"Mission impossible" n'est pas la première adaptation d'une célèbre série télé par Brian dePalma. Bouffé par sa star producteur, le style de la mise en scène s'est retrouvé au mieux dilué. Ce n'est pas le cas avec "Les incorruptibles" malgré son casting de luxe et forcément le résultat s'avère plus convaincant. Plan séquence, plongé en grand angle, plan de grue, le style filmique opératique propre au cinéaste de "Scarface" et "Carrie au bal du diable" est intact et surtout virtuose. Les détracteurs du cinéaste s'offusqueront de ses emprunts à Hitchcock ou encore John Ford dans la scène de charge au Canada, les fusils à pompe ont remplacés les winchesters, mais ses emprunts et citations sont bels et bien transcendés. A la fois hommage et réflexion sur le cinéma. Comme je le disais plus haut, "Les incorruptibles" est composé d'un casting de luxe, en la présence de Kévin Costner, Sean Connery, Robert DeNiro, ainsi que le tout jeune Andy Garcia dans un de ses premiers rôle au cinéma et osons le dire tout ce beau monde offre l'une de leurs meilleurs performances. DeNiro est tellement devenu proche physiquement du célèbre gangster, qu'il n'est pas beaucoup maquillé, Sean Connery s'est trouvé un rôle qui lui va comme un gant, une sorte de mentor et de modèle pour Kévin Costner qui a le personnage le moins intéressant car il est lisse et incapable de se remettre en question. "La loi c'est la loi", tel est sa devise que Sean Connery va amener à la lui faire briser afin de coincer Capone, son but ultime et pitch du film. Bien que totalement dévoué à la loi, lorsque la prohibition d'alcool est abolie sa première refexion est d'aller boire un verre. Comme si ce personnage de quasi machine, portait en lui le sens du film, l'utilité de sa mission, ou reflexion sur le pouvoir de l'alcool. "Les incorruptibles" est sans doute l'une des meilleures réalisations de Brian dePalma sans être son plus grand film, brillament écrite, avec des acteurs excellents et des scènes qui reste en tête comme
la mort de Sean Connery
, la charge héroique au Canada, la découverte de l'hôtel de Capone. Bref, du vrai cinéma comme on l'aime avec la musique du grand maestro Ennio Morricone dont le style unique s'accorde parfaitement avec l'ambiance gangsters.