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Henner
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2,5
Publiée le 23 février 2022
On y va pour voir Depardieu et on en sort vaguement déçu. Il ne suffit pas d'être massif et taiseux pour être Maigret. En plus on lui a retiré sa pipe ce qui n'arrange rien. Donc le film s'en va tranquillement, avec un commissaire qui, parfois, semble le regarder passer. Maigret aimait bien le boeuf mironton mais n'était pas pour autant Gargantua ... Gérard semble parfois bien fatigué et pas seulement en montant les escaliers. Service minimum. Si on compare avec "Maigret tend un piège" et "l'affaire Saint Fiacre" ce Maigret là somnole. Il est vrai qu'il est tourné par un réalisateur surtout connu pour ses comédies. Bref, Rendez nous Gabin et Delannoy.
Simenon, Depardieu, Leconte : la rencontre a quelque chose d'une évidence, dans un cinéma d'atmosphère qui n'a plus trop d'accès aux écrans, remplacé par la vitesse et les effets spéciaux. Cela faisait longtemps que Patrice Leconte n'avait plus tourné un bon film et Maigret en est un, avec son ambiance grise d'après-guerre et son intrigue à l'ancienne, dont la résolution compte moins que la tristesse du temps, sous le poids de la perte (de la vie, d'un enfant, des illusions...). Presque expressionniste mais sobre et nuancé, Maigret rend hommage à un personnage familier, ici montré en fin de carrière et d'une lenteur pachydermique, mais fidèle à une humanité blessée et à une compréhension sensible des âmes. Ce qui n'empêche pas Leconte, dans cette enquête au blanc (de la couleur du vin), de glisser quelques clins d’œil amusants (ceci n'est pas un pipe, pour le commissaire privé de tabac). Enfin, Depardieu campe un héros vieillissant, las et mélancolique, ajustant les habits du policier à sa propre (dé)mesure, sans qu'il soit permis de crier à la trahison ou à l'hérésie. C'est son Maigret, pas moins juste que celui de Gabin ou de Cremer, qui aurait sans doute reçu l'absolution de Georges Simenon, lui-même. Usé par la vie, les chagrins et le spectacle de la mort des autres, toujours absurde et violent.
Ça faisait longtemps que j'avais pas vu Depardieu à un tel niveau. Tout l'univers de Maigret y est : noirceur , suspense , enquête superbement ficelé. Grand film . Bravo . Un régal
Certains retours risquent de faire mal... Une adaptation qui a déjà été adapté plusieurs fois... Comme cela avait déjà été la part de se Real mais pas du *déjà fait*...et avec auparavant des acteurs taillé pour le rôle, ce qui rehaussé un peu les choses. Là Gérard D. semble avoir bien vieilli... ce rôle était il vraiment fait pour lui? Là où il existe encore une brochette d acteur qui aurait pu tenir la place... Et puis, du Maigret cela de nombreuses décennies que l on s en tape en veux tu en voilà. Avec la série que l on ne compte plus le nombre de passage à la télévision. Changer le fonctionnement, les codes de base etc... sont là et ceux devait d être là. Certes, mais quelques nouveautés auraient pu être intéressante. Ou pour ainsi dire un requel (la mode actuelle...lol). Mais cela aurait pu être risqué, surtout pour un homme de renom comme "Maigret". Donc le réalisateur c est contenter de faire comme a déjà pu le voir mais a défaut de la série, des adaptations etc... et d une certaine lenteur. C était peut être de trop ou alors ne nécessitant pas obligatoirement une sortie ciné ou je doute sur un succès au BO final... Mais les fans absolue auront un avis sans doute tranchant... (Gérard D pour le rôle... Mais en même temps apprécier un Maigret au cinéma comme beaucoup le rêverait pour certaines séries...). Septique.
J'attendais ce film avec impatience. Très déçue par le scénario et surtout la lenteur du film. Depardieu est un immense acteur mais le voir se traîner à l'écran avec une diction approximative fait plutôt mal. Notre Gégé à bien vieillit... Le meilleur film de Maigret reste pour moi l'affaire St Diacre avec l'immense lui aussi Jean Gabin.
Une nouvelle énigme se pose au commissaire Maigret de la Brigade criminelle du 36, Quai des orfèvres : le cadavre d’une femme tuée de cinq coups de couteau, retrouvée sans papiers d’identité dans une luxueuse robe de soirée.
Le dernier film de Patrice Leconte est l’adaptation de "Maigret et la Jeune Morte", un roman de 1954. Maigret y est fatigué, malade, proche de la retraite – même si Simenon lui consacrera encore une trentaine de romans jusqu’en 1972.
Le célèbre commissaire est interprété par Gérard Depardieu. Il faudrait habiter sur la planète Mars pour l’ignorer tant la campagne de promotion a été omniprésente depuis quelques semaines, à la télévision, (Depardieu a eu les honneurs de "La Grande Librairie"), au cinéma (où la bande-annonce tourne en boucle depuis trois semaines), sur le flanc des bus…. On pourrait se lasser de notre Gégé national, dire qu’on l’a trop vu comme on le dit parfois d’Isabelle Huppert. On pourrait aussi lui reprocher les choix hasardeux de sa vie privée, comme sa russophilie satrapesque. Mais force est de constater qu’il se coule à merveille dans l’imperméable du commissaire. Il ne lui manque que la pipe – même si on la lui voit à la main sur l’affiche – car son docteur lui a interdit le tabac.
Le problème de "Maigret" ne vient donc pas de son acteur principal. Il ne vient pas non plus de son réalisateur qui, bien loin des "Bronzés" du tout début de sa carrière, retrouve les accents crépusculaires et les tons froids de "Monsieur Hire", une autre adaptation de Simenon qu’il avait tournée à la fin des années 80 avec un Michel Blanc à contre-emploi et une Sandrine Bonnaire encore toute jeunette.
Le problème de "Maigret" vient de Maigret lui-même. On l’a tellement lu, on l’a tellement vu (c’est la cinquième fois que ce roman-là est adapté sans parler des dizaines sinon des centaines d’épisodes qu’on a vus avec Jean Richard ou Bruno Crémer) qu’on le connaît par cœur. Son personnage ne nous surprend plus. Et que dire de ses intrigues qui, si elles furent un jour encensées pour leur subtilité, pâlissent (ou jaunissent) au regard de la complexité de toutes celles que mille et un films ou séries nous ont depuis cinquante ans servie ?
Que Patrice Leconte sache tourner un Maigret n'est pas une surprise. Tout y est, la noirceur, la progression dans l'énigme le jeu excellent des actrices et acteurs, particulièrement la scène avec l'extraordinaire André Wilms décédé ce mois-ci. Tout, ou presque. Car, contrairement à ce qu'on peut espérer, ce n'est pas Depardieu qui va à Maigret, mais Maigret qui est emprisonné dans le corps de Depardieu. Depardieu / Leconte semblent avoir pris le parti de bâtir un Maigret particulièrement et uniquement empathique. Mais peut-il faire autrement ? On n'a pas mal pour ce Maigret vieillissant, au bout de ses forces, mais pour Gérard Depardieu. Contrairement au dynamique Jean Richard, au sarcastique Bruno Cremer, au gouailleur Gabin, Depardieu ne hausse jamais le ton, d'ailleurs, le pourrait-il ? Même la voix n'y est plus. Juste un peu d'humour sur le fait qu'une enquête spoiler: se commençant au blanc doit se terminer au blanc . Mais les clins d'oeil du personnage à l'acteur n'ont pas lieu d'être. Un Depardieu épuisé ne peut jouer autre chose qu'un Maigret épuisé. Ca se regarde, mais le coeur n'y est pas.
C'est noir, c'est lent. Un vrai Maigret quoi. L'intrigue est un peu simpliste par rapport à notre époque. La lenteur correspond bien à Depardieu qui a du mal à se déplacer. Agréable moment sans plus