Teddy
Note moyenne
3,0
1357 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

99 critiques spectateurs

5
1 critique
4
20 critiques
3
39 critiques
2
21 critiques
1
11 critiques
0
7 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
oooooooooo
oooooooooo

108 abonnés 115 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 juin 2021
Willy 1er avait pris tout le monde court de façon assez jubilatoire. Les deux compères ont mis un peu d'eau dans leur rouge-schweps-liqueur de cassis pour faire leur entrée dans le film de genre. Sans se trahir, sans diluer de trop, sans rien sacrifier. Petit bonheur pour l'auteur de ses lignes qui ne savait pas où il avait mis les pieds (ce qui est toujours la meilleure façon d'envisager au cinéma) jusqu'à une photo clin d'oeil sur un buffet.
On peut s'interroger : combien d'opus avant que la recette ne s'épuise ?
Mais pour le moment, ne boudons surtout pas la proposition.
Jonathan P
Jonathan P

73 abonnés 395 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 avril 2021
Timide morsure dans le genre, qui rappelle dans l’écriture et l’humour le travail de Brunot Dumont. La mise en scène déçoit choisissant trop souvent la facilité d’un hors-champ répétitif. Après la morsure rien ne sera plus comme avant et le film perd petit à petit son intérêt d’un scénario qui n’évolue guère et reste bien trop prévisible. Le film repose sa patte sur la prestation remarquable d’Anthony Bajon qui porte le film sur ses épaules velues. Malheureusement, le second long métrage de Ludovic & Zoran Boukherma ne termine pas intégralement la grille des désirs entrevus avec « Willy 1er », no bingo. Boulevardducinema.com
Zoumir
Zoumir

78 abonnés 1 064 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 février 2021
Teddy est un gamin hors-norme, un gosse d'un autre temps, un rebus de la société en décalage avec le destin banalisé des adolescents de son âge. Teddy a arrêté l'école tôt. Mais Teddy s'en fout. Il vit entre son van, sa copine Rebecca, son oncle un poil décorrélé de la réalité et sa tante "salami". Il sait qu'il fait tâche mais à vrai dire il s'en fout, ça ne l'empêchera pas de mettre le même tee-shirt. Ils peuvent bien tous goûter de son majeur ceux qui ne voient le ridicule qu'à travers leurs standards, qu'il s'incarne dans une marseillaise à la tonalité approximative où dans l'assurance dédaigneuse d'un médecin sûr de lui. Teddy est au-dessus de ça malgré son côté perpétuellement énervé. Il a 19 ans et des rêves. Tout n'est pas rose et masser les mollets poilus de clients grisonnants dans le salon de massage de ce petit village des Pyrénées est loin de ses aspirations mais il avance, sans filtres.
Et pendant ce temps, un loup déchiquète les brebis environnantes. Un loup malvenu, indésirable. Un loup qui ne colle pas avec le paysage. Un loup qui va le mordre. Peut-être ? Où était-ce un chien ?

Teddy est une comédie dramatique qui se change en film de loup garou à la pleine lune. Inspirés par cette créature fantastique bien plus habituée à la grisaille Londonienne qu'à l'accent ensoleillé et chantang du sud-ouest , les réalisateurs Ludovic et Zoran Boukherma dresse le portrait à la fois touchant et drôle de ce gosse qui semble hermétique aux regards moqueurs ou réprobateurs de son entourage. Les rares incursions du fantastique par l'intermédiaire de mutations sont là pour rattacher l'horreur (et le dégoût) au récit mais cette transformation visuelle subtile sert un message bien plus sombre qui ne prendra pleinement son sens qu'au terme du film. Qui est vraiment Teddy ? Un loup ? Un humain ? Les deux ? Un indésirable ? Un paria ?
Le film joue adroitement du parallèle entre la transformation intérieure et extérieure de ce gamin "différent" et traite du regard des autres en nous déployant une palette de personnages loufoques. Selon les situations, on rit d'eux ou avec eux, on s'attendrit de leurs espoirs, de ce qu'ils renferment et extériorisent, parfois avec maladresse.

Si vous cherchez un film de loup-garou, Teddy pourra vous paraître déroutant car l'incursion du fantastique passe finalement au second plan, le récit préférant s'attarder sur le quotidien de ce village à la manière d'un pseudo-reportage de fin du JT de 13h de Jean-Pierre Pernaut. Pour autant, il s'affirme en tant que comédie dramatique, une comédie dramatique puissante dans ses derniers instants, portée par un magnifique perdant en la personne du jeune Anthony Bajon.
Victor A.
Victor A.

88 abonnés 388 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 janvier 2021
Le cinéma de genre français est qualitatif ! Les frères Boukherma nous offre un film de loup-garou au milieu d'un petit village d'occitanie filmé de façon singulière. C'est typiquement le genre de film qui marque car il est : spécial ! Le scénario n'est pas impressionnant mais la forme est osée et ça marche.
Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 janvier 2021
Il y a de quoi nous pousser à (re)découvrir le premier essai des frères jumeaux, Ludovic et Zoran Boukherma, dans cette comptine qui a plus de mordant qu’il n’y parait. Pourtant, nous sommes toujours au pied d’un mur ou d’un fossé de désillusion, à vous de voir. « Willy 1er » prenait le parti de confronter l’indépendance d’un frère à une humanité dont il ignorait les subtilités, mais pour cette dernière anecdote de campagne, nous trouverons bien plus qu’un film sur le loup-garou. Les réalisateurs ne puisent pas tant que cela dans la mythologie d’une créature qui fait déjà partie d’une culture populaire, qui tend à banaliser le phénomène de foire et qui ne rend pas toujours justice à la malédiction qui en découle. Sur ce point, « Hurlements » de Joe Dante, ainsi que « Le Loup-Garou de Londres » de John Landis, nous emmenait déjà plus loin dans l’affiliation de la bête au sein d’une société méprisante. Notons également qu’un « Carrie » ne se cache pas si loin non plus. Nous retrouvons donc quelques vestiges de cette observation, que l’on isole dans un terrain de chasse morale, où la campagne constitue à la fois le berceau et le tombeau de ceux qui redoutent le changement.

Il s’agit de l’enjeu qui hante un Teddy, campé par un Anthony Bajon, qui s’enferme dans un confort de constance, mais qui ne lui sera évidemment pas bénéfique pour la gestion de ses pulsions. Doit-on reconnaître en lui un loup-garou en devenir ou en était-il déjà un sur le plan social ? Lui, qui est mal aimé par ses semblables, refoulait certainement une rage, ensuite traduite dans un élan de violence et de vengeance, vis-à-vis de ceux qui lui prive de fantasmer et d’exister à travers ses désirs les plus sincères. Son dilemme le conduit donc à revisiter l’amour qu’il éprouve et cette folie qui s’empare peu à peu de lui et qui mûrit dans des conditions proches des drames de notre actualité, où les agressions sont nombreuses et changent constamment de forme en fonction des victimes. Teddy devient alors un individu qui se voit marginalisé par des villageois, qui cultivent jugement et répression envers le jeune homme.

Si dans un premier temps, on nous superpose toutes les couches et raisons de cette transition horrifique, la seconde et dernière partie laisse place à une quête, assoiffée de sang et d’amour. Mais grâce au décalage du grotesque, sur un fond de malaise, l’atmosphère se remplit d’une tendresse qui ne se sent jamais égarée, bien au contraire. Les griffes et les crocs du garçon, sans diplôme et sans avenir dans la veine des conventions, s’affûtent au fur et à mesure que sa fragilité est mise à l’épreuve. A force de trébucher en public et s’absenter de son cercle familial, Teddy est démuni de tout accompagnement, car même sa bien-aimée Rebecca (Christine Gautier) ne lui est d’un grand secours, si ce n’est le réconfort et le refuge qu’il recherche de temps en temps. En rajoutant tant de complexité quant à l’évolution des sentiments dans le temps, on finit tout de même par y voir plus clair, mais l’instinct rattrape finalement une communauté qui ne peut faire l’effort d’être un minimum courtoise.

Entretenir sa douleur constitue donc toute une affaire de point de vue. Et « Teddy », à l’instar d’un Dr. Jekyll et M. Hyde, met en lumière les difficultés d’une jeunesse, soumise à la bêtise et à la solitude en milieu rural. Avec une audace insoupçonnable, l’œuvre empoigne une agonie avec une lucidité bouleversante. Portant, la terreur est loin d’être mise au placard, non. Elle aussi diffuse sa mélodie et ne se retiendra pas avant de résonner dans le cœur d’un spectateur, que l’on secoue juste assez pour qu’il prenne conscience du cauchemar qui se tient à côté de lui.
Coric Bernard

455 abonnés 851 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 novembre 2020
Ce film des frères BOUKERMA dont c'est le premier long métrage ne pas paru très convainquant. Hormis la bonne performance d'acteur d'Antony BARJON qui joue le rôle de TEDDY, ce film qui manie la comédie, le fantastique et aussi avec son coté souvent GORE est assez inégal.

Bernard CORIC
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 25 avril 2021
Film très humoristique, fais passer un bon moment, de belles images, des acteurs très convaincants, un film très solitaire, se mêlant à l’horreur grotesque assumé par les réalisateurs, ce film fut pour moi une très bonne surprise découverte en avant première en festival.
traversay1

4 482 abonnés 5 353 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 octobre 2020
Inutile de crier au loup, Teddy, de Ludovic et Zoran Boukharma a tout ce qu'il faut pour devenir un film culte. Son mélange d'hémoglobine et d'humour parfois grossier, dans une histoire ancrée dans un petit village pyrénéen colle parfaitement à la culture mélangée des deux frères cinéastes, capables d'aimer à la fois Steven Spielberg et Bruno Dumont. La mise en scène est plus que correcte, suffisamment gore pour attirer les amateurs, mais pas trop quand même pour ne pas effrayer les autres, plus sensibles au côté teen-movie riche en symbolique, dès lors que le lycanthrope est un adolescent marginal et rebelle (Anthony Bajon, excellent), détesté par la communauté au même titre que le loup qui égorge les brebis. Le film ne fait de cadeau à aucun de ses personnages, et c'est un peu là où le bât blesse, dans le sens où on a parfois le sentiment d'avoir à faire à une suite de caricatures (la petite amie stupide, le gendarme à fort accent, la masseuse libidineuse). L'objectif est de faire rire en se moquant, évidemment, mais on a la fâcheuse impression de rire contre et non avec les différents personnages. Seule l'ultime scène, tragique mais touchante, montre un brin de compassion. Film de genre, par excellence, Teddy plaira à certains publics et pas à d'autres, ce n'est pas bien grave. C'est un projet qu'on a le droit de ne pas trouver totalement concluant mais qui a eu le mérite d'être tenté dans un cinéma français trop compartimenté et qui se caractérise rarement par sa prise de risques.
Alice025

1 887 abonnés 1 501 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 septembre 2020
J'avais détesté le premier film de ces réalisateurs, j'ai été largement surprise par le second. Sorte de film horrifique français à petit budget, le résultat est plus que satisfaisant. Les dialogues sont très bons et assez drôles d'ailleurs, même si le film se tourne vers un jeune qui va se transformer petit à petit en loup-garou. Anthony Bajon qui incarne donc Teddy est vraiment à la hauteur. Mêlant les problèmes de l'adolescence au fantastique, dans un coin rural de la France, « Teddy » se révèle une bonne surprise et la continuité d'un nouveau genre de film français.

http://cinephile-critique.over-blog.com
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse