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thetitus
10 abonnés
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4,5
Publiée le 28 novembre 2022
Très bon film servi par le roman de Pierre Lemaître qui porte bien son nom! Les acteurs sont tous épatants, beaux décors, on ne s'ennuie pas une seconde. Un très bon point pour le cinéma français! Bravo
Avec des décors magnifiques, ce film nous plonge en plein dans les années 30. Ou l’on va suivre une histoire, où les hommes sont prêts à tout pour le pouvoir de l’argent, Madeleine interprété par la talentueuse Léa Drucker, doit apprendre à vivre la vraie vie, après avoir perdu toute sa fortune, malgré tout elle va rester forte et mettre en place une vengeance, établissant un plan très minutieux et long mais qui va se révéler parfaitement efficace et captivant.
Un film puissant qui met en évidence une fois de plus la cupidité, la bassesse et la quête du pouvoir dans les milieux fortunés. L'héroïne est ainsi mise en pièces mais se reprend en mains pour soutenir son fils en piteux état après une tentative de suicide qui l'a rendu paraplégique. Son combat lui permet de se venger d'un entourage qui l'a précipitée dans la ruine. D'excellents acteurs, en particulier Léa Drucker dont le visage renvoie toute la panoplie des émotions.
Moins intéressant que le premier film de la saga, "Au-revoir là-haut", mais tout de même un très bon film, captivant, historique, avec de très bons acteurs.
La reconstitution historique est tellement soignée et léchée et les acteurs sont tellement talentueux que l'on prend du plaisir en remarquant ça et là des erreurs et en se demandant si elles ne sont pas des 'Easter Eggs' glissés volontairement pour laisser au spectateur le plaisir de les trouver! Ainsi la Bentley Speed Six de Woolf Barnato évoquée pour susciter l'intérêt du personnage joué par Benoit Poelvorde était bien équipée d'en moteur 6 cylindres mais ils étaient disposés en ligne, pas en V, De même si les personnages allemands de la séquence qui se déroule à Berlin parlent un allemand grammaticalement correct et avec un accent allemand qui l'est aussi, les premiers mots en allemand entendus dans le film sont prononcés par des douaniers allemands qui montent dans le train Paris-Berlin à la frontière allemande et qui parlent avec un accent français à couper au couteau de prussiens de Belleville, le pinacle étant atteint lorsqu'un douanier à qui un passeport tchèque est présenté réplique dans un accent bien de chez nous 'ich spreche kein Tchécoslovaque'. En 1934 la Tchécoslovaquie n'existait pas plus que la langue tchécoslavaque, qui n'a elle jamais existé. Aujourd'hui encore les citoyens de la République Tchèque parlent le tchèque et ceux de la Slavaquie parlent le slovaque. Dans la séquence du trajet de retour en train Berlin - Paris il est montré un panneau situé en territoire allemand qui indique 'französische Grenze 10kms', or en 1934 comme aujourd'hui encore la ligne de train Berlin - Paris traverse la Hollande puis la Belgique avant d'arriver en France jusqu'à Paris - Gare du Nord, et elle ne traverse donc aucune frontière franco-allemande. En passant, et avant d'oublier, la nounou soit-disant polonaise qui est embauchée au début du film ne s'exprime non pas en polonais mais en russe, or en 1929 la Russie n'avait pas encore annexé la Pölogne ni imposé à tous les polonais d'apprendre à parler russe. Enfin, à Berlin, c'est à un major de l'armée du Troisième Reich que semble être confiée la responsabilité d'acheter des documents techniques confidentiels dérobés hors d'Allemagne et celle de décider des budgets pouvant être alloués à ces transactions. Or en Allemagne comme dans d'autres armées un major est au moins et en vrac sous les ordres d'un lieutenant - colonel, d'un colonel et d'un général et il est peu probable que ce genre de décision nécessitant des budgets colossaux soit confiée à un major, ce genre de décision est plus probablement prise par un général, le ministre de la défense ou le chef d'état lui-même. Voilà donc pour les 'Easter Eggs' que j'ai trouvé dans ce très beau film, je souhaite bonne chasse à ceux qui s'apprètent à aller le voir, rapportez nous ceux que vous aurez trouvé!
Plus de contenu sur le site ici : https://doisjelevoir.com/2022/11/11/couleurs-de-lincendie-la-fabuleuse-suite-dau-revoir-la-haut/
C’est une réalisation de Clovis Cornillac qui signe son quatrième long-métrage. Il s’agit du second sorti en 2022 après C’est magnifique ! en juin. Couleurs de l’incendie est adapté d’un roman de Pierre Lemaitre, paru en janvier 2018. Le livre est la suite d’Au revoir là-haut, lui aussi porté au cinéma en 2017 par Albert Dupontel. Pierre Lemaitre a écrit lui-même le scénario. Ce drame historique français est sorti le 9 novembre 2022 en salle.
Après plusieurs succès, il est intéressant de voir comment Clovis Cornillac évolue derrière la caméra. Ce film est d’autant plus attendu qu’Au revoir là-haut avait été un apprécié par le public.
Rassurez-vous, il n’est pas obligé d’avoir vu le premier volet pour apprécier comme il se doit cette suite. La continuité existe, mais elle n’est pas importante. Nous sommes plongés dans la France des années 30. La reconstitution est faite à merveille. Les décors et les costumes nous immergent totalement. Cette période historique ne sert pas seulement de cadre superficiel. Le contexte avec la montée du nazisme est bien exploité.
L’histoire est passionnante. Nous avons de la trahison tout d’abord. Madelaine voit son entourage se retourner contre elle. S’ensuit ensuite la vengeance via des jeux des manipulations. Un engrenage parfaitement fait. Les révélations donnent beaucoup d’émotion au récit. Tout cela va être motivé par l’appât du gain. Heureusement, l’amour donne une force indéniable.
Les personnages sont très bien travaillés. Leur motivation est claire. Qu’on les apprécie ou non, chacun arrive à se créer son identité. Celui qui va ressortir est Gustave Joubert. Benoît Poelvoorde interprète à merveille cet homme resté toute sa vie dans l’ombre et qui en veut plus. Sa rivalité avec Madeleine Péricourt est le moteur de Couleurs de l’incendie. Il faut dire que Léa Drucker est impressionnante dans ce rôle. Que dire aussi des ajouts de la douce Alice Isaaz, et d’Alban Lenoir. Comme toujours, Clovis Cornillac se donne un rôle dans son propre film. Cela lui va comme un gant. Sans oublier Olivier Gourmet qu’on a plaisir à voir jouer.
Film soigné mais qui manque de rythme et qui oscille entre plusieurs genres ; dramatique,policier, politique, amour, mœurs, bref on en a pour son argent mais la véritable émotion cinématographique n' est que rarement au rendez-vous... peut-être en raison d'acteurs un peu loin de leur histoire.
Que du plaisir pour ce film réussi sur tous les plans : décors, dialogues et chants lyriques…. Quelle Belle alchimie entre l’histoire et les acteurs choisis pour la faire vivre!!!
Beau film, belle histoire. Les acteurs jouent tous à merveille. Je vous recommande ce film si vous voulez passer un bon moment. Bravo monsieur Cornillac
Le film bénéficie d’une scénario solide, malgré les grosses ficelles, d’une reconstitution soignée et d’une interprétation à la hauteur. Du bon cinéma classique qui ne marquera pas les esprits.
J'ai adoré ce film! Une histoire vraie romancée assez dingue. Bravo a Clovis Cornillac pour son jeu d'acteur et sa production. Super scénario, très beaux décors, du suspens, de l'émotion et une morale.
Pas particulièrement fan du cinéma français, à mes yeux souvent ampoulé et quelque peu surjoué... Avec Couleurs de l'incendie, c'est encore une fois le cas... On part pourtant d'un bon scénario, les décors et les costumes sont léchés, les acteurs globalement bons mais voilà, le côté théâtralisé du film lui fait perdre de l'intérêt. Pourquoi diable Clovis Cornillac n'a pas eu une approche plus réaliste, plus sombre, sordide, en un mot dramatique ?! Le film dont la trame de l'histoire s'y prête particulièrement, aurait gagné en profondeur, en intensité et en réalisme... Au lieu de cela, on regarde une pièce de théâtre filmée, une farce... La scène du moteur à réaction qui explose en étant le parfait exemple. Quoi qu'il en soit, on passe quand même un bon moment et dans l'échelle des valeurs, c'est un bon film français. C'est à dire, moyen...
La prestation de Léa Drucker est vraiment à souligner: comme on dit la vengeance est un plat qui se mange froid. Mais à travers les tourments de cette fille de banquière, on a la même problématique des escrocs ( Benoit Poelvoorde) prêts à tout, des profiteurs (Jeremy Lopez). La reconstitution de l'enterrement du banquier est une scène qui vaut son pesant de cacahouetes. Je me demande quels sont les endroits où Clovis Cornillac a pu tourner les films à Paris : pas un seul poteau métallique, pas une seule piste cyclable avec ses bordures en béton ! Par contre la place est laissé aux - très belles voitures. Par contre l'animation des passants laisse à désirer: dans les années 30, la ville était envahie par la foule de petits travailleurs ( rémouleurs, vitriers etc..) Ici les rues sont beaucoup trop propres. Les réconstitutions faites par les américains sont beaucoup plus réalistes. Les vues de l'Hôtel Pericourt donnent le tournis devant l'étalage de richesses.Mais ne boudons pas notre bonheur et allez voir ce film !
Bon si vous voulez voir un résumé du livre, vous le verrez. Si vous voulez voir un grand film, alors passez votre chemin. Rien de ce qui fait la complexité des personnages du roman n'est à l'écran. On a juste une succession de scènes d'action et une interprétation parfois très moyenne. Une réalisation classique. Vraiment décevant