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Nicolas N.
55 abonnés
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3,0
Publiée le 8 juillet 2022
Un film spécial, j'ai mis 3 sur 5, j'ai trouvé Adèle Exarchopoulos vraiment bien dans son role , on l'a sent belle fraiche et dans un style qu'on l'a connait quand meme. Ce film nous montre le travail des compagnies Low Cost , Cassandre (Adèle) enchaine les vols et les fêtes sans lendemain.. Pression de la compagnie, Cassandre finit par perdre pied complètement.
Curieux film. Son titre d’abord, « Rien à foutre ». On pourrait croire que c’est l’état d’esprit de l’héroïne, hôtesse de l’air dans une compagnie low-cost. Pas du tout, elle est au contraire consciencieuse et avenante, à défaut d’être nécessairement très motivée et ambitieuse. Faut-dire qu’elle a récemment perdu sa mère accidentellement, ce qui a accentué son spleen latent et une certaine nonchalance. Elle balade son ennui aux quatre coins de l’Europe, entre les chambres d’hôtel minuscules, les rencontres d’un jour sur les messageries et les sorties en boîte où l’on noie son désœuvrement dans le bruit et l’alcool. Enfin, une vie pas bien passionnante malgré tout !
Et le spectateur est invité pendant toute la première partie du film à suivre les pérégrinations de la jeune femme un peu comme dans un documentaire sur la vie peu enthousiasmante des hôtesses de l’air des compagnies à bas coût. Cela se laisse regarder, même si on ne vient pas nécessairement au cinéma pour cela. Et Adèle Exarchopoulos est l’élément clé expliquant la grande mansuétude du spectateur. Elle est de tous les plans et le sourire est de cette excellente comédienne est vraiment craquant. On la verra, dans la deuxième partie du film, retrouver sa famille, sa sœur et son père, en Belgique, avant dans une troisième et dernière partie du film, rejoindre Dubaï pour occuper un nouvel emploi dans une compagnie aérienne plus huppée. Occasion pour les réalisateurs de nous offrir un nouveau petit documentaire sur les ors et les lumières de ces pétro-villes qui n’ont à offrir pour toute culture que celle du fric.
En fait, le « rien à foutre » est celui des réalisateurs, si l’on peut qualifier ainsi les auteurs de ce film-documentaire. Aucune construction de l’histoire présentée en trois épisodes chronologiques, une caméra à l’épaule pour faire croire au mouvement lorsque l’intrigue est au repos, longs plans fixes lorsque l’on veut simuler l’ennui, c’est plutôt réussi de ce côté là mais dangereux car on risque de perdre le spectateur indolent. Soit les réalisateurs sont des débutants qui veulent faire comme les grands mais ne maîtrisent encore pas toute la construction d’un vrai film, soit c’est du post-réalisme belge, mais si c’est le cas, cela fiche un peu le seum (belge aussi, bien entendu) !
un diptyque entre le vide sidéral de la vie d'hôtesse de l'air et la jeune femme, fille de son père, sa sœur, ses amis d'enfance confrontée à la mort de sa mère..
Quelle déception ! Une idée en or, d'ailleurs très bien décrite dans la 1ère partie ´ documentaire ´très intéressante. .. puis, on ne sait trop pourquoi, l'héroïne revient chez son père et la , l'ennui commence et jusqu'à à une fin improbable. Seule consolation, l'interprétation naturelle de Adèle Ex...,
Un film sur le vide se doit-il d'être vide et ennuyeux( forcément)... Oui, au vu de ce "Rien à foutre". Cassandre (Adèle Exarchopoulos super, rien à redire) traîne son inertie d'n job qu'elle voudrait glamour mais qui n'est que médiocre (pas de mépris de ma part, c'est juste ce qui nous est montré). Sa carrière : rien à foutre. Conflit social : rien à foutre. Pas le temps d'avoir des amis, d'aimer : rien à foutre. Impossible d'affronter la mort de sa mère lors d'un stupide accident : elle voudrait bien n'en avoir rien à foutre. Mais être ailleurs lui procure la sensation de vivre pleinement, même si ce plein vient de soirées suralcollisées avec des quasi inconnus, de consommation de drogue dans des colocations anonymes. Tout ce qui touche au quotidien des hôtesses de la compagnie low cost est plutôt intéressant. Même si ça devient répétitif. Mais quand Cassandre est renvoyée pour faute et retourne dans sa famille, le film s'embourbe dans une chronique familiale en crise de plus dont n finit vite par... n'avoir rien à foutre. La boucle est bouclée.
Le film est au départ une surprise, on ne sait pas vraiment sur quel pied danser. Une comédie dramatique ? Un documentaire ? C'est grâce à toutes ces questions que le film va placer son enjeu et brouiller la ligne entre le réel, l'imaginaire et le documentaire. Un propos, une idée qui va mettre son temps à arriver mais qui, une fois à bon port, ne pourra plus que décoller.
Emmanuel Marre et Julie Lecoustre racontaient qu'ils avaient pensé et écrit le rôle de Cassandre en ne voyant qu'Adèle Exarchopoulos pour l'interpréter. Un rôle qu'elle manie si bien que le film aura trop tendance à reposer sur ses épaules. L'actrice qui s'était démarquée dans Mandibules, sait encore une fois transmettre une bonne palette d'acting et ainsi nous faire ressentir de l'empathie pour le personnage de Cassandre.
Le film qui semblait au départ être une comédie dramatique se tend très fortement vers le documentaire. Un film qui sera en grande partie tourné dans des aéroports sans aucune autorisation. Ce sera avec plus de 15 vols Paris/Madrid au compteur que cette équipe a réalisé le film Rien à foutre. Un casting qui lui aussi est très clandestin du fait que tous les acteurs de ce film sont de vrais travailleurs aériens.
Rien à foutre est avant tout une critique sur la condition de vie, de travail et de rémunération des hôtes et hôtesses de l'air dans ces compagnies "low cost". Une critique qui vise directement certaines compagnies: on pourra identifier une solide ressemblance au logo Rayanair grâce aux petites ailes des uniformes, mais également avec le choix des tenues portées par le casting du film.
Toutes les hôtesses de l'air vont au paradis de Daniel Burman (2002) Une comédie dramatique en appelle toujours une autre. J'ai directement pensé à ce film en sortant de la séance. Une histoire de deuil, d'amour et d'envol qui sait montrer la dure réalité des hôtesses de l'air. Une histoire qui se démarque par la puissance d'une rencontre, qui, au contraire de Rien à foutre, montre davantage qu'une évolution interne du personnage principal.
Le sujet est intéressant : une jeune femme qui a tout plaqué pour devenir hôtesse de l'air. Adèle Exarchopoulos tient très bien le film, on a l'impression de connaître son personnage. Le souci est, comme beaucoup de films reposant sur une simple "idée", qu'il est trop long (surtout quand on suit un personnage blasé pendant 2h). 20-30 min en moins et ç'aurait été top.
Une façon de filmer très à la mode depuis quelques années, comme quelqu'un au fond de la pièce qui veut être discret, des tranches de vie, trois étoiles.
Ce premier long-métrage d’Emmanuel Marre, coréalisé avec Julie Lecoustre, prend au pied de la lettre ce non-sens de l’aller simple dans une vie. Une vie sans attache, sans révolte, sans succès, sans espérance de survie, c’est la réalité d’aujourd’hui. En nous plongeant dans un de ces métiers parfois invisibles, on se surprend encore à reconsidérer l’entreprise des agents de cabine, où leur fonction tient de l’illusion. Les parades des gargouilles avec leur gilet de sauvetage et les plateaux repas cachent pourtant les maux de ces individus, qui bataillent sur un front compétitif, où chaque élément semble interchangeable. Que ce soit en l’air ou sur terre, aucun horizon ne semble offrir ce paradis ou cette oasis que tout le monde recherche.
La contradiction entre dès la première scène et nous promet un discours le plus terre-à-terre possible. Elle montre de ce fait l’impasse du métier, où les responsabilités riment davantage avec contraintes que bénéfices. La contrepartie est bien trop lourde pour les épaules de la jeune Cassandre, où Adèle Exarchopoulos s’engage à donner la tonalité qu’il faut, afin de rendre justice aux hôtesses et aux stewards de l’air. En prenant le point de vue d’une compagnie low-cost, nous comprenons rapidement de quoi il retourne et en quoi le fantasme du métier s’apparente à un cauchemar. Cassandre enchaîne ainsi les vols, les fêtes, les rencontres et les relations éphémères, mais pour quoi ? Parce qu’elle n’a pas de choix, elle ne possède pas la volonté de surmonter une indépendance qu’on lui refuse ou un deuil non résolu.
La routine de cette dernière illustre ces moments de doutes, parfois cachés derrière des sourires figés et tremblants que la caméra ne lâche pas. Elle en vient même à étouffer la comédienne, ainsi que tous les autres interprètes non-professionnels, vivant sur un lourd tribut quotidien. Les perspectives sont vues et rabattus avec une rationalité effrayante, comme s’il n’y avait déjà plus rien à faire, plus « Rien à foutre ». D’un malaise à un autre, d’un réveil soudain à une nouvelle gueule de bois, le récit ne semble pas vouloir soigner les maux de l’héroïne, qui semble avoir accepté cette vie désabusée et disgracieuse. Son humanité entre en conflit avec les objectifs de manager, chose que l’on viendra frontalement critiquer, dans des dialogues à sens unique. Et cet élan de résignation semble suffisamment bien documenté pour qu’on n’en conteste aucun aspect.
Cassandre continue pourtant à sourire, même après son service, auprès de ses proches. Sa destination reste inconnue et c’est également ce qui fait toute la beauté du planning improvisée de l’hôtesse, en quête de nouvelles émotions, quitte à y laisser un peu de mauvaises fois. Le second segment la ramène d’ailleurs au domicile familial et fait le choix d’explorer sa profonde mélancolie, sans pour autant questionner son rapport à l’alcool ou sa vision d’une vie à reprendre en main. On se contente de recycler la fable du choc générationnel, des habitudes qui se perdent ou qui mutent vers la déconnexion totale. Un entretien par vidéo interposée justifie tout le crash d’une société qui musèle ses salariés, déjà formés et programmés à répondre des besoins des employeurs, au détriment des clients et passagers, qui ne souhaitent que passer un bon vol, sans retard, ni surcoût.
Ultra réaliste et immersif. Le rythme est lent mais cela rend le film d'autant plus crédible car ne cherchant pas l'artifice. Le personnage d'Adèle Exarchopoulos a ses propres objectifs que l'on peut comprendre, sans juger. Pour résumer, simple et efficace.
Les critiques presse sont élogieuses ( beaucoup moins celle des spectateurs ) pour un film plutôt ennuyeux qui ressemble à un reportage sur une hôtesse dans une compagnie low cost et qui alterne vie professionnelle et vie privé ( la partie professionnelle étant la plus intéressente ). C'est souvent mal filmé et sans vraiment d'intérêt et les longueurs sont de mises ..
Le début était pourtant prometteur. Nous sommes embarqués dans le quotidien d'une hôtesse de l'air d'une compagnie low-cost. Enchainement des rotations, de la pression, des destinations compensés par les excès en tout genre une fois à terre. Le personnage perd pied petit à petit dans un système qui broie l'humain, déracine les individus. Malheureusement, le scénario a aussi perdu pied. La seconde partie est d'une ennui abyssal, à croire que les réalisateurs ont appliqué le titre du film avec brio quand il a fallu écrire la suite et la fin : "rien à foutre". Les dialogues deviennent dune platitude rare, le rythme du début a totalement disparu et la réalisation laisse vraiment à désirer. Reste le sentiment d'un immense gâchis.
En fait ce film est comme Adèle " Machin chose " et son nom imprononçable sauf sous la torture...., à la fois horrible et fascinant, mais franchement il est plutôt au raz des pâquerettes en voulant faire genre critique sociale, ce que j' ai le plus aimé c' est la scène de fin avec les jets d' eaux et la jolie chanson " "Faded" -d'Alan Walker, donc on peut le voir mais comme on regarderait une pub à la tv c' est pas indispensable....
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2,5
Publiée le 13 juillet 2022
Une immersion dans le quotidien d'une hôtesse de l'air travaillant pour une compagnie aérienne low-cost. On ne sait pas vraiment si c'est le métier de rêve de Cassandre, elle semble désabusée par son quotidien. Elle rêve de plus grandes choses comme de travailler pour une compagnie plus prestigieuse qui lui permettrait de voyager dans des endroits de rêve. Pourtant, elle ne fait rien pour réaliser ses rêves. Le titre fait plus référence au manque d'ambition et de détermination de la jeune femme qu'à un comportement du genre "je fais ce que je veux, car je me moque des conséquences". Le film se compose en deux parties avec tout d'abord la privée professionnelle de la jeune puis sa vie privée. Deux parties vraiment inégales. La première a son intérêt avec des scènes montrant l'envers du décor de ce travail dans une compagnie de ce genre, par contre la seconde ne m'a jamais intéressé, et ce même si cela permet de découvrir un peu plus Cassandre. Des tranches de vie qui manquent finalement d'enjeux, un peu comme Cassandre qui va d'un endroit à un endroit sans s'attacher à qui que ce soit et sans que ça n'impacte sa vie. Au final, un film moyen malgré une bonne Adèle Exarchopoulos.
Cassandre, 26 ans, hôtesse de l’air dans une compagnie low-cost, vit au jour le jour, enchaîne les moyen-courriers, les soirées alcoolisées et les mecs d’un soir. A l’orée de ses 30ans, va-t-elle continuer à vivre sans attache et continuer à fuir son passée et sa famille ou bien fera-t-elle face à la réalité qui l’entoure ?
Premier long-métrage pour le tandem Marre / Lecoustre qui s’est attelé à une comédie dramatique sociale dépeignant le quotidien mouvementé d’une jeune femme totalement perdue dans ses choix de vie, entre je-m’en-foutisme et flottement existentiel, désillusions et rêves d’ailleurs. Cassandre est une jeune femme littéralement paumée, en pleine errance d’escale en escale, aux quatre coins de l’Europe, sans attache, sans amis et encore moins de famille (tout est prétexte pour ne pas renouer de lien avec eux). Cassandre fuit les siens et un drame personnel dont on perçoit (malgré sa carapace) qu’elle n’en a pas encore fait le deuil.
Oubliez le côté glamour de certaines grandes compagnies aériennes, ici le film nous immisce au cœur d’une compagnie low-cost où les équipages sont en sous-effectif et enchaîne les rotations jusqu’à l’épuisement. Mais le film ne traite pas de cela (bien que ça en ferait un excellent sujet). Le film s’intéresse avant tout à Cassandre par le biais d’un voyage existentiel, un retour aux sources comme pour mieux repartir du bon pied.
Le film brille par la présence de son interprète principale, Adèle Exarchopoulos y est magnifique, elle incarne brillamment cette jeune femme emplie de désillusion mais qui se raccroche coûte que coûte à son rêve, celui d’intégrer une importante compagnie aérienne et de pouvoir aller à Dubaï. Rien à foutre (2022) est scindé en deux partie, la première parvient admirablement à nous captiver tandis que la deuxième s’avère clairement laborieuse (le film aurait très clairement pu se suffire de la première partie). On appréciera cependant la mise en scène qui oscille avec le cinéma documentaire, avec son lot d’acteurs non-professionnels et son lot d’improvisations.