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Fibroptica
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3,0
Publiée le 9 décembre 2021
Ce "Chère Léa" ne paie pas de mine au premier regard, mais c'est un film qui a au final beaucoup de choses à offrir. Les personnages sont touchants et cette histoire d'amour assez universelle, traite son sujet de manière assez original, en appelant à l'imagination du spectateur pour construire son histoire. Cette histoire presque théâtrale tant nous nous concentrons sur ce café que fréquente le personnage.Jonas, qui pense tout d'abord n'être que de passage dans ce quartier se retrouve comme bloqué dans cette petite bulle temporelle, cette journée passe sans qu'on la voie passer. Ces 5 minutes dans l'établissement se transforme en une journée qui voit sa vie complètement chamboulée. Les interactions social semblent bruler les étapes au point que les situations deviennent presque loufoque ce qui fait que nous rigolons quand même dans ce film qui aborde un sujet plutôt serieux. Ce film ne révolutionne pas le cinéma, mais c'est une histoire touchante que nous propose ici, Jérôme Bonnell et qui nous déçoit pas à la fin de ces 90 minutes. Nous pouvons dire que c'est un parie réussi.
Pour s'imprégner de l'atmosphère du Paris de l'après-guerre, il suffit de voir Le café du cadran de Jean Gehret (1947), avec un merveilleux Bernard Blier. De même, Chère Léa capte à merveille l'esprit d'un quartier parisien à travers un café où se croisent toutes sortes d'individus, y compris le héros du film, galérien sentimental et professionnel. Depuis ses débuts, Jérôme Bonnell a droit aux mêmes termes pour qualifier son cinéma : délicatesse et sensibilité et son dernier film ne fera pas exception à la règle. C'est très agréable à regarder, souvent malicieux et amusant et moins léger qu'il ne semble de prime abord, avec cet air du temps si joliment capté et souligné par une certaine élégance du trait. En contrepartie, c'est vrai que la mise en scène n'a rien de marquant, elle est même plutôt banale mais compensée par une direction d'acteurs vraiment sans faille et une attention portée à tous les rôles, même les plus courts, l'unique scène de Léa Drucker, où elle est remarquable, constituant le meilleur exemple de la qualité de l'interprétation dans Chère Léa. Aux belles performances de Grégory Montel et de Grégory Gadebois répond le suprême et subtil talent de Anaïs Demoustier, dans un registre moins exubérant que d'habitude. Le film ne va certainement pas accumuler les entrées, trop modeste et peut-être trop "français" pour cela, il ne s'inscrit pas moins à merveille dans la carrière sans faute de goût de Jérôme Bonnell.
Ce film qui est une sorte de tranche vie d’un homme un peu désorienté dans sa vie quotidienne, est très agréable à visionner. Il y a dans ce film une galerie de personnages très intéressant évoluant sur un scénario simple mais plein de subtilités. J’ai personnellement apprécié la direction des acteurs évoluant dans ce film notamment Grégory MOUTEL et Grégory GADEBOIS. Il y a vraiment beaucoup de finesse dans leur jeu d’acteurs au diapason du scénario.
Vu en avant première dans un petit festival en Provence, ce film intimiste, tourné principalement dans le café en face de l'appartement de la jeune femme dont est amoureux le héros, incarné par un Grégory Montel au plus juste, est un petit bijou de finesse, cocasse et sensible. C'est un très beau rôle de cinéma pour l'acteur encore surtout reconnu pour sa prestation à la télé, il s'y montre particulièrement expressif, dans un personnage d'homme touchant, qui n'en finit pas d'essayer d'écrire une lettre à celle qui ne veut plus de lui, développant quelques obsessionnels comportements, des plus comique ... Cela pourrait être une pièce de théâtre vu le peu d'action, le peu d'espaces filmés, mais le réalisateur en a fait ce film singulier, sensible, et souvent drôle. Les personnages secondaires, clients ou travailleurs du bistrot, tous avec leurs failles, sont aussi très réussis. C'est enfin un film qui ne narre pas des histoires de bobos parisiens à la mode, on se sent proche de ces humains fragiles... Un très joli regard d'un encore jeune cinéaste, ouvert, sensible, très cinéphile, qui s'est prêté à un vrai moment d'échange avec nous spectateurs, une chose rare, et dont nous avions beaucoup aimé le précédent film "Le temps de l'aventure" avec Emmanuelle Devos et Gabriel Byrne. On peut le dire aussi, selon nous une autre de ses réussite, ce sont ses castings.