Une comédie quelque peu sentimentale mais à dessein scénarisée comme un thriller. Avec des fausses pistes, des faux semblants, alimentés par les préjugés sur les trois personnages principaux qui gravitent dans le scénario et leurs apparences. Manifestement le spectateur est voulu comme étant pris à témoin et invité à réfléchir à ses jugements trop hâtifs. Au fur et à mesure que de déroule le fil conducteur, on ne sait pas trop où on va. Ce qui somme toute aide à rester en haleine. C’est sans doute quand même du cinéma pour spectateur éclairé, davantage que pour le grand public.
Joli navet dans lequel on se demande encore comment des acteurs aussi talentueux ont pu se fourvoyer. Rien ne nous est épargné, de la scène limite porno en ouverture , en passant par le monde des méchants habitants de cité homophobes, les pauvres Djihadistes à qui on cherche des excuses, spoiler: sans oublier le thème de la prostituée nymphomane et battue par son mari … On aborde mille autres thèmes aussi rapidement que l’on mange un tic-tac , et on en sort avec la désagréable impression d avoir regardé une chaine Info sous Acides
Film inintéressant, aucun charme, c'est bâclé, on s'ennuie. L'acteur principal est inexpressif. Mon demi point est uniquement pour les vues de Clermont-Ferrand. Et encore, je suis généreuse !
On ne peut pas vraiment parler de comédie pour résumer ce joyeux bordel qu'est ce film tant il aborde une multitude de sujets. Médéric est amoureux d'une prostituée, Isadora, dont le mari est jaloux, et pour couronner le tout, le jeune Selim qui traîne en bas de l'immeuble de Médéric est soupçonné d'avoir commis des attentats. Bref, c'est complétement foutraque! Et pourtant, Noémie Lvosky n'hésite pas à se mettre à nu dans ce film situé à Clermont-Ferrand. Franchement, c'est vraiment trop confus pour accrocher aux idées que veut véhiculer le cinéaste, Alain Guiraudie. L'absurdité de l'histoire donne un résultat raté à mon goût.
Le cinéma d’Alain Guiraudie est souvent associé aux territoires qu’il filme : une enquête qui remue les milieux gays naturistes du cap d’Agde, une histoire d’amour périurbaine aux alentours d’Albi ou encore une forme de mysticisme de la solitude dans la Lozère. Ce film ne fait pas exception. Voici la comédie noire dans la ville grise.
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Un début de film un peu déroutant ou l'on ne sait pas dans quel sens le film va continuer. Heureusement , avec toute un galerie de personnages iconoclaste , le film tourne plus vers la comédie et aurait du même aller plus loin.
Alain Guiraudie signe un film touchant où Médérick va faire la rencontre d’Isadora, une femme mariée qui se prostitue et dont il va tomber amoureux. Lors de leur rendez vous, un terrible attentat va survenir dans la ville et un vent de panique va se lever sur le quartier. Les personnages sont touchants et tous très intéressants. Le film aborde les thèmes de la prostitution, de la religion, du racisme, de l’abandon de la jeunesse, de l’homosexualité avec finesse. Un joli film.
Dans une comédie, la réussite est dans l'imprévisibilité de situations inattendues, voire absurdes. Ici, un jeune homosexuel éprouve soudainement des pulsions irrépressibles pour une prostituée vieillissante maquée par son mari. En toile de fond, des attentats terroristes dans la petite ville tranquille de Clermont-Ferrand, mettant en ligne de mire un jeune arabe qui en réalité ne cherche que de l'aide. Scénario plutôt bien construit sans temps morts. Bon moment de détente.
Je ne sais pas comment décrire ce film tellement nul et grossier. Il n'y a pas de sentiment d'amour, c'est plus tôt du sexe. Un mélange avec le djhadiste la prostitution l'homosexualité et le travail d'enfant enfin bref on s'y perd.
Ai vu le très très réjouissant "Viens je t'emmène" dernier film du toujours inattendu Alain Guiraudie. France Gall chantait "Viens je t'emmène au pays du vent, au pays des fées", Guiraudie nous emmène dans le quotidien le plus banal et le transforme en vaudeville absurde et déjanté. Clermont-Ferrand, Médéric, la quarantaine geek chômeur rencontre Isadora prostituée bourgeoise et pendant la durée de la passe dans l'hôtel de France, se déroule un attentat djihadiste au bout de la même rue... de là va naitre tout une série de quiproquos tous plus surprenants et drôles les uns que les autres. Médéric, sorte de Petit Prince qui aurai mal vieilli, est un peu comme nous tous envahi par les préjugés et se laisse totalement déborder par ceux-ci ainsi que par les médias définitivement anxiogènes. C'est très bien écrit et Guiraudie a trouvé deux interprètes de rêve pour donner encore plus d'extravagance aux deux personnages principaux, Jean-Charles Clichet et Noémie Lvovsky (pilier des seconds rôles du cinéma français) sont incroyables de folie. Ils s'abandonnent totalement corps (c'est le cas de la dire) et âme à la loufoquerie du scénario qui décrit tellement bien notre époque où l'on n'a jamais le temps de s'assoir pour rencontrer l'autre, échanger, partager, faire confiance... et où l'on se laisse envahir par les clichés, les peurs, les petits raccourcis alors que la réalité est souvent bien plus démente, surprenante et réjouissante. On n'éclate jamais vraiment de rire, mais le sourire sur les lèvres est permanent tant Guirlande nous étonne en permanence dans cette course folle. La mise en scène est maitrisée comme toujours, les scènes d'amour de toute beauté et la photographie très soignée. Guiraudie réussi totalement son projet et nous emmène "derrière le miroir de l'autre côté..." de la morosité actuelle dans les médias et sur les écrans.
Enfin un film dans le paysage cinématographique français sortant des sentiers battus.Il était temps qu'un réalisateur de fiction explose les barrières du politiquement correct. La réalisation est très belle, la conclusion grandiose. A comparer avec le final de l'âge d'or de Bunuel. Si vous souhaitez être ébranlé au cinéma, allez voir : Viens je t'emmène
Médéric (Jean-Charles Clichet) est un geek clermontois, maladroit et célibataire, amateur de course à pied. Alors qu'un attentat meurtrier vient de frapper la capitale auvergnate et que la paranoïa gagne ses habitants, Médéric noue une idylle improbable avec Isadora (Noémie Lvovsky), une prostituée dans la force de l'âge, aliénée par un mari violent.
Allain Guiraudie est un réalisateur hors normes. Communiste, homosexuel, aveyronnais, il s'est fait connaître en 2013 avec "L'Inconnu du lac" - dont l'affiche polémique avait été retirée à Versailles et à Saint-Cloud. En 2016, "Rester vertical" divisait la critique. Zéro étoile pointé dans mon blog et un commentaire lapidaire : " Rester vertical est peut-être un bon film. Mais je l’ai détesté."
"Viens je t'emmène" n'aura pas suscité de ma part une telle hostilité. Mon jugement n'en est pas pour autant enthousiaste.
J'ai trouvé en effet que les deux récits qui y étaient entremêlés peinaient à se rencontrer.
D'un côté, c'est l'histoire d'amour qui se noue entre un célibataire maladroit et une prostituée aux orgasmes retentissants. Cette histoire d'amour qui n'a rien de romantique est joyeusement dionysiaque. Elle est l'occasion de plusieurs scènes de sexe systématiquement interrompues par un facteur extérieur : le flash télévisé qui annonce l'attentat, l'arrivée impromptue du mari d'Isadora, un appel téléphonique de l'associée de Médéric (Dora Tillier méconnaissable), etc. Noémie Lvovsky, dans une improbable fourrure rouge renard, y prend, comme toujours, sa part à la perfection en jouant du charme gouailleur qu'elle possède.
De l'autre, c'est une histoire plus politique qu'Alain Guiraudie nous raconte en montrant le poison délétère que le terrorisme distille dans une ville de province qui se claquemure pour se protéger d'un meurtrier en cavale. L'action se recentre sur l'immeuble où habite Médéric et où il a accepté d'héberger temporairement Sélim, un jeune Maghrébin qui se dit à la rue et qui pourrait en fait être recherché par la police. Cet hôte inopiné excite les réactions contrastées des voisins de Médéric : certaines sont franchement haineuses, d'autres sont plus empathiques.
Alain Guiraudie avait la matière pour faire deux films, tout aussi stimulants l'un que l'autre. L'émulsion qu'il a essayé de concocter n'est pas franchement réussie.