Les Intranquilles
Note moyenne
3,5
2475 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

145 critiques spectateurs

5
13 critiques
4
47 critiques
3
48 critiques
2
21 critiques
1
7 critiques
0
9 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Dois-Je Le voir ?

411 abonnés 1 862 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 octobre 2021
Leila et Damien s’aiment profondément. Malgré sa fragilité, il tente de poursuivre sa vie avec elle sachant qu’il ne pourra peut-être jamais lui offrir ce qu’elle désire.

C’est une réalisation du Belge Joachim Lafosse qui avait fait le très bon L'Économie du couple (2016). Pour écrire le scénario, il s’est inspiré de son vécu avec son père maniaco-dépressif. Les Intranquilles a été présenté en compétition au Festival de Cannes 2021.

En traitant comme il se doit sa thématique sensible, ce drame en devient très bon.



Les Intranquilles va tourner autour de la bipolarité de Damien. Un sujet peu évident à prendre en main. Il faut savoir que cette maladie consiste dans des variations de l'humeur disproportionnées dans leur durée et leur intensité. La gaieté devient euphorie exagérée, la tristesse s'exprime par une dépression profonde. Joachim Lafosse met à profit sa dure expérience pour nous offrir un récit puissant. Il y a deux axes qui vont captiver notre attention. Celui de l’homme victimes de ces troubles mentaux, et de sa femme devant l’accompagner.

Le casting pour jouer ces rôles est tout simplement parfait. On dirait que Damien Bonnard est fait pour ce personnage. Il restait sur une nomination au César du Meilleur acteur dans Les Misérables en 2020. C’est tout bonnement impressionnant la manière dont il interprète cette détresse. Il est à la fois inconscient du danger qu’il représente pour lui et ses proches, tout en ayant un amour inconditionnel pour eux. Une situation qui fait qu’on ne peut pas le juger négativement. Leïla Bekhti n’a rien à lui envier en termes de talent. Cette femme est d’une juste sans égal. Je souffrais avec elle. On la voit être détruite que ce soit de voir l’homme qu’elle aime couler, mais aussi l’épuisement de cette situation.



C’est donc à travers l’image de ce couple que se symbolise le mieux les dégâts de cette maladie. Un équilibre que le réalisateur arrive parfaitement bien à cerner. À plusieurs reprises j’ai ressenti une forte émotion. Pour apporter du soutien, on peut compter sur l’expérimenter Patrick Descamps. Il est un peu le symbole de cet entre-deux entre la nécessité d’être ferme, mais l’espoir de croire que tout ira mieux alors qu'au fond, on sait que c’est impossible.


Je tenais à dire que j’ai tout de même trouvé quelque longueur au film. En effet, il dure près de deux heures, et ce n’est pas évident de maintenir l’intensité émotionnelle toujours élevée. C’est donc logique que par moments, nous ayons des coups de mou. Surtout qu’au début, il n’est pas évident d’identifier les troubles de Damien si on ne connaît pas les symptômes. Finalement, même pour le spectateur, c’est plus facile d’aborder la maladie quand on met un nom dessus.
Ismael
Ismael

127 abonnés 211 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 septembre 2021
A première vue, on se dit que Les intranquilles n’est pas vraiment le titre le plus clair ou le plus percutant qu’on puisse imaginer. Pourtant son choix ne tient en rien du hasard. Car derrière lui il y a un parti pris assez radical du film: celui de ne jamais évoquer explicitement son propre sujet. Toute la force et l’originalité des intranquilles tiennent dans ce pari. A part dans les 10 dernières minutes, on ne donne jamais vraiment au spectateur les tenants et les aboutissants de ce qui est montré à l’écran. A nous de comprendre, si toutefois nous le pouvons.

Le synopsis du film a d’ailleurs eu la bonne idée de respecter le même principe et j’en ferais de même de mon côté. Alors disons simplement que Leila et Damien sont un couple avec enfant, comme il en existe des millions en France. Lui est artiste peintre, elle rénove des vieux meubles. Ils vivent à la campagne. Voilà pour l’histoire.

La narration du film est évidemment à l’image de son parti pris. Tout est brutal, elliptique, imprévisible, en un mot écorché vif. Les évènements arrivent de façon soudaine, sans qu’il ne soit fourni de contexte ni d’explication. Bien sûr, vers la moitié du film l’on finit par rassembler les pièces du puzzle, mais ça prend un peu de temps. Ce qu’on voit surtout à l’écran c’est une série de scènes de vie (normalement on dirait issues de la « vie quotidienne », mais la vie quotidienne prend ici une toute autre tournure) prises sur le vif, avec la caméra qui colle au plus près des personnages. Un peu comme dans le cinéma des frères Dardenne, à l’exception qu’ici aucune dimension sociale ne figure au programme, tout relève en effet de l’histoire strictement personnelle et intime.

Au-delà de l’originalité de son parti pris, Les intranquilles doit pratiquement tout au talent de ses deux interprètes principaux dont les personnages sont à fois le sujet et l’épicentre du film. Les intrigues secondaires étant finalement inexistantes. Damien Bonnard est une fois de plus impressionnant et après son rôle dans Les Misérables nous prouve à nouveau qu’il est un grand acteur sur qui on pourra compter dans les années à venir. Quelle présence à l’écran ! Il parvient même à faire de l’ombre à Leila Bekhti qui possède pourtant, comme on sait, une forte personnalité. Son personnage étant il est vrai beaucoup plus « classique » que celui de son mari. Une réussite.
Mélany T
Mélany T

46 abonnés 832 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 septembre 2021
La mise en scène est très belle, léchée et travaillée, les acteur.trice.s parfait.es et le sujet passionnant. Mais trop de longueurs, d'instants creux nous laissent de côté.
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

182 abonnés 589 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 octobre 2021
Ai vu "Les intranquilles" film de Joachim Lafosse. Suites aux critiques très élogieuses du Masque et la Plume, je suis allé voir ce long métrage que je n'avais pas prévu de voir et suis très heureux de ne pas avoir laissé passer l'occasion de découvrir enfin un très bon film, après une série assez longues de navets très médiocres, inutiles et dispensables. Ce film repose entièrement sur un trio, un couple et leur fils de 8 ans. Tout pourrait aller pour le mieux pour cette petite famille qui vit dans une magnifique maison en province entre la mère qui réfectionne des meubles de brocante et le père artiste peintre, si ce n'est que ce dernier est atteint de bipolarité. Nous suivons avec une tension de plus en plus prégnante jusqu'à devenir insupportable le quotidien de ces trois personnages pendant une saison. Le père tel l'Etna est près à entrer en fusion d'un instant à l'autre tout en minimisant son état en permanence, la mère tel une habitante de Catane, vit dans la crainte permanente de la prochaine crise et le petit garçon Amine tel un vulcanologue regarde la situation se dégrader de jour en jour. Le film est toujours très juste et plus que la maladie du père, c'est la situation familiale qui se détériore après des petits riens quotidiens qui est le sujet principal. Ici aucune hystérie, aucune outrance, tout est mesuré et certainement très documenté. Le film et le propos sont servis par un trio d'acteurs époustouflants. Tout d'abord Damien Bonnard est hallucinant de vérité tant dans les moments d'exaltations loufoques, dans la déprime végétative que dans les grandes scènes de création picturale. Le comédien vit avec intensité et introversion les troubles et les émotions puissantes de son personnage (parait il inspiré de Gérard Garouste). Leïla Bekhti propose une vraie évolution à son personnage très riche en nuance dont la situation inextricable transforme peu à peu cette femme aimante en mère castratrice qui perd pied. Et enfin l'incroyable Gabriel Merz Chammah (petit fils d'Isabelle Huppert) à la présence saisissante et dont les grands yeux noirs sont d'une expressivité folle. On voit rarement enfant acteur aussi juste au cinéma. Rien de spectaculaire, rien d'outrancier dans ce long métrage qui prend son temps pour filmer jour après jour un quotidien banal qui se dérègle et s'accélère de plus en plus. La caméra suit au plus près les acteurs et s'attarde sur les regards lourds de sens. La tension est palpable dans la salle où le spectateur à lui aussi en permanence peur de ce qui va se passer dans la scène suivante... il y a cent fois plus de suspens et de vie dans "Les intranquilles" que dans le dernier James Bond.
dejihem
dejihem

155 abonnés 710 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 octobre 2021
Les intranquilles est un film déstabilisant. Les troubles du comportement de Damien n'apparaissent qu'au trois quarts du film et se transforment en une sorte de thriller mental ou, de plus, les personnages conservent les prénoms des acteurs principaux. Leila Bekti est presque contaminée de la bipolarité de Damien Bonnard. Ce film mettra mal à l'aise les plus âgés des spectateurs qui connaissent des proche ayant les mêmes symptômes. Mais moi, j'aime bien être déstabilisé et dérangé au cinéma.
Laurent B
Laurent B

19 abonnés 177 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 septembre 2022
Quelle claque !! Opressant car on se doute que la situation va déraper.
C'est superbement joué par ce duo d'acteurs , qui ont largement mérité leurs nominations aux derniers cesars.
certes, ça peut paraître long... et encore. Cette maladie est longue.
certains commentaires sont aberrants : dire que leila bekhti passe son temps à hurler : je conseille à cette personne de revoir le film et de réaliser qu'au départ, elle gère de façon très posée.
Certains critiquent la fin. Je la trouve belle et si triste
Un seul mot : bravo
Joce2012
Joce2012

264 abonnés 761 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 septembre 2021
Film très poignant, comment arriver à vivre avec quelqu'un de bipolaire ou tout simplement avec une personne différente. .. très bonne interprétation des trois acteurs principaux....à voir !
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 1 octobre 2021
Film ennuyeux et prétentieux. Le réalisateur a laissé le choix aux acteurs principaux d écrire la fin du film quel erreur ! Si vous souhaitez perdre votre temps allez y!
weihnachtsmann

1 622 abonnés 5 745 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 avril 2023
Avec l’économie du couple, il filmait la destruction d’un couple par l’usure, ici il filme la destruction d’un couple par la maladie. Avec cette même rage et pourtant cette pudeur qui témoigne aussi de l’impossibilité d’être soi-même. Donc de ne pas choisir ce que l’on veut être ou devenir.
En cela le rôle de LB est le plus exposé. Elle souffre de supporter cette maladie et de devenir la victime d’une lente agonie.
Malgré une première partie un peu longue et répétitive, le mécanisme de la maladie est bien décrit et ressenti pour le spectateur.
Pas mal du tout.
Hotinhere

794 abonnés 5 495 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 octobre 2022
Porté par l’interprétation intense du couple Leila Bekhti et Damien Bonnard, un drame puissant qui dresse le portrait d’un bipolaire hyper-actif au travers des yeux de sa femme et de son fils, où le bonheur se juxtapose en permanence à l’inquiétude. 3,75
jthuil
jthuil

23 abonnés 365 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 octobre 2023
Comme souvent chez Joachim Lafosse, on ressort de la projection avec ce sentiment d'inachevé, ce "et alors ?", qu'on avait déjà ressenti par exemple, devant "l'économie du couple". On accordera tout de même au film le mérite d'aborder une pathologie sous-représentée à l'écran, d'être moins froid que les autres essais du réalisateur et plus esthétique aussi, ce qui ne fait pas de mal à une filmographie somme toute franchement terne et austère. On peut aussi saluer l'interprétation des deux comédiens principaux.
mat niro

467 abonnés 2 170 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 novembre 2021
Joachim Lafosse traite ici avec brio d'un sujet rarement abordé au cinéma : la bipolarité. Damien (Bonnard) est artiste peintre et vit avec Leïla (Bekhti) et leur enfant Amine. Seulement, quand Damien refuse de prendre son traitement et sent monter en lui l'exaltation d'une phase maniaque, tout son entourage va en subir les conséquences. Damien Bonnard est tout simplement exceptionnel, jouant aussi justement sa période délirante que celle dépressive. C'est un film puissant qui remue beaucoup le spectateur, et qui a le mérite de montrer frontalement les dégâts causés dans la sphère familiale. Leïla Bekhti est également brillante en femme aimante devant élever leur enfant et ne supportant plus les dérives de son mari. Un film choc sur la maladie psychique. Bouleversant!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 15 septembre 2021
Un couple en crise. Une descente aux enfers. Un film d'amour, dans une ambiance presque irréelle. Quitter son amour pour se sauver soi-même. "Les Intranquilles", c'est ça ; quand le quotidien vient nier tout attachement et quand la folie surgit face à une épouse et un enfant impuissants, il ne reste plus qu'une solution : se sauver.

Après "Titane" et "Boîte Noire", Joachim Lafosse prouve que le cinéma français a encore des choses à raconter.
"Les Intranquilles" est bouleversant et toujours très juste, grâce aux trois comédiens qui réussissent à alterner habilement les émotions. Leila Bekhti y trouve ici son meilleur rôle, et quid de Damien Bonnard qui, en plus d'avoir peint les tableaux qu'il fait dans les films, prouve ici qu'il est définitivement l'un des acteurs les plus doués du cinéma français.
Emmanuelle Verhoeven
Emmanuelle Verhoeven

2 abonnés 198 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 août 2022
Une grande réussite !! Très juste ! Damien Bonnard et Leila Bekhti sont magnifiques !!! Ce film dépeint très bien le vampirisme de la maladie. Les crescendos sont parfaits.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 27 septembre 2021
Un film puissant, qui acceptent la lenteur pour mieux mettre en valeur l’inattendu et la rapidité de l’évolution de Damien. L’auteur nous met en prise avec l’âpreté de la vie et la manière dont la famille peut y faire face.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse