Les Intranquilles
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Loïck G.

391 abonnés 1 831 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 octobre 2021
Contrairement à « Tout s’est bien passé » de François Ozon ( sur la maladie cardiaque et la fin de vie ) l’effet clinique du sujet médical est ici relégué au second plan. Joachim Lafosse nous plonge dans la vie quotidienne d’une petite famille agréablement installée à la campagne, mais ballotée par la maladie chronique du père : la bipolarité. Tous les troubles de cette atteinte psychique se révèlent au fil des activités professionnelles du couple ( des artistes ) et des conséquences sur la vie de tous les jours. Le jeu de Damien Bonnard et Leïla Bekhti est absolument ahurissant d’intensité et de vérité, devant une caméra tout aussi prête à révéler l’indicible. Elle saisit les nuances les plus discrètes, provoque les colères les plus violentes. Jusqu’à nous conduire dans cette voie ultime, sans issue . Sans fin, ni recours. Juste l’intranquillité…
Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
AZZZO

363 abonnés 1 018 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 octobre 2021
En parlant de la bipolarité, Joachim Lafosse a raconté le drame familial de sa jeunesse. Il y avait facilement moyen de sortir du cadre intime car cette maladie psychique se prête aisément au grand écran ; elle autorise une tension permanente à condition de créer le cadre propice. Malheureusement, le fait que le bipolaire en question soit un peintre torturé dans sa maison de campagne du sud de la France enferme le personnage central dans une bulle que l'on a peine à percer. Loin du voisin qui partage une vie similaire à la nôtre, le cliché de l'artiste un peu fou rend la situation peu familière et peu concernante. D'autant que le danger latent n'est ni celui d'un suicide ou d'une violence quelconque mais d'un saut tout habillé dans la mare ou de l'achat d'un panier de choux à la crème pour les distribuer aux camarades de son fils. Ok, ça fera flipper les diabétiques mais les autres ?... Nuançons tout de même la critique : Damien Bonnard et Leïla Bekhti sont excellents et il y a peu à dire sur la réalisation : lumières, musique extradiégétique, caméra épaule, tous les ingrédients d'une bonne soupe ont été mis dans la casserole. Dommage qu'il manque l'assaisonnement. C'est bien fait... mais c'est fade.
JudyCarlotta
JudyCarlotta

82 abonnés 166 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 octobre 2021
L'artiste présenté comme atteint d'une addiction à l'envers. Mais qu'est-ce que les films mettant en scène des peintres peuvent être ch.ants ! Voici deux arts tellement antagonistes. Le réalisateur aurait dû en rester à l'idée première de montrer un photographe... On y aurait gagné en rythme. Ok, les acteurs sont très bien, sauf le gamin qui détonne, pas eu les bons gènes manifestement ! Je n'ai eu d'empathie, et c'est dommage, que pour le personnage de Leila, qui, dans cette histoire, a les moyens de partir, de se sauver. La faute à ce film, bien vu, mais qui concerne qui ? Pas grand monde. Qu'on parle de cette maladie chez les plus modestes, mais pas très cinématographique, ça... le cinéaste ne parle que de ce qu'il connaît.
Dois-Je Le voir ?

411 abonnés 1 862 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 octobre 2021
Leila et Damien s’aiment profondément. Malgré sa fragilité, il tente de poursuivre sa vie avec elle sachant qu’il ne pourra peut-être jamais lui offrir ce qu’elle désire.

C’est une réalisation du Belge Joachim Lafosse qui avait fait le très bon L'Économie du couple (2016). Pour écrire le scénario, il s’est inspiré de son vécu avec son père maniaco-dépressif. Les Intranquilles a été présenté en compétition au Festival de Cannes 2021.

En traitant comme il se doit sa thématique sensible, ce drame en devient très bon.



Les Intranquilles va tourner autour de la bipolarité de Damien. Un sujet peu évident à prendre en main. Il faut savoir que cette maladie consiste dans des variations de l'humeur disproportionnées dans leur durée et leur intensité. La gaieté devient euphorie exagérée, la tristesse s'exprime par une dépression profonde. Joachim Lafosse met à profit sa dure expérience pour nous offrir un récit puissant. Il y a deux axes qui vont captiver notre attention. Celui de l’homme victimes de ces troubles mentaux, et de sa femme devant l’accompagner.

Le casting pour jouer ces rôles est tout simplement parfait. On dirait que Damien Bonnard est fait pour ce personnage. Il restait sur une nomination au César du Meilleur acteur dans Les Misérables en 2020. C’est tout bonnement impressionnant la manière dont il interprète cette détresse. Il est à la fois inconscient du danger qu’il représente pour lui et ses proches, tout en ayant un amour inconditionnel pour eux. Une situation qui fait qu’on ne peut pas le juger négativement. Leïla Bekhti n’a rien à lui envier en termes de talent. Cette femme est d’une juste sans égal. Je souffrais avec elle. On la voit être détruite que ce soit de voir l’homme qu’elle aime couler, mais aussi l’épuisement de cette situation.



C’est donc à travers l’image de ce couple que se symbolise le mieux les dégâts de cette maladie. Un équilibre que le réalisateur arrive parfaitement bien à cerner. À plusieurs reprises j’ai ressenti une forte émotion. Pour apporter du soutien, on peut compter sur l’expérimenter Patrick Descamps. Il est un peu le symbole de cet entre-deux entre la nécessité d’être ferme, mais l’espoir de croire que tout ira mieux alors qu'au fond, on sait que c’est impossible.


Je tenais à dire que j’ai tout de même trouvé quelque longueur au film. En effet, il dure près de deux heures, et ce n’est pas évident de maintenir l’intensité émotionnelle toujours élevée. C’est donc logique que par moments, nous ayons des coups de mou. Surtout qu’au début, il n’est pas évident d’identifier les troubles de Damien si on ne connaît pas les symptômes. Finalement, même pour le spectateur, c’est plus facile d’aborder la maladie quand on met un nom dessus.
Lilicot
Lilicot

10 abonnés 271 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 octobre 2021
Un film atypique qui pénètre le monde de la maladie mentale et de la psychiatrie via une famille dont le père souffre de troubles bi-polaires et l'on vit pendant deux heures au plus près de la souffrance engendrée pour le patient et les proches. L'interprétation est lumineuse. A voir absolument. On ne ressort pas "tranquille" mais on a pris conscience.
tupper
tupper

193 abonnés 1 587 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 octobre 2021
Cette plongée au cœur d’un couple, dont l’un est bipolaire, est brutale, tendre, pédagogique. Grâce à l’intelligence du scénario et aux interprétations magistrales de Damien Bonnard et Leïla Bekhti, on passe avec ce couple par les différentes étapes de cette maladie. De l’excentricité, la rédemption (temporaire ?), en passant par l’euphorie, la folie et la déchéance.
Christoblog

922 abonnés 1 805 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 octobre 2021
J'aime assez le cinéma de Joachim Lafosse, que je trouve habituellement solide et profond.

Le sujet dont il s'empare ici est intéressant : il s'agit de montrer de façon réaliste ce qu'est la bipolarité, et d'en explorer les conséquences sur la sphère familiale. Le film suit scrupuleusement ce programme, d'une façon sage et appliquée. On assiste donc à l'évolution oppressante des troubles comportementaux, impuissants comme tous les proches, qui font par ailleurs preuve d'une grande bienveillance.

Les intranquilles porte la marque habituelle de Lafosse : les situations sont bien analysées, le rapport entre les personnes sont décrits avec beaucoup de finesse, et la direction d'acteurs est convaincante. Damien Bonnard est exceptionnel, donnant à voir la maladie uniquement par son degré de fébrilité plus ou moins élevé, sans recourir à d'expressives mimiques.

Un film honorable donc, sans être exceptionnel, qui souffre peut-être de quelques longueurs et d'un scénario hésitant sur la façon de finir le film, mais qui mérite d'être vu.
Henning P
Henning P

82 abonnés 283 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 octobre 2021
Robin Williams, Lou Reed, Nina Simone, Vincent Van Gogh et tant d'autres ont le même trouble que le héros de ce film. Pourtant si l'on a pas connu par son entourage familial ou amical quelqu'un souffrant de cette psychose, très peu de films ou de séries traitant de ce sujet, on peut être surpris par ce film.
Dans la salle il y a eu quelques rires dans une scène marquante où Damien est en plein délire maniaque, ce qui me fait dire que ce film sera utile pour ceux et celles qui n'y connaissent rien, pour mieux appréhender cette maladie et ne pas voir les bipolaires comme des extra-terrestres.
C'est sûr c'est un film très juste qui décrit une situation que vivent de nombreux couples et le réalisateur prend du temps pour montrer comment ce couple se délite. Les scènes peuvent paraître longues, voire ennuyeuses mais elles renforcent au contraire l'impact du film. La prestation des acteurs, et notamment celle de Damien Bonnard est tout simplement remarquable. Il habite le personnage et on souffre avec lui.
Le film est intelligent car il ne nous donne pas toutes les explications mais nous laisse deviner la psychologie de chacun des membres de cette famille.
Le réalisateur a lui-même connu ce trouble, son père étant atteint de bipolarité. Il est bien placé pour nous en parler.
Un film fort qui peut émouvoir et secouer les plus sensibles.
18/20
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 3 octobre 2021
Bonjour à tous, ce film est beau, fidèle à ce que peut-être une crise hypomaniaque.
Si vous voulez un film pour vous marrer, ce sera pas ce film. Par compte, si vous avez dans votre entourage quelqu'un touché par cette maladie bipolaire, alors aller le voir. Vous comprendrez ce que cette famille a vécu. Les moments clés : les insomnies en travaillant toute la nuit, le traitement, la honte, le découragement tout est représenté.
Merci Joachim d'avoir fait ce film.
Yves G.

1 856 abonnés 4 064 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 octobre 2021
Damien (Damien Bonnard) est bipolaire. Il alterne des phases d'activité délirante et de catatonie qui obligent sa compagne, Leïla (Leïla Bekhti), à une vigilance de chaque instant. Le trio aimant qu'il forme avec son fils Amine (Gabriel Merz Chammah) y survivra-t-il ?

"Les Intranquilles" filme la bipolarité, une maladie que Joachim Lafosse, fils de père bipolaire, a vécu dans sa chair. Son titre est riche de sens : les "intranquilles", ce sont à la fois le bipolaire lui-même, incarné par un Damien Bonnard habité, tour à tour emporté par une fièvre créatrice qui lui fait enchaîner les nuits blanches ou terrassé par les médicaments qui le laissent pantois, ou ses proches, sa compagne, son fils mais aussi son père (le toujours parfait Patrick Descamps) condamnés à un perpétuel qui-vive.

Le film, projeté en sélection officielle à Cannes en juillet dernier, est précédé d'une critique louangeuse. Je lui ai trouvé néanmoins trois défauts qui, sans être rédhibitoires, ont entamé le plaisir que j'y ai pris et l'intérêt que j'y ai trouvé.

Le premier est l'interprétation. Je mets hors de cause Damien Bonnard, impeccable, qui est en train de gagner ses galons de star. J'ai plus de réserves sur Leïla Bekhti, prisonnière d'un rôle immobile : celui de l'épouse exténuée, à deux doigts d'exploser ou d'abandonner la partie. J'en ai plus encore s'agissant du gamin grassouillet, dont je ne vois pas quelles qualités on a bien pu lui trouver sinon celle d'être le fils et le petit-fils de deux actrices déjà installées (Lolita Chammah et Isabelle Huppert)

Le deuxième est le scénario qui me semble faire du surplace. Tout le film est construit autour du même schéma répétitif : une action particulièrement déconcertante de Damien est tant bien que mal gérée par Laïla sous les yeux déconcertés de leur fils. La phase de la découverte de la maladie est occultée, qui aurait pu pourtant se révéler particulièrement cinématographique : on y aurait vu les premiers signes avant-coureurs, le diagnostic établi à tâtons, la réaction de Leïla et de Damien oscillant entre le déni, la colère, l'abattement et la mobilisation. Rien de tout cela n'est évoqué. 

Le troisième est le plan final, d'une étonnante sécheresse, qui - sauf à ce que je l'ai mal compris - me semble contredire le message du film : l'amour d'une famille unie et indestructible est le seul rempart contre la maladie.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 2 octobre 2021
Nul, Film mal réalisé.Ennui mortel.Bel interprétation de Damien Bonnard, dommage que Bekhti lui vole la vedette lors de la promotion du film.il est tellement au dessus d'elle...
CinÉmotion
CinÉmotion

221 abonnés 226 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 octobre 2021
Bon film sur une maladie qui est trop peu méconnue contrairement à la schizophrénie, la bipolarité est bien plus insinueuse et complexe à détecter, et surtout à gérer pour l'entourage. Je sais de quoi je parle, mon ancienne compagne était atteint de bipolarité (tout comme sa mère, car cela peut être héréditaire). Je n'ai pas connu l'extrême comme c'est le cas avec le personnage de Damien, qui atteint vraiment une phase maniaque très forte et une phase de dépression importante (marqué surtout par les effets du traitement). Mais j'ai connu ces phases en tant qu'accompagnant, et je dois dire que le film est bien représentatif et absolument juste, que ce soit sur le développement du mal être de la victime, Damien, ou celle de l'accompagnante jouée par Leïla Bekhti. Ce sentiment d'impuissance malgré tous les efforts déployés, et pire, ce sentiment irrémédiable de paranoïa, et de difficulté à accorder de la confiance à l'être aimé touché par la maladie, car à tout moment il peut passer d'une phase à une autre, pouvant mettre en danger, comme c'est le cas ici, son entourage et lui-même.
Je n'ai pas trouvé une osmose incroyable entre Damien Bonnard et Leïla Bekhti en tant que couple, mais la caractérisation très bien écrite et développée des 2 personnages autour de la maladie ont quand même permis de comprendre les enjeux qui se jouaient. J'ai d'ailleurs bien aimé le fait qu'à aucun moment on ne montre l'aspect "médical" de la bipolarité, jamais on entre à l'hôpital ou dans en milieu psychiatrique. On reste dans le cercle familiale majoritairement, et on assiste seulement et implacablement à la vie du malade, la gestion de ses 2 phases et surtout les conséquences pour lui et son entourage, que ce soit avant, pendant et après son traitement ou isolement.
La conclusion du film peut sembler abrupte voire décevante car laissée ouverte. Mais personnellement, la dernière scène est assez forte, car elle résume assez clairement les enjeux et la problématique du film finalement, à la fois du malade et de son accompagnante. Peut-on continuer à s'aimer l'un l'autre au sein d'un couple bipolaire ? La réponse n'est pas donnée, mais semble amener beaucoup de compromis des deux côtés.
Personnellement, pour avoir vécu la chose, ma réponse est clairement non, en tout cas, pas sans devoir faire des concessions et sacrifices importants, pour soi-même, et pour l'autre. Avec le risque d'être soi-même atteint d'un mal être profond avec ce sentiment d'impuissance qui demande énormément d'énergie.
ANDRÉ T.
ANDRÉ T.

95 abonnés 485 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 octobre 2021
Un film sur les ravages de la « bipolarité » chez un couple « solide et uni » ?
Joachim Lafosse, parvient à nous tenir en haleine et crée un sentiment d’angoisse …
À tout instant, le pire est possible…
Ses deux beaux comédiens sont crédibles D. Bonnard, Leila Bekhti (mais oui Leila aussi!)
et Amine l’enfant reflète toute la peur de la dérive vers l’irréparable….ressentie par la Maman….
Le spectateur est pris par cette anxiété ambiante….
Par rapport à cette fragilité mentale, l’Amour se sent désarmé !!!
Le meilleur Lafosse ! Une réussite!
Capcorbirdy
Capcorbirdy

12 abonnés 66 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 octobre 2021
Vu au ciné "LES INTRANQUILLES", drame familial sur la bipolarité au sein d'un couple, inspiré du vécu du cinéaste avec son propre père, construit comme un thriller mental: un peintre sujet à des crises maniaco-dépressives, devenant alors hyperactif et ne dormant plus, en danger pour sa famille, sa femme et son jeune fils (interprété par le petit-fils d' Isabelle Huppert).Même si la famille semble soudée par un amour indéfectible, le film montre comment cette maladie vient ronger et déstabiliser cette harmonie apparente, sans concessions, nous montrant cliniquement les ravages et les épreuves toujours au plus près des visages, soit en montrant la souffrance silencieuse dans les regards soit en faisant exploser les colères et les affrontements, le tout avec une intensité éprouvante et aussi bouleversante, à l'image de ce film dur mais aussi magnifique;les deux comédiens principaux qui portent cette histoire de vie composent un superbe duo enveloppé par une puissante alchimie de douleurs et de souffrances: Leila Bekhti, en épouse aimante et presque résignée au prime abord, tout en douleur rentrée puis colérique et dépassée, est vraiment formidable et Damien Bonnard est quand à lui absolument prodigieux en artiste toujours en plein doute et ravagé par cette maladie qui, il le sait ne guérira pas, à la fois effrayant et touchant, d'une justesse terrifiante, l'acteur confirme qu'il fait partie des plus grands, un suoerbe film intimiste, prenant et déchirant.
dan47
dan47

70 abonnés 165 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 2 octobre 2021
c'est quoi ce film sans queue ni tête ? c'est mal réalisé. c'est mal monté. l'acteur est crispant dans sa bipolarité. bref ! c'est nul.
j'aime beaucoup Leila Bekti mais qu'est ce qu'elle faisait dans ce navet ?
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