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Martine Basseville
2 critiques
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4,0
Publiée le 27 novembre 2021
Très beau film ! Benoît Magimel au sommet de son art, personnage touchant, une interprétation magistrale Catherine Deneuve toujours aussi belle et digne N'oubliez pas les mouchoirs
Le meilleur film d'Emmanuelle Bercot en tant que réalisatrice. Un mélo médical tout en délicatesse et émotion. Si l'aspect documentaire sur les soins palliatifs pourra agacer, la cinéaste est à son meilleure dans sa description des relations familiales et affectives. L'un des grands films français de l'année, et le rôle de sa vie pour Benoît Magimel.
Vu au ciné "DE SON VIVANT" le nouveau film d’Emmanuelle Bercot, drame humaniste sur la fin de vie d'un homme, encore jeune, en phase terminale d'un cancer incurable.Alors évidemment vu comme ça on pourrait s'attendre à un mélo dégoulinant de pathos, alors oui le mélo est assumé de la part de réalisatrice mais un mélo plus lumineux que sombre, où l'on parle du dernier chemin de vie avant le grand départ, cette dernière route où l'on doit rester serein et faire la paix avec soi même, où l'on doit essayer de nettoyer le bureau de sa vie, car cette chronique d'une mort annoncée par le médecin en accord avec son patient repose sur une méthode -avec laquelle on peut être en désaccord- où la vérité doit faire moins peur que le mensonge, où l'apaisement doit se faire, et c'est ce côté apaisant- malgré l'indicible-qui ressort d'une mise en scène fluide et presque adoucie, où la musique joue un rôle important, comme pour apprivoiser cette mort forcément injuste, surtout dans cette situation inimaginable ou une mère doit se préparer à voir partir son fils.Emmanuelle Bercot a réuni comme interprètes un mélange d'acteurs professionnels et de non professionnels comme la plupart des membres du personnel soignant et surtout ce cancérologue de la vérité, magnifique Dr Sara, pétri d'humanité, qui en jouant son propre rôle apporte justement cette vérité (séquences pleines de chaleur avec ces "debriefs" d'événements où chacun doit donner un mot ressenti, où lorsqu'il accompagne à la guitare son personnel chantant), et puis trois comédiens qu'on ne présente plus: Cécile de France qui apporte sa belle douceur en infirmière sur le retrait mais qui est la lumière ultime du malade, comme un dernier éclat romanesque sur son chemin, et puis le duo Catherine Deneuve-Benoît Magimel, un duo mère- fils superbe de communion dans la douleur: Catherine Deneuve est bouleversante en mère à la douleur rentrée, tout en gestes et regards, impuissante face à l'inéluctable et Benoît Magimel est immense de justesse et d'intensité, déchiré et déchirant, révolte et apaisé (César en vue), une histoire de vie qui prend aux tripes, qui ne laisse pas indemne, mais où la douleur de la mort est comme apaisée par la douceur et la force de la vie. Terriblement magnifique.
sensibilité intensif près de la vérité très bien joué Magimel très grand acteur..Le docteur plus que crédible je suis sortie bouleversé difficile de se lever de son siège
Très beau film, touchant avec des acteurs très justes dans leur rôle ! Bravo à ce médecin , très humain, tourné vers l'autre face à la maladie, accompagnant la famille !
Dans le registre pathos et mélo (sans moquerie ici), il serait difficile de faire davantage. S’il ne fallait que juger sur cela, ça vaudrait 5 étoiles. Génératrices de fortes tensions pour le spectateur, les scènes de confrontation avec la maladie sont à dessein contrebalancées par des acteurs en devenir qui répètent sur une scène (le personnage principal étant professeur de théâtre). Les dialogues de ce que la troupe joue et les conseils de jeu d'acteur donnés, au début seulement quand le professeur est encore en état d’être présent, sont autant de leçons de vie, de la vie qui s’en va. Ce sont pour les spectateurs des moments de respiration, de réflexion aussi. Puis viendront se greffer quelques tensions familiales enfouies mais qui réapparaissent au moment de faire le « ménage sur le bureau avant de quitter la pièce » (recommandation plusieurs fois réitérée par le médecin). Cette pièce rapportée au scénario, comme pour lui servir de béquille, retient moins l'attention sur le plan de la mise en scène. Lui avoir choisi des dialogues et une confrontation en langue originale anglaise ne semble pas très pertinent. Il était certainement possible de faire autrement même si on comprend bien qu’une autre langue que le français souligne l’éloignement de toute une vie avec des morceaux impossibles à recoller, en tout cas trop tard pour essayer.
Film extrêmement touchant qui ne tombe jamais dans la sensiblerie mais avec une grande justesse humaine. De très beaux moments d'acteurs tant parmi les têtes d'affiche que par les seconds rôles. Si le sujet est triste, la mise en scène met en avant la lumière dans ce sujet difficile.
Sans sombrer dans la la facilité (Evité de justesse) ni dans le pathétique indigeste "De son vivant" d'Emmanuelle BERCOT nous amène à réfléchir sur nos préjugés sur l'approche de la mort imminente et injuste quand elle survient trop jeune . Le parallèle entre la vie, la mort, le théâtre (Celui de le scène et des émotions) et l'amour d'une mère (Ou son propre égoïsme?) sont remarquablement distillés, traduit par une interprétation juste (Celle de Magimel (Pénétrable et impénétrable a la foi) comme celle du professeur Soro) et pleine de retenue. Seule le personnage de Cécile de France est , a mon avis, superflu et inutile et le fils caché (Ira ? Ira pas?) vient en surcharge . Mais par une belle maitrise de son sujet Emmanuelle BERCOT a trouvé l'équilibre entre la retenue / pudeur et l'ouverture intempestive de nos glandes lacrymales .
Apprendre à mourir... Disons-le de suite : Benoît Magimel est impeccable, ironiquement le cœur battant du film. Le sujet du droit de mourir dignement, avec un accompagnement médical et familial adapté, en laissant autour de soi "un bureau propre" (peut-être la plus jolie métaphore qu'on a entendu depuis bien longtemps), est évidemment d'une tristesse infinie, et on regrette alors que De son vivant se soit senti obligé d'appuyer d'un pathos gratuit et excessif (toute la fin) ce sujet qui se suffisait à lui seul pour nous faire baisser le masque le temps de se moucher copieusement. Dommage que ces scènes soient si dramatisées (on avait deviné la fin dès l'anecdote de la table ronde du début, on trouve que la romance avec l'infirmière est un peu de trop, et l'excès de "violons" nous a empêché de pleurer à la fin), car Magimel en mourant nous a fendu le cœur, la triste réalité de l'impossible deuil de la mère "lorsque son fils est vivant" (comment parvenir à anticiper une situation qui est trop dure à imaginer, comment réaliser un deuil alors que l'on peut encore physiquement voir et toucher la personne, ou plus directement : comment "accepter" ?). Catherine Deneuve, en second rôle, est tout à fait à sa place et appuie d'une émotion sincère ce binôme très touchant. Le médecin également nous a beaucoup ému, lui qui semble (mais "semble" seulement, on le devine) pouvoir accepter d'accompagner jusqu'au bout ses patients avec le sourire et une belle philosophie, avant de s'effondrer intérieurement spoiler: à la nouvelle du décès (très belle scène, qui pour une fois n'a pas abusé des violons, et en est d'autant plus forte). Même les infirmiers ont droit à leur hommage dans des scènes bien construites où on découvre les coulisses "psychologiques" de leur travail (ils chantent, se réconfortent, parlent entre eux comme chez le psy...), un remerciement en images sincère pour leur accompagnement quotidien des mourants qui est plus que difficile. On perçoit le travail de deuil sous tous les angles : le mourant, la famille, les proches, les médecins... L'intelligence du discours est infinie dans De son vivant, et on ne regrette clairement pas de l'avoir vu, malgré la bonne dose de pathos qu'il aurait gagné à alléger pour percuter les cœurs comme un électrochoc.
Complètement remué par ce drame, extrêmement bien ciselé par 4 acteurs extraordinaires dont 1 non-acteur, mais médecin cancérologue ! Emmanuelle Bercot réalise une prouesse dans un récit émouvant, psychologiquement énorme ! Pas de chichi, les décors naturels de l'hôpital, les personnels infirmiers, médecins, dans leur habitudes, composent un tissu lissé, heureusement rehaussé par le Dr Ebbé (Dr Gabriel Sara) - époustouflant de simplicité d'écoute, d'Amour, et par son assistante "Eugénie" (Cecile de France) ! Belle trouvaille de lier les scènes de théâtre, mais aussi les démo de Tango Argentin, aux scènes ordinaires de l’hôpital. Bien entendu, la maman de Benjamin, "Crystal" ( Catherine Deneuve) n'est pas en reste, très présente, presque trop sur son fils, compose un très joli rôle. Elle a des circonstances.... Ce trio, autour d'un grand, très grand Benoît Magimel, vous emporte immanquablement dans un vertige de sentiments, de lâcher-prise, en quête de trouver la paix en soi et les Siens ! Ne manquez pas ce film, certes difficile, un des meilleurs d'Emmanuelle Bercot, qui interroge en profondeur sur l'essentiel d'une vie ...!!**
Après un Magimel XL(physiquement) dans « Amants », voici le modèle XS. Ok c'est de l'humour mal placé, mais ça reste un très grand Magimel, un Magimel normal, quoi ! Histoire qui prend aux tripes, « phase terminale pour les nuls », pas le meilleur film de la réalisatrice, peut-être à cause de sa fascination pour Deneuve, qui n'est qu'une icône, pas une grande actrice – sauf, je le reconnais, dans quelques fulgurances sur ce film. Pas parce que c'est un mélo, parce que mélo, cela fait pas de gamme, truc pour les midinettes, pour les pas intellos, machin pour les femmes... comme si on opposait l'intellect aux sentiments. D'où les gants pris par la critique professionnelle qui s'excuse d'employer le mot mélo. Mais restons en au film qui est à voir. Vraiment. (voir plus haut)
Penser à sa propre mort occasionne en nous deux sentiments totalement opposés : la conscience de son inéluctabilité, mais également une forme de déni lorsque celle-ci frappe à la porte. Benjamin (Benoît Magimel) apprend qu'il souffre d'un cancer incurable, sa mère (Catherine Deneuve) va tenter de l'accompagner dans cette épreuve fatale. Emmanuelle Bercot filme ici la vie et la mort avec une intimité extraordinaire, une pudeur rare et une bienveillance extrême. Malgré l'émotion intense de ce drame (préparez vos mouchoirs !), cette oeuvre est au final une ode à la vie qui donne envie d'aimer, d'oser, d'essayer, de se tromper, d'être authentique, d'être généreux, de suivre ses rêves, de vivre intensément, et de s'accomplir du mieux possible ! Brillant et bouleversant, une pépite d'humanité qui ébranle l'âme. Site CINEMADOURG.free.fr