en niant l'existence de la créature afin de protéger cette découverte scientifique).
La maquillage, certes assez simpliste (constitué essentiellement de bandelettes), constitue une alternative intéressante au design du Frankenstein de Boris Karloff (même si c'est ce dernier qui restera dans l'imaginaire comme LE Frankenstein).
Peter Cushing est particulièrement en Victor Frankenstein obsessionnel et inarrêtable. L'acteur arrive vraiment à rendre son personnage antipathique de détermination. Son personnage ira jusqu'à tuer de sang-froid pour son projet fou et son collègue n'arrivera jamais à le faire raisonner. Christopher Lee est bien dans le rôle de la créature. Après Dracula et la Momie, on pourra vraiment dire que l'acteur aura incarné les plus grands monstres du cinéma d'horreur. En revanche, sa prestation est assez limitée. L'acteur n'avait qu'à agiter bêtement ses bras en marmonnant quelques mots. Bref, un gâchis du talent de l'acteur.
C'est tout de même une version intéressante du mythe de Shelley. A voir.
Laurent Boutonnat
Laurent Boutonnat

20 abonnés 529 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 octobre 2025
Pour la période d'Halloween, ce film est idéal. Malgré son ancienneté, c'est une très bonne réalisation horrifique. Peter Cushing dans le rôle du docteur Frankenstein est parfait. L'histoire est celle que tout le monde connait : le docteur Frankenstein reconstitue un être humain à partir de cadavres, et grâce à ses inventions, il lui donne la vie. Mais la créature ainsi engendrée se révèle être un monstre tueur... La musique, assez centrale, accentue les moments d'angoisse. Une réalisation de qualité pour l'époque.
brunocinoche
brunocinoche

139 abonnés 1 241 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 novembre 2010
Une grande réussite de la Hammer: librement inspiré du roman "frankenstein", la mise en scène à nouveau soignée de Terence Fisher et le jeu inspiré de Peter Cumming et Christopher Lee, pour une fois respectivement en méchant et en gentil, font de ce film de série B l'un des meilleurs du genre. On sent que ce film a inspiré de façon diverse des gens comme Mel Brooks ou Tim burton.
BlindTheseus

348 abonnés 2 566 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 juin 2009
encore 1 horror-gothic de cette fameuse maison Hammer ou les scènes de nuit sont les + réussis, ainsi que les portraits pas inintéressants de ce fameux jeune docteur et son double féminin monstrueux (les séquences de "branchements" étants proprement renversantes); le film jouissant donc d'une base réaliste lui apportant une aura étrange, quoique le tout souffre hélas de cette lenteur barbare propre à toutes les sequels.
jamesluctor
jamesluctor

170 abonnés 1 704 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 septembre 2010
Magnifique ! Quel travail d'atmosphère ! C'est tout à fait le type de film que j'aurais adoré voir 10 ans plus tôt. Des décors magnifiques, des acteurs qui jouent bien, une créature particulièrement ambigue (Christopher Lee en pleine forme), et une mise en scène soignée. Un grand film de la Hammer. Ce début des péripéties du docteur Frankenstein est une réussite.
alouet29
alouet29

95 abonnés 1 514 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 novembre 2016
Un peu mou et truffé de scènes inutiles, ce film n'est cependant à dédaigner. En effet les personnages plus travaillés et un scénario bien construit en font une histoire intéressante à suivre.
Play it again, Sam
Play it again, Sam

15 abonnés 278 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 août 2021
Si ce n’est pas le premier film de la Hammer, « Frankenstein s’est échappé » marque le début de l’âge doré de la firme anglaise. Avec son trio magique Peter Cushing, Christopher Lee et Terence Fischer dans une ambiance gothique renforcée par l’utilisation de la couleur, cette adaptation du roman de Mary Shelley annonce un virage. Si les décors sont encore un peu minimalistes et viendront s’enrichir dans les films suivants, la réalisation parvient à compenser toutes les faiblesses du budget par des astuces remarquablement efficaces. En baron Frankenstein jouant les apprentis sorciers, Peter Cushing est fabuleux, tout autant que Christopher Lee impressionne par sa taille et son maquillage plutôt réussi.
Plutôt que de jouer la surenchère, Jimmy Sangster au scénario (et qu’on retrouvera dans l’écriture des meilleurs Hammer) prend le temps d’installer ses personnages et sa situation (la créature ne prend vie qu’après la moitié du film). Les questions philosophiques ne sont pas esquivées même si le film se veut un pur produit d’épouvante. La structure narrative de l’histoire est d’une remarquable cohérence s’achevant sur un formidable plan sur une guillotine. Auparavant, on aura eu droit à de superbes plans en contre plongée sur une potence et un gibet qui ajoutent des éléments horrifiques à l’ensemble.
Ramassé en 1h20, le film est palpitant et repose sur un huis-clos intelligent imaginé dans la maison du baron. La folie qui s’empare de lui est magnifiquement décrite et son personnage est la clef de ce récit plutôt que celui de la créature (dont les méfaits sont plutôt faiblement racontés, ce qui empêche l’ensemble d’être une réussite absolue). En somme, un film de série diablement intelligent qui en appela une fort jolie liste dans les années qui suivirent. Autrement dit, un film synonyme d’acte fondateur dans l’histoire de la Hammer.
Camusduverseau
Camusduverseau

58 abonnés 778 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 janvier 2007
Voici la version Hammmer du mythe de Frankenstein. Si ce n'est pas fidèle, c'est une bonne adaptation du mythe de Frankenstein. Peter Cushing est andoissant à souhait !
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