Les intranquilles nous depeint un portrait fort et concret sur la biporalité. Le tandem Bonnard/Bekhti fonctionne bien, et meme s’il y a quelques longueurs, dans l’ensemble, c’est prenant et percutant.
Les Intranquilles suit le quotidien d’un couple confronté à un trouble bipolaire qui déséquilibre peu à peu leur vie familiale. Un film très ancré dans le réel, porté par ses acteurs, qui m’a convaincu malgré quelques limites.
Avant de le voir, il faut avoir en tête que le film s’inscrit dans le cinéma de Joachim Lafosse, centré sur l’intime et l’observation du couple. Ici, pas d’intrigue classique mais une immersion progressive dans un quotidien sous tension, avec une approche très réaliste des troubles psychiques, sans effet dramatique appuyé. Le film repose avant tout sur le jeu des acteurs et des espaces clos qui renforcent l’impression d’enfermement.
Le film explore la maladie mentale et ses répercussions sur le couple. Il montre l’instabilité, les phases d’exaltation et de chute, ainsi que le déni et ses conséquences. À travers cette situation, il met en évidence l’impact direct sur la relation et sur l’équilibre familial.
Les Intranquilles s’intéresse aussi à l’épuisement émotionnel et aux limites de l’amour. Il interroge la capacité à soutenir l’autre sans se perdre soi-même, tout en montrant la fatigue liée à la répétition des crises. Le regard porté sur l’enfant, ainsi que la frontière entre créativité et déséquilibre, apportent une vraie nuance à l’ensemble.
J’ai plutôt apprécié l’interprétation extrêmement incarnée des acteurs, qui donne au film une vraie intensité. La représentation du trouble psychique est juste et nuancée, sans simplification, et le réalisme du quotidien est très maîtrisé. L’absence de jugement moral laisse pleinement exister la complexité des situations.
En revanche, le rythme m’a parfois paru un peu lent et légèrement répétitif. J’ai eu du mal à percevoir clairement les enjeux ou la direction du récit, avec un film qui tend à s’enfermer dans son dispositif, ce qui crée par moments une distance.
Au final, Les Intranquilles propose un regard précis et honnête sur la maladie mentale. Un film solide et incarné, qui fonctionne par son réalisme, même s’il reste parfois trop fermé pour réellement marquer.
Le genre de film où, si on a lu le synopsis, on devine quasiment l'entièreté du film. Damien Bonnard et Leïla Bekhti sont excellents certes, mais l'ennui prend vite le dessus, et c'est vraiment sans surprise, monotone et au final déprimant.
Un film sur une maladie psychique terrible… Terrible pour celui/celle qui en souffre, terrible pour leur famille, leurs amis… Les acteurs jouent juste… Les différents aspects de la maladie sont là, l’ambiance est lourde, angoissante, l’issue, dépendant avant tout de l’observance du traitement, est totalement incertaine à l’image de la fin du film…
Enfin un bon film sur le trouble bipolaire, une des maladies psychiatriques les plus fréquentes (entre 1 et 2,5 % de la population en France) et bien rarement montrée au cinéma. Le film n’est pas un documentaire mais tout est là, et Bekhti et Bonnard incarnent avec beaucoup de sensibilité et de justesse les partenaires de ce couple intranquille.
Damien Bonnard, c'est vrai, excelle assez. Mais il faut qu'on parle de Leïla Bekhti qui, pour la toute première fois, subjugue et n'a plus rien à démontrer à qui que ce soit (spoiler: la scène de nervous breakdown dans la chambre à coucher est récompensable ). La lumière et le côté contemplatif du film sont aussi tout à fait intéressants. spoiler: La fin, sobre, est très réussie.
Filmant le quotidien de la vie d’un artiste peintre atteint de troubles bipolaires dont le comportement affecte sa femme et son fils « Les Intranquilles » a su parfaitement retranscrire avec justesse la difficulté de vivre dans une instabilité mentale chronique à la fois pour la personne concernée et pour ses proches. Le réalisateur Joachim Lafosse de cela un long-métrage puissant loin de tout cliché et d’effets pompeux et s’appuie sur une formidable interprétation de Didier Bonnard et Leïla Bekhti.
Les Intranquilles aborde la bipolarité avec une grande justesse, sans pathos ni excès. Le couple interprété par Damien Bonnard et Leïla Bekhti est bouleversant, incarnant avec finesse la difficulté d’aimer face à la maladie. Un film intime, parfois un peu lent, mais sincère et profondément humain.
Ce film explore avec sensibilité la complexité des relations familiales face à la maladie. La performance des acteurs est remarquable, transmettant avec justesse les émotions des personnages.
Un coup de cœur vraiment, le film est poignant du début à la fin on ne décroche pas un seul instant. La globalité des acteurs/actrices jouent parfaitement bien et font aussi qu'on plonge dedans. Bravo pour le thème abordé la bipolarité c'est fait avec bienveillance.
Une chronique familiale signée Joachim Lafosse, tout en nuances, qui traite de la bipolarité. Leila Bekhti et Damien Bonnard excellent dans leur composition, lui artiste peintre débordant de vitalité cherchant à minimiser les effets de sa maladie, elle épuisée et toujours sur le qui-vive, cherchant à contenir la cellule familiale tout en protégeant leur fils. Le couple qu’ils forme semble tellement authentique que l’on sort sonné par cette composition admirable.
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2,5
Publiée le 15 novembre 2024
C'est une histoire intime et toute personnelle que Joachim Lafosse nous propose ici, celle de son papa bipolaire! Et pour l'incarner quoi de mieux que l'acteur montant Damien Bonnard qui joue avec vèritè ce père de famille atteint de problèmes psychotiques! Son quotidien ? Des crises qui rythment la vie de sa famille! Au travers d'un scènario qui met en avant une maladie maniaco-dèpressive très complexe, c'est dans la peinture où Bonnard se bat contre lui-même et le dèvouement de Leïla Bekhti pour ce dernier que "Les intranquilles" (2021) trouve ses moments les plus forts! Une vision nuancèe et pas facile d'accès d'une maladie èprouvante qui se manifeste par de l'euphorie et des remontèes maniaques! Une histoire d'amour aussi et forcèment! C'est un poil long, manquant de frènèsie avec un dènouement un peu abrupte, mais bien interprètè et rèalisè! A voir...
Pour bien connaitre le sujet, je trouve qu'il s'agit de l'un des seuls films, avec "Touched With Fire" de Paul Dialo (en anglais, jamais importé en europe), a parler du trouble bipolaire de manière réaliste. Le sentiment de toute puissance, personne ne pouvant arrêter le malade lors des phases de manie, est superbement traduit. Quand aux phases de dépression, souvent confondues avec la déprime, elles sont ici dépeintes cruement, montrant l'impact physiologique dramatique de ces épisodes, qui succèdent aux phases de manie. Le rapport entre bipolarité et expression artistique est classique mais bien illustré. Le jeu des acteurs est immersif et les personnages, attachants. Le scénario s'intéresse autant au malade qu'à son entourage, et cette dimension est rarement abordée. Si le personnage du fils semble un peu en retrait (spoiler: on aurait aimé voir les retentissements dans sa vie, à l'école par exemple ) et idéalisé, celui de Leila est trés touchant de réalisme. Je conseille ce film à toute personne qui est concernée, de près ou de loin, par cette maladie, même si cela vous remuera certainement les trippes... et je ne peux qu'espérer que cela permettra à d'autres d'avoir un autre regard sur ce qu'est la bipolarité.
Ce film sur la bipolarité m’attirait mais je ne l’ai trouvé si bon que ça. Le titre est bien choisi mais l’histoire tourne en rond même si la performance de Damien Bonnard est incroyable. De plus, j’ai été dérangé par le fait que l’alchimie du couple que ce dernier forme avec Leïla Bekhti ne fonctionnait pas à mes yeux. Par contre, les réactions de leur fils, joué par le jeune Gabriel Merz Chammah, m’ont semblé assez plausibles.
Joachim Lafosse nous fait partager l'épreuve de devoir vivre avec une personne bipolaire. C'est vrai, on ne voit pas l'autre facette (est-elle systématique ?) et uniquement les périodes de suractivités qui sont déjà assez handicapantes contrairement à ce que l'on pourrait croire. J'ai bien aimé aussi de voir que cet état est hélas nécessaire pour être créatif, qu'on ne peut pas avoir les 2, qu'il faut choisir entre une hyperactive et créatrice et une vie "classique" mais fade finalement. Ce n'est pas si simple et on finit par se demander si la réaction de la mère n'est pas excessive à tout vouloir brider tout le temps. Qui est le plus équilibré au final ? alors certes, il n'y a pas forcément d'histoire mais ce film fait quand même se poser un certain nombre de questions sur la vie avec cette maladie...