Un thriller sentimental troublant et intrigant, terni par une dernière partie moins aboutie, mais porté par une Virginie Elfira bluffante. Gros bémol sur le fils insupportable. 3,25
À trop vouloir jouer la carte du mystère, laissant le spectateur dans le flou jusqu’au climax final, c’est plutôt celle de la confusion qui l’emporte. Ce qui rend "Madeleine Collins" plus agaçant qu’intrigant. D’autant plus que les dialogues sont souvent inaudibles.
Avec ce scénario un peu bancal le film vaut surtout pour la performance de Virginie Efira, impeccable comme à son habitude. La comparaison à Hitchcock que j'ai pu voir dans plusieurs commentaires est vraiment infondée, ne comptez pas là-dessus car vous seriez déçu...
Le point de départ de cette histoire, un peu long à être décrit, paraît simple, une double vie bien huilée. Mais tout se complexifie et se dégrade au fil des minutes, découvrant alors une dimension quasi psychanalytique. Ce drame psychologique offre un portrait de femme à multiples facettes, puissamment habité par V. Efira. Pour autant, l'ensemble manque parfois de rythme, de clarté et certains dialogues sont inaudibles.
Quelle difficulté d'aller au bout de ce film ! Il ne se passe rien pendant la moitié du temps en dehors de choses banales dans une double vie. Le réalisateur a bien peu de talent pour autant ennuyer son public. Virginie Efira joue bien, ce n'est pas le problème, mais cela ne suffit pas à rendre ce film attrayant.
Mais qui est Madeleine Collins ? Eh bien si je n’ai qu’un conseil à donner au spectateur se mettant devant ce thriller malin : « Ne cherche pas la réponse, tu ne le sauras qu’à la toute du fin du film. Et à trop chercher, on finit par se tromper d’intrigue. ». A moins que ce soit le but recherché par Antoine Barraud afin d’accentuer encore plus le mystère autour de son personnage féminin principal aux allures de Kim Novak dans « Vertigo ». Ce film lorgne franchement du côté du thriller hitchcockien et la copie est ma foi fort honorable. Cette histoire de femme avec une double vie a au moins le mérite de transposer un scénario maintes fois exploité dans sa version masculine. Mais le plus troublant sont les liens qui unissent cette femme aux deux hommes de sa vie et aux enfants des deux foyers. Une femme est en enceinte pour avoir des enfants ; et ça rend l’histoire très énigmatique ; comment camoufler une grossesse à une tierce personne de son intimité. Au fur et à mesure que l’on sent le piège se refermer sur elle ; des réponses viennent en écho à nos questions. Et derrière cette femme qui semblait manipulatrice et perfide apparait une femme aimante et généreuse ; mais aussi névrotique ; troublant. Pour faire passer ce qui dans la vraie vie semblerait intenable sur le long terme, Virginie Effira parvient à rendre crédible l’incroyable. On se plait alors à suivre cette histoire trouble. Un film très prometteur, même si une fois le poteau rose découvert, la fin du film devient plus convenu et plate à l’image d’une mise en scène fonctionnelle. Un bon moment. TOUT-UN-CINEMA.BLOGSPOT.COM
Virginie Efira démontre film après film toute l'étendue de son talent d'actrice : elle habite son personnage, capte l'image, hypnotise le spectateur. C'est alors que l'on peut affirmer sans peine, que malgré un déroulé scnénaristique peu inspiré, Madeleine Collins ne laissera pas au public cet amer goût d'inachevé
Il faut attendre la fin du film pour en comprendre le titre et entre-temps ne pas avoir oublié le tout début pour en comprendre l'un des rouages. Cette histoire de femme à double foyers en France et en Suisse, avec semble-t-il des enfants de part et d'autres est de mon point de vue, un peu longue à se mettre en place surtout dans la première partie qui semble trainer en longueur juste pour perdre un peu plus le spectateur. Il y a bien ça et là quelques petites indications ambigües, qui laissent planer un doute sur la connivence éventuelle des papas. Ce sont en fait les parents de Judith/Margaux qui donnent une première clé au moment où la situation échappe totalement à cette dernière... Au delà de cette intrigue un peu alambiquée, mais pas inintéressante, il y a le bon jeu de Elfira et le clin d'œil du réalisateur qui nous explique que les vies doubles ont parfois des motivations sincères et nobles quand elle ne sont pas l'apanage des hommes
Je mets moyen, uniquement pour la composition hors normes de Virginie Efira, car pour le reste…Ce film est difficilement compréhensible, mais à deux avec mon épouse, voici ce qu’on a compris : la scène du début relate le décès accidentel, en Suisse, de la sœur du personnage de Virginie Efira, laquelle souffrait de malaises comme elle. Elle se mettra avec le compagnon de sa sœur, Abdel, sans doute pour se rapprocher de sa petite nièce, alors qu’elle n’a eu que des garçons avec son mari français, interprété par Bruno Salomone. Pour vivre sa double vie, elle fera faire des faux papiers en Suisse. La suite n’est que l’enfoncement du personnage de Virginie Efira., lequel, avec ses malaises, devrait surtout se rapprocher d’un psy. Voilà en gros l’histoire, avec une réalisation très imprécise , voire désinvolte, se préoccupant peu des spectateurs que nous sommes. On est vraiment très loin de Hitchcock souvent cité par les critiques, mais je dis bravo à sa principale interprète sans laquelle on aurait lâché rapidement le film.
Le film est intéressant mais sans plus. L'histoire est bonne mais la réalisation me semble assez inégale par moment. Quelques longueurs aussi ce qui dessert le film. Le casting est bon, Virginie Efira en tête.
Double vie et usurpation d'identité . Virginie Efira est tour à tour femme bourgeoise parfaitement belle et irrésistible, ou femme fragile perdue dans ses mensonges et ses sentiments . Un beau film sensible qui déroute par moment .
45 premières minutes assez ambiguës sur le personnage de Virginie Efira puis la vérité se lézarde avant de sombrer petit à petit dans un début de folie. Une très grande prestation de Virginie Efira
le film est prenant, quoique compliqué mais la fin me semble bâclée ! on a l'impression que le metteur en scène ne savait plus comment sortir de cette histoire, donc fin décevante
Un espèce de polar affectif auquel j'aurais aimé comprendre plus de choses. Cela part très bien avec ce plan séquence dans le magasin et puis le film se met à suivre cette femme qui va et vient entre ses deux familles. Le fait est que je n'ai jamais réussi à entré vraiment dans le film même si je reconnais une certaine habilité à mener une intrigue modelée sur Hitchcock .. En même temps, c'est marrant, j'ai pensé que ça pouvait être la version dramatique d'un film de Lautner, une excellente comédie intitulé" "Une femme peut en cacher une autre", qui proposait déjà le même canevas. Bon, ça, c'est pour l'anecdote. En fait, "Madeleine Collns", c'est le portrait d'une femme piégée et qui tombe mais qui se relève un peu. Et Virginie Efira, je l'admet, est excellente et porte le film. Une curiosité.
Un film assez intriguant qui se dévoile petit à petit. Virgine Effira livre une très grande prestation. Elle incarne parfaitement cette femme qui mène une double vie et dont la vie se craquelle peu à peu. On découvre peu à peu les raisons qui l'ont amené à vivre cette double existence. Il y a suspense bien entretenu.