Note moyenne
3,1
805 notes
En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
5
5 critiques
4
15 critiques
3
28 critiques
2
19 critiques
1
5 critiques
0
8 critiques
Trier par :
Filtrer par :
Toutes les notes
"Viens je t’emmène" semble hésiter dans son propos comme dans sa forme. La finalité n'est pas très claire et il n'y a en sans doute même pas, si ce n'est cet improbable mélange entre terrorisme, sexualité et préjugés. Néanmoins le film se laisse agréablement regarder grâce à son rythme pas ennuyeux, quelques moments drôles et une certaine légèreté. Bref une espèce de vaudeville divertissant mais pas marquant.
Comme de coutume, Alain Guiraudie se déploie sans retenue, offrant une comédie qui flirte audacieusement avec le terrorisme, la xénophobie et la violence domestique.
En filmant cette France contemporaine à fleur de peau, il rend le trivial étonnamment complexe. Son approche franche et généreuse embrasse un éventail de peurs fantasmées, déconstruites par l’ironie et l’humour.
Dans cet univers, les personnages frôlent la caricature, mais ce sont des figures finement agencées, un jeu de miroirs aux dimensions politiques bien campées. Avec empathie, il met en scène les prolétaires et les corps atypiques, avec une alacrité qui déstabilise.
Guiraudie use de la légèreté pour sonder la gravité, maniant l’ambiguïté et détournant l’attendu ; il explore, sans détours, les maux qui marquent notre société.
En filmant cette France contemporaine à fleur de peau, il rend le trivial étonnamment complexe. Son approche franche et généreuse embrasse un éventail de peurs fantasmées, déconstruites par l’ironie et l’humour.
Dans cet univers, les personnages frôlent la caricature, mais ce sont des figures finement agencées, un jeu de miroirs aux dimensions politiques bien campées. Avec empathie, il met en scène les prolétaires et les corps atypiques, avec une alacrité qui déstabilise.
Guiraudie use de la légèreté pour sonder la gravité, maniant l’ambiguïté et détournant l’attendu ; il explore, sans détours, les maux qui marquent notre société.
J'ai beaucoup rigolé, cet imbroglio de situation est tout bonnement, hyper agréable à regardé. Jean-Charles Clichet & Noémie Lvovsky est un duo super.
Une satire sociétale foutraque, audacieuse et assez séduisante dans sa première partie, mais qui s’éparpille trop en cours de route. 2,75
"Viens je t'emmène", c'est un portrait loufoque de la vie humaine dans ce qu'elle a de plus médiocre mais aussi de plus sensible. Toute cette étrangeté vise à faire rire évidemment mais permet aussi et surtout de mettre en évidence la symbolique des actes qui ne perdent pas leur sens mais dont la signification et les effets en sont au contraire renforcés.
Un film qui pourrait être une comédie de boulevard si on n'y ajoutait les discours sur la xénophobie, le racisme, les femmes battues, l'image que l'on donne. Le réalisateur aurait gagné à faire plusieurs films.
Pas grand chose à dire de ce film où la fantasmatique du réalisateur est dévoilée en choisissant d'exposer sous tous les angles une actrice mature dans des scènes de sexe dignes du porno, notamment celle du cunnilingus. Il n'y a même pas d'histoire à ressortir de cet opus que certains sont suceptibles d'apprécier, tout dépend d'où on met le curseur dédié à la sensation de la pudeur.
J'ai juste une question : Noémie Lvovsky est-elle mariée ou en couple ?
J'ai juste une question : Noémie Lvovsky est-elle mariée ou en couple ?
Réussite absolue, à tous les niveaux. C'est d'abord une merveille dans le jeu des acteurs, qui à travers leurs différences et leurs singularités forment comme une troupe, un collectif. Et le film prend de front les impensés et refoulés des gentils bobos, dans une forme de vaudeville super rythmé et très drôle. Le tout est énergisant, et la réunion finale des protagonistes est super réussie. Pour moi, et de loin, le meilleur Guiraudie.
Mitigé.
Du Guiraudie qui se veut léger en abordant son récit sous le signe de la comédie.
Il faut le dire vite, ce n’est pas parce qu’il y a quelques séquences qui prêtent à sourire que c’est une comédie.
Guiraudie se veut léger avec des propos qui relèvent de la conversation de comptoir.
Certes, il a raison, il ne faut pas mettre dans le même panier les arabes avec les djihadistes ou les radicaux musulmans ; certes, la prostitution est un noble métier, les femmes qui la pratiquent sont aussi des femmes recommandables.
Mais tous ça c’est convenu, c’est presque enfoncer des portes ouvertes.
Avec des convaincus comme moi, il prêche dans le désert.
Toutefois il est bon de le rappeler pour les esprits obtus.
A vouloir combattre les clichés, son film coche toutes les cases des clichés.
C'est sans doute pour dénoncer justement... les clichés !
Guiraudie m’a habitué à mieux en terme de propos tenus et soutenus.
Seulement, s’il veut que son discours sur les arabes, la xénophobie, le vivre ensemble soit bien gobé par le spectateur, quid de la violence faite aux femmes ?
Je croyais Guiraudie tolérant et grand combattant de toutes les causes.
Les propos tenus par le mari d’Isadora prêtent à l’indignation.
Evidemment, ce n’est pas Guiraudie qui parle, c’est le mari ! C’est un personnage qui ne s'embarrasse pas de scrupules, il est violent parce qu’il aime sa femme, voilà sa justification.
En retour Médéric ne semble pas convaincu ; et là c’est du Guiraudie qui s’exprime et me voilà rassuré.
Mais est-ce pour jouer l’apaisement ?
Après tout, Jean Guiraudie a le droit de brosser des personnages qui ne correspondent pas toujours à un esprit #MeToo. Et tant mieux.
Seulement, ce qui vaut pour la xénophobie vaut pour la violence faite aux femmes.
Ça partait bien avec la rencontre Médéric - Isadora, le récit semblait s’amuser avec l’absurdité mais très vite le film s’installe dans du conventionnel avec un message social assez primaire.
La situation de Selim (Iliès Kadri), sdf, est assez prévisible. Seule la scène du cauchemar de Médéric qu’il provoque en dormant chez ce dernier traduit l’angoisse que peut ressentir toute personne lambda qui aurait tendance à tout amalgamer.
Voilà pourquoi je trouve ce « Viens, je t’emmène» un peu timide, paresseux avec des propos passe-partout. Comme à l’image de Médéric (Jean Charles Clichet), ça manque un peu de relief.
Quant à Doria Tillier, (que apprécie beaucoup) je me pose encore la question de sa présence.
Elle travaille, c’est l’essentiel…
Je salue la prestation courageuse de Noémie Lvovski (Isadora) qui se met nue. Il me semble que c’est la première fois que je la vois jouer nue. A travers elle, je salue Jean Guiraudie qui sait mettre en valeur des corps nus qui correspondent à une réalité.
Des corps fatigués, des corps qui ne correspondent pas à des critères de minceur, de jeune âge.
Des corps vrais qui ne sont pas retapés par photoshop.
Du Guiraudie qui se veut léger en abordant son récit sous le signe de la comédie.
Il faut le dire vite, ce n’est pas parce qu’il y a quelques séquences qui prêtent à sourire que c’est une comédie.
Guiraudie se veut léger avec des propos qui relèvent de la conversation de comptoir.
Certes, il a raison, il ne faut pas mettre dans le même panier les arabes avec les djihadistes ou les radicaux musulmans ; certes, la prostitution est un noble métier, les femmes qui la pratiquent sont aussi des femmes recommandables.
Mais tous ça c’est convenu, c’est presque enfoncer des portes ouvertes.
Avec des convaincus comme moi, il prêche dans le désert.
Toutefois il est bon de le rappeler pour les esprits obtus.
A vouloir combattre les clichés, son film coche toutes les cases des clichés.
C'est sans doute pour dénoncer justement... les clichés !
Guiraudie m’a habitué à mieux en terme de propos tenus et soutenus.
Seulement, s’il veut que son discours sur les arabes, la xénophobie, le vivre ensemble soit bien gobé par le spectateur, quid de la violence faite aux femmes ?
Je croyais Guiraudie tolérant et grand combattant de toutes les causes.
Les propos tenus par le mari d’Isadora prêtent à l’indignation.
Evidemment, ce n’est pas Guiraudie qui parle, c’est le mari ! C’est un personnage qui ne s'embarrasse pas de scrupules, il est violent parce qu’il aime sa femme, voilà sa justification.
En retour Médéric ne semble pas convaincu ; et là c’est du Guiraudie qui s’exprime et me voilà rassuré.
Mais est-ce pour jouer l’apaisement ?
Après tout, Jean Guiraudie a le droit de brosser des personnages qui ne correspondent pas toujours à un esprit #MeToo. Et tant mieux.
Seulement, ce qui vaut pour la xénophobie vaut pour la violence faite aux femmes.
Ça partait bien avec la rencontre Médéric - Isadora, le récit semblait s’amuser avec l’absurdité mais très vite le film s’installe dans du conventionnel avec un message social assez primaire.
La situation de Selim (Iliès Kadri), sdf, est assez prévisible. Seule la scène du cauchemar de Médéric qu’il provoque en dormant chez ce dernier traduit l’angoisse que peut ressentir toute personne lambda qui aurait tendance à tout amalgamer.
Voilà pourquoi je trouve ce « Viens, je t’emmène» un peu timide, paresseux avec des propos passe-partout. Comme à l’image de Médéric (Jean Charles Clichet), ça manque un peu de relief.
Quant à Doria Tillier, (que apprécie beaucoup) je me pose encore la question de sa présence.
Elle travaille, c’est l’essentiel…
Je salue la prestation courageuse de Noémie Lvovski (Isadora) qui se met nue. Il me semble que c’est la première fois que je la vois jouer nue. A travers elle, je salue Jean Guiraudie qui sait mettre en valeur des corps nus qui correspondent à une réalité.
Des corps fatigués, des corps qui ne correspondent pas à des critères de minceur, de jeune âge.
Des corps vrais qui ne sont pas retapés par photoshop.
Ce film n'a aucun sens, selon moi, et sait parfaitement marier le ridicule et la vulgarité.
Pour sûr, on ne se prend pas la tête. Au début, on essaie juste de comprendre...
Pour sûr, on ne se prend pas la tête. Au début, on essaie juste de comprendre...
Joli navet dans lequel on se demande encore comment des acteurs aussi talentueux ont pu se fourvoyer.
Rien ne nous est épargné, de la scène limite porno en ouverture , en passant par le monde des méchants habitants de cité homophobes, les pauvres Djihadistes à qui on cherche des excuses, spoiler: sans oublier le thème de la prostituée nymphomane et battue par son mari
… On aborde mille autres thèmes aussi rapidement que l’on mange un tic-tac , et on en sort avec la désagréable impression d avoir regardé une chaine Info sous Acides
Rien ne nous est épargné, de la scène limite porno en ouverture , en passant par le monde des méchants habitants de cité homophobes, les pauvres Djihadistes à qui on cherche des excuses, spoiler: sans oublier le thème de la prostituée nymphomane et battue par son mari
… On aborde mille autres thèmes aussi rapidement que l’on mange un tic-tac , et on en sort avec la désagréable impression d avoir regardé une chaine Info sous Acides
Un Guiraudie riche en rebondissements et dont le mélange des histoires est bien maîtrisé. L'humour trouve sa place de manière subtile. Jean-Charles Clichet a quelque chose dans le jeu qui rappelle Vincent Macaigne, dans la sensibilité et la candeur offertes au personnage.
Alain Guiraudie, que l’on pourrait qualifier au risque d’une fatale réduction de radical et de libertaire, a confessé pour Viens je t’emmène vouloir « revenir à la comédie tout en restant ancré dans la réalité et l’actualité sociale ». Il ajoutera également avoir en tête « l’esprit du théâtre de Boulevard » pour ce film ». Incontestablement, il y a dans Viens je t’emmène comme un vaudeville prolifique avec un foisonnement idéologique multiple. Le film recèle en effet tout ce que l’on sait de la pensée Guiraudienne, à l’aune d’un cinéma militant, provocateur et bousculant avec un plaisir non dissimulé les codes de la bienséance. Il peut dire qu’il cherche à « dégager des horizons pour la collectivité ». Cette aspiration est très présente dans Viens je t’emmène, tant il semble vouloir déconstruire les clichés et stéréotypes, et se pose en défricheur anthropologue d’une utopie perdue… Il montre énormément en peu de temps.
Le film aborde pêle-mêle la prostitution, le terrorisme, le racisme, l’exclusion, à travers une galerie de personnages et de situations hautes en couleurs, et en effet toute vaudevillesques. Il en ressort parfois un aspect foutraque total, mais l’ensemble se tient avec force, à travers notamment le personnage de Médéric, qui fait lien. Nous sommes ici dans une folie farandolesque, une exacerbation des névroses. C’est un film de superpositions permanentes et d’accumulation de bizarreries.
Viens je t’emmène, à la sauce vitriolée nous parle tragi-comiquement de nous-mêmes… C’est parfois gracieux, parfois atrocement consternant, mais toujours pertinent dans son impertinence. Un type de cinéma émancipateur qu’il est bon de défendre et de soutenir.
Le film aborde pêle-mêle la prostitution, le terrorisme, le racisme, l’exclusion, à travers une galerie de personnages et de situations hautes en couleurs, et en effet toute vaudevillesques. Il en ressort parfois un aspect foutraque total, mais l’ensemble se tient avec force, à travers notamment le personnage de Médéric, qui fait lien. Nous sommes ici dans une folie farandolesque, une exacerbation des névroses. C’est un film de superpositions permanentes et d’accumulation de bizarreries.
Viens je t’emmène, à la sauce vitriolée nous parle tragi-comiquement de nous-mêmes… C’est parfois gracieux, parfois atrocement consternant, mais toujours pertinent dans son impertinence. Un type de cinéma émancipateur qu’il est bon de défendre et de soutenir.
Guiraudie s'affranchit avec bonheur des canons de la comédie sentimentale et dresse le portrait déconcertant, glaçant d'une France de défiance et de division. On se dit dans un premier temps que tout semble absurde puis, à la réflexion, qu'on a rarement vu une oeuvre aussi réaliste. Un film qui nous fait sortir de la caverne, et surtout nous encourage à penser en dehors de nos préconceptions.
Comédie qui fonce dans l'absurde et le décalé. L'histoire démarre bien mais s'éteint petit à petit : l'intrigue manque de précision, beaucoup d'idées se bousculent sans qu'une direction plus claire ne vienne les encadrer. Jean-Charles Clichet démontre une nouvelle fois tout son potentiel comique. Clermond-Ferrand devrait être plus souvent utilisée comme décor tant elle est cinématographique.
- Meilleurs films
- Meilleurs films selon la presse