Sur un cinéaste aujourd’hui septuagénaire, je découvre une première œuvre intéressante, déconcertante. Sous les aspects d’une romance débridée, adultère en ligne de mire, Jang Sun-woo évalue le futur de la Corée du Sud, mêlant au mélodrame, le réalisme social d’une banlieue proche de Séoul. Les personnages bien souvent filmés à l’opposé de nos perceptions premières sont de petites gens arrimés à un quotidien bien ordinaire. Mais ils le vivent avec obstination (vois les couturières, exploitées, mais travaillant dans la bonne humeur), jusque dans les interdits de leurs passions amoureuses. Un regard sur la sexualité, de la part du réalisateur qui filme le désir de façon parfois de façon très violente. Mélodrame et social définitivement indissociables. Paradoxalement, ça ne manque pas d’humour, voire de fantaisie. Jang Sun-woo, un moderne avant l’heure. AVIS BONUS Bien que décousu, le rappel cinématographique de l’œuvre de Jang Sun-woo par Antoine Coppola permet de situer un peu mieux la portée de ce film. Pour en savoir plus :