"On n'échappe pas à la réalité" Excentrique, fantasque, passionnée, l'héroïne se révèle surtout inconséquente, inconsciente, nocive, par incapacité à accepter le quotidien, les contraintes sociales, les efforts personnels. Face à ce tourbillon instable qui sombre dans la démence une fois mise au pied du mur de la réalité, son mari qui l'entretenait dans de dangereuses illusions délirantes quitte à hypothéquer l'avenir psychologique de leur fils doit lui aussi affronter la vérité. Passant alors de la fantaisie légère au drame le récit dénonce le traitement d'une inadaptation psychique avec force et émotion dans une délicate mise en scène où brillent Romain Duris et Virginie Efira. De la douleur d'être lucide...
Une merveille d excentricité qui ne se perd pas dans les méandres du n importe quoi, servie par un casting parfait. Virginie Efira est encore une fois étonnante et parfaite. à voir et revoir...
Là où, le livre - que je n’ai malheureusement pas lu- a du très certainement saisir le doux lien entre folie et amour, ce film à la réalisation tristoune et peu inventive en offre un tableau qui vire à l’absurde et à l’insipide.
Il ne fait pas bon d’adapter à l’écran, en les interprétant au premier degré, des œuvres littéraires reposant majoritairement sur l’imaginaire du lecteur. Romain Duris c’était déjà bien planté dans « l’Écume des jours », on espère qu’il finira pas refuser ce genre de projet dans le futur.
C'est sournois de nous former un si beau duo d'acteurs si charismatiques et si bien assortis pour nous emmener dans une histoire vraiment folle. On comprend vite qu'il faut laisser tout sens critique et profiter du spectacle. Il faut redevenir objectif au moment d'attribuer une note : on n'aura pas envie d'y revenir et on risque d'oublier cette histoire futile mais on l'a vécu avec eux le temps d'une diffusion.
D’abord, pour les curieux, d’où vient ce titre ? : d’un chanson de Nina Simone « waiting for bojangles », qui meuble largement la bande sonore du film. Ensuite, ce film nous fait découvrir une bonne histoire sortant des sentiers battus. On aime ou pas, mais la fin triste en bouleversera plus d’un. Puis les acteurs : Romain Duris excellent, Virginie Effira diaboliquement réaliste, les deux portant, avec leur compère Gregory Gadebois, le film sur leurs épaules. Je n’ai pas lu le roman, mais l’ensemble m’a paru original et convaincant. A noter la présence tout le long du film, d’une grue africaine (l’oiseau), et que le château en Espagne est celui de…La Napoule.. Du bon cinéma.
Un moment de poésie rare. Des acteurs fabuleux. L'amour à la folie... Qui a connu un jour le mal être, l errance, la souffrance, le bonheur intense, tous ces trop, ces hauts, ces bas, ne peux que rester sans voix devant cet parenthèse magnifique.
Embarquer dans cet ascenseur émotionnel n'est pas évident car des portes se referment brusquement. L'univers poétique ne s'impose pas face à l'expressivité organique des deux acteurs qui enraye une mécanique fébrile. Tentant de tendre vers un monde à la Big Fish et une élégance poétique italienne on reste très partager dans un final très égoïste.
Un homme, une femme et… Mr Bojangles. Quand elle est dans la fantaisie pure, cette histoire d’amour fou et, ne l’oublions pas de famille également, fait mouche. Malheureusement, quand la folie apparaît, l’émotion ne prend pas totalement le relais. Elle reste là, en retrait, un peu passive, en partie à cause de sa prévisibilité. Cette adaptation peut par contre pleinement compter sur son noyau central composé de Virginie Efira, Romain Duris et du jeune Solan Machado-Graner.
Après des premières minutes niaises insupportables racontant la formation du couple, le film décolle dès que la réalité vient frapper à leur porte. Refusant de s’y confronter, la mère va sombrer dans la folie. "En attendant Bojangles" est davantage réussi lorsqu’il fonce dans le drame que lorsqu’il force sa fantaisie.
Juste un chef d’œuvre. Génial et sous côté. La prestation de Virginie Effira et de Romain Duris… et l’amour poussé jusqu’à la folie… C’est un film dur, qui retrace une réalité horrible, et à couper le souffle. Tout est en tension du début à la fin. Une bourrasque qui symbolise les émotions du personnage et en particulier de cet osmose.
Ce film est juste magnifique ! on s'attache aux personnages dès les premiers secondes , leur joie de vivre et leur "folie" sont communicatives et merveilleuses . Elles nous donnent une soif de liberté folle ! Leur amour est tiré par les cheveux par la mise en scène mais c'est ce qui en fait la beauté ! Cette aisance à vivre comme il leur plait les rend attachant .Je pense particulièrement à la scène où l'enfant parle d'un oiseau que sa famille possède et qu'elle le possède vraiment ! Ça pose beaucoup de question sur la mythomanie et ça renverse les idéaux et les codes . Aussi , l'importance du couple au sein d'une famille est très bien retransmise ! Lors de la dégénérescence de Camille , son mari la suit, leur amour est magique ! On y croit et on a envie d'y croire ! c'est attachant , émouvant , puissant ! Les larmes me sont montées par la tendresse de ce couple et par se mari dechiré par la perte progressive de sa femme . Malheureusement, cette maladie reste une souffrance et l'amour peut-il vraiment résister ? La fin m'a un peu surprise et est difficile à justifier ...mais ce film reste pour moi exceptionnel ! En bref , je suis tombée amoureuse de leur amour et de leur caractère et ils m'ont transporté dans leur monde rocambolesque.
J’avais beaucoup aimé la pièce mais n’ai pas du tout accroché au film. La folie, la passion, l’amour pour elle dans la pièce se transforme ici en une espèce de farce acidulée bizarre.
Quelle merveille que ce film ! Du début à la fin on est transporté dans un voyage intense avec ces personnages auxquels on s'attache et cette réalité pleine de fantaisie qu'ils façonnent selon leurs envies. Au départ on ressent avec eux la joie et la légèreté d'une vie de bonheur, de fêtes et surtout d'amour ; on se laisse porter par les fables et les excentricités de ce couple fantasque et de leur fils. Puis la deuxième partie du film est très sombre et nous fait ressentir l'extrême opposé de ce qu'on avait vécu précédemment, mais on ne peut surtout qu'être touché par l'amour inconditionnel de cette famille, qui restera unie jusqu'au bout. Il est difficile de quitter cet univers plein de poésie une fois le film fini. Par ailleurs, je tiens à souligner les performances époustouflantes de justesse des acteurs principaux, que ce soit Roman Duris et Virginie Efira dans le rôle de ce couple fantasque, ou bien l'acteur interprétant le fils.
Ennuyeux et artificiel. Les situations sont outrées et peu crédibles, au point que Romain Duris et Virgine Effira, d'habitude excellents, semblent ici enfermés dans un rôle trop caricatural pour s'y sentir à l'aise et y déployer leur talents.