Les Intranquilles
Note moyenne
3,5
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145 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 7 février 2022
Belle interprétation mais fin frustrante, car il n’y en a pas : le film ne semble pas terminé… peut-être l’effet confinement où de temps à autres des acteurs portent le masque. On parle en effet beaucoup de bipolarité actuellement, certainement par effet de mode mais je n’y ai pas trouvé les réponses attendues malgré connaissance de la pathologie. En effet, il y a peu de points communs avec la bipolarité. Il s’agit dans le film de psychose, c’est certain, mais pas forcément de bipolarité qui est faite de périodes « avec » et de périodes « sans » les crises s’espaçant de quelques mois voire années où en dehors des crises le sujet a une vie « normale ». On voit surtout l’acteur qui s’enfonce (dans la folie) sans rebondissement. Beau sujet mais qui reste juste racoleur. Fort heureusement la bipolarité ne fait pas sombrer dans la folie et peut-être être tout à fait canalisée.
Lassalle Victoria
Lassalle Victoria

14 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 février 2022
Film très bien écris et très bien joué par Leila et Damien. Le petit garçon Gabriel joue à la perfection, il ira très loin!
Leila et Damien nommée au César, ce n'est pas pour rien.
Leila comme d'habitude excellente actrice, elle brille toujours autant.
CINÉ FEEL
CINÉ FEEL

82 abonnés 287 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 décembre 2021
Un film fin et intelligent qui dépeint sous une forme impressionniste les ravages sur une famille d’une maladie qui n’est nommée que dans les dernières minutes. J Lafosse réussit haut la main son pari de nous épargner la psychologie à deux balles, l’apitoiement sur la maladie, les explications du corps médical. C’est tout le contraire d’un film programmatique, et il donne leur chance à ses personnages. Il est particulièrement aidé en cela par Damien Bonnard , remarquable de bout en bout dans son mystère et son mélange de détermination et de détresse Leila Bekhti en revanche livre une composition assez linéaire, un peu trop en force. Et dans le rôle de leur enfant, un jeune acteur très intense , et qui a de qui tenir ; le petit fils d’Isabelle Huppert. Il est formidable.
Décidément J Lafosse continue de nous offrir une œuvre remarquable, après notamment Éleve libre, l’économie du couple et À perdre la raison.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 23 décembre 2021
Joachim Lafosse l’a prouvé par le passé, il sait parfaitement ausculter et expliquer comment un couple ou une famille peut se désintégrer petit à petit. Dans l’économie du couple, il racontait admirablement comment l’argent avait détruit l’amour d’un homme et une femme. Avec Les Intranquilles il montre comment la maladie mentale d’un père va peu à peu désagréger la vie d’une famille simple et heureuse.

Avec la distance nécessaire, tout en filmant ses personnages au plus près, le réalisateur belge pose sa caméra au cœur de la cellule familiale pour mieux la décrypter et montrer comment la bipolarité du père, à travers ses crises, à travers ses délires presque sans limite, va ronger tout doucement les liens familiaux. Sans aucune démonstration médicale ou psychologique, le réalisateur filme à travers de longues séquences des moments de vie très compliqués, tendus et parfois totalement absurdes mais avec toujours beaucoup de justesse.

Damien Bonnard est époustouflant dans le rôle du père artiste peintre et dont le métier est nourri par sa maladie. Quant à Leila Bekhti, elle l’incarne avec une détermination là aussi saisissante le rôle de l’épouse aimante et protectrice acculée face a la maladie de plus en plus envahissante de son homme. Mention particulière également ou petit garçon Amin (Gabriel Merz Chammah) dans le rôle du fils auquel Lafosse accorde une place également très importante dans son histoire.
Un film dur, saisissant, parfois peut-être un peu long sur certaines séquences, mais empreint d’un réalisme absolu.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 18 décembre 2021
Ce film est poignant, magnifique, inoubliable. C'est un film de Joachim Lafosse, et j'ai eu un gros coup de cœur.
C'est un film qui parle de la difficulté de la maladie (où l'on peut s'identifier à n'importe qu'elle maladie). J'ai aimé l'histoire, les personnages, l'amour qui est beau et dur à la fois. Les musiques, les décors, tout est beau dans ce film.
La prestation de Leïla Bekti et Damien Bonnard était aussi incroyable.
Je recommande ce film a 200 % pour ceux qui aiment les drames et les histoires de vies.
Jipéhel
Jipéhel

46 abonnés 176 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 novembre 2021
Plongée dans la bipolarité

J’avais découvert le belge Joachim Lafosse en 2012 avec A perdre la raison. Depuis, on comprend bien que ce qui l’intéresse par dessus tout, c’est le couple dans tous ses états. Ce ne sont pas ces 120 minutes qui dérogeront à la règle. Leila et Damien s’aiment profondément. Malgré sa fragilité, il tente de poursuivre sa vie avec elle sachant qu’il ne pourra peut-être jamais lui offrir ce qu’elle désire. La bipolarité reste une maladie méconnue du grand public. Ce drame est une occasion unique de la toucher du doigt grâce à un scénario impeccable et un casting très investi et convaincant. Un très beau film !
Le scénario s'inspire de ce Joachim Lafosse a vécu avec son père maniaco-dépressif. Il y a aussi, ici, des emprunts au roman L’Intranquille, autoportrait d’un fils, d’un peintre, d’un fou de Gérard Garouste. La question centrale est d’ailleurs dans la définition de la « folie ». Le héros est-il fou ? Ce drame du couple, de la maladie mentale, de la création et de la famille est superbement filmé et on est secoué d’émotions diverses tout au long de cette histoire. Par contre, même si Joachim Lafosse n'avait pas caché aux acteurs qu'il ignorait comment le film se terminerait, et que d’autre part, j’adore les fins ouvertes, celle-ci m’a laissé sur ma faim… j’allais écrire « fin ». Elle est tellement abrupte qu’on a l’impression qu’il n’y avait plus de budget ou qu’un confinement quelconque l’avait interrompu sans espoir de retour. Etrange !
Il aura fallu attendre 2019 et Les Misérables de Ladj Ly, pour que le cinéma français se rende compte qu’il possédait un immense acteur dans la personne de Damien Bonnard. Il crève l’écran ici dans ce rôle de père et de mari aimant mais rongé par son problème psychologique. Devrait être nommé aux César. Magnifique… A ses côtés Leïla Bekhti, à 37 ans, a déjà derrière elle, une sacrée carrière et franchement, pas grand-chose à jeter chez cette formidable actrice. Elle excelle dans la peau de cette épouse exténuée qui sombre irrémédiablement dans une spirale sans espoir. Le petit Gabriel Merz Chammah - petit-fils d'Isabelle Huppert et il a de qui tenir - est une belle découverte et Patrick Descamps une constante confirmation. Mélancolique, fiévreux, parfois brutal, mais qui sait éviter tout cliché sur la maladie, le peintre tourmenté ou la famille en déliquescence. Un film déchirant.
rvrichou
rvrichou

121 abonnés 592 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 novembre 2021
Un propos original et courageux remarquablement servi par des acteurs talentueux . On peut déplorer certaines longueurs, des défaillances narratives, des facilités de mise en scène, mais au bout du compte on ressort de la salle avec le sentiment d'avoir vu un bon film, riche en humanité.
AlexP.
AlexP.

4 abonnés 12 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 novembre 2021
La bipolarité est une maladie mal connue car invisible. Elle n'a pas de signes précurseurs incontestables àla première "crise", hors mis une agitation inhabituelle qui s'amplifie jusqu'à devenir incontrôlable. Elle consume le malade en le rendant infatigable, hyperactif jusqu'à la mort si on le laisse sans traitement. Mais le plus dur est pour la famille car la maladie ne guérie pas, elle dort juste quand il y a prise de traitement, ramenant le malade sur terre, presque normal quand il est bien dosé, juste un peu mou. Mais le malade redevenant normal ne veut plus le prendre car "pourquoi prendre un traitement puisque ça va mieux ?" et replonge. La famille est sur le qui-vive permanent, s'épuise, hurle, n'a plus de repos.

Ce quotidien est très bien retranscrit, de la tentative de faire prendre conscience de la maladie jusqu'à l'internement malheureusement inévitable. Le jeu des acteurs est juste et la fin est le reflet de l'impuissance face au malade dans le déni.
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 novembre 2021
Joachim Lafosse est de retour avec une œuvre qui ausculte toujours la désintégration de la cellule familiale mais par le prisme de la maladie cette fois. Sa filmographie se pare donc d’une cohérence thématique rare. Après l’excellent et magistral « A perdre la raison » qui partait d’un fait divers sordide pour raconter la descente aux enfers d’une famille et le très bon « L’économie du couple » qui insérait la notion d’argent lors d’une séparation, c’est donc cette fois par le biais de la maladie que la famille va être envisagée. Et pas n’importe laquelle puisque c’est d’une pathologie sournoise et insidieuse dont il s’agit ici : le bipolarisme. Si on a déjà vu pas mal de long-métrages parlant du cancer ou encore de la maladie d’Alzheimer (comme le récent « The Father » par exemple), ceux traitant de maladies psychologiques sont plus rares. La dépression a déjà été traitée de manière occasionnelle, mais la bipolarité est bien plus rare. Le réalisateur puise d’ailleurs dans sa propre histoire puisqu’il est lui-même le fils d’un bipolaire. « Les Intranquilles » nous met donc en immersion totale et très réaliste dans la vie d’une famille déchirée par cette pathologie imprévisible.



On a donc d’un côté un Damien Bonnard intense et concerné qui enchaînes les crises faites d’excitation, de créativité et d’hyperactivité suivi d’une phase dépressive et amorphe. Le rôle n’était pas facile et le risque de tomber dans la surenchère et le ridicule était potentiellement important, mais le comédien s’en tire avec les honneurs. En face, il y a sa femme, jouée par Leïla Bekthi dans une prestation plus intériorisée mais tout aussi délicate pour un tel rôle, plutôt passif et pas forcément évident. Deux manières de voir les choses pour un drame fort et intense. Heureusement, « Les Intranquilles » évite l’écueil du film dossier et de la psychologie de bazar. Lafosse a préféré faire ressentir au spectateur de l’intérieur ce qu’était cette maladie et les conséquences qu’elle pouvait avoir sur les autres membres d’une famille. C’est tour à tour tendre et beau puis fiévreux et angoissant. De véritables montagnes russes émotionnelles, aussi bien pour les personnages que pour les spectateurs qui alternent les scènes coups de poing et d’autres plus apaisées.



Cependant, c’est peut-être le film le plus rude de son auteur et le moins accessible. D’abord le script fait le choix de rentrer dans le vif du sujet sans préambule, avec un épisode de crise. On ne sait donc pas quand et comment ça a commencé et on ne le saura jamais. De la même manière, il se termine de manière très abrupte, en pleine crise également, sans qu’on sache comment va évoluer cette famille et ce qu’il va advenir des personnages. Aucune piste n’est vraiment donnée. Particulier et osé mais très frustrant, comme si le préambule et la conclusion avaient été coupés au montage. Ensuite, le film suit un peu les humeurs du personnage principal. C’est peut-être voulu mais on passe donc de séquences chocs et qui captent notre attention de manière incontestable à d’autres plus monotones et anecdotiques, ce qui aboutit à une œuvre au rythme en dents de scie. « Les Intranquilles » n’est donc pas le meilleur film de son auteur par la faute de choix audacieux mais clivants. Cela ne l’empêche pas d’être sporadiquement puissant et passionnant et surtout nécessaire par la lumière qu’il met sur une pathologie méconnue mais très invalidante.



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mat niro

467 abonnés 2 170 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 novembre 2021
Joachim Lafosse traite ici avec brio d'un sujet rarement abordé au cinéma : la bipolarité. Damien (Bonnard) est artiste peintre et vit avec Leïla (Bekhti) et leur enfant Amine. Seulement, quand Damien refuse de prendre son traitement et sent monter en lui l'exaltation d'une phase maniaque, tout son entourage va en subir les conséquences. Damien Bonnard est tout simplement exceptionnel, jouant aussi justement sa période délirante que celle dépressive. C'est un film puissant qui remue beaucoup le spectateur, et qui a le mérite de montrer frontalement les dégâts causés dans la sphère familiale. Leïla Bekhti est également brillante en femme aimante devant élever leur enfant et ne supportant plus les dérives de son mari. Un film choc sur la maladie psychique. Bouleversant!
Véronique G.
Véronique G.

3 abonnés 9 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 2 novembre 2021
une belle tentative de description de la bipolarité, où les acteurs se débattent du mieux qu'ils peuvent avec un scénario inexistant, des longueurs inutiles, des situations absolument irréels dans cette pathologie. Le réalisateur connaît mal le sujet, le maîtrise mal, ne sait rien de l'accompagnement et de l'adhésion thérapeutique qui est obligatoirement posé dans ce genre de maladie, où les patients intelligents et hyperactifs, dangereux pour eux-mêmes, sont laisser dehors sous condition de cette adhésion, au risque de tout perdre, leur femme ( ou leur mari) et la garde de leur enfant ( pas prudent). A moins d'être un malade qui s'ignore ce qui n'est manifestement pas le cas. Une maladie dont on connaît les dangers, trop souvent sous estimés mais qui concerne des gens cortiqués capable de comprendre ce qu'ils ont et ce qu'il faut faire pour s'en sortir- Donc le jeu de l'acteur, artiste ( une caricature) est hors du réel d'aujourd'hui et des connaissances actuelles- il correspond à une prise en charge du siècle dernier, avant la découverte de la maladie et de ses traitements-
Jean-Charles ECHARD
Jean-Charles ECHARD

2 abonnés 278 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 novembre 2021
Le film est porté par ses acteurs, en tout premier lieu Damien Bonnard impressionnant. Mais à force de vouloir éviter tout pathos, il devient un peu froid et s'étire dans la seconde moitié. Dommage
Jonesss
Jonesss

71 abonnés 43 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 novembre 2021
Une vision de la bipolarité filmée de façon très contemplative factuelle et suggestive. J'aurais aimé plus d'explications, de dialogues, de compréhension. On ne voit que l'extérieur, et c'est ce qui m'a frustrée. Il m'a manqué d'avoir accès à leur intériorité, leurs pensées, leurs émotions, leurs ressentis.
Bernard D.
Bernard D.

130 abonnés 613 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 octobre 2021
« Les intranquilles » du réalisateur belge Joachim Lafosse (2021) n’est pas un film médical sur la maladie bipolaire ex-psychose maniaco-dépressive, qui est une maladie plus fréquente qu’on ne le pense et qui est insidieuse puisque le délai entre les premiers signes et le diagnostic est de 5 à 10 ans alors qu’un traitement précoce et bien suivi permet de réduire la fréquence et l’intensité des phases aiguës.
Joachim Lafosse dont le père était bipolaire, s’attache à décrire les conséquences intra-familiales de la maladie dans une famille pourtant liée et aimante.
Damien (Damien Bonnard), la bonne trentaine, est bipolaire (depuis quand ?) et prend du Lithium (régulièrement ou non ?). Il est artiste-peintre (et je ne commenterai pas sur la fréquence de cette maladie parmi les grands créateurs mais aussi un peu curieusement parmi les scientifiques et – avec là un autre problème – les hommes politiques !) et alors qu’il est en vacances dans le sud de la France, peut-être pressé par la commande de 40 toiles par son galiériste, il va présenter une crise maniaque aiguë. Ses extravagances vont au début faire sourire son fils et ses camarades (scène de l’étang) et rapidement conduire à des actes potentiellement dangereux pour lui et son fils (conduite à l’école en voiture). Il se dit « en forme » mais sa création artistique va s’en ressentir au fil des nuits, il va peindre, essuyer, effacer de la main, reprendre sa toile jusqu’à l’aube, jusqu’à l’épuisement sans pour autant être satisfait de son travail. Après une courte hospitalisation, « se sentant fliqué » par son épouse, il partira de son gré chez son père (Patrick Descamps).
Leïla (Leïla Bekhti), son épouse, n’a apparemment pas de famille et c’est seule – les soi-disant amis se défilant rapidement dans ce type de situation - qu’elle gère avec son beau-père comme elle peut la situation … jusqu’à finir par craquer.
Amine (Gabriel Merz Chammah), le fils qui a 8-10 ans, est entre ses 2 parents, protégé par sa mère mais désireux bien sûr de voir son père !
Un film très subtil et dont le titre est pertinent car dans ce contexte, personne n’est tranquille car à tout moment un mot, un geste, un événement extérieur mal interprété peuvent déboucher sur une discussion le plus souvent stérile et épuisante, ou sur un mutisme et l’accumulation des non-dits induit une distanciation de plus en plus importante entre le patient et ses proches.
Audrey C.
Audrey C.

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4,5
Publiée le 28 octobre 2021
Sujet difficile de la bipolarité ultra bien traité. Les personnages sont à la fois plein de vie et tourmentés. A découvrir pour comprendre l'ambiguïté de cette maladie
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