Les Intranquilles
Note moyenne
3,5
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145 critiques spectateurs

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48 critiques
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21 critiques
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Laurent B
Laurent B

18 abonnés 177 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 septembre 2022
Quelle claque !! Opressant car on se doute que la situation va déraper.
C'est superbement joué par ce duo d'acteurs , qui ont largement mérité leurs nominations aux derniers cesars.
certes, ça peut paraître long... et encore. Cette maladie est longue.
certains commentaires sont aberrants : dire que leila bekhti passe son temps à hurler : je conseille à cette personne de revoir le film et de réaliser qu'au départ, elle gère de façon très posée.
Certains critiquent la fin. Je la trouve belle et si triste
Un seul mot : bravo
Emmanuelle Verhoeven
Emmanuelle Verhoeven

2 abonnés 198 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 août 2022
Une grande réussite !! Très juste ! Damien Bonnard et Leila Bekhti sont magnifiques !!! Ce film dépeint très bien le vampirisme de la maladie. Les crescendos sont parfaits.
FaRem

10 571 abonnés 11 456 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 juillet 2022
Le cadre est beau et idéal pour se détendre et pourtant on découvre un homme hyperactif qui fait limite peur. Oui, cette hyperactivité peut surprendre et faire peur surtout quand l'on ne connaît pas la personne et que l'on ne sait pas de quoi elle est capable. Et dans notre cas, on ne connaît pas cet homme. Damien est un peintre qui souffre de manie. Il est marié à Leïla, qui supporte sa famille de toutes ses forces, avec qui ils ont eu un garçon nommé Amine. Un couple qui a tout pour être heureux, mais qui est confronté à la maladie. Une maladie qui a un impact sur leur vie avec Damien qui est soit incontrôlable soit amorphe. Si l'on ressent l'amour entre eux, c'est surtout le sentiment d'insécurité qui grandit au fil des minutes. "Les intranquilles" fait penser à "L'économie du couple", un autre film de Joachim Lafosse qui filme ce couple de la même façon même si le sujet est différent. Je n'avais pas aimé ce dernier, mais celui-ci dégage plus de force. On ressent toute la détresse et l'impuissance de Leïla Bekhti tandis que Damien Bonnard est vraiment formidable dans la peau de ce père de famille lui aussi dépassé et fatigué par les événements. S'il y a quelques longueurs et pas assez de scènes fortes à mon goût, "Les intranquilles" est un joli film sur la maladie.
Leanael
Leanael

2 abonnés 41 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 août 2022
Sur un sujet délicat rarement traité au cinéma, ce film nous offre des moments d'une rare intensité dramatique et deux superbes performances de Damien Bonnard et de Leila Bekhti. Le premier surtout m'a époustouflée, après sa (déjà) belle composition dans Les Misérables.
J'ai nettement moins apprécié le jeu de celui qui interprète leur fils, ce qui m'a empêchée d'entrer complètement dans le film et a minoré mon enthousiasme. Par ailleurs, je trouve que l'histoire est trop cyclique et ne propose pas d'évolution, c'est sûrement volontaire mais cela m'a laissé comme un goût d'inachevé. Dommage.
Blankovitch
Blankovitch

71 abonnés 262 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 mai 2022
Bonnard et très bon.
La situation est clairement posée. Un peu trop longtemps. Une demi-heure de trop.
Brol le chat
Brol le chat

11 abonnés 153 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 avril 2022
Moins qu'une représentation de la bipolarité, ce film est une étude de couple (exercice dans lequel Lafosse excelle), où cette fois c'est la maladie qui est le ressort des disputes et la difficulté de vivre ensemble. Bien interprété par Leïla Bekhti, Damien Bonnard, Gabriel Merz Chammah (fils de Lolita et du réalisateur helvético-étatsunien Lorenz Merz) et Patrick Descamps (le père de Damien), il reste toutefois un peu superficiel.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 27 avril 2022
Film à deux vitesses...
Je me suis un peu ennuyée durant la première partie, c'est longuet.
Deuxième partie du film, plus dynamique, on y voit un Damien Bonnard irritable, hyperactif. Rien de plus.
Au milieu de tout ça, Leila Bekhti, épuisée mais qui arrive à porter ce couple au combien difficile grâce à l'amour qu'elle voue à son mari.
Belles interprétations de Bonnard et Bekhti néanmoins.
Florian Mortreux
Florian Mortreux

2 abonnés 26 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 avril 2022
Reprenant la critique de "Cin'Émotion", je cite : "La conclusion du film peut sembler abrupte voire décevante car laissée ouverte. Mais personnellement, la dernière scène est assez forte, car elle résume assez clairement les enjeux et la problématique du film finalement, à la fois du malade et de son accompagnante."

La conclusion du film, laissée ouverte volontairement par le réalisateur, est remarquable : "Je ne peux pas te promettre de guérir", affirme Daniel à son épouse.
Elle nous permet de comprendre la difficulté d'une femme aimante à choisir personnellement l'avenir de son couple.
J'ajoute, qu'il s'agit ici de la bipolarité d'un homme mais, il existe tellement d'autres pathologies psychiatriques extrêmement invalidantes encore peu connues et par conséquent, mal soignées.
Nicolas N.
Nicolas N.

54 abonnés 960 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 avril 2022
Un film très sombre, avec une actrice tout simplement exceptionnelle, Leïla Bekhti est vraiment extra dans tout ses films et ici elle le prouve encore, elle est belle, son jeu d'acting est juste parfait. Le film est noir, comme la maladie, on voit le coté des aidants ici, film touchant. 3/5 pour moi ;)
jthuil
jthuil

22 abonnés 364 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 octobre 2023
Comme souvent chez Joachim Lafosse, on ressort de la projection avec ce sentiment d'inachevé, ce "et alors ?", qu'on avait déjà ressenti par exemple, devant "l'économie du couple". On accordera tout de même au film le mérite d'aborder une pathologie sous-représentée à l'écran, d'être moins froid que les autres essais du réalisateur et plus esthétique aussi, ce qui ne fait pas de mal à une filmographie somme toute franchement terne et austère. On peut aussi saluer l'interprétation des deux comédiens principaux.
Rourkewhite
Rourkewhite

104 abonnés 968 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 23 mars 2022
Malgré toutes les bonnes intentions, le film ne propose que le spectacle d'un type complètement fou qui torture sa femme et son fils pendant deux heures! C'est tout simplement insupportable! Une abominable purge scénaristique!
AlphaWolf
AlphaWolf

91 abonnés 895 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 14 mars 2022
Un tunnel comme seul Joachim Lafosse sait en réaliser ! Presque deux heures d'un quasi huis-clos inintéressant au possible, à observer une interminable répétition des mêmes scènes sans inspiration aucune et aux dialogues absolument faméliques.
A R
A R

7 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 mars 2022
Un film bien mené sur un sujet difficile...pas de voyeurisme...de la retenue ...une très bonne interprétation
Jules A.
Jules A.

23 abonnés 69 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 février 2022
Le film réussi avec force ce qu’il entreprend, montrer une famille qui fait face à la maladie. L’esprit dysfonctionne, tout comme la famille qui n’arrive plus à suivre. C’est un père qui subit cette maladie et qui doit vivre avec, tout comme sa femme et son fils. La première chose qui frappe c’est la prestation des acteurs qui m’a tout simplement bluffé. Damien Bonnard propose sûrement la plus belle présentation de l’année 2021, accompagné de Leïla Bekhti qui comme à son habitude impose son talent. Le fils aussi Gabriel Merz Chammah qui se voit confier un rôle assez difficile, l’interprète très bien pour son âge.
Ici on touche le point principal du film, la finesse du jeu qui est proposé nous plonge dans toute la réalité de cette maladie.
Maintenant il faut traiter d’un élément souvent critiqué, le rythme. Il peut sembler pour certains inégal, mal maîtrisé car on passe de scène très dynamique ou la phase de bipolarité prend le dessus et l’activité ne peut plus s’arrêter, à des moments de calme et de douceur. J’y trouve au contraire une certaine maîtrise avec des séquences fortes suivi du calme après la tempête, qui nous laisse le temps d’encaisser. Ces séquences fortes en émotions avec la musique de Antoine Bodson, Jean Ferrat ou Chopin sera faire pleurer. On assiste au développement impossible d’une relation, d’un amour qui ne cesse de se battre pour s’épanouir. D’une famille divisée par un problème qui la dépasse, contre lequel l’homme est impuissant et ne peut rester tranquille.
Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 février 2022
Qu'y a-t-il de plus éphémère que l'euphorie de cette tendre vie, qui nous donne une famille à chérir, une foison d'activités manuelles à profiter et une table bancale, qui rassemble finalement tout ce beau monde ? Joachim Lafosse (À perdre la raison, L'Économie du couple) nous emmène dans un univers aussi dynamique et tourmenté que le nôtre, à travers le prisme tragique de l'inertie, qui est à la fois le fardeau et la délivrance des héros. Un homme maniaco-dépressif, nage et ne s’arrête plus, à la fois pour sa survie, mais également par nécessité. Il ne s’agira pourtant pas de la comprendre davantage, car la maladie ne sera pas de sujet de cette œuvre, où la collision émotionnelle se trouve ailleurs, quelque part entre des métiers de création et de restauration, tenus par un couple qui s’aime et qui ne parvient plus à préserver leur sensibilité.

À l'image de cette ouverture, qui camoufle un soupçon de folie, l'océan apaise et sonne le glas des vacances, voire du paradis. Notons toutefois qu'il y a un bout de chemin entre ces eaux agitées et la berge. Mais la force des détails, la force d'un quotidien qui multiplie les tâches pousse le père de famille, Damien (Bonnard), à interagir sans cesse avec son environnement. La crise sanitaire récente en support fournit également de bonnes raisons de nous laisser respirer un bon coup. Mais ce sera plus de l’ordre d’un essoufflement, car jamais le récit ne laisse sa dynamique sombrer dans le statique, ou bien lorsqu’il est convoqué, cela deviendra un instant de réflexion profond, avant que ne reparte la tempête au sein d’une famille déchirée par mille souffrances. La tension est alors suggérée, puis employée comme un moteur du genre de l’épouvante, car Damien ne dort presque plus et a besoin de conjuguer les formes et les couleurs dans ses peintures, afin d’y décharger son trop-plein.

Le père de famille y développe ainsi une fascination pour tout ce qui est immobile et « amovible », l'obligeant à nager, sans modération, afin de ne pas sombrer ou au moins de flotter, au même niveau émotionnel que Leïla (Bekhti) et son fils Amine (Gabriel Merz Chammah). Sa vivacité serait un recourt admirable et un bénéfice formidable, s’il ne perdait pas constamment le contrôle, ce qui met en danger son entourage. Son énergie effraie, car sa direction est confuse, inconnue et enfin réorientée à la dernière minute. C’est un artiste qui n’a plus conscience du temps qu’il perd ou qu’il génère grâce à ses initiatives, jusqu’à épouser une violence qu’il ne redoute pas, car il ne la ressent pas. Le spectateur partage ainsi l’effroi de voir évoluer ce personnage, mutilé par sa condition et sa famille, qui n’a pas d’autres choix que d’en assumer la protection, malgré le temps fort qu’un couple devrait se partager dans ce fragment de vie, où l’apprentissage et la solitude d’Amine gagnent à être reconnus.

Le cinéaste belge nous laisse ainsi avec des personnages possédés et dépossédés, au même titre que sa caméra, qui s’égare entre deux regards, deux émotions en conflits et qu’on aimerait voit s’apaiser le temps d’une nuit paisible. Mais ce seront bien « Les Intranquilles » qui nous embarquent dans un quotidien inconfortable, où l'humeur change aussi rapidement que la météo, que les avis divergent aussi vite qu’un autre souci vient en rajouter une couche… Tous ces mouvements et tous ces corps insaisissables, tout finit par changer. Il suffit d’évaluer la mine de Leïla ou de Damien jusqu’au générique pour se rendre compte que ni le corps médical, ni les personnes de confiance, pourrait jongler avec autant de situations bouleversantes.
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