Après 2 h 16 de projection, et une vision mitigée d’une adaptation littéraire assurée par son propre auteur, on peut imaginer reprendre le projet sur la forme cette fois d’une série ( 3/4 épisodes ) ou alors de feuilletons comme ces petits formats qui autrefois fleurissaient sur le petit écran TV en noir et blanc. C’est un peu l’esprit de ce film élaboré avec beaucoup de moyens, des décors somptueux, des comédiens ad-hoc et une histoire qui nous entraîne dans les arcanes de l’âme humaine pas très réjouissante. On y croise des hommes méchants, cupides, et sans honneur face à la fortune d’une femme qui leur avait fait confiance. Riche héritière de son père, Madeleine Péricourt va connaître l’adversité la plus redoutable, celle de ses proches et de ses confidents. Puis rebondir autour de figures secondaires ( une nounou italienne, une cantatrice souffreteuse …) et d’un homme venu du peuple, son ancien chauffeur que Cornillac joue années cinquante. Ce cinéma d’autrefois avec des acteurs gourmands convoqués pour faire le spectacle. Ce film n’en manque pas, il est agréable, populaire, mais malgré sa longueur je reste sur ma faim. Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Après le passionnant « Au revoir là-haut », j’étais très impatient de voir dans les salles obscures cette nouvelle adaptation cinématographique de l’univers de Pierre Lemaître. C’est un projet ambitieux de la part de Clovis Cornillac qui signe un long-métrage passionnant, poétique, gracieux, magnifiquement écrit et reflète la beauté du cinéma français !
Mon avis complet : https://mediashowbydk.com/2022/11/17/critique-film-couleurs-de-lincendie/
Film magistral, palpitant, joué et dirigé de façon brillante. La vengeance est délicieuse, à la fois drôle, tragique et malicieux. Le casting est extraordinaire. Tous sont excellents dans leur interprétation. Quel moment de grand cinéma. Un immense bravo. Un film dont on entendra parler aux Cesars.
J'entends dire que le film est "académique", mais qu'est-ce que cela veut dire exactement ? C'est devenu un terme valise histoire de dire qu'on n'a pas aimé, sans être capable de définir pourquoi. Couelurs de l'incendie est à la fois une chronique et un thriller, avec deux fils conducteurs parallèles: le principal avec la mère, le secondaire avec le fils. L'ensemble nous parle de l'époque, de la société, de l'ambiance particulière des années 30 entre deux guerres. Bien joué, prenant, et une belle musique en accompagnement.
De Clovis Cornillac (2022). C'est à nouveau un roman de Pierre Lemaitre qui est mis en images . Un film en forme de saga épique à la fois presque historique et tout à la fois passionnante. La mise en perspective historique frôle le sans faute au travers de l'ambiance qui se dégage du film . L'ambiance de l'entre-deux guerres est très bien rendu et très documenté. Jusqu'à des liens historiques de ce qui pouvait se passer des deux cotés des rives du Rhin. L'histoire est passionnante et captive jusqu'à la fin . Même si on pressent (un peu) la conclusion. Belles images et photo soignée . Scénario millimétré comme une belle horlogerie. Quand à l'interprétation ? Remarquable. Bien sûr en premier lieu Léa Drucker incroyable de justesse jusque dans ses regards et mimiques qui laissent sans autre discours apparaitre les sentiments.Benoît Poelvoorde en affairiste cynique est excellent surtout à contre emploi de ce qu'il joue régulièrement. Tout comme Olivier Gourmet en homme politique véreux. , Alice Isaaz en nunuche qui verra à la fin une certaine rédemption. Et Clovis Cornillac un peu mauvais garçon mais combien attachant . Un très bon moment de cinéma comme on l'aime !
Très bien réalisé et très bien joué . Mais franchement comment croire à cette histoire ? Une fille gentille et naïve devient une stratège digne d'un film d'espionnage pour se venger ... bon ok .. Pas aussi poétique et lyrique qu'au revoir La haut Désolée ...
Couleurs de l'incendie est un excellen film signé Clovis Cornillac. Après Au-revoir là-haut, cette 2ème retranscription au cinéma d'un roman de Pierre Lemaître est tout aussi convaincante (ou presque, tant le film d'Albert Dupontel avait mis la barre très haut). La distribution est excellente avec Léa Drucker excellente dans le rôle de femme vengeresse. Mais on peut noté une pluie de vedette du cinéma dans les seconds rôles : Benoît Poelvoorde, Fanny Ardant, Olivier Gourmet, Clovis Cornillac et Alice Isaaz. L'intrigue est magistrale et particulièrement bien chiadée. Les différents revirements de situation sont bien amenés. A voir
j'avais peur d'aller voir ce film, étant fan de Lemaître et peu fan d'acteurs comme Ardant et Cornillac. Et puis je me suis laissée emportée. Forcément, c'est Lemaître qui signe l'adaptation avec sa patte subtile. Ben ouais y a des incohérences des uchronies, mais c'est du cinéma, pas un doc ! Et pour une fois Ardant a réussi à me convaincre et Cornillac se bonifie avec le temps, que demander de mieux ?
Vu en avant première au cinéma de Valenciennes en compagnie du réalisateur, "couleur de l'incendie" m'a laissé sur une impression mitigée. La réalisation est superbe, techniquement le film est absolument irréprochable ; Cornillac fait montre de grands talents de réalisation avec plusieurs plans filmés avec beaucoup d'intelligence et d'idée (Je pense, en particulier, au moment ou une caméra passe du pare-brise d'un véhicule, à une marche arrière assez impressionnante). Les acteurs sont tous excellents, rien a redire là dessus. Non, mon problème avec ce film c'est la rapidité des événements. On passe de la chute du personnage principal, a sa vengeance qui avance et fonctionne en quoi, 5 - 10 minutes ? Le film est l'adaptation d'un livre, alors peut-être que c'est écrit comme cela. Mais, c'est très rapide et cela fait peu sens. Dans les grandes lignes, l'histoire m'a beaucoup fait penser au Comte de Monte Cristo de Dumas, en moins bien. C'est pourquoi j'ai du mal à dire si c'est une grande œuvre ou non. Un bon film Français, oui. Il vaut la peine d'être regardé, oui. Mais par son rythme effréné et quelques séquences (Je parle ici du récit) moyennes, il ne laisse pas un souvenir impérissable.
Bien moins flamboyant et moins poétique "qu'Aurevoir La Haut" (on reconnaissait bien la patte d'Albert DUPONTEL) la suite de cette saga (Qui n'est d'ailleurs pas un prolongement de ce premier opus) n'en est pas moins de bonne facture et agréable à suivre. Tous deux tirés des romans de Pierre Lemaitre l'approche en est totalement différente. Traité d'une manière plus prosaïque et terre à terre le film de Clovis Cornillac nous tiens en haleine avec un Benoit Poelvoorde cynique à souhait et Léa Drucker (Seule personnage rescapé du premier opus et joué alors par Emilie Duquenne) en femme se battant face à l'hégémonie masculine et l'appât du gain de ceux qui se croient au-dessus des autres. Une mise en scène soignée, une intrigue avec une floppée de rebondissements et une Fanny Ardant épatante en cantatrice . Bref ....du bon cinéma populaire bien construit et qui sort des navets actuels.
Superbe film, immersion totale dans les années 1930, les décors, objets, costumes sont fantastiques. Ce drame, roman et adaptation de Pierre Lemaitre, mis en scène Clovis Cornillac vous enveloppera. Le jeu de tous les acteurs est parfait dans cette intrigue, notamment Fanny est Ardante. Sur fond du fascisme montant en Europe chacun choisi son camp, ce qui pourrai se renouveler.