Ce film est l'adaptation d'un roman de Pierre Lemaître qui donne clairement envie de lire du Pierre Lemaître et de voir tous ses livres adaptés. C'est l'histoire d'un homme qui profite de la confiance et de la vulnérabilité d'une femme pour la trahir et la mettre à terre. Un homme répugnant joué avec une perfection qui le rend complétement haïssable par Benoït Poelvoorde. C'est ensuite l'histoire de la vengeance de cette femme qui va être secondée par son ancien chauffeur, avec qui elle forme un couple hétéroclité et en même temps irrésistible. Au milieu de tout ça, il y a un enfant victime d'abus, une diva résistante et un pédophile. Des personnages hauts en couleurs qui en fait un film parfaitement réussi.
Cette nouvelle réalisation de Clovis Cornillac est un grand film populaire à la française. Un casting impeccable, des images "Carte postale" de Paris et de ses hôtels particuliers, des costumes magnifiques et une histoire forte avec moultes rebondissements. Tout est là, sauf que la sauce ne prend pas. Il manque le souffle qui fait d'un film une totale réussite.
En ce moment je trouve que nous sommes gatés, encore un excellent moment de cinéma. Bravo à Clovis Cornillac pour sa réalisation. L'intrigue, les acteurs, tout est bien, probablement parce que que l'adaptation et le scénario ont été faits par l'auteur du livre Pierre Lemaître et j'ai adoré la reconstitution d'époque de Paris.Merci pour ce bon moment de cinéma !
Le film semblait ambitieux et on aurait aimé qu'il concrétise. Ce n'est hélas pas le cas tant la trame de la vengeance de cette femme est écrite comme en un travelling. tous les évènements subissent un polissage qui leur ôte toute présence émotionnelle ou même d'action. La réalisation donne l'impression d'avoir été confiée à 'Fedex' ou 'DHL' tant elle rappelle un suivi de colis. Ca avance, mais de manière si linéaire et prévisible que rien ne motive le spectateur à s'intéresser à une histoire qui ne distille aucun retournement, aucune surprise. Ne parlons pas des incohérences qui font notamment passer le chauffeur de Madame pour un espion international. Pour quelqu'un de ruiné, le personnage principal ne manque pas de ressources. Et on se demande franchement d'où elle sort l'argent car on ne la voit que manigancer et surtout pas travailler, elle qui critique le chômeur de mari de la nouvelle femme de son mari (oui ça sonne perplexe comme ça mais le fait est là) Et si elle menace cette femme de divulguer son double mariage à la police, cette dernière (la police) ne s'enquiert pas outre mesure du fait que Joubert ait deux femmes lui même. Ce dont profite bien l'épouse bafouée lorsqu'il s'agit de se refaire financièrement parlant en voulant vendre les plans des projets techniques du dit Joubert à l'armée de troisième reich. Et ne vous inquiétez pas, elle sait à qui s'adresser et on se demande ce qui peut bien l'inquiéter lors des contrôles frontaliers en cette époque troublée. Tandis que son amant de chauffeur devenu chauffeur de taxi entre-temps, n'a cesse de la suivre discrètement de Paris à Berlin dans un coupé aux vitres noires (Ca se faisait à l'époque?). La récupérant au retour au point de contrôle à la gare, ni vu ni connu. Tout se goupille si bien que ça en devient totalement crétin. Le personnage principal, change - ou se révèle - trop radicalement. Manipulatrice et machiavélique, cette femme n'aurait intrinsèquement jamais du se faire berner ainsi par son mari au départ. Le personnage sonne faux. Et le pire c'est que ce monde impitoyable de la finance et du pouvoir auquel elle s'attaque, n'a aucune parade face à ses actions dévastatrices. Ce sont des victimes inhibées sans la moindre aptitude à réagir; ce qui est fort étonnant dans ce milieu là. Si le fond laisse à désirer, la forme est cependant travaillée avec une reproduction d'époque crédible. La mise en image mérite d'être soulignée Quant à la reproduction sonore d'un phonographe, excusez-moi mais elle est loin d'être aussi limpide, l'attrait de la musique ne doit pas faire oublier les imperfections techniques dues à l'époque.
Vu ce film en avant première au festival d'Arras. Excellent film à voir sur grand écran. La réalisation est soignée, les acteurs sont tous formidables (mention spéciale à Fanny Ardant et à Benoît Poelvoorde), et l'histoire est très prenante. La première scène du film en plan séquence est incroyable d'émotions et nous plonge directement dans la vie de ces personnages, au coeur des années 30. Bravo aussi pour les décors, la musique.... Bref 2h15 de grand cinéma. Clovis CORNILLAC nous livre une bien belle réalisation du roman de Pierre LEMAITRE, second volet de la trilogie après Au revoir là haut.
Un peu long au démarrage, l’intrigue s’emballe après une bonne demie heure. Casting de très grande qualité. Le scénario issu d’un des romans de Pierre Lemaitre est très bien adopté. Les scènes intérieures sont très fidèles des années 30. Obligé néanmoins de constater que les scènes tournées en extérieur dans Paris sont des plans très serrés ou sinon avec la focale sur le 1er plan pour tenter de camoufler la crasse parisienne du règne hidalguien malgré les efforts de Cornillac à la réalisation, on le voit. Film français de très très bonne facture dans l’ensemble
Très bon film de Clovis Cornillac les costumes d'époque sont bien réalisés ainsi que la période des années 20 bien reconstituer, très bonne prestation des acteurs.
De l’opulence à la précarité, de l’injustice à la vengeance:
Résumé à la con : Une nana qui se retrouve à la tête d’un empire financier du jour au lendemain va prendre des décisions qui auront de lourdes conséquences. Heureusement, sa grosse paire d’ovaires et elle vont passer en mode vengeance.
L’avis contexte : Qu’on se le dise, j’ai posé mon fessier dans le fauteuil rouge de cette salle avec quelques attentes. Je suis toujours intéressé par le cinéma que propose Clovis Cornillac. Même si sa touche est parfois perfectible, il apporte souvent une jolie petite brise de fraîcheur lorsqu’il passe derrière la caméra. Là, l’enjeu était d’autant plus grand que cette adaptation de Couleurs de l'incendie de Pierre Lemaitre est la suite de la saga initiée par Au revoir là-haut, déjà formidablement imprégnée par la touche d’Albert Dupontel.
L’avis plutôt cool : Moins baroque mais plus classique que son prédécesseur, « COULEURS DE L'INCENDIE » c’est tout de même l’assurance d’une approche très romanesque où les nombreux rebondissements ne vous laisseront pas le temps de penser à regarder votre montre. Le casting est magistral et le personnage joué par Léa Drucker est complètement dans l’air du temps. On perçoit une grande intelligence d’écriture, présente dans l’œuvre originale et que le film transmet aisément.
D’autres films qui flirtent avec l’historique et le romanesque : - LE DISCOURS D'UN ROI, 2011 - Tom Hooper - LA LISTE DE SCHINDLER, 1994 - Steven Spielberg
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Un film comme on les aime, du beau cinéma porté par des acteurs et actrices convaincants et magnifiques : Léa Drucker, Clovis Cornillac, Fanny Ardant, Benoit Poelvoorde (pour ne citer qu'eux mais tous les autres aussi). Bravo les artistes, on en redemande !
Loin, tres loin de la brutalité et violence wes romans, personnages non fouillés et sans caractère, un film qui s oubliera bien vite, un roman qui traite d une vengeance cru et d un cauchemar qui accouche d un film famille Noël, dupontel est tres tres loin...
Scénario mise en scène, interprétation, image, bande-son, dialogues, costumes, décors. Tout y est dans ce film et tout y est au plus haut de la qualité. C'est remarquable d'un bout à l'autre. Quelle chance nous, avons que le cinéma français puisse produire de tels bijoux