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vegam
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3,0
Publiée le 17 mars 2022
L'idée est formidable, le sujet est sensible, le jeu est... Joaquim Phoenix avec ce petit garçon incroyable. J'ai assiste à un film sans jamais rentrer dedans. La bande annonce survend l'idée et survend surtout le rythme. C'est beau (noir et blanc avec des plans de LA et NY superbes) mais l'arythmie et quelques longueurs cassent l'exercice.
Magnifique film, image, jeu et réalisation. J'ai été touchée par la relation naissante entre l'adulte et l'enfant, par les questions que soulèvent les tâtonnements des deux êtres qui s'apprivoisent. Un doux et intense moment.
Dans “Nos âmes d’enfants”, Joaquin Phoenix est un journaliste radio qui interroge les jeunes sur leur vision du futur. Alors qu’il n’a aucune expérience de l’éducation d’un enfant, Johnny accepte de s’occuper du fils de sa sœur. Très vite une complicité s’installe entre les deux âmes égarées. Le réalisateur Mike Mills opte pour le blanc et blanc et se concentre uniquement sur la relation entre l’adolescent et le quadragénaire qui apprennent chaque jour l’un de l’autre. L'œuvre fascine par sa bienveillance autant qu’elle épuise par ce trop-plein de bons sentiments. “Nos âmes d'enfants” est une chronique intime, mais les interviews se font intrusives et cassent la délicatesse des échanges principaux. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
"Nos âmes d'enfants" se range dans la catégorie "tableau", comme j'aime bien souvent les appelés. En somme, c'est une oeuvre agréable à contempler, mais dont l'action et l'intellect restent limités. Ce pourquoi, je ne m'étonne pas que certains puissent trouver ce film ennuyant. Mais s'il l'on devait n'utiliser qu'un seul adjectif pour le qualifier, j'emploierai le mot "beau". C'est un mot simple pour un film qui se veut finalement modeste.
Concrètement, ce qui m'a conduit à trouver ce film "beau" sont sa poésie, ses images et sa réussite à construire une relation sincère entre un adulte et un enfant. Concernant la poésie, on la retrouve tout au long du film avec les intervieuws des enfants, des échanges entre les deux protagonistes etc. Rien ne viendra révolutionner les consciences, mais le script n'en reste pas moins touchant. Il nous rappelle des pensées oubliées ou des pensées trop précieuses qu'on ne peut s'empêcher d'apprécier les réentendre encore une fois. Rien ne m'a paru niais. Puis on peut retenir ces nombreuses images, suffisamment belles, à mon goût, pour paraître dans une galerie photo. J'ai d'autant apprécier que le film soit en noir et blanc. Je perçois ce choix artistique comme servant à accentuer le thème du souvenir. Enfin, ce qui est plaisant est qu'on finit par croire au lien fort existant entre les deux protagonistes alors qu'ils n'étaient qu'au départ presque des inconnus. Il est possible que cela fut possible pour cause du fait que spoiler: Jesse se sentait comme un orphelin, surtout du côté de son père manquant à l'appel, et dont Johnny parvient tant bien que mal à combler en partie cette figure paternelle ou celle du meilleur ami .
De Mike Mills (2022). Le film que traite des relations père-fils ou oncle -neveu manque cruellement de force et de punch. En plus le télescopage avec le métier d'intervieuweur radio rend parfois le film peu audible tant les interviews sont d'une platitude décevante. C'est dommage car cela nuit gravement à la relation entre le jeune garçon et son oncle. Ce malgré une très belle prestation des deux protagonistes du film. En effet Joaquin Phoenix et très attachant, émouvant et empli d'humanité tout comme Woody Norman jouant le jeune garçon. Bel et si bien que malgré les qualités humaines du film , on s'ennuie parfois !
Johnny est journaliste radio et interroge de son pays sur leur vision du futur. Peu proche de sa sœur, il va pourtant un jour lui rendre service lorsqu’elle en aura besoin en acceptant de garder son fils Jesse. Entre les deux, l’apprivoisement dure autant de temps qu’ils restent ensemble. Cette relation entre un oncle et son neveux va nourrir l’un comme l’autre d’une relation humaine et d’une rencontre forte. Leurs échanges bouleversants sont entrecoupés de moments plus tendus, de deux êtres qui apprennent à se connaître. Un film délicat en noir et blanc porté à merveille par Joaquin Phoenix qui prouve une fois de plus l’ampleur de son talent.
Deux œuvres en une mais indissociables car complémentaires. En fil conducteur, un documentaire, des interviews d'enfants d'Amérique , leurs paroles, leurs vrais mots, surprenants d'optmismes le plus souvent, parfois revendicatifs ou nostalgiques. Je regrette de ne pas avoir pu les retenir, les écrire ... Puis le récit d'une rencontre. Il y a trois solitudes, trois détresses, des histoires de souffrance, de deuil, de rupture, de séparation et des nondits . Il y a aussi des personnages qui ont du mal à s'adapter au monde, trop perdus ou trop doués d'une compréhension qui bouscule, qui perturbe. Et le petit garçon demandera du tac au tac "c'est quoi la normalité ? " Il y a donc surtout Johnny et Jesse admirablement campés par Joaquin Phœnix et Woody Norman. Qui soutien l'autre ? Impression que l'un aide l'autre à grandir pour aller vers l'avenir. Impression que l'autre lui permet de retrouver ses racines et d'accepter son propre passé. Sacré apprentissage où le "dire" prend toute sa valeur, reconnaître ses faiblesses aussi. S'apprivoiser comme pendant une thérapie, apprivoiser ses tourments et avancer ensemble, sans jugement, s'accompagner avec empathie. Je m'interroge sur le pourquoi du noir et blanc ? Les scènes paraissent gagner en douceur et intimité. C'est là encore se faire rejoindre fiction et journalisme. C'est comme si on rentrait dans la sphère privée, on pense avec eux, aux mêmes souvenirs , on prolonge leurs rêves, on croit aux espérances . Il y a ainsi quelque chose d'intemporel et de transmissible entre l'oncle et le neveu. Dédicace bla bla bla .
Rare de voir un film pour adultes qui se place du point de vue des enfants, et pourtant, ça fonctionne. Le métrage laisse les enfants répondre à des questions existentielles... "comment imagines tu le futur ?" Ou encore "de quoi as tu peur dans la vie"... et ce sont les vraies réponses des enfants, non pitchées, qui sont introduites dans l'œuvre. Ça lui donne une force, une dimension admirable.
Beaucoup de scènes géniales, de séquences satisfaisantes et de répliques marquantes.
Masterclass visuelle : le film est entièrement en noir et blanc mais joue énormément avec les nuances de gris, qui donnent une sensation de presque palpable à certains moments.
Masterclass auditive : dès qu'un personnage met un casque sur les oreilles ou se balade avec un micro dans la rue, le son s'adapte. Le mixage est parfait ! C'est tellement satisfaisant.
Joaquin Phoenix est un maître. Avec lui, on a jamais l'impression de regarder un film mais plutôt d'assister à une scène de la vraie vie. Le petit Woody Norman à ses cotés est excellent pour un jeune garçon de son âge. Leurs performances sont renforcées par le choix du noir et blanc. Les yeux se focalisent sur les acteurs, géniaux !
À la sortie de la salle, je me pose encore des questions évoquées dans le film, et ça me plaît. Il n'est que très peu distribué en France, mais il mériterait plus d'exposition. C'est un très bon film, très touchant et très émouvant à tout point de vue.
La première fois que je regarde (ou plutôt j'écoute) un générique jusqu'à la fin, hormis pour les Marvels. Génial.
Avec son film qu’il ambitionnait sensitif, Mike Mills accouche en fait d’une oeuvre qui se découvre infatuée de joliesse sentencieuse. Bavarde, souvent convenue et irritante par l’abus de mièvreries, l’on y fait la rencontre de Jesse, minaudier de 10 ans dont le phrasé relève régulièrement de l’idiome de psychologue (Do you have trouble expressing your emotions?). Egalement philosophe (What is normal?), cet enfant campé par Woody Norman se voit affublé d’un bien trop large manteau pour être porté de manière crédible (aussi « HP » soit-il). Partant, malgré la bonne performance de Joaquin Phoenix, plusieurs échanges sonnent faux. Ils sont au drame attendrissant ce que les rires enregistrés sont à la comédie. Qui plus est ponctué par les réflexions d’adolescents sur la mort et l’avenir, le métrage offre aussi sa dose de bien-pensance américaine. Mais tout n’est pas à jeter. Récit affectueux d’apprentissage, le film, tantôt touchant, célèbre la beauté de la réciprocité relationnelle entre adultes et enfants, et les vertus de l’écoute. Il présente une lecture souvent pertinente de la parentalité et de la complexité des relations familiales. Au surplus, le choix esthétiquement très réussi de ce filtre noir et blanc lumineux offre plusieurs prises vues spectaculaires et de superbes images; il participe toutefois au rendu quelque peu prétentieux de l’ensemble. Enfin, la bande sonore est plutôt minimaliste, se contentant le plus souvent de quelques notes de piano et de tonalité bohèmes: artsy.
L'archétype du film indépendant qui frôle l'académisme, ou du film académique aux faux airs de cinéma indépendant. Surécrit et surjoué, bercé par une musique classique envahissante, le métrage peine â convaincre. Reste un beau noir et blanc et quelques prises de vue urbaines réussies.
Une étoile est peut être née. Le jeune acteur a lui seul mérite l'entrée dans une salle obscure. Son duo avec Joaquim Phoenix fait mouche !
Le noir et blanc sublimé par la qualité des cadrages, rend cette histoire presque intemporelle et universelle.
Au coeur de ce voyage à travers les États-Unis, l'éducation d'un enfant vif et rebelle. En creux, l'importance de la psychologie, du changement de notre comportement permet souvent un changement "miroir" chez l'autre.
une histoire bien réalisée mais je n'ai pas accroché à cette aventure, j'y suis allée pour cet excellent acteur...Joaquin Phenix ..ce rôle ne lui allait pas !
Chef d'œuvre absolu Ce film a tellement de qualité les acteurs sont merveilleux le texte est sublime Mais le jeune acteur qui a le rôle principal est inouï