Nos âmes d'enfants
Note moyenne
3,6
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Chris C.
Chris C.

15 abonnés 72 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 janvier 2022
Le film est parfait, un bon rythme, et des relations très amicales et simples entre adultes et enfants. Le noir et blanc donne un sérieux et une atmosphere sereine au film qui est une réussite, sans parler des 2 acteurs principaux Joaquim Phoenix, toujours immense, et un jeune garcon exceptionnel de vivacité et d'inventivité.
André Nostalgia
André Nostalgia

1 abonné 7 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 janvier 2022
Bien que l'Homme soit une espèce douée de parole, à certains niveaux il lui devient parfois complexe, voir impossible de communiquer. Ce film en témoigne, puis propose des solutions, les personnages tâtonnants, découvrants tant bien que mal ces solutions, apprennent à communiquer avec bienveillance et sincérité.
Nous assistons presque à un La Guerre du Feu de la parole, où l'Homme au lieu d'apprendre à faire du feu, apprend à communiquer, et le spectateur est touché lorsqu'il voit son sapiens sapiens parvenir -- enfin -- à ladite chose. Ce n'est sans doute pas un hasard si la scène culminante du film prend place dans un décor préhistorique, aux lianes et fougères, chapeautée des cris tout aussi archaïques des protagonistes. Cris d'une délivrance, lorsque la parole est enfin acquise.

Que le noir et blanc du film ne nous trompe pas, il est en réalité riche en ingéniosités. Ingéniosités principalement dans les exercices et solutions proposées dans le but de communiquer, et délier des blocages émotionnels.
Par exemple la profession de Johnny n'est pas arbitraire, il enregistre le son. Cela lui permet de créer une passerelle, une facilité entre la parole émise, son enregistrement, et sa rediffusion à l'ouïe de la personne concernée. Le jeune garçon Jessie s'exprimera à propos de son oncle en s'enregistrant, et ne sera entendu par son destinataire que bien après, ce qui facilite pour les deux interlocuteurs à la fois la parole, et l'écoute. Une bonne partie du poids émotionnel est relayée dans le dispositif d'enregistrement. Voici ce que j'appelle l'ingéniosité du film dans le but de faire communiquer ses personnages.
Souvent aussi, Jessie "joue un jeu" dans lequel il est un orphelin, et va parler de sa mère (pas si) imaginaire. L'enfant déplace le tabou de l'expression de ses sentiments, en en faisant une soi-disant fiction où il énumère enfin les qualités tant chéries de sa précieuse mère.

En somme, bien souvent les personnages trouveront la communication au moyen de "jeux", "d'exercices"; la trivialité de la chose permet encore une fois un détachement du sujet réel, tout-en le traitant réellement, et cela soulage de bien de l'orgueil, de la fierté, de la timidité..

Avant d'être une leçon pour une mère, un jeune garçon et un journaliste, c'est avant tout une leçon pour le spectateur, qui ne pourra plus prétexter qu'il n'a pas apprit à s'exprimer !
2985

316 abonnés 1 257 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 janvier 2022
Tous comme son 20TH CENTURY WOMEN Mike Mills nous fait une redite sur l'éducation d'un enfant, il l'a simplement remplacée ses 3 femmes de son fillm précédent par un oncle. C'est bien filmé dans un beau noir et blanc, Joaquim Phoenix comme à son habitude est très bon, mais c'est à peu près tout. C'est très bavard pour au final pas grand-chose, et hormis ce partage de vie quotidienne, d'expériences diverses qui les rapprochent peu à peu, le scénario ne même réellement nulle part et c'est déjà vue ailleurs avec nettement plus de rythme. L'idée de base reste intéressante malgré tout mais cette monotonie constante plombe le film.
traversay1

4 482 abonnés 5 353 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 décembre 2021
Comment traduire C'mon c'mon en français ? L'instant même au Québec et Nos âmes d'enfants sur notre territoire. Trois titres qui ne ressemblent pas, preuve que le film de Mike Mills est difficile à définir mais peut-être aussi parce que son contenu est assez vague. Déjà, il faudrait nous expliquer pourquoi le noir est blanc s'est imposé, sinon pour faire "auteur"qui a des choses à dire. Le synopsis officiel se termine par cette assertion pontifiante : "Entre les deux débute pourtant une relation faite de quotidien, d’angoisses, d’espoirs et de partage qui changera leur vision du monde." Ah oui, à ce point ? La rencontre entre un célibataire d'âge moyen et son neveu, enfant gâté, aurait donc eu ce pouvoir ? Le problème est que le film se divise grosso modo entre trois types de scènes qui reviennent sans cesse : le frère et la sœur au téléphone, les conversations de l'oncle et le garçon de 9 ans, les interviews de jeunes adolescents qui évoquent leurs espoirs pour l'avenir. Ce dernier aspect documentaire n'est pas le moins intéressant et change des platitudes pseudo-philosophiques assénées par ailleurs mais ne suffit pas à nous reconnecter au film, dans l'attente d'un moment d'intensité qui ne vient jamais. L'alchimie entre l'adulte et l'enfant n'est pas si évidente que cela et l'émotion, tenue en laisse, ne parvient à surgir artificiellement que juste avant le dénouement. Joaquin Phoenix est un grand professionnel mais sa performance n'a ici rien de marquant et c'est plutôt l'interprétation du jeune Woody Norman qui retient l'attention, exempte de toute minauderie.
Coric Bernard

455 abonnés 851 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 décembre 2021
L’histoire de ce journaliste célibataire superbement interprété par Joachim PHOENIX qui va s’occuper de son jeune neveu de 9 ans, est très intéressante. Tout en continuant à exercer son métier très prenant de journaliste, il va prendre en charge son neveu malgré les difficultés liées à son inexpérience dans ce nouveau rôle de père pour permettre à sa soeur de pouvoir s’occuper de son mari malade et gravement dépressif. Tourné en noir et blanc, le film est bien réalisé avec beaucoup de tact, d’émotions et d’humanité. Le jeune neveu dans un rôle complexe est absolument extraordinaire dans ce film qui est une sorte d’ode à la relation entre adultes et enfants.

Bernard CORIC
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 30 novembre 2021
Mike Mills nous présente certainement son film le moins réussi et surtout le plus rébarbatif. Il fait partie de ce que l’on pourrait appeler la nouvelle vague du cinéma indépendant américain avec d’autres artistes new-yorkais ou de Los Angeles tels que Noah Baumbach ou Greta Gerwig. Tous ont réussi de bons films, certains cultes même comme « Marriage Story », mais ils nous ont aussi délivré de vraies purges prétentieuses, surcotées, intello, se regardant le nombril qui plaisent juste à une élite bien ciblée et à certaines cérémonies de récompenses. Disons-le donc d’emblée : « Nos âmes d’enfants » n’est pas aussi réussi que « Beginners » ou même « 20th Century Women », ses précédentes œuvres. Il est même mauvais et terriblement chiant.



Sur le papier, ce mélange de récit d’apprentissage, de duo enfant-adulte à priori désaccordé et ce thème de l’avenir vu par la jeunesse pouvait accoucher d’un grand film. Mais c’est l’exemple même de traitement à la sauce auteuriste et maniérée qui va empêcher « Nos âmes d’enfants » d’être le beau film qu’il aurait éventuellement pu être. Le transfert de l’écrit à l’écran accouche d’un pensum de près de deux heures, certes joli sous tous rapports, mais vraiment ennuyant et interminable. Le choix du noir et blanc ici ne s’imposait vraiment pas et ajoute encore à cette impression d’objet arty opaque et peu avenant qui se la joue. La musique, entre notes classiques et musique d’ambiance bohême qui nous ferait presque croire qu’on est chez Nature et découvertes, n’arrange rien à la torpeur qui gagne le spectateur plus le film déroule ses bobines. On attend que le long-métrage prenne son envol et parvienne un tant soit peu à nous captiver. Ce qui n’arrivera malheureusement jamais.



On pourrait se rabattre sur les acteurs pour se consoler. Alors certes Joaquin Phoenix fait le boulot et reste bon, même dans un film moyen ou raté. Bravo à lui! Le jeune Woody Norman ne démérite pas non plus. Mais leurs longues logorrhées verbales à base d’aphorismes, de poésie ou de banalités sur la vie, nous anesthésie plutôt qu’autre chose. On se rabat sur quelques jolies séquences éparses, quelques moments en apesanteur et ces plans assez réussis sur les villes visitées par les personnages, de Détroit à Los Angeles et de New York à La Nouvelle-Orléans. Au final, ce qui s’avère le plus réussi dans cet objet indépendant et hermétique, ce sont les interviews de jeunes enfants sur leur vision de l’avenir, ce qui aurait pu faire un joli documentaire. Sinon, passez votre chemin.



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