Il est des récits pour chaque genre qui sont ouvertement considérés comme « culte », « mémorable » ou « intergénérationnel », ici nous sommes dans le concret avec Al Capone et ses sbires ainsi qu’un nouveau venu dans la police ne voulant pas juste faire régner la justice mais bien faire tomber cet homme, ce mafieux, ce trafiquant se prenant pour un dieu, manipulant et traficotant avec la police.
Il est quant même hallucinant comment cette aventure m’a littéralement rappelé « Gotham » par son impeccable effet miroir ou Jim Gordon alors nouveau dans cette ville, découvre la pègre, enclenche sa carrière par le meurtre des Wayne, dès lors découvrant peu à peu que ce meurtre est directement lié aux rouages, manipulations et propagandes mafieuses pourrissant alors la ville. Ici ce n’est pas Gordon mais Eliot Ness (Kevin Costner) qui se voit la lourde mais infatigable tâche de faire tomber l’ennemi. Jim Malone (Sean Connery) alors en « retraite » sur les bords de quai et trottoirs, donne un nouveau sens à sa vie en se joignant à cette nouvelle tête d’osasses. Un duo qui fonctionne tous le long et l’humour de Connery est un régal. A l’opposé, l’ennemi publique jouissant de sa fortune et de ses moyens illimités, Robert De Niro incarne avec son talent le plus grand mafieux de l’ « histoire moderne », son humour vache et provocateur sans bavure, sans longueurs et une dynamique totale. Sur le récit donc le dynamisme est parfaitement calé, les échanges sont loin d’être long ou lassant car jouer avec sincérité et développant parfaitement la traque, le quotidien et les agissements programmés de notre équipe. Chaque scène est faite pour nous immerger dans cette police malheureusement manipulée et corrompu, même dans la hiérarchie avec cette fabuleuse scène ou cette dernière veut soudoyée Eliot en échange de billets et s’éviter les ennuis. Niveau action on est dans le concret avec fusillades, courses poursuites discrètes et échanges tendus avec une direction maîtrisée. La longue séquence campagnarde au Canada pourrait presque être du hors-sujet et pourtant, elle met en scène les trafiques aux frontières et l’organisation ficeler. La camaraderie entre notre troupe . et la cavalerie Canadienne fut un régal avec des méthodes bien opposées. Un final osé et dynamique au tribunal, entre comique et saisissant à la gare dont le final fut diablement percutant. La . fut aussi surprenante que magique, loin de ce que j’aurai pensé pour ce genre et presque digne d’une aventure familiale. Le thème principal par contre est parfaitement ancrer et respecte le thriller dynamique
. Un récit de mafieux comme on devrait en voir sans aucune longueurs et dont le dynamisme est complet, le jeu global est présent, l’humour potache et provocateur marche et les scènes sont justes géniales.