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ZWARYSZCZUK FELIX
2 abonnés
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1,5
Publiée le 2 décembre 2021
J'ai été bluffé par la prestation de Benoit Magimel ainsi que celle de Gabriel Sara. La trame est émouvante mais pourquoi mettre toute cette fioriture indigeste autour, l'histoire avec Cécile de France qui frise le ridicule, par exemple. Le film dépouillé aurait été excellent
Magnifiquement filmé et superbement joué : Benoît Magimel toujours émouvant, que ce soit quand il fait le clown pour sublimer l'instant, quand il essaye de comprendre ou quand il se passionne pour ses élèves-acteurs, Catherine Deneuve en mère vieillissante éplorée, Cécile de France en professionnelle du soin palliatif un peu amoureuse de son malade et, peut-être surtout, Gabriel Sara. Gabriel Sara joue un peu son propre rôle ; c'est un médecin libanais directeur de l’unité de chimiothérapie à l’hôpital Mount Sinaï de New York. Il est parfaitement à l'aise devant la caméra et passe avec charme, assurance et conviction son message sur l'accompagnement des malades condamnés qui doivent, avec leur entourage, faire la paix ("faire place nette sur le bureau") et accepter la mort... embarras Deux gênes cependant sur ce film : - il n'était sans doute pas nécessaire de rajouter du drame au drame en créant le personnage du fils non reconnu (donner une chance, malgré tout, à un happy-end ?), - l'encadrement médical dont bénéficient les patients du Dr Sara est de très grande qualité ; en France, dans un hôpital public, peut-on vraiment espérer bénéficier d'un accompagnement comparable ? La question est évidemment primordiale... Film incontournable pour qui veut regarder les choses en face, et il vaut mieux le faire !
ai vu "De son vivant" film d'Emmanuelle Bercot. Dès la première scène une émotion intense vous saute à la gorge et cela ira crescendo avec l'ouverture des vannes lacrymales sans limite pour les 2 heures à suivre. Il faut prévoir absolument en sortant un sasse de décompression avant de rentrer chez soi... pour moi cela a été un salon de thé - chocolat chaud et plusieurs pâtisseries. Le film se situe entre le mélo pour la fiction et le documentaire sur les méthodes de travail humanistes du Docteur Gabriel Sara véritable cancérologue qui tient ici le rôle principal. Tout le film se déroule pratiquement dans un hôpital, du jour où Benjamin, professeur de théâtre, apprend qu'il a un cancer du pancréas à celui de la phase terminale. D'une intensité émotionnelle puissante la mise en scène très précise et fluide d'Emmanuelle Bercot filme au plus près les non-dits, les gestes de réconfort, les regards perdus. La photographie d'Yves Cape est somptueuse et très lumineuse ce qui peut paraitre paradoxale pour un sujet si lourd. Mais ce magnifique travail nous permet aussi de voir la lumière vers une certaine forme de quiétude, vers l'au-delà. Emmanuelle Bercot offre à Benoit Magimel un rôle en or et cet immense acteur fait une composition d'orfèvre, il est absolument magistral de puissance, d'intensité, de subtilité... Magimel est certainement le plus grand acteur français actuel et sans aucune prothèse, sans cabotinage (à l'encontre de Dussolier dans le dernier film d'Ozon "Tous s'est bien passé") il rempli l'écran de ses tourments, de sa souffrance, de sa fragilité avec une économie de moyen admirable. Deneuve trouve ici un vrai rôle et l'actrice s'efface complètement pour laisser place à cette mère bouleversée en train de perdre son fils de 39 ans. Il y avait longtemps - trop longtemps - que Deneuve ne s'autorisait plus de disparaitre derrière ses personnages, ici elle est magnifique de vulnérabilité et de désarroi. Gabriel Sara est solaire et sa présence irradie le film, dont le scénario s'inspire de ses conceptions de travail, sa philosophie, ses théories sur la mort, la place qu'il donne à l'art dans l'acte de soin... on rêve tous de rencontrer un jour... Le Jour... une telle personne sur son chemin. L'on regrette quelques facilités de scénario inutiles (le rôle de Cécile de France, le rôle d'Oscar Morgan qui ne joue pas très bien). Le film est plus intense lorsque la caméra ne sort pas du milieu hospitalier. Bien évidemment c'est un film où le spectateur pleure beaucoup, souffre, où tous nos morts reviennent à la surface avec tous les regrets qui vont avec... on ressort épuisé, lessivé, vidé... Mais c'est aussi et surtout un film qui fait du bien, profondément, essentiellement.
Je suis bien embêté, je ne sais pas quoi penser de ce film. Je crois que j'aurais carrément préféré un documentaire sur la méthode de ce médecin, le docteur Gabriel Sara qui joue son propre rôle, qui vous apprend "Comment aborder et gérer la mort d'un proche". C'est le côté un peu didactique du film. Le récit principal est dilué, à mon avis, par des scènes artificielles et des récits périphériques pas toujours passionnants, notamment les cours de comédie qui sonnent faux, comme les scènes où les soignants débriefent. On est loin du naturel des scènes de "120 battements par seconde", par exemple. La vision de l'hospitalisation est à contre-courant de tout ce qu'on peut nous dire depuis deux ans : ici, médecins, infirmières et personnel soignant se retrouvent en salle de repos et chantent "Bye Bye, Love", en s'accompagnant à la guitare et en dansant. Ok... Alors évidemment, on est parfois au bord des larmes, comment ne pas l'être, vu le contexte ? Magimel et Deneuve sont très émouvants, mais j'ai trouvé que ça manquait quand même terriblement de profondeur, de relief. On a du mal à croire à certaines scènes, (la jeune comédienne qui spoiler: débarque dans la chambre pour répéter , l'infirmière qui spoiler: tombe amoureuse de Magimel , le fils qui spoiler: apparaît brusquement dans la chambre... ) et Bercot n'évite pas les clichés. Gênant. Et cette musique incessante, qui surligne l'émotion, que c'est pénible! Bref, au total, je n'ai pas trouvé le film à la hauteur d'Emmanuelle Bercot qui nous avait habitués à beaucoup mieux. Un petit coup de mou, sans doute. Mais la scène où le vieil homme voisin de lit de Magimel spoiler: quitte son lit pour chanter, danser et jouer des maracas est vraiment très embarrassante.
Quand tu vas voir un film pour accompagner quelqu'un sans t'attendre à grand chose et que ça te prend aux tripes de plus en plus ! Belle surprise et le genre de film qui te fait marque quelque temps.
Un film nécessaire et grandiose dans son interprétation Benoît Magimel est prodigieux dans son interprétation .Sa palette est pleine de couleur et de sensibilité .. La réalité des images et des situations et le ton du film sont le reflet du vrai ..Tout est dit avec respect sans pathos .. Bravo . Une véritable analyse de la manière d accueillir un diagnostic sévère et ultime ... Pour nos futurs médecins ..et soignants un outil pédagogique.. Bravo .
Très beau film, très émouvant, très bien réalisé Super prestation de Benoît Magimel qui a perdu des kilo et s'est fait retirer des dents sur pivot pour le film. Superbe Catherine Deneuve qui joue le rôle d'une mère qui a voulu en faire trop pour son fils en voulant le garder près d'elle, lui a gâché une partie de sa vie. Le médecin et Cécile de France sont excellents également C'est un film qui nous fait penser pendant sa diffusion à toutes les personnes proches qui nous ont quittés.
Un mélo où les intentions sont surlignées au stabilo, c'est un mélo raté. Mais alors là, c'est vraiment très raté. On a droit à des pleurs dès la première scène (et ensuite dans une scène sur deux), une musique larmoyante tout du long (et alors qu'il a déclaré refuser tout acharnement thérapeutique, qu'entend-on? Let My People Go.... Si si, Bercot a osé), des gros plans sur les visages afin de bien montrer les émotions qui traversent les acteurs, et à la fin : le tunnel de lumière. Non ? Eh si. Pataud, maladroit, gênant.
Doit-on parler d'un drame "larmoyant", ce serait reducteur. Certes j'ai pleuré souvent, je me suis aussi mouchée tout le temps. Je suis une émotive et en plus enrhumée. Ce film m'a ému au-delà de ce que j'imaginai. Je n'avais pas prévu de le voir, le sujet était douloureux : la fin de vie inéluctable, la perte de son enfant ... puis on en a tant entendu parlé que j'ai cédé à la pression médiatique, instagrammeuse et de mon duo de la carte-ciné. Film sans filtre face à la maladie malgré la caméra. Film où les mots vrais sont dits par le faux-vrai docteur . J'ai aimé le parallèle avec le théâtre. La scène utilisée pour symboliquement transposer le ressenti de l'homme malade dans le quotidien de l'homme comédien. Par contre je m'interroge sur l'utilité de la relation érotico-amoureuse qui s'installe entre l'assistante Eugénie et Benjamin : inutile, ridicule, déplacée. Il y a des moments où l'émotion est pris en otage par un sentimantisme trop bon marché, dommage. Est ce un bon film ? Un grand film ? Incapable de répondre...je n'ai pas assez de culture cinématographique, moi je fonctionne au feeling. Alors oui ce film m'a profondément touché, en particulier le personnage de la mère, Crystal, jouait par catherine Deneuve qui vit l impensable , et pour moi, spectatrice lambda, c'est un critère de réussite.
en vrac film beau, puissant ,sans pathos les regards et les silences sont magnifiquement filmés ce film aborde ce que sera la fin du film de toute vie...de notre vie... notre départ... notre mort... comme le dirais l'auteur dont je perdu le nom..."la vie est une maladie transmissible à pronostic mortel"...un peu comme l'amour... ce film en miroir est doux malgré les douleurs...tendre et rieur par moment.. il est comme la vie.., attachant, dur parfois, mais tellement précieux... film subtil comme les cravates de ce formidable docteur rempli d'humanité... la vie est belle
Dans la série des films « médicaux » qui se succèdent en ce moment (« La Fracture », « Médecin de nuit », « Les Intranquilles » « Tout s’est bien passé » « The Father » « Le Bal des folles » …) Emmanuelle Bercot apporte une pierre de taille à un édifice conséquent. Si elle ne nous épargne rien de la pathologie cancéreuse, elle l’aborde en définissant les limites du médical face à l’absolu besoin d’humanité que requiert un tel domaine. La présence du docteur Sara dans son propre rôle (*) est un facteur déterminant dans la démarche. Tous les comédiens s'y associent, portés par Benoit Magimel extraordinaire dans le rôle principal. Cécile de France est tout aussi juste dans sa blouse d’infirmière à l’image de Catherine Deneuve dans celle d’une mère excessive. Ça remue plus qu’un instant et Emmanuelle Bercot l’a très bien saisi. Au-delà des faits et de ses conséquences, c’est le bilan d’une vie au milieu de son gué qu’elle nous rapporte, avec force et intelligence, Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
J'ai pleuré pendant 2h mais pour moi c'est un chef d'œuvre La mise en scène est captivante, les acteurs sont tous à leur sommet. Les scènes s'enchaînent naturellement et il n'y a pas de patos, juste de l'émotion. Merci Emmanuelle
On devrait tous apprendre à mourir en même temps que l'on apprend à vivre. Ce film est une leçon tendre, juste, sans mélo ni pathos inutile. Une seule scène est de trop, vite oubliée.