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Stéphane D
177 abonnés
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3,5
Publiée le 19 août 2024
Plus de 20 ans après, il reste compliqué de donner un avis tranché sur ce film bourré de qualités comme de défauts. D'un côté une réalisation comme on n'a pas en France, une histoire originale issue d'une légende locale, la volonté de mélanger plusieurs genres, bref, l'ambition du projet (et son casting chorale prestigieux). D'un autre côté difficile d'énumérer toutes les maladresses (double introduction de Kung Fu de Manille à chaque fois de manière artificielle mal inclus dans l'histoire, nombreux dialogues mal récités et effets spéciaux numériques déjà un peu justes à l'époque...). En revanche on a sur Blu-Ray 4K une restauration incroyable, image comme son que je garde volontier dans ma collection (aux côtés du collector DVD dans sa pochette en cuir!)
Ambiance et musique top pareil pour les costumes et décors. les effets spéciaux ont très mal vieillis mais ça c'est rien. par contre le 1 vs 40 et l'épée en os c'est vraiment nul
Un film très inégal. Dans les points positifs, je mettrai les costumes et la Lozère du XVIIIème siècle, les acteurs plutôt bon et l’ambiance angoissante au début du film (avant que l’on ne voit complètement la bête). Du côté des points négatifs, l’intrigue m’a paru inutilement compliquée, l’histoire d’amour absolument pas crédible, des scènes de combats totalement fantasques (Samuel Le Bihan se présentant presque en Rambo du XVIIIème) et une durée sans doute un chouia excessive. Le film n’est donc pas mauvais et mérite sans doute un visionnage mais ce sera tout pour moi.
Film vu après une masterclass de Christophe Gans. Un réalisateur que je ne connaissais que de nom et de réputation, sachant combien il fut un grand passeur du cinéma est-asiatique. Et je dois dire que mieux comprendre l'histoire de Christophe Gans, ses influences, sa démarche, permet d'autant plus apprécier Le Pacte des Loups.
Bien sûr que ce film comporte des défauts. Mais Gans y fait preuve d'une ambition et d'une maîtrise certaines, avec une ferveur ingénue. Plus encore, c'est un film que j'ai trouvé attachant, tout en étant un objet très singulier.
Un "film pop" en costumes, à la fois réaliste et exubérant, mixant western cévenol, thriller d'époque, et cinéma d'arts martiaux hongkongais. Le mélange est pas loin d'être indigeste, mais pourtant ça se tient plutôt bien, à condition de prendre cet OFNI avec du recul.
Et je fois dire que le découvrir en 2024, permet de se rendre compte que ce film a plutôt bien traversé le temps, et qu'on serait bien en peine de trouver un long métrage de cet acabit aujourd'hui en France, même en lorgnant du côté des productions Pathé réadaptant Dumas. L'argent est là, mais les équipes et notamment les réalisateurs sont moins doués...
Ravi d'avoir pu entendre Christophe Gans, qui est un type passionnant et passionné, facile d'accès. Et ravi de ce moment passé devant Le Pacte des Loups, qui m'a emporté par l'enthousiasme évident de son réalisateur, transparaissant à chaque plan.
Très loin du chef-d'oeuvre c'est évident, mais c'est un film en costumes agréable à voir, un mélange de genres un peu fouillis, certes, mais bien mené et relativement captivant. Beau casting, mise en scène et photo typique du début des années 2000.
Ce film ne m'avait pas séduit à sa sortie, j'en attendais trop sans doute. Passionné par cette légende et ayant pu m'en imprégner par un séjour près de Mende, impossible qu'il en soit autrement lorsqu'apparait ce loup immense flanqué aux abords de la ville, immortalisé à jamais. Le film à coups de fracas, de violence jouissive, d'effets spéciaux, de beaux costumes, un peu de sexe au tournant, avec de bons acteurs, jeunes alors, tente d'en donner une version fantastique, à la mode américaine version monstrueuse, mais je pense que c'est mon côté prof d'histoire qui fait que 20 ans plus tard, je n'accroche toujours pas au scénario, certes à suspense, mouvementé, impressionnant, varié...mais dont les nombreuses incohérences ressortent encore plus flagrantes 20 années plus loin. Il semble que le réalisateur ne s'en soit guère souciè, préférant violence et tape-à-l'oeil à la vérité qui n'est toujours pas élucidée à ce jour, ce pourquoi elle reste plus que jamais une légende. Surprenant de voir Samuel le Bihan en pareille posture quand on sait combien Alex Hugo est charismatique à ce jour et chéri des Français. La suite nous a montré qu'il n'est pas restè longtemps sur ce schéma d'acteur, même s'il l'assume alors avec un certain talent, mais pas toujours crédible à cause des péripéties imposées par le scénario. Ne réfléchissez pas trop en tentant de relier l'enchaînement de certaines scènes, car vous pourriez y trouver pas mal de petits casse-tête car la logique n'en fait pas partie : comment peut-on déclarer sa flamme à l'aimée quand on sort â peine d'une maison close?... comment peut-on semé les cendres de son ami en mer quand vous les avez perdues lors d'une arrestation brutale en forêt, comment caresser aussi bien une bête qui tuait tout le monde cinq minutes plus tôt ? ... Ne cherchez pas, la légende nous a été offerte en sauce cocktail panachée copieusement au ketchup naturel (sang à gogo ).
Je vais manquer d’originalité, « Le Pacte des Loups » bénéficie d’un traitement esthétique. Couleurs des costumes, des paysages et images léchées. Un film d’ambiance qui aurait dû rester ambiance plutôt que de dévoiler le monstre. Il aurait fallu le suggérer. Avec le temps, le monstre de Gévaudan imaginé par Christophe Gans vieillit le film. A cela s’ajoute un plan ridicule pendant la scène où s’affrontent pour la première fois Grégoire de Fronsac et le monstre. Suite à un coup de patte, la caméra suit le visage en suspension de Grégoire exagérément effrayé qui s’en va s’écraser contre un mur. On peut regretter ces ralentis ou arrêts d’images inutiles qui plombent la fluidité. Il est vrai que Christophe Gans était influencé par le cinéma asiatique. Toutefois de ses influences, je suis de ceux qui ont apprécié les combats de kung-fu.
De toute façon, « Le Pacte des Loups » est un film à dimension fantastique - français de surcroît - et peu m’importe les anachronismes intégrés à cette époque du XVIIIème siècle. A partir du moment où c’est complètement assumé, à partir du moment où on accepte ce postulat, le film de Christophe Gans passe très bien.
A l’influence asiatique, j’y vois aussi une influence western avec la présence de Mani sous les traits de Mark Dacascos qui interprète un indien de la Nouvelle France ; et aussi avec ces quelques chevauchées à cheval, le tout accompagné d’une guitare aux accents sud-américains.
C’est vrai, c’est un tantinet long mais la présence de Monica Bellucci, touche érotique, espionne courtisane au service de Rome, permet au « Pacte des Loups » de se laisser plaisamment regarder.
J'ai vu la director's cut, et c'est long, beaucoup trop long. On s'ennuie ferme, le scénario est mal équilibré entre une histoire d'amour inintéressante, et la poursuite de la bête. Les acteurs sont bons, la réalisation est bonne et la photographie aussi (de magnifiques paysages). Bande originale trop peu présente, trop de scènes de sexe. Le film ne raconte rien, et ce pendant deux heures et demie. Passez votre chemin... Je note cependant un petit détail qui m'a plu: les maquillages, et le fait que les nobles aient la peau pâle. Ce qui colle très bien avec l'époque.
Je n’avais encore jamais vu Le pacte des loups et c’est maintenant chose faite. Tout d’abord il faut souligner l’anomalie que représente ce film dans le paysage français : un énorme budget, une ambiance médiévale, un casting XXL, le tout avec des effets spéciaux et une mise en scène assez dingue. Si la Bête a pris un sacré coup de vieux, il n’empêche que sa présence habite tout le long métrage d’une certaine tension et la mise en scène hyper tape à l’œil accentue bien cela. Malheureusement, je trouve quand même que les personnages sont tous peu attachants et ont des dialogues bien trop pompeux. J’avoue aussi que 2h25 de film c’est peut être un peu trop, on aurait pu raconter cela en bien moins de temps je pense. Il en ressort donc un film avec une ambition fortement appréciable même si dans l’exécution, je ne suis pas fan à 100% du Pacte des loups. Ça reste sympa, je recommande.
Excepté la diction effroyable de Cassel fils( ou est le charme de son pére?), c’est un beau conte pour adultes. Avec ses méchants. Ses belles princesses ( bon sang que Belluci est magnifique). Ses preux chevaliers . N’en déplaise aux esprits critiques, l’indien fait partie du conte. Il faut prendre l’histoire ainsi.Bref! J’ai bien aimé.
D'une redoutable esthétique, soigné, amplifié par d'innombrables ralentis, des floutés et une musique omniprésente, ce pacte ne fait pas dans la subtilité. On perd en cours de route le récit et tout effet de dramaturgie est dès lors vain. Reste qu'au bout d'une heure trente le drame prend la forme d'une chevauchée fantastique et là tout devient plus clair. Film dense et bancal, Le pacte des loups peut divertir malgré une longueur excessive.
Je viens de revoir ce film, j'ai rigole toute seule : grotesques la bande son avec effets sonores spéciaux pendant les combats, l anachronisme de langage , les ralentis de cheveux quand Mani tourne la tête style L'Oréal, la maison close hyper selecte dans ce coin totalement paumé,... Par contre très belles images mais ça ne sauve pas ce film d un véritable naufrage
Film culte français que je n'avais pas vu à sa sortie car j'étais trop jeune à l'époque. Je profite de la restauration faite l'année dernière pour le visionner pour la première fois.
Tout d'abord, ce film est clairement divisé en deux parties distinctes : un film policier fantastique/ film d'action, gore à la limite de l'horreur ... Une première partie qui est bien amené, bien travaillé et une deuxième partie en deçà de la précédente qui fait perdre l'intérêt au spectateur spoiler: (notamment parce que la transformation du héro en bête de combat est trop rapide pour y croire.) .
Ce film possède un message sur la nature humaine (violente, égoïste, perverse ) assez classique mais pertinent pour ce genre d'histoire. Il parle aussi de la lutte entre le croire et la science. Il a beaucoup de propos intéressant dans ce film nous permettant de réfléchir sur plein de choses différentes après son visionnage.
En ce qui concerne la technique, la mise en scène et les décors sont très beaux. Les effets spéciaux ont un peu vieilli, et les costumes sont sympas excepté certains (celui de Vincent Cassel fait plastique). La musique est correct et habille bien l'histoire. Enfin, les jeux d'acteur sont inégaux (j'apprécie Vincent Cassel qui arrive à faire évoluer son personnage de manière impressionnante) et aucun acteur ne sort du lot.
Je comprends pourquoi ce film est devenu culte mais il ne marche peut-être plus aussi bien qu'au moment de sa sortie. Cependant son originalité nous rappelle qu'en France, on peut faire de bons films originaux.
Je le conseille car il fait parti du patrimoine du cinéma français.
Le mythe de la bête du Gévaudan, revu par Christophe Gans, intègre une dimension fantastique et l'idée d'une machination. Dépêché par le Roi, le chevalier de Fronsac, naturaliste et homme d'action, se doit de découvrir le mystère et de traquer le monstre qui terrorise la population. Les attaques de la bête, longtemps invisible, donnent des scènes assez réussies en termes d'angoisse et d'épouvante, qui baignant souvent dans un esthétisme cafardeux et comme irréaliste, ne sont pas sans rappeler le "Sleepy Hollow" de Tim Burton et les agressions de son cavalier sans tête. Mais ces moments épars de terreur ne constituent pas un film captivant. Entre chacun d'eux, Gans semble broder, esquissant des rapports superficiels entre Fronsac et ses hôtes provinciaux. La relation du héros avec la fille de la maison, spoiler: avec une prostituée étrange ou encore avec son fidèle compagnon, un taciturne indien d'Amérique doué en arts martiaux (que viennent faire ici ces combats?) sont comme des digressions, parfois tape-à-l'oeil et esthétisantes. Pour tout dire, les personnages sont plutôt faibles, voire transparents, car ils ne sont portés par aucune idée forte. Et que dire de la seconde partie du film, quand l'action s'emballe spoiler: et que la bête apparait. Spectaculaire, certes, mais qui n'en finit pas d'annoncer le dénouement. Manquant de simplicité et de concision, cette partie flirte parfois avec le grotesque spoiler: (quand Fronsac et son indien se peinturlurent des couleurs de la guerre) , se disperse, et son défaut d'unité est le résultat d'un éclectisme mal maîtrisé provenant des "films de genre". En voulant trop montrer et trop dire, en voulant faire du grand spectacle, Gans enlève au sujet de son mystère et de son caractère cauchemardesque. Appliqué, "commercialement correct", le film ne parvient pas à masquer ses carences dans l'inspiration et le brio de la mise en scène.
Bientôt emporté par la révolution française devenue terreur, le Marquis Thomas d’Apcher (Jacques Perrin/Jérémie Renier), à la lueur d’une bougie - alors que grondent les clameurs d’une foule assoiffée de sang et de vengeance - se rappelle sa jeunesse en Gévaudan. Sous sa plume délicate d’homme lettré, il se remémore sa rencontre avec le chevalier Grégoire De Fronsac (Samuel Le Bihan) - naturaliste de Louis XV - et Mani (Mark Dacascos), un Indien Mohawk, son compagnon de route et ami d'Amérique. Mandaté par le Roi pour mettre fin aux agissements d’une bête qui sème terreur et mort dans le diocèse de Mende, sur la lande Languedocienne, Fronsac est bientôt confronté à l’hostilité de la noblesse locale. Le splendide prologue empreint de nostalgie, celle d’un homme qui se souvient, laisse place à l’une des plus belle ouverture que le cinéma des années 2000, nous ait donné de voir - l'envoûtante partition de Joseph LoDuca et la narration suave de Jacques Perrin - vont entraîner le spectateur aux travers de paysages aussi sauvages que magnifiques, pour ce qui est à ce jour, l’une des plus impressionnantes superproductions française. Le folklore autour de la légende de la bête du Gévaudan sera pour Christophe Gans - l’ex rédac-chef du feu magazine Starfix - le prétexte pour user de tout son talent de réalisateur. A la manière d’un Tarantino à la française, le réalisateur de “Necronomicon” et “Crying Freeman”, en passionné de cinéma européen, américain, asiatique, aimant aussi bien le fantastique, le polar, les arts-martiaux que l’aventure - il fût d’ailleurs, un temps, pressenti pour adapter une préquelle de “20.000 lieues sous les mers” et donner vie à la BD “Rahan” - va s’amuser à mélanger les styles et les genres. En convoquant pour la seconde fois l’acteur Mark Dacascos (“Crying Freeman), Christophe Gans va apporter une touche d’exotisme complètement inattendu, en parfait décalage avec le récit ancré dans la France rurale du 18e siècle. Les peintures corporelles et les chorégraphies de combats - à mains nues ou au bâton - qu’apportent avec lui l’acteur hawaïen, comptent parmi les séquences cultes du long-métrage et confère au film un côté anachronique du plus bel effet. Quant aux assauts de la bête, Gans, à la manière de Spielberg pour “Les dents de la mer”, jouera l’économie. Il ne dévoilera que des bribes - jusqu’à la confrontation ultime - dans ce qui est une libre interprétation de l’histoire. N’oublions pas qu’il s’agit là d’un mythe, qui perdure dans l’imaginaire collectif depuis des siècles, laissant ainsi la place à toutes les hypothèses. Avec son casting d’aristos - Jean Yann, Emilie Dequenne, Jérémie Renier, Edith Scob, Bernard Farci… et ses personnages à l’aura énigmatique - Vincent Cassel, Monica Bellucci, Jean-François Stévenin et philippe Nahon - Christophe Gans nous ouvre les portes d’un univers dans lequel, la toute puissante église Catholique - à travers cette malédiction soit-disante divine qui afflige la région - peut asseoir son pouvoir sur la population. Entretenu par des sermons - sonnant comme des avertissements - par le Père Henri Sardis (J-F Stevenin) - que le scénario décrit comme un faux-prophète - le Gévaudan s’enfonce inexorablement dans la peur. Avec son récit baigné de superstitions, parcouru par des paysages splendides, “Le Pacte des loups” arbitre le combat du rationnel - les connaissances et la science de Grégoire de Fronsac, contre l’irrationnel - les légendes et fantasmes autour de la bête - dans un siècle en plein bouleversement qui voit dans les métropoles, le combat des “Lumières” contre l’obscurantisme. Pour l’heure, en Gévaudan - loin des considérations sociales et philosophiques d’un monde en pleine mutation - dans ce petit bout de terre oublié, les hurlements de victimes agonisantes sous les cros acérés d'un monstre sanguinaire - qu’il fût avéré ou non - laisseront peu à peu place aux murmures d’une révolution, qui elle sera bien réelle et bien plus impitoyable.