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Un visiteur
3,0
Publiée le 20 novembre 2021
J'ai bien aimé l'idée de faire jouer un acteur passé aux oubliettes dans le rôle d'un personnage qui cherche à retrouver la lumière. Le concept est intéressant mais beaucoup de longueurs.
On aime toujours Nicolas Cage quand il fait dans la sobriété (ou presque !), il retrouve les bois comme dans "Joe" (2013), et de nouveau il va devoir faire face à un passé. Le climax est prenant empreint de mélancolie avec un Nicolas Cage particulièrement touchant et quelques scènes sont émotionnellement très réussies comme lors du face à face avec le chef cuistot du restaurant ou lors de l'ultime dénouement. En prime une séquence de dîner qui mêle subtilement haute gastronomie et tragédie grecque. Mais s'il y a de nombreux moments de grâce, il y a également d'autres passages un peu bizarre voir complètement incongrue et là on pense surtout à cette partie façon "Fight Club" (1999) qui fait un peu cheveu sur la soupe. On est un peu déçu également du paramètre truffe, on va en revenir au pourquoi ?! En effet la truffe n'est qu'un prétexte, sans réel intérêt ni sur l'intrigue ni sur le repas fatidique. On aurait aimé une "imprégnation plus savoureuse" du champignon sur le récit. Si les zones d'ombre sont un peu trop nombreuses il n'en demeure pas moins qu'on reste scotché au fil du récit et l'acteur dans un film de ce niveau est devenu si rare qu'il ne faut pas bouder son plaisir. Site : Selenie
Michael Sarnoski avait pourtant respecté tous les codes du petit manuel du grand réalisateur (2,50 euros TTC sur Amazon) : technique de la caméra-épaule, recrutement d'une star hollywoodienne un peu has-been, ok, mais quand même vachement connue, achat des droits de Lakmé de Léo Delibes et du Requiem de Mozart (le Lacrimosa, carrément) mais la frénésie créatrice fait souvent perdre aux génies le sens des nécessités et le pauvre Michael en a oublié l'embauche d'un chef éclairagiste, d'un directeur d'acteurs et - accessoirement - d'un scénariste. Du coup, après dix courtes minutes d'espoir forestier, le spectateur comprend rapidement qu'il va patauger tout le reste du film dans une mélasse de niaiseries, un road-movie du pauvre où le héros aux vraies valeurs va affronter les hommes de mauvaises valeurs qui ont volé son cochon. Les mauvaises valeurs sont l'avidité, l'appât du gain, le superficialité de la modernité... et quelles sont donc les vraies valeurs ? Vivre dans la nature, ne parler qu'aux cochons, sentir les champignons, sentir le pain et ne plus se laver. Merci Michael.
au début cest pas mal on est interessé mais petit a petit on est décu , cest vide cest mort mais heureusement que nicola cage est la malgré le scénario banale , il prouve que cest un acteur d'exception qui malheureusement accepte n'importe quoi comme role ces derniers temps , a fuir donc
Petit film incongru , qui détonne parmi les productions américaines. L'histoire est simple mais avec une accroche originale. Nicolas cage peut y jouer sobrement. l'histoire distille au final un charme certain qui finit par nous toucher sans nous bouleverser totalement cependant. On aurait aimé encore plus de folie ou de radicalité dans l'histoire pour que cela soit un grand film. A découvrir
Pig nous rappelle que Nicolas Cage, après une décennie très compliquée essentiellement constituée de Direct-to-video, est encore un grand acteur pouvant jouer sobrement. C’est sa principale qualité car, pour le reste, le film de Michael Sarnoski est très lent, extrêmemnt contemplatif et possède une histoire sans grand intérêt. Une œuvre peu passionnante mais qui permet de remettre sur le devant de la scène un comédien qui s’était perdu dans des productions assez obscures.
Un très bon premier quart d'heure mais ensuite le film tombe dans une miévrerie difficile à comprendre. C'est mielleux et la relation père fils est d'une banalité confondante. Vu les bonnes critiques de la presse on se dit que le service marketing du film a fait un très bon travail.
Quelques éléments d'originalités rentrés au forceps dans un canevas ultra-classique pour un résultat absurde qui sonne faux et creux à chaque scène, chaque dialogue, chaque personnage, versant dans un surréalisme involontaire tournant au ridicule. Dommage la photographie est belle ; c'est déjà ça. On peut noter au passage une volonté là encore très forcée et artificielle de faire "des plans lents", comme "pour faire genre", alors que concrètement rien n'y appelle à la contemplation ; et donc ça fait juste forcé (et lent pour rien).
Excellent ! Ah qu'il est bon de revoir ce cher Nicolas Cage très à l'aise dans ce rôle de vieux bougon solitaire et délaissant une vieille gloire pour une cabane... et une truie. Ce n'est pas le chef d'oeuvre du siècle, on peut reprocher certaines choses, mais le film n'en reste pas moins captivant et délicieux à regarder. Et si original, il fallait quand même y penser !
Comment c’est possible de mettre moins de 3 à ce film ? C’est une bombe émotionnelle qui décape et rafraîchit le grand écran ! Nicolas Cage est encore là et joue à la perfection,l’autre acteur avec qui il forme un beau duo et également très bon. Ne pas juger le film à son synopsis,ce film est une pépite foncez le voir !
Dommage que ce film passe inaperçu car c’est l’un des meilleurs films de Cage. Cage n’est plus ce qu’il était mais c’est un choix et il prouve avec ce film qu’il reste l’un des meilleurs comédiens du monde. C’est intimiste,c’est bien foutu et c’est marquant. On en sort pas indifférent.
Époustouflant, bluffant du début à la fin. Nicolas Cage approche le génie de Brando dans "Apocalypse Now" (un front dans la pénombre), les liens entre les 2 personnages font penser à ceux qui lient Belmondo et Anconina dans "Itinéraire d'un enfant gâté" (mais l'étonnement est pour le spectateur) et la scène dite de la rédemption du gangster jusqu'ici inflexible qui craque finalement, rappelle à la fois celle de l'officier et les cailles en sarcophage du "Festin de Babette" ainsi que le flashback gustatif de Anton Ego provoqué par la première bouchée de "Ratatouille". Allez voir ce film sans a priori. Méprisez les critiques timides des professionnels ainsi que les avis des spectateurs de moins de 4 étoiles, et allez voir ce film avec un regard d'enfant, sans arrière-pensée. Vous allez vous régaler.
Rob est un chasseur de truffes qui vit en ermite en plein cœur de la forêt en Oregon. Ce dernier va devoir renouer avec son passé et la civilisation lorsque sa plus fidèle amie (sa truie truffière) se fait enlevée.
On s’attendait clairement à tout sauf à ça, face à un thriller qui nous est vendu avec une affiche qui se passe de commentaire, on pensait voir une oeuvre bourrine où le pauvre Rob, sous l’effet de la colère, s’en prendrait violemment à quiconque se trouverait sur son passage. Contre vents et marrées pour sauver sa chère et tendre truie, aiguisant son poignard, tendant des pièges façon Rambo ou Predator en pleine forêt face à ses assaillants. Mais en réalité, il n’en sera absolument rien.
Pour son premier long-métrage, Michael Sarnoski fait la part belle à la gastronomie française et nous entraîne non pas sur les traces d’un revenge movie mais plutôt dans un drame familial intimiste et à la photographie soignée (filmé en lumière naturelle). Pig (2021) surprenant car il n’est jamais là où on l’attend. Vous pensiez retrouver Nicolas Cage en grande forme, en faisant des caisses comme il le fait (si mal) depuis de trop nombreuses années à travers ses innombrables DTV ? Détrompez-vous, ici il est certes, de tous les plans, mais avec une réelle sobriété.
Un drame intime où il y est question de deuil & d’amour, une œuvre inclassable et clairement inattendue, qui déroute, détonne, séduit et laisse perplexe à la fois. On appréciera grandement d’y retrouver Nic Cage dans ce rôle qui lui va à ravir, à la fois animal et plein de tempérance.