Pig
Note moyenne
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97 critiques spectateurs

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traversay1

4 482 abonnés 5 353 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 octobre 2021
Dans Pig, Nicholas Cage passe la majeure partie du film le visage tuméfié, les cheveux hirsutes, la barbe broussailleuse, vêtu de frusques pas nettoyées depuis plusieurs années. Bref, difficile de croire qu'il pourrait franchir ainsi, accompagné d'effluves que l'on imagine méphitiques, la porte d'un quelconque restaurant. Et pourtant, c'est l'une des clés de ce premier film qui reprend l'éternel recette du type qui vit loin de ses contemporains, obligé de revenir à la civilisation pour les besoins d'un scénario lequel, bien évidemment, se fera un bonheur d'évoquer le passé douloureux du susdit, tout en gardant une part de mystère. Le réalisme n'est pas le fort de Pig mais s'en accommoder n'aurait pas été problématique si le récit, en définitive, ne nous prenait pas pour des truffes, en voulant poétiser plus haut que son QI. Les moments les plus agréables sont situés au tout début du film avec l'homme des bois qui file le parfait amour avec sa truie dans les forêts d'Oregon. Le reste est franchement superfétatoire et somme toute assez convenu pour qui ne découvre pas le cinéma. Taiseux et aussi philosophe qu'un anachorète (en apparence), Nicholas Cage est l'atout essentiel de Pig, avec son charisme lourd et presque agonisant d'homme ayant tout vécu et préférant au commun des mortels la quête de truffes avec son cochon qui s'y dédie. On trouverait difficilement définition plus approprié d'un misanthrope au naturel.
L'homme sans nom
L'homme sans nom

178 abonnés 1 182 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 octobre 2021
Dans ce film, on retrouve le bon vieux Nicolas Cage, grand habitué des nanars, cette fois-ci dans la peau d'un chasseur de truffe renfrogné à qui on a volé son cochon. Pig a un scénario aussi sobre que son titre, une ambiance mélancolique et un rythme particulièrement lent. Certains plans fixes durent plusieurs minutes et les dialogues contiennent de long silences face à des répliques souvent brèves et n'allant pas toujours droit au but. Tout ça a eu tendance à m'ennuyer, en ajoutant que la fin n'est pas franchement haletante. Peut être que certains apprécieront cela dit. Car malgré ces défauts, il y a une belle photographie toute en simplicité et surtout un excellent jeu d'acteur, de Nicolas Cage du coup mais aussi Alex Wolff (les acteurs secondaires sont également très convaincants). C'est donc un bilan mitigé pour ma part.
liamsi
liamsi

26 abonnés 475 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 octobre 2021
Du véritable cinéma pour cinéphiles, Michael Sarnoski nous gâte avec une œuvre, à la fois simple, profonde, brutale, subtile... Et Nicolas Cage y joue à la perfection. Ici on est loin des fast-food hollywoodiens, c'est un mets à déguster pour les amateurs du 7ème art.
Adrien B.
Adrien B.

17 abonnés 5 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 octobre 2021
Un hermite qui retourne en ville pour aller chercher sa truie chérie, même si le concept peut séduire, le scénario part parfois dans tout les sens et on a du mal à y croire. Sans plus
Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 octobre 2021
Il est aussi subtil d’évoquer de quoi nous nous nourrissons que de ce qui nous consume. Michael Sarnoski embrasse ce concept avec une certaine élégance, dans un premier long des plus honorables et en de très bonnes compagnies. En y injectant ses thématiques personnelles, il met en place le parcours d’un homme, loin d’être le héros ou la caricature martiale d’un John Wick. La comparaison est facile dans les premiers instants, jusqu’à ce que l’on enlace le deuil et son chagrin, à coup de plats cuisinés, tantôt avec passion, tantôt avec nostalgie. Voici les ingrédients que l’on retrouve, parsemés entre le parfum des bois et la rugosité de la ville, où Nicolas Cage revit à l’écran. Et ce serait mentir, si l’on ne se déplaçait pas pour son nom sur l’affiche, car le pari en vaut la chandelle.

Il y interprète Robin, installé dans une forteresse de solitude, aux côtés de son cochon truffier et de son cabanon. Sa structure est à l’image de son physique, épuisé par les saisons de moissons qui s’enchaînent avec fureur. La truffe serait le point de départ de cette reconquête de Portland, mais ce sera au détour d’un drame familiale et intimiste. Trois hommes cultivent cette même matière brute, qui en fait à la fois leur gagne-pain, pour Robin c’est littéralement le cas, et leur chagrin. À la disparition de l’animal, ce dernier ne succombe pas au vertige de la ville afin de récupérer ce qu’il lui reste de plus cher. Les révélations s’enchaînent ainsi, dans un terrain miné de souvenirs heureux, mais souvent douloureux. Les protagonistes se retrouvent donc ainsi confrontés à leur peine, que chacun gère à sa manière. Amir (Alex Wolff) est ce petit-enfant, qui rêve d’exister en dehors de l’influence paternel, qui le domine hélas, jusque dans son business. Mais ce sera sans compter sur une étonnante complicité qu’il retrouvera foi en l’esprit de famille qu’il a longtemps étouffé.

Les pas de Robin résonnent dans le bon sens du terme, bien qu’il faille aller valser dans une cave à la Fight Club, où la frustration semble être l’intérêt et le loyer principal. Et quand bien même il lui arrive de saigner, il ne renonce pas à ses valeurs, ce qui rend sa quête encore plus tragique et émouvante. Un point dominant du récit nous emmène dans un restaurant, où la cuisine moléculaire bat son plein. Le créateur derrière ces manœuvres absurdes peut en perdre la raison, c’est pourquoi Sarnoski use d’un discours pessimiste afin de justifier la détermination de son personnage et la désillusion de son entourage. L’approche méta resitue ainsi Cage dans un environnement qui n’aurai plus rien à lui offrir et pourtant tout y est pour qu’il y retrouve dignité et légitimité. L’astuce est du côté de Robin, qui trouve aussi bien les mots que la cuisine pour contourner les obstacles qui le séparent de son bonheur, ou peut-être simplement de la paix intérieure.

« Pig » est une œuvre qui apprécie de questionner chaque coup donné et donc encaissé. La vie n’est pas tendre pour ceux qui résistent, ni ceux qui tentaient d’y survivre. Fuir le passé ou l’environnement toxique qu’on lui associe rend imperméable aux émotions et à l’humanité, qui semble avoir quitté les hommes de cette odyssée. Pourtant, une pincée de désir et une touche poétique les préserve d’une fatalité, dont on cherche inévitablement à repousser l’échéance. Les planches de Deauville ont ainsi pu réconcilier Cage avec le cinéma (indépendant), celui qu’il aime et celui dont il a besoin afin de nous rappeler qu’il reste toujours un grand acteur, d’une sensibilité remarquable. Le film réussit également à rappeler que le goût du succès suffit amplement à se reprendre en main et c’est ce qu’on lui cédera volontiers.
NotThatYouThink
NotThatYouThink

46 abonnés 281 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 octobre 2021
Si "Pig" propose un univers et une photographie réussis et bien calibrés, le scénario ne prend malheureusement pas. Pourtant, il y avait matière à raconter de belles choses. Le film est d'une lenteur assumée avec un Nicolas Cage plutôt mystique et incompris. On sent une certaine profondeur dans les dialogues, sans jamais rentrer dans le vif du sujet, on survole les thématiques sans les aborder pleinement, et au final, c'est là que vient ma plus grosse déception. spoiler: La sauce Robin Felt (Nicolas Cage) en tant que Chef Cuisinier ne prend pas non plus, en décalage par rapport à tout (qu'on m'explique pourquoi il reste le visage ensanglanté pendant tout le film sans jamais se laver une seule fois la face ?), avec des remords/regrets qu'il n'exprimera que très peu
. Belle déception.
adrien67
adrien67

73 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 octobre 2021
Il ne faut pas attendre grand chose de ce film, dans lequel on retrouve pourtant un Nicolas Cage au niveau, qui parvient par sa souffrance à maintenir le (petit) fil conducteur. Il m'a manqué davantage de punch pour apprécier le film. Dommage, car habituellement Nicolas Cage n'en manque pas.
Marc L.
Marc L.

68 abonnés 1 828 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 octobre 2021
J’aurais voulu en rire. Me dire que Nicolas Cage à qui on vole son cochon, ça allait donner un pastiche délirant genre ‘John Wok’, dans lequel Nick pourrait se biturer en slip sale avant de hurler à la lune en roulant des yeux fous, le visage couvert de sang, un peu comme il le fait dans tous ses autres films. En plus, dans le scénario, il s’agit d’un cochon-truffier et Nick, d’une espèce de sauvage des forêts très avare de paroles. On attend l’ouverture de la cache, qui doit dissimuler un arsenal de la taille d’un parcours de golf, on attend qu’il tue les pignappeurs de toutes les façons possibles. Mais en fait, non, ça ne marchera pas comme ça. Nick veut juste son cochon. Ce n’est pas un tueur, c’est une sorte de clochard céleste, et ‘Pig’n’est pas un road-movie surréaliste, c’est une anti-bromance mélancolique, un Fight club en pleine descente d’acide qui repose sur un concept existentialiste pété qui parle de solitude, d’une impossible résilience, de la nécessité de s’éloigner d’un monde qui a perdu toute notion de valeur et de sens. Nick y est sobre. Totalement. Il joue bien, comme on pourrait le dire d’un acteur dont les personnages successifs deviennent autant de légères variations de sa propre personnalité, elle-même confondue avec son rôle-phare (Johnny Depp/Jack Sparrow, Anthony Hopkins/Hannibal Lecter, Robert de Niro/Travis Bickle, etc…). On regarde ‘Pig’, fasciné par ce film où pas grand chose ne bouge, ne s’exprime ou ne fait quelque chose. On ne sait pas très ce qu’on regarde, en fin de compte, mais on sait qu’on s’en souviendra.
Ciné-13
Ciné-13

172 abonnés 1 422 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 octobre 2021
Il veut son cochon coûte que coûte!
Ce film exagère la nonchalance.
Après s'être fait massacrer le visage, il restera tout le film dans cet état absurde.
Tout est lent, trop lent!
Le cinéphile

791 abonnés 2 796 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 octobre 2021
Bordel que c'est touchant PIG. Nicolas Cage est d'une puissance folle dans cette oeuvre qui traite du temps qui passe, de l'identité, de la renommée et des relations humaines avec un regard plein de bon sens et d'émotions. D'une force rare.

https://www.justfocus.fr/cinema/pig-nicolas-cage-au-sommet-de-son-art-dans-une-oeuvre-profondement-touchante.html
Rourkewhite
Rourkewhite

104 abonnés 968 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 septembre 2021
Curieux film, intriguant jusqu'à son titre et qui n'hésite pas à dépeindre le milieu du commerce de la truffe de Portland comme une mafia criminelle! Nicolas Cage, en ermite radical chassant la truffe avec sa truie, est plus taiseux et mystérieux que jamais et offre une jolie performance, très éloignée de ses dernières propositions (tant mieux!)! Les moments de cuisine sont très beaux, jusqu'à nous faire regretter qu'il y en ait pas davantage! Le film se veut profond et questionne le mode de vie moderne, la réussite sociale, la filiation, le deuil et la solitude, avec conviction et un ton sans cesse hésitant entre sobriété et emphase. On retrouve cette hésitation également dans la nature profondément indie du film, avec un sujet couillu et une lenteur naturaliste qui tranche avec des ambitions plus mainstream (le casting, le mystère, un certain sens de la démesure, y compris rhétorique), faisant de "PIG" un objet à la fois proche et fuyant, accessible et obscur! Un je-ne-sais-quoi d'insaisissable, au charme suranné quasi métaphysique mais parfaitement lisible qui font de ce film une proposition agréable!
Leandre H
Leandre H

10 abonnés 37 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 septembre 2021
Malgré son synopsis peut attrayant, ce film est une douce surprise du début à la fin.
Son propos principal est bien l’urgence de retrouver l’authenticité d’une vie vraie, au-delà des apparences. Le film montre ainsi avec une délicate pudeur qu’on peut autant aimer une truie... qu’une femme.

Ce qui est rafraîchissant, c’est bien le traitement des personnages. Ceux-ci n’évoluent pas vraiment dans leur mode de pensée : le film se contente de nous révéler leurs fêlures progressivement. Pas de grand coup de théâtre : ici on sublime la fragilité là où on ne voyait que de l’assurance ou de la rudesse au début.

Nicolas Cage crève l’écran en mastodonte qui se fiche du regard des autres : ces derniers ne sont pas essentiels. Et c’est bien là son erreur, dans laquelle il persiste jusqu’à cette fin pathétique. Il tire le portrait d’un Robin plein de mystère et de tendresse, voilée d’un sourd désespoir depuis la mort de sa femme.

Les couleurs enveloppent les personnages tous un peu médiocres et attachants, et font partie de la narration à tel point que le quotidien est naturellement sublimé, le prosaïque devient authenticité.
Ce film est un hymne à la sincérité, et son héros brille d'une faible lueur d'espoir dans son univers cruel et apathique où chacun ne s'intéresse qu'à soi. Sauf Robin qui aime sa truie... Véritablement touchant, c'est à ne pas manquer.
Jacko Rousseau
Jacko Rousseau

5 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 20 août 2021
on se fait chier ,les gens se sont emballé pour Nicolas Cage mais il est bon sans être incroyable!
heureusement que le film dure 1h30 car il est très mal rythmé
will nantes
will nantes

1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 août 2021
Très content de voir Nicolas Cage dans un bon rôle, le film est sombre avec un scénario improbable.
Spider cineman
Spider cineman

213 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 août 2021
Nouvel opus au cinéma d un Nicolas Cage chasseur de truffes. Un film pour le moins plus sobre, dialogues limités et scènes d actions moins spectaculaires... un cheminement de ce solitaire qui sort de sa forêt pour retrouver son cochon, un parcours ou l on suit cet hermite ... qui retrouve la civilisation, un parcours dans ses souvenirs également, ça aurait pu être intéressant... mais c est un rythme bien trop lent et peut-être... pas si intéressant. Nicolas Cage fait néanmoins une interprétation relativement crédible, mais à côté de cela ce sera un film qui ne laissera pas un souvenir impérissable...
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