Christophe Gans s'inspire de la légende de la Bête du Gévaudan et signe un film ambitieux qui réunit aussi bien le film d'époque que le film d'enquête le tout saupoudré de thriller, d'arts martiaux et d'un aspect fantastique qui a tout pour plaire à condition d'accepter le plaisir coupable que se permet le réalisateur afin d'en offrir un au public. "Le Pacte des loups" est bourré de style, la photographie et les décors sont superbes et la mise en scène maîtrisée de bout en bout. Gans sait faire évoluer son film entre plusieurs genres et satisfait ainsi tout type de public qui à en perdre quelques-uns en cours de route. Assumant ses choix jusqu'au bout, il nous offre un divertissement de haute volée qui apporte une bonne dose d’esbroufe dans le cinéma français. Quelques maladresses scénaristiques pointent le bout de leur nez mais aucune d'entre elle ne s'offre le luxe de nous gâcher le plaisir. Quant au casting, il est impeccable, porté par un Samuel Le Bihan au sommet de sa forme.
1766, l’Église est au sommet de l'autorité. Une bourgeoisie pourrie jusqu'à l'os étale son opulence jusque dans les plus profondes provinces. Au cœur du Gévaudan, une étrange créature répand la terreur parmi les populations locales. Alors que les massacres se multiplient, leur échos sanglant se répand comme une trainée de poudre jusqu'au plus hautes sphères. Un fait divers devenu problématique pour l'autorité royale. La chasse est donc ouverte et les battue fond rages. Des centaines de loups sont massacrés. Cependant, le sang d'hommes, femmes et enfants ne cesse de souiller ces terres désolées comme un châtiment suprême. Christophe Gans nous transmet une parenthèse d'histoire. Il nous donne la lumière sur une légende urbaine, un mythe ayant marqué le pays tout entier. A une époque où les croyances faisaient de l'homme les pantins de Dieux, les épileptiques étaient brulés vifs comme des sorcières, des suppôts de Satan, et donc une bête aussi improbable ne pouvait être que le fruit du diable. Gans retranscrit à merveille cette période de l'histoire barbare et impitoyable. La pré-Révolution, où une poignée d'humains faisaient encore la lois sur le reste du pays. Au fond, la bête n'est que le prétexte d'un message bien plus fort. Un jeu machiavélique où la morale n'est plus. Il ne s'agit pas de tuer pour tuer, mais avant tout semer la terreur sur les plus inébranlables. Le Pacte des loups, 2001, est un récit quasi romanesque, l'épopée d'un homme en soif de justice et de rébellion. Samuel Le Bihan impose une présence ravageuse et charismatique. A ces côtés, l'intriguant Mark Dacascos, alias Mani, un indien à la force redoutable. Le reste du casting est impressionnant et les seconds rôles y mettent tous leur grain de sel. De la sensuelle Monica Bellucci au manipulateur Vincent Cassel. Un film bardé d'influences diverses qui nous entraine de grès où de force dans les méandres de plusieurs genres bien distincts: le côté aventure, très palpitant, les combats d'art martiaux tout en puissance; l'épouvante, apportant cette atmosphère en suspend, glauque et riche de suspens; puis le côté historique, immersif et saisissant. Une photographie impressionnante d'ampleur et de contrastes nous offre une ribambelle de plans magistraux, toujours dans des nuances très sombres. Cette réalisation purement française est une ode à notre nation, qui plus est dans un registre où les chefs d’œuvres sont rares. Si ce film n'en est pas un, il a au moins le mérite d'être passionnant de bout en bout et nous incite à réfléchir sur les vrais pouvoirs de l'homme. Assurément culte. 4,5/5
Le cinéma français sait, parfois, faire de bon film. Le Pacte des loups en est la preuve. Si certaines choses peuvent dérouter le spectateur (Mani, l'indien, qui fait du kung-fu, les ralentis ou une bête qui peut ne pas paraitre crédible), je trouve que ce film donne une belle fraicheur à l'histoire de la Bête du Gévaudan. De plus, le film dispose d'une belle brochette d'acteur si ce n'est Samuel Le Bihan qui, pour moi, manque de charisme. La Bête, quand à elle, n'est pas toujours très bien faite mais pour un film qui a plus de 10 ans maintenant (11 exactement), ce serait facile de critiquer. Hormis ces 2 points là, Le Pacte des loups est un très bon film d'aventure-thriller, avec des décors, des costumes et des scénes d'action superbes, qui se regarde avec grand plaisir.
Visuellement, on a rarement vu ça ! Les couleurs , les lumières , les costumes , les décors... irréprochables ! Mais la première est longue... il ne se passe pratiquement rien. Mais cependant la deuxième heure va très vite et Gans se lache ! Les acteurs sont magiques, ention pour Dacascos , très émouvant dans le rôle de l'indien Mani. Un bon divertissement qui démontre que les Français peuvent concurrencer les américains sur leur domaine de prédilection.
Spectaculaire, malin, soigné ... Il y a plusieurs manières de décrire le film de Christophe Gans. Il y a tout de même une réelle volonté de faire une super production bien au dessus de la moyenne. La reconstitution de l époque que ça soit les jardins de Versailles, la noblesse provinciale, ou le Gevaudan profond est vraiment réussi. Visuellement très réussi le film souffre cependant de quelques longueurs. Il reste cependant un excellent spectacle qui ratisse large au niveau de son public.
Après avoir adapté le manga "Crying Freeman" sur grand écran (avec Mark Dacascos), Christophe Gans signa en 2001 ce qui est à ce jour son meilleur film (pas compliqué en même temps étant donné que le réalisateur n'a tourné que trois films pour le moment, en attendant son adaptation de "La Belle et la Bête"). Disons que "Le Pacte des Loups" est un film divertissant. Christophe Gans signe un film assez surprenant dans lequel ses influences allant du western au film fantastique et d'épouvante, en passant par le film d'arts martiaux (ceux de la Shaw Brothers particulièrement) et de cape et d'épée, se mêlent à la légende de la bête du Gévaudan. La fidélité historique est quelque peu mise à l'écart, mais qu'importe! Christophe Gans a souhaité réaliser un film d'aventure mêlant habilement les genres, et le bonhomme (si il ne fait pas ça de manière vraiment habile) a réalisé un bon divertissement. Le spectateur prend son pied à suivre l'histoire de la traque de la bête ainsi qu'aux complots qui se forment autour (malgré les effets de style pompés sur John Woo ou Tsui Hark, qui ne cassent pas des briques...). Certes, le film n'est pas exempt de défauts (la mise en scène laisse quelque peu à désirer à certains moments, de plus que l'interprétation des acteurs) mais pour peu qu'on en fasse abstraction et qu'on apprécie le cinéma de genre, "Le Pacte des Loups" se révèle être un bon petit plaisir cinématographique, c'est du moins ce que j'en ai ressenti. En tout cas, le film, comme dit précédement, possède quelques points noirs comme des incohérences dans le scénario ou encore une réalisation pas toujours au top, Gans s'y perdant parfois dans le trop plein d'influences ou sombrant dans la facilité à certains moments. Toutefois, on aurait tort de cracher sur ce "Pacte des Loups" qui prouve qu'avec un réalisateur un tant soit peu passionné, le cinéma français est capable de nous livrer de bonnes surprises dans le domaine du film d'aventures.
Le cinéaste Christophe Gans livre une production audacieuse et romanesque qui nous emmène dans une aventure extraordinaire qui n'a rien a envier aux productions hollywoodiennes et qui nous couple le souffle. Pour commencer la réalisation est somptueuse, accompagnée de magnifiques paysages ainsi qu'une reconstitution méticuleusement soignée du Gévaudan de l'ancienne époque et qui est servi par une BO envoûtante qui colle parfaitement a l'ambiance glauque et glaciale du long-métrage. Ensuite le scénario est fascinant et original, riche en rebondissements surprenants à travers un rythme très soutenu qui nous transporte totalement dans cet univers sombre et passionnante, il faut ajouter à cela des effets spéciaux époustouflants dont la fameuse bête du Gévaudan qui dispose d'un design très réussi. On a des morceaux de bravoure éblouissants. Enfin le casting est quand a lui monumental en étant composé de Samuel Le Bihan, Vincent Cassel, Emilie Dequenne, Monica Bellucci, Jérémie Renier, Jean Yanne, Bernard Farcy et Jean-François Stévenin qui livrent une prestation impeccable de protagonistes troublants et mystérieux. Une réussite totale
Un pure chef - d’œuvre qui mêle fantastique , aventure et action , mais aussi un superbe travail de décors artistique. Un film mené tambour battant par une magnifique réalisation et par un casting exceptionnel. Un très beau film ou le réalisateur a su démontrer qu'une production française peut rivaliser avec le cinéma hollywoodien. Inoubliable.
Une oeuvre esthétiquement magnifique avec des scènes de combats éblouissantes, très bien servies par la présence de Mark Dacascos. On peut toutefois reprocher certaines longueurs.
Christophe Gans revisite l’histoire de la Bête du Gévaudan. Esthétiquement, «Le Pacte des Loups» est une belle surprise mais reste difficilement classable tant il mélange les genres : historique, fantastique, cape et d’épée, western, arts martiaux. Toutefois, je l'ai trouvé trop long et un poil confus mais son atmosphère angoissante tient joliment toute la durée du film. Alors que les chorégraphiques des combats sont particulièrement spectaculaires, les effets spéciaux animatroniques et numériques de la Bête sont une réelle déception. A la tête d'une incroyable distribution, Samuel Bihan s’en sort plutôt bien, tout comme Jérémie Renier et Emilie Dequenne. Mais pour ma part, c’est Mark Dacascos qui impressionne le plus alors que Vincent Cassel qui, bien que flippant, est un peu trop excessif. Un bon divertissement qui rivalise avec certaines productions hollywoodiennes.
La distribution dégage pas mal de charisme, et même si subsistent quelques longueurs sur la fin, le Pacte des loups souffle un vent nouveau et inespéré sur ce qu'à l'époque des Grangier et Verneuil, on appelait « le cinéma d'action et d'aventures »
Bien que l'ensemble manque de rigueur historique, l'efficacité et la maîtrise sont bien là, en prenant quelques libertés sur la bête du Gévaudan, Gans nous offre un spectacle visuellement réussi et à l'esthétique parfaite. Spécialiste du conte fantastique, le résultat est fort divertissant, tourné essentiellement dans des décors naturels, et au casting 4 étoiles appréciable, Gans s'amuse à mélanger les genres, en passant par les arts-martiaux au western et du cape et d'épée au fantastique. Une grosse production française de qualité. Très bon.
Pour une fois qu'un film français n'est pas une sorte de romance/drame familial pompeux et pseudo-intellectuel d'un ennui mortel, il faut qu'on nous ponde une bouse pareille. Le mythe de la Bête du Gévaudan a pourtant du potentiel malheureusement gâché ici par une histoire ridicule et abracadabrantesque et des personnages caricaturaux, interprétés par des acteurs assez moyens. Visuellement ça se veut sombre et gothique, mais les effets spéciaux peu convaincants et les ralentis quasi systématiques utilisés lors des scènes d'action rendent le tout risible. Une bonne fois pour toute: les ralentis ce n'est jamais, jamais cool (sauf dans Walker Texas Ranger). Ca se veut ambitieux, mais ce n'est au final qu'un énième film de série B sans grand intérêt.
Un film mystérieux pour tout dire. On peut voir des jolies décors et de beaux costumes dans ce film. Mark Dacascos est un grand maître des arts martiaux, ses scènes de combat sont bien chorégraphiées. Le casting d'acteurs est pas mal avec Samuel Le Bihan et la belle Monica Bellucci. Le scènario est un peu à désirer car malgré le film qui dure 2h20, il y au moins une bonne heure où il se passe plus grand chose par rapport au début et à la fin du film. Ce qui donne pas forcément une bonne idée du film et j'ai faillit le couper en plein milieu. Le film reste sympathique à voir.
" Le Pacte des Loups " est un film français à la fois brillant et excitant, romanesque et tragique. Il retrace l'histoire de la Bête du Gevaudan, mais la légende n'est qu'un prétexte pour y greffer toutes sortes de récits parallèles, axés sur les rites vaudous, chrétiens et sataniques. Visuellement, c'est inconcevable. Christophe Gans s'est donné les moyens de concrétiser ce qu'une imagination extravagante est capable de produire. Cinéaste magique, nourri de ce que le cinéma nous a offert de mieux depuis trente ans, il sait se référer à ses maîtres en apportant son propre génie. Le mot n'est pas trop fort : ce film rassemble toutes les particularités propres aux grands genres. On y voit des scènes de kung-fu directement venues des meilleurs Bruce Lee ou Jackie Chan, des personnages décalés véhiculant toutes sortes de cultures, des grandes scènes épiques de chasse et de poursuites, des duels que n'aurait pas renié Sergio Leone et bien d'autres merveilles scénaristiques et visuelles. C'est une vraie claque. C'est nouveau. Les inspirations sont trop nombreuses pour être toutes relevées, sans doute le réalisateur n'en a-t-il même pas conscience : les hommages à Spielberg, Kubrick, John Woo, John McTiernan etc. viennent donner à cette histoire potentiellement forte une ampleur rarement atteinte. Gans est un fils du mania, des jeux vidéos et du cinéma d'action. Tout cela donne un résultat comparable à Matrix, qui avait également su mélanger du mieux possible toutes ces influences. Qui a un jour regardé " Dragon Ball ", dévoré Gunnm ou joué à " Metal Gear Solid " sautillera de bonheur sur son siège. Pour les autres, " Le Pacte des Loups " leur fera découvrir les richesses de cet univers dont la reconnaissance est en plein essor. Au niveau du scénario, ce genre de film se plante généralement. Trop court, stéréotypé, les plus talentueux des réalisateurs se sont cassés l'objectif sur des scripts écrits sur un coin de table. La durée du Pacte contourne cet obstacle : le film prend le temps nécessaire pour développer chaque caractère et instaurer une ambiance satanique et bestiale à souhait. Les personnages qui semblent avoir été vus mille fois (notamment celui de l'indien, joué par Mark Dacascos qui se découvre un don d'acteur) se révèlent complexes et fascinants. Le récit se brise et prend une direction surprenante chaque fois que les clichés font mine de s'installer. Le seul bémol est à mettre sur la fin qui tire en longueur, et il aurait sans doute fallu couper le dernier quart d'heure qui n'apporte rien de nouveau et perd sa cohérence. Cela dit, rien ne saurait gâcher un tel plaisir. Gans est à classer parmi ceux qui font du cinéma français grand spectacle, grand public, avec le désir de prouver que action, bruit et fureur ne sont pas l'apanage des gros sabots américains. La France apporte juste au modèle sa sensibilité et son héritage romantique. Aux côtés de Besson et Kassovitz, ce diable d'homme n'a plus qu'à penser atteindre le public. Gageons que le Pacte des Loups sera un succès, et ce ne serait que justice. D'autant plus que le bonhomme a manifestement lu Stephen King, car l'ombre de Flagg plane sur le royaume de Gévaudan.