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Enzo D.
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3,0
Publiée le 29 juillet 2021
Un film un peu décalé qui s'aventure dans les codes du slasher américain. le début commence bien mais l'intrigue tourne vite en rond. le point très positif restera les acteurs qui sont vraiment très bons.
Film vu avec mon ado de 14 ans, un film drôle, tendre et dérangeant a la fois. le personnage principal est touchant et on a bien aimé la psychologie du film. des passage un peu glauque mais reste apte pour un ado.
Au vu des critiques je m'attendais à tout autre chose c'est pas mal assez original mais sans plus il n'en reste pas moins qu Anthony Bajon est exellent
Incompréhension devant ces critiques dithyrambiques, film d'horreur rural avec peu de moyens, la bête arrive tard dans le film. Jeune comédien très bien.
Film de genre français, Teddy nous propose une vision très personnelle du mythe du loup-garou, à mi-chemin entre le film naturaliste à la Dardenne et le film horrifique à la Grave.
La construction du métrage est très intéressante, et le sentiment d'assister à une lente descente aux enfers d'un protagoniste à fleur de peau et en guerre contre le monde est bien présent. Les situations oscillent du cocasse, voire carrément absurde, à la plus brutale sauvagerie, mais en préservant le plus souvent une bonne part de mystère. (maîtrise des effets, gestion du hors-champ, minimalisme..)
Les acteurs sont grandement responsables de la réussite du film, en effet, ils apportent leur naturel et leur apparence ordinaire au récit afin d'ancrer le surnaturel dans ce quotidien un peu morne et austère. Mention spéciale au personnage principal, énervant au possible mais brillamment interprété, et à l'écriture en définitive très nuancée. Bref, j'ai bien aimé ce film, qui met toutefois un peu de temps à démarrer avant de délivrer toute sa substance mais qui vaut le détour, alors oui j'y vais.
Un film surprenant. Voire touchant pour un film d'horreur. Avec un jeu excellent d'Anthony Bajon. Ne cherchez pas de métaphore. Le film est à prendre comme il est.
"Teddy" me faisait de l'oeil depuis un bon moment et j'avais plus que hâte de découvrir ce film de genre français, entre satire rurale, chronique adolescente et suspense horrifique. Dans un petit village, à l'aube des vacances d'été, un jeune homme grande gueule à la répartie piquante et je m'en-foutiste passe son temps entre le salon de massage où il travaille et chez sa petite copine. Lors d'un soir de pleine lune, il est mordu par une mystérieuse bête dans la forêt, réveillant en lui des pulsions animales ainsi que d'étranges symptômes physiques... La mise en scène d'un mythe aussi populaire peut s'avérer risqué, surtout avec un budget de film d'auteur français. En effet, on attend le monstre au tournant et on se demande à quelle sauce on va être mangé. Mais le défi de ce second long-métrage des frères Ludovic Boukherma et Zoran Boukherma est largement relevé grâce à un ton singulier, brut de décoffrage et blagueur. "Teddy" ne prétend jamais faire plus qu'il ne peut et se contente de rester simple et authentique, ce qui permet au fantastique et à l'épouvante de s'incruster de façon déroutante. La montée en tension est progressive. La maitrise des détails participe à l'atmosphère hybride tantôt angoissante, tantôt plus légère, constituant alors un mélange des genres atypique dans la sphère du cinéma français. Se pose également la question de l'exclusion sociale et du manque de perspectives en milieu rural avec ce personnage déscolarisé et sans diplôme, livré à lui-même face à ses doutes. C'est plutôt malin car cumulé à la pudeur des effets visuels, un drame plus lourd se profile avec les thèmes du terrorisme, de la folie et de la radicalisation en toile de fond. La dernière scène est pour moi, glaçante de réalisme. Bien sûr, on peut se passer de cette double lecture, mais ça serait selon moi passer à côté de l'inventivité et de l'intelligence du scénario... Car oui, si on s'en tient qu'aux faits fantastiques, il peut s'avérer assez prévisible dans son évolution. Le gros coup de coeur de "Teddy", c'est son interprète Anthony Bajon qui signe ici son meilleur rôle ! Il s'éclate à fond avec ce personnage d'ado en crise, les répliques à l'humour noir fusent et il fait bien flipper par moment. J'ai vraiment apprécié que la plupart des second rôles soient campés par des non-professionnels, qui, étonnement, sont tous très justes. Ça donne tout de suite une dimension sociale et curieuse à l'ensemble. C'est un beau film, imparfait mais sincère, cruel et connecté au réel.
Dans un petit village d'Occitanie un jeune homme sorti du parcours scolaire et devenu lycanthrope doit gérer sa mutation, son cœur qui saigne et son exclusion de la communauté. Teddy est une œuvre hybride mêlant avec une réussite certaine la comédie, la chronique rurale, le teen movie et le film d'horreur. Alignant les bons films et les réalisateurs de talent depuis quelques années le cinéma de genre français n'a pas fini de m'étonner et de me passionner.
Teddy (Anthony Bajon) a dix-neuf ans. Il vit dans un petit village des Pyrénées, entre sa tante grabataire, son oncle gentiment retardé, sa copine Rebecca (Christine Gautier) et sa patronne Ghislaine (Noémie Lvovsky). Même si la vie n'a pas été très tendre avec lui, Teddy imagine un avenir heureux avec Rebecca dans la maison avec pergola qu'il rêve de construire. Mais un loup sauvage rode autour du village et mord Teddy, provoquant chez le jeune homme une lente et inquiétante métamorphose.
La bande-annonce de "Teddy", en sélection officielle à Cannes en 2020, m'avait mis l'eau à la bouche (si j'ose dire). Plusieurs choses m'attiraient dans ce film.
La première : Anthony Bajon, une gloire montante du cinéma français, déjà nommé deux fois aux Césars du meilleur espoir masculin (pour l'exceptionnel "La Prière" et le non moins exceptionnel "Au nom de la terre") en 2019 et 2020.
La deuxième : le naturalisme rural et prolétarien d'une France périphérique croquée avec un mélange d'humour et de cynisme et beaucoup de second degré façon Bruno Dumont ("P'tit Quinquin") ou Kervern & Delépine ("I feel good", "Effacer l'historique") - sans qu'il soit besoin ici d'ouvrir le débat sur le bourgeois gaze avec lequel cette France-là est filmée
La troisième : le mélange de ce naturalisme-là avec une couche de cinéma fantastique qui semble désormais constituer la marque de fabrique d'un nouveau nouveau cinéma français décidément sacrément remuant (Mandico, Ducournau, Philippot...)
Programme alléchant et peut-être trop ambitieux qui ne tient hélas pas ses promesses. Car "Teddy" ne fonctionne pas. J'ai beau essayer de lui trouver des qualités - le jeu d'Anthony Bajon au premier chef qui, lui, ne déçoit pas - j'en reviens à ce constat sans appel : la pesante métaphore autour duquel est construit le film (Teddy est un monstre inadapté dont la société ne veut pas) trouve bien vite ses limites.
Bête film de loup garou au premier abord, intéressante allégorie de maux bien actuels de notre société qui peuvent conduire un individu banal aux pires atrocités. Plus réservé sur la forme et en particulier l’emploi de comédiens non professionnels qui délivrent des prestations très approximatives, qui à volontairement forcer sur le ridicule finissent par masquer en partie la qualité bien réelle de la réalisation et de la photo.
Les débuts au cinéma peuvent s'illustrer par un film d'horreur. Cela ne nécessite qu'un budget limité et plein de grands noms l'ont fait. Maintenant, cette indigence de moyens se doit d'être palliée par un scénario digne de ce nom et des dialogues a l'avenant; ce qui n'est pas le cas ici. On a peu d'effroi, on rit peu et on s'ennuie beaucoup. Point positif néanmoins, les acteurs sont crédibles (c'est déjà ça).
Teddy apporte d'une façon indiscutable une nouvelle preuve qu'un cinéma de genre à la française est en train d'émerger de façon durable.
Le premier film de la fratrie Boukherma mêle avec beaucoup de bonheur plusieurs registres. Au début du film, on pense être dans une chronique un peu azimutée de France profonde. On pense immédiatement au P'tit quinquin de Dumont : personnages plus ou moins cinglés, photographie pétante, mise en scène moqueuse.
Mais le film se teinte rapidement d'une coloration gentiment mais sûrement gore, comme le faisait Grave dans un genre un peu différent. Le sujet de Teddy devient alors le changement du corps au moment du passage de l'adolescence à l'âge adulte.
Et puis tout à coup, Teddy s'impose comme le récit d'une humiliation sociale et de la vengeance qu'elle implique, avant de se résoudre dans un final plutôt dramatique, parfaitement calibré.
Le résultat est délectable, magnifiquement servi par l'abattage sidérant d'Anthony Bajon, qui confirme de film en film son talent si singulier.
Des fois je ne cracherais pas sur une note d’intention fournie par les auteurs… Parce que là, face à des films comme ce « Teddy », je m’interroge quand même pas mal. Non mais franchement : ils ont voulu nous faire quoi là les frères Boukherma exactement ? Faire un film de genre décalé ? …C’est tout ?
C’est en tout cas ce qui est affiché par les premières minutes… Et honnêtement ça aurait pu le faire me concernant car d’habitude c’est clairement le type de démarche qui me parle. Tous les codes du genre sont ici mobilisés pour être déconstruits. Le référentiel est d’ailleurs simple, unique et clairement identifiable : le slasher américain. Héros adolescents, petite communauté où tout le monde se connait comme cadre d’action, élément fantastique classique de rajouté par-dessus l’ensemble : tout est bien là. Le film se paye même le luxe d’afficher ostensiblement ses intentions en s’ouvrant sur une commémoration de la guerre de 40 ; une commémoration où rien ne va. Rien n’est à la hauteur de l’évènement. Le maire est pataud. Les anciens combattants sont avachis. La Marseillaise est chantée fausse… …Et surtout il y a Teddy et son T-Shirt à motif de dragon. Mains dans les poches. Gueule de con. Ne pouvant s’empêcher de pouffer. Personne n’est à la hauteur de l’évènement. Tout est désacralisé. Ridiculisé. Mais malgré tout ça reste bon-enfant… Une sorte de croisement français entre « Fargo », « Les beaux gosses » et « Dikkenek »… Le genre de croisement dont je suis donc d’habitude client. Je l’ai d’ailleurs été face à ce « Teddy » durant un bon quart d’heure, mais malheureusement pas au-delà…
Je dis « un bon quart d’heure » parce que c’est le temps qu’il a fallu au film pour faire le tour de toutes ses figures à désacraliser. Désacralisation du héros, de l’adjudant de gendarmerie, de l’oncle et de la tante, de la petite copine – et même du « grand méchant loup » – et puis une fois le petit tour opéré, eh bien plus rien… Et quand je dis « plus rien », je ne dis pas qu’il n’y a plus rien à l’écran. Non j’entends juste par là le fait qu’il n’y a plus rien de neuf. On reste sur les mêmes postures ; sur les mêmes moqueries… Même les petites blagues visuelles qui agrémentaient le début du film finissent par disparaitre. spoiler: …Et c’est con franchement parce que ces blagues là relevaient là aussi d’un état d’esprit que j’adore !
Voir l’oncle repasser et étendre les T-shirts de Teddy qui se révèlent être tous identiques, ou bien constater après leur dépôt de plainte qu’ils avaient parqués la tante en fauteuil roulant sur la place handicapée, sur moi c’est des gags qui marchent…
…Au-delà du premier quart d’heure, c’est donc le néant. Et c’est là, moi, que j’ai clairement besoin d’une note d’intention. Parce qu’au bout d’un moment le décalage initial est forcément installé ! Et sans dynamique dans l’exploration de ce décalage, le nouveau cadre finit par s’installer comme une nouvelle norme… …Et il ne peut dès lors que s’enliser.
Or c’est exactement ce qui se passe avec ce « Teddy ». L’enlisement est rapide car il n’y a clairement plus d’intention d’exploration d’une démarche ou d’un propos. Dès lors, de film décalé, « Teddy » se réduit très rapidement à une banale série B, avec toute la pauvreté, la lassitude et le manque d’intérêt qui en découlent. C’est bien simple, sur les deux derniers tiers j’ai cru revoir le « Grave » de Julia Ducournau. …Et je ne pense pas que ce soit un hasard.
Parce qu’il faut savoir qu’ils n’en sont pas à leurs coups d’essai les frères Boukherma. Quelques années plus tôt ils avaient déjà tentés de percer avec « Willy 1er » ; un film qui avait lui-aussi tenté de surfer sur la tangente avec un héros atypique ; pour ne pas dire débile. Pour ma part, « Willy 1er » ça n’avait pas réussi à faire ce que ça cherchait à faire, mais au moins ça avait essayé de faire quelque-chose. Là, avec « Teddy », j’ai vraiment l’impression que les deux frères se sont repliés sur une formule qui a davantage fait ses preuves. …Et c’est vrai qu’on peut comprendre la tentation, tant le succès de « Grave » a été au moins équivalent à l’imposture artistique qu’il constitue.
Ducournau – telle que je la perçois – c’est la nouvelle « Nouvelle vague ». Son cinéma est juste celui d’une posture ; celle d’une sociologie nouvelle qui entend remplacer les codes de la génération précédente par les siens. Avec ce « Teddy », les frères Boukherma se sont engouffrés là-dedans, faisant ainsi de leur film la simple déclinaison de cette recette légère et facile, au détriment d’une quelconque audace. Est-ce que ça leur apportera le graal pour autant ? Pas sûr… Car il faut savoir qu’en art « contemporain » l’œuvre ne suffit pas. L’identité des auteurs compte aussi pour beaucoup… …Pour ne pas dire pour l’essentiel.
Pour ma part me reste donc finalement ce triste constat. « Teddy » aurait pu être un film sympa, mais pour cela il aurait fallu qu’il aille au-delà de son simple postulat. Qu’il creuse. Qu’il explore. Qu’il cherche au-moins à dire quelque-chose… C’est terrible – je trouve – de voir à quel point certaines et certains peuvent se satisfaire d’un tel manque d’ambition cinématographique… C’est même plus que terrible… …J’irais même jusqu’à dire que c’est « Grave. »
Autant le dire d'entrée : les amateurs de gore, de fantastique pur et dur ou de jumpscare seront - très - déçus. Il s'agit plutôt d'une comédie horrifico-fantastico-sociale et c'est très réussi. Sans gros budget mais avec de super idées, les réalisateurs revisitent le film de loup-garou de façon très originale, en mettant en scène une France qu'on a peu l'habitude de voir au ciné, celle du prolétariat de province. Il y a des plans magnifiques, des moments très drôles comme d'autres touchants. Et les acteurs et actrices sont géniaux, notamment les deux ados Anthony Bajon et Christine Gautier.
Très bon petit film horrifique! Film très intéressant. A. Bajon est monumental! Quelques scènes où l'on se trouve très très mal à l'aise et de nombreuses amusantes. On passe un très bon moment!