Frankenstein s'est échappé
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Estonius

4 728 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 octobre 2013
Dans ce film , contrairement au film de James Whale, on n'éprouve aucune empathie pour la créature de Frankenstein, le scénario préférant s'attarder sur le personnage du Baron, illuminé cynique remarquablement interprété par Peter Cushning. En fait seules les femmes sont sympathique dans ce film… (Superbe Hazel Court !). Nous avons là une série B de prestige très bien réalisée et au rythme soutenu.
Caine78

7 750 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 octobre 2010
Ah c'est sur qu'il n'a pas le charme de la version de James Whale, ce « Frankenstein s'est échappé », la prestation du grand Christopher Lee s'avérant finalement un peu décevante, ce dernier il est vrai peu aidé par un aspect trop caricatural de la créature, ce qui était loin d'être le cas de celle immortalisée par Boris Karloff, encore plus dans « La Fiancée de Frankenstein ». Mais ce que perd cette version en subtilité du point de vue de la Créature, elle le gagne finalement en intérêt vis-à-vis du personnage de Frankenstein. Plus fringant, plus présent, nettement plus ambigu que dans la version de 1931, celui-ci apporte une dimension assez neuve à ce personnage au cinéma, s'avérant aussi fascinant par moments que méprisables à d'autres, l'élégance naturel du toujours très bon Peter Cushing faisant le reste... Et quand en plus l'univers créé par Terence Fisher, bien que peut-être un peu limité au niveau des moyens, s'avère des plus agréables visuellement, tout en couleurs vives des mieux rendues, le plaisir est d'autant plus réel. Un bon cru de la « Hammer ».
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 28 juillet 2011
Avec son premier film pour le compte de la Hammer, Terence Fisher signait une version classieuse du mythe de Frankenstein dont la principale originalité est de se focaliser sur le célèbre baron et de faire de lui le vrai monstre de l'histoire. L'ambiance en devient parfois dérangeante d'autant que Peter Cushing signe une prestation mémorable sous les traits d'un savant manipulateur sans la moindre éthique et à deux doigts de sombrer dans la folie totale. La réalisation est maîtrisée de bout en bout et on regrette juste que la psychologie du monstre n'a pas été aussi creusée que son look plutôt effrayant.
djacno T.
djacno T.

41 abonnés 858 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 février 2014
Superbe réalisation de la Hammer avec des scènes et des dialogues très convaincants. Le scénario est un peu trop manichéen car il met un peu trop en avant le Baron qui devient presqu’une caricature et la créature a un rôle plutôt réduit. La présence de nombreux clichés spoiler:
(la bonne, le tonnerre, les alambics, la cousine opportuniste et féministe,...) spoiler:
donne un côté amusant au film.
Cushing et Lee offrent d'excellentes prestations et les seconds rôles sont aussi bons.
ferdinand75

719 abonnés 4 435 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 juin 2024
Une très bonne adaptation du mythe , dans ce film de série B , mais de haute facture. Peter Cushing est vraiment parfait en Frankenstein, le jouant froid, distant et dangereux . Une réalisation en noir et blanc , sobre mas très soignée, un scénario bien écrit au rythme soutenu. Et une belle prestation de Christopher Lee , en savant fou. Une bonne surprise .
MaCultureGeek

1 160 abonnés 1 224 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 novembre 2015
Après le "Frankenstein" de 1931, et juste avant le "Docteur Frankenstein" de 2015, je souhaitais vous parler d'une oeuvre que j'ai découverte hier, et que j'apprécie particulièrement. Loin d'être réputé pour son titre, "Frankensein s'est échappé" paraît pourtant trop banal, avant de débuter le visionnage; les distributeurs français ont toujours fait des erreurs, visiblement. Honnêtement, c'est sûrement, je pense, l'une des meilleurs adaptations de l'oeuvre de Mary Shelley, doublée d'un reboot de folie, d'un film de malade. Le casting illustre parfaitement, d'ailleurs, l'aspect très prestigieux de l'oeuvre. Peter Cushing endossant le rôle du docteur, il fallait quelqu'un de spécialement grand, mais pas forcément imposant. Le choix fut donc de s'armer de Christopher Lee pour donner vie à la créature, et à Terence Fisher de lui donner du sens. La collaboration des trois est extrêmement fructueuse, et s'avère l'une des plus intéressantes de la carrière commune des ces trois artistes, s'alliant à la perfection pour nous donner un résultat final au dessus de toutes attentes. Premièrement, le travail de Fisher est remarquable : il nous livre un travail d'une étonnante beauté, et d'une remarquable originalité. Ses plans, parfaitement choisis, assaisonnent le tout à la perfection, de même que l'écriture, très réfléchie, soutient facilement la comparaison. Bon, je tiens de suite à dire que j'ai vu le film en VO sans sous-titre, alos ne vous attendez pas à ce que je vous parle des dialogues en détails; l'on dira seulement qu'ils remplissent le cahier des charges avec pertinence. Non, l'intérêt de la rédaction viendra surtout du fait que le scénario changera véritablement de l'histoire de base de Shelley, tout en y gardant certains points d'attache, sinon des points de repères. L'on appréciera, par exemple, la transformation totale de la personnalité de Frankenstein : il n'a rien de particulièrement attachant, si ce n'est son interprète, le grand Peter Cushing, qui parvient à rendre un personnage détestable un minimum humain. L'originalité du personnage ( parmi tout ce qui a déja été fait ) viendra surtout du fait qu'il s'avère être un réel psychopathe, sans réels sentiments humains, si ce n'est son amour pour Elizabeth, qui le sauve, à mes yeux, de la folie la plus totale et alliénante. Sadique comme aucun autre pareil, Victor est saisissant de perversité. L'interprétation de Peter Cushing est elle-même impressionnante; comme tout le reste, ai-je envie de dire. Il amène son charisme si particulier à l'oeuvre, et transforme complètement, comme précédemment évoqué, la personnalité de Frankenstein, lui offrant une certaine ambigüité des plus appréciables, une nuance folle. L'homme se donen au film, et même s'il fait preuve de quelques surjeux, son énergie et sa présence ne pourront que nous faire apprécier sa prestation. De même pour Christopher Lee, qui aurait pu trouver, s'il n'avait point ni joué Dracula ni la Momie, trouver ici le rôle de sa vie. Son maquillage, que certains ont trouvé vieillissant, ne m'a guère gêné; je veux dire, quand on sort de la "Nuit du Loup-Garou", on est tout de même bien content d'avoir un Frankenstein comme celui là, et qui plus est en couleurs ( le film étant la première adaptation du mythe en couleurs ). Lee joue d'ailleurs son rôle de manière extrêmement particulière. Désirant, c'est évident, se démarquer complètement de l'hallucinante prestation de Boris Karloff, il tient là le bon bout, et nous offre un Frankenstein humain, bien que monstrueux ( le but était là, en même temps ). Sa manière de se mouvoir est également dépaysante : ses mouvements, saccadés à l'extrême mais d'une contradictoire fluidité, semblent à la fois hasardeux et ordonné, trouvant le point d'orgue d'un équilibre entre humanité et monstruosité. Pouvait-on rêver d'une meilleure adaptation, et d'un meilleur reboot pour la Hammer? Non. Et je pense sincèrement que les chiffres le prouvent : véritable succès inattendu, c'est surtout ce film qui contribua à graver la Hammer dans l'esprit des gens, et offrit à ses trois collaborateurs sus-cités, la carrière dont chacun rêvait. Du grand cinéma.
tomPSGcinema

880 abonnés 3 323 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 novembre 2016
Frankenstein s'est echappé ne fait pas partie des films de la Hammer que je préfère, mais cela reste une oeuvre bien sympathique à suivre grâce à une mise en scène solide de Terence Fisher et au duo que forme avec conviction Peter Cushing et Christopher Lee. Par contre, j'ai été un peu déçu du maquillage du Monstre qui a pris un sérieux coup de vieux.
real-disciple
real-disciple

113 abonnés 1 024 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 avril 2012
Un film servi par l'excellent Peter Cushing. Le scénario est bon, les décor sont beaux mais l'ensebmle eu gagné plus d'intérêt s'il avait été moins bavard et avait plus de rythme.
Charlotte28
Charlotte28

200 abonnés 2 777 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 octobre 2025
Au moins autant que par ses expérimentations mégalomanes, Victor Frankenstein (imperturbable Peter Cushing) effraie par son absence totale d'humanité, profitant de sa situation privilégiée, dédaignant les avis ou sentiments de ses proches (dont le bienveillant Robert Urquhart), prêt au(x) crime(s) pour arriver à ses fins... Malgré la redondance du scénario, la réalisation parvient à nimber d'inquiétude cette juste adaptation d'un ouvrage qui dénonçait l'hubris et l'inconséquence de ceux qui prétendent révolutionner la science - car en dépit d'effets visuels désuets, la créature porte bien les traits incomparables de Christopher Lee! Une série B solide!
Redzing

1 448 abonnés 4 897 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 juin 2024
"The Curse of Frankenstein" est célèbre comme étant premier film colorisé de la Hammer. Son énorme succès (il rapporta près de 70 fois son budget !) encouragea la firme à continuer dans cette voie, et à ré-adapter les autres créatures de la Universal.
On y retrouve les ingrédients qui feront le charme de ces productions. Des détails glauques appuyés par la couleur, dont le sang bien vif. Un monstre hideux. Un château gothique. Des costumes là encore colorés, dont des robes mettant en valeur les dames.
Sans oublier ici le plus célèbre trio de la Hammer en action. Terence Fisher à la réalisation, Peter Cushing et Christopher Lee dans les rôles principaux. La participation de ce dernier est très limitée, le temps de quelques scènes.
Mais Peter Cushing, très à l'aise, apporte de la densité au personnage de Frankenstein. Dans la plupart des versions, le savant est un irresponsable, tendance mégalomane. Ici, il est en sus manipulateur et assassin ! Une vraie ordure, qui deviendra le fer de lance d'une franchise de 7 films au total, dont 6 avec Cushing.
Deuxième plus grosse franchise de la Hammer, après Dracula, qui accompagnera le studio dans ses succès, ses errements, puis la fin de ses films d'horreur gothiques.
Toujours est-il que cette itération conserve tout son intérêt, pour son ambiance typique du studio britannique, et sa vision du personnage.
TTNOUGAT

699 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 juillet 2013
Frankenstein revisité en couleurs par Fisher et la ‘’Hammer film’’. Tout est dit, il n’y a plus qu’à regarder ce premier opus de la série des 5 tournés entre 1957 et 1973. Ils sont tous intéressants et font plus la part belle au baron qu’au monstre . La société anglaise victorienne n’est pas épargnée ce qui donne daventage de consistance à ces films qu'à ceux de Whale qui demeurent du pur cinéma hollywoodien. Le scénario de ce premier film est soigné, Mary Shelley n’est pas trahie, le coté horrible de Frankenstein est parfaitement montré; il n’y a rien à attendre de cet homme totalement dépourvue de conscience humaine. La couleur apporte du raffinement mais n’a pas autant d’importance que dans les Dracula ce qui techniquement est vraiment une bonne chose. Il faut savoir que comme dans les serials ce film a une suite qui commence exactement au moment ou il se termine, il serait dommage de ne pas la voir.
Yetcha

1 081 abonnés 4 724 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 octobre 2015
Cushing excellent, c'est un pléonasme de dire ça bien évidemment, Christopher Lee en créature muette est juste parfait. L'histoire touchante, sous forme de flashback. Cushing en docteur Frankenstein est inquiétant de folie, incarné avec calme et détermination. Ce film est un classique et le restera toujours
Renaud  de Montbas
Renaud de Montbas

36 abonnés 683 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 août 2021
Ce ne sont plus aujourd'hui des films d'horreur comme ils pouvaient l'etre dans les années 60/70 mais les productions de la Hammer gardent un parfum absolument indémodable car en dehors du temps. Ce très bien léché "Frankenstein s'est échappé" est un bon cru du au trio vedette du studio : le réalisateur Terence Fisher et devant la caméra le duo Peter Cushing / Christopher Lee. Un film d'aventures fantastiques comme on n''en fait plus 3.5 /5
Roub E.

1 306 abonnés 5 355 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 novembre 2021
Frankenstein par la Hammer donne l’occasion d’un nouveau duel entre deux acteurs fétiches du studio Peter Cushing dans le rôle titre et Christopher Lee dans le rôle de sa créature. Une version où le docteur est montré comme un sadique et un pervers, bien dérangeante pour un film des années 50. On retrouve aussi quelques spécialités du studio: une forme de grandiloquence, un côté décalé, du sang rouge vif, et une forme de perversité. Même si avec le regard actuel le film est je l’imagine moins dérangeant qu’à l’époque j’ai bien aimé cette vision d’un Docteur Frankenstein réellement dangereux plus que celle d’un scientifique dépassé par sa découverte.
Shawn777

797 abonnés 3 905 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 décembre 2025
C'est Terrence Fisher, un des réalisateurs emblématiques de la Hammer, qui imposera, avec ce film sorti en 1957, le ton de la branche horreur du studio. Branche principale d'ailleurs puisque la Hammer est aujourd'hui principalement connue pour ses monstres en tout genre qui ont alimentés leur différents cycles mais surtout son style gothique ! Et son premier grand monstre, c'est Frankenstein, enfin plutôt sa créature, dans un film plutôt racoleur et "choquant" pour l'époque mais aujourd'hui assez classique. Eh oui, le principal défaut que l'on peut faire à la Hammer, c'est qu'elle et ses films ont assez mal passés les années et celui-ci n'est pas une exception. Malgré une réappropriation du roman avec un docteur plus froid, plus cruel et surtout plus calculateur, le film reste quand même bien mou. Et malgré le style gothique, signature donc du studio, c'est également une autre de ses marques de fabrique qui saute aux yeux : les décors en carton-pâte réduits au minimum syndical et les effets spéciaux hasardeux avec ce sang rouge vif. Alors effectivement, le film a près de soixante-dix ans mais force est de constater qu'il n'a pas très bien vieilli ! Également, dans cette adaptation, la créature n'a finalement qu'une importance que secondaire, la présence de Christopher Lee en serait d'ailleurs presque anecdotique tellement Peter Cushing, ou plutôt son personnage, vole la vedette. Ainsi, si on veut faire une analyse de comptoir, ce n'est pas tellement la créature qui est le véritable monstre mais plutôt Frankenstein (et en même temps, c'était déjà induit dans l'adaptation, beaucoup plus classique pour le coup, de la Universal Monsters). Bref, s'il faut reconnaitre que "Frankenstein s'est échappé" marque un tournant important dans la Hammer en y injectant tous les ingrédients ou presque qui feront le succès de cette dernière, le film n'a, encore une fois, pas très bien résisté aux années.
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