Une comédie sociale archi-classique qui accumule les poncifs et les bons sentiments, ayant pour seul intérêt de graviter dans un milieu original mais tellement mal exploité.
Une histoire de créatrice de roses à sauver de la faillite. Un peu abracadabrantesque dans sa réalisation et les moyens que la propriétaire appliquent, mais bon, c'est une fiction donc on accepte, mais ce n'est pas génial non plus.
j'ai adoré ce film. Les acteurs sont géniaux. Les roses qui sont à la base de ce film, amènent à créer un lien d'amitié entre ces jeunes qui ne croit plus trop en l'avenir, et Catherine Frost qui n'a pas un caractère facile et qui leur donne l'espoir d'un futur meilleur et en croyant en eux.
Jolie conte bourré de bons sentiments. Catherine Frot récidive dans ce type de personnage après "Sous les étoiles de Paris". Ce n'est certainement pas ses meilleurs rôles, je l'ai connue meilleure . Tout est prévisible dont l'happy end. La chanson du générique "la rose et l'armure" est vraiment too much et si le film était déjà gentillet alors là ça frise le ridicule. Dommage terminer par le rap de Melan Omerta aurait été plus judicieux et surtout moins gnangnan. "La fine fleur" est une comédie sans parfum.
Bon moment passé, drôle, cadre rafraîchissant de la campagne, la personnalité des personnages peut-être touchantes. le film peut-être regardé avec des adolescents
Il y a des films qui font du bien, qui mettent du baume au cœur, qui ensoleillent votre journée, qui vous donnent le sourire à la sortie de la salle, qui vous embrument les yeux et tout simplement qui s’apparentent à des petits miracles de cinéma. « La fine fleur » est clairement dans cette catégorie rare. Bien sûr ce n’est pas du grand cinéma appelé à marquer les esprits d’une pierre blanche ou un incontournable mais c’est assurément un feel-good movie impeccable qui ravira presque tout le monde. Car on n’est pas non plus dans un film niais qui ferait fuir les cyniques ou même une œuvre de niche destinée à une catégorie de spectateurs spécifiques. Non, « La fine fleur » est fédérateur, presque universel sur certains points thématiques, et apte à plaire à un public large sans non plus partir dans le film populaire et sans aspérités. On peut comprendre qu’avec le sujet et le matériel promotionnel, certains aient peur d’un film du terroir pour public âgé ou d’un téléfilm générique transposé sur grand écran. Et bien il n’en sera rien et voilà pourquoi.
D’abord, « La fine fleur » nous permet une immersion passionnante dans un domaine peu connu : la création des fleurs, ici des roses en particulier et de la manière dont on les hybride pour créer de nouvelles variétés. Une plongée florale originale et inattendue. Sans rentrer dans des détails trop techniques mais avec un soin tout particulier à expliquer bien les choses, le long-métrage se révèle étonnement passionnant sur le sujet. Ensuite, si elle n’est pas à proprement parler renversante, la mise en scène est pourtant très appliquée et élégante avec quelques jolis plans et une belle mise en valeur du cœur du sujet : les roses donc. Pourtant, ce genre de film aurait pu se prêter à une réalisation tout juste illustrative mais ce n’est pas le cas et, de toute manière, ce n’est pas le genre de production qui pourraient supporter des plans à la David Fincher... Enfin, le script est d’une simplicité belle et renversante tout en traitant plein de thèmes passionnants et d’actualité comme il faut. De la privatisation du végétal en passant par le capitalisme sauvage, de la réinsertion de jeunes en difficulté jusqu’à la notion de passion et de talent, c’est fin comme le titre et très intéressant du début à la fin. Dialogues et situations sont d’ailleurs d’une justesse infinie et chaque aspect est discuté avec soin et pertinence.
Hormis toutes ces choses fondamentales à la réussite d’un long-métrage, il y a un tas d’autres aspects plus difficilement explicables qui font la réussite de « La fine fleur » de Pierre Pinaud. Un cinéaste rare puisque c’est juste son second film après, le tout aussi réussi, « Parlez-moi de vous » avec Karin Viard sorti il y a dix ans. Mais parfois tout ne s’explique pas et c’est aussi cela la magie du septième art... Et bien sûr le film peut compter sur l’incontestable talent de Catherine Frot, parfaite dans ce rôle qui semble avoir été écrit pour elle. Les seconds rôles sont tout aussi bons et bien dessinés mais ce sont les rapports entre elle et le personnage de Melan Omerta qui nous touchent en plein cœur. Une magnifique relation de cinéma qui pourra tirer des larmes d’émotion lors du final. Et puis que ce film sent bon, on a l’impression de pouvoir percevoir le parfum des roses. Il y a aussi beaucoup de petits moments drôles, que ce soit dans les répliques ou les situations, jamais poussives. Tout est question d’équilibre dans une comédie dramatique, de dosage (comme pour créer une rose d’ailleurs), et Pinaud nous offre un cocktail presque parfait qui ne peut laisser insensible. Du beau cinéma, simple, vrai et qui fait du bien dans ces temps compliqués.
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Dans son genre, eh oui, excellent. D'ailleurs plus ou moins présenté comme une comédie, ce film ne provoque pas le rire, mais plutôt de fins sourires... Ce n'est en est que mieux, justifiant le terme de "dramédie" qu'ont créé certains ! Je précise mon inculture complète dans le domaine des fleurs, ce qui n'est donc pas un obstacle pour apprécier cette œuvre très originale et superbement traitée ! Et ravissement pour moi et d'autres, ringardise surannée pour les "modernes", il y a un scénario linéaire et une vraie fin !
La Fine Fleur est à l’image de ses roses immaculées : dépourvu d’odeur, de fragilité, d’originalité en somme – entendue comme unicité et rareté. Voilà une production formatée qui repose sur le choc des cultures : alourdie sous un humour au ras des pâquerettes, elle exploite un manichéisme déjà-vu entre petite exploitation artisanale et grosse production dont l’intérêt touche exclusivement l’argent et la renommée. Le regard porté et sur l’horticulture et sur la réinsertion souffre de clichés que le récit ne fait pas évoluer, sinon de la façon la plus prévisible et niaise qui soit. La métaphore florale et sociale de l’hybridation sauvage manque de subtilité. Des bons sentiments et une suite de retournements de situation algorithmiques. Même Catherine Frot paraît en sous-régime. Un programme téléfilmique de milieu d’après-midi qui n’a pas sa place sur un écran de cinéma.
Agréable comédie sociale avec une Catherine Frot toujours épatante. Le thème de la réinsertion de brebis égarées est bien retranscrit et on découvre le milieu horticole des producteurs de roses. J’avais déjà bien apprécié « Parlez-moi de vous » du même réalisateur qui montre là une sensibilité toute à son honneur. Un bon moment de cinéma.
Un bon film qui nous emmène dans le domaine de la rosiculture sur fond d'insertion sociale de personnes en réinsertion. On suit le combat d'une femme passionnée dans une petite exploitation face au géant de l'industrie qui cherche le profit avant tout.
"La Fine Fleur", comédie française réalisée par Pierre Pinaud, sortie en 2020. Une comédie, mais surtout un très beau film. Avec Catherine Frot, Melan Omerta (le rappeur toulousain qui révèle avoir un grand talent d'acteur), Fatsah Bouyahmed (l'excellent acteur de "La vache"), Marie Petiot et Olivia Côte. De bon acteurs pour une comédie sociale qui nous emmène dans l'univers merveilleux de la rosiculture. Un milieu que le réalisateur connait, sa mère, à qui il dédie le film, était horticultrice.
Catherine Frot incarne une femme de caractère, qui est prête à tout pour sauver son exploitation artisanale, de la faillite, mais également de la création de roses industrialisée et sans âmes. L'initiative de son assistante (Olivia Côte), d'embaucher 3 personnes en insertion sociale, va être le début d'une collaboration aux multiples rebondissements. Fred, Samir et Nadège, avec leurs personnalités respectives, apportent de la sensibilité, du rire, et un souffle nouveau, qui ne sont pas sans bousculer Éve Vernet (Catherine Frot). Au final, ce film est un beau message sur l'entraide.
Un film avec Catherine Frot qu nous plonge cette fois dans l'horticulture et comme à chaque fois l'actrice fait illusion. Ele incarne avec brio des personnages différents et pourtant maitrise les gestes techniques nécessaires. On suit cette histoire tranquillement et pourtant on voudra la voir jusqu'à son issue.
Tout en ayant certains défaut récurrents dans les comédies qui donnent de la fadeur et pas mal de scènes clichés modales et peu morales, le thème, le cadre et la progression de l'ensemble fonctionne dans un sentimentalisme pseudo beaucoup de choses (un second degré à tiroir qui fait balancier). Et bien que assez formaté et peu surprenant, les méandres scénaristiques réussissent à équilibrer l'ensemble et donner des airs de réalisme à tous ces bras cassés (tous sans exception) en allant plus dans des allures sociales que dans trop d'humour qui aurait été malvenu. Aussi dans sa poésie et son réalisme préservés c'est assez réussit sans être trop subtil ni trop intelligent mais en l'étant un chouïa.