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Jean-Michel F
1 critique
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5,0
Publiée le 6 mars 2022
Je déteste les pleurnicheries ou les films misérabilistes qu'aime encenser les Bobos. Les gentils ouvriers un peu cons, la misère sociale et sa cohorte de cliché, les cadres clichés... très peu pour moi. Ici c'est tout le contraire, c'est touchant et poignant. Je me suis parfois reconnu en Vincent Lindon à quelques moments de ma vie. Les acteurs sont au top (incroyable Marie Drucker), le montage et la réalisation aussi. A ne pas rater.
Attention pépite! Une histoire féroce à la fois éloignée de notre quotidien et si familière par son actualité, des acteurs impeccables de justesse et une mise en scène très soignée. Bref un excellent moment de cinéma que je vais sûrement retourner voir pour m’en délecter !
Magnifique film de Stéphane Brizé qui confirme son formidable talent dans le registre social. Un oeil aiguisé sur la manière dont "le monde du travail" tourne et la tendance destructrice et barbare du capitalisme mondialisé. Vincent Lindon et Sandrine Kiberlain très justes et touchants. La complexité du personnage du chef d'établissement renvoie à des sentiments ambivalents et ne peut que rappeler des situations vécues dans de grandes entreprises. En particulier la manière dont il relaie, dans une apparente "bonne foi", les injonctions de sa direction en alliant dénégation, pseudo efficacité pragmatique (qui refuse d'admettre les injonctions paradoxales dont tous les acteurs de l'entreprise sont les otages), mensonge, division.... il est dans ce rôle (et probablement sans même s'en être aperçu) devenu un homme consciencieux sans conscience, de ceux qui conduisent le troupeau à sa mort en parlant constamment d'un supposé intérêt collectif. Marie Drucker est très convaincante dans son rôle de responsable France du Groupe. On oserait dire que son origine de classe et sa posture télévisuelle (se placer du côté de la domination et de l'ordre social énoncé par la bourgeoisie) l'aident à endosser ce costume. Un mystère demeure qui dépasse le simple cadre de ce film : quel regard portera t-elle sur son rôle dans les médias, sa responsabilité journalistiques, ses rapports à sa classe bourgeoise, sa défense du monde "tel qu'il est", après avoir fait ce film ? On aimerait penser que cela l'aide à évoluer et à se repenser comme acteur engagé dans l'émergence "d'un autre monde"... pour l'heure rien n'est moins sûr, mais Stéphane Brizé a pu lui offrir le cadre d'une réflexion personnelle à contre courant de ses réflexes et postures habituels.
Que dire que je me suis beaucoup ennuyé, ce film est totalement caricatural du monde de l'entreprise, aucune nuance dans le propos, très manichéen, il y a les salauds de patron, les gentils employés et un cadre au milieu qui se débat et qui va devenir un héros dans la dernière minute en refusant d'exécuter les instruction quitte à se faire licencier. Un point positif malgré tout, la prestation de Vincent Lindon
On ressort essorés d’ « Un autre monde » de Stéphane Brizé avec Vincent Lindon et Sandrine Kiberlain, tant la violence est omniprésente dans les propos et dans les situations. Un monde de brutes, de tueurs celui des grandes firmes internationales où les actionnaires et le marché font la loi. Philippe le PDG se débat entre les exigences des uns et la résistance des autres. Son couple bat de l’aile, son fils subit un burn-out. C’est beaucoup, même pour un PDG de tout premier ordre. Philippe et Anne ne se comprennent plus, ne comprennent plus le sens de leur vie. Un monde en équilibre instable qui bascule. Vincent LINDON est comme toujours très convaincant dans son rôle de PDG malmené, Sandrine Kiberlain, épouse éplorée à un rôle délicat, car elle subit tout du long les aléas de l’histoire sans aucune maîtrise sur l’issue. Dans la vraie vie j’ai quelques doutes sur les atermoiements de ce PDG d’une grande entreprise internationale. Il n’est certainement pas là par hasard. Il a fait les grandes écoles qui ont dû le formater pour ça. Il sait et à assimilé dès le départ les exigences du marché et des actionnaires : des économies pour augmenter les dividendes. De l’électroménager, de l’automobile, des yaourts, des petits-pois… Peu importe, on est là pour faire fructifier l’argent des actionnaires pour donner confiance au Marché. Il se peut que certains, à la longue, aient quelques scrupules à mettre en place un énième plan social…. Mais ils sont bien vites balayés, les hommes ou les scrupules. Le système est bien huilé et trouvera toujours des hommes «courageux » . C’est le terme employé dans le film, pour faire le job. J’ai bien aimé ce film, Vincent et Sandrine sont toujours excellents. C’est une belle histoire où la conscience, le scrupule l’emportent sur l’intérêt égoïste, même si en y réfléchissant un peu, je trouve ce film un brin gentillet avec ses airs de grand chevalier blanc, mais bien sûr ce n’est que du cinéma.
Rapporte bien le management de beaucoup d'entreprises...une gangraine où l'humain passe en dernier.où l'hypocrisie, la flagornerie et la couardise sont à l'honneur sous prétexte d'être de bons employés..Vincent Lindon et Sandrine Kimberlain très justes .. à voir
Voir ce film fait un bien fou pour comprendre les difficultés des diverses parties, de l'ouvrier jusqu'au patron. Le capitalisme gâche bien des vies! S'il était partagé, chacun connaîtrait un meilleur sort. On voit qu'en France les gens sont mieux traités mais l'immobilisme peut s'avérer néfaste! Où est le bon équilibre? A voir par tous pour mieux comprendre les enjeux de chacun.
Excellente immersion dans le monde des grands groupes ou stratégie ne rime pas avec affect et réalité opérationnelle, quelques incohérences juridiques vite pardonnées par la qualité du scénario et des acteurs exceptionnels
ok Vincent Lindon et Sandrine Kiberlain sont merveilleux, mais le sujet des méchants patrons qui doivent virer leurs pauvres employés pour redresser la barre a été maintes fois mis en image et sur ce coup j'ai trouvé le débat laborieux. Le film se déroulant presque en huit clos entre quelques acteurs, les dialogues bien que travaillés au cordeau m'ont parus assez creux et monotones, d'ailleurs je crois que je me suis un peu endormie au début mais peut être dû en partie au copieux repas ingurgité l'heure d'avant. Cependant lors de ma résurrection j'ai replongé dans la même ambiance assez lourde qui m'a fait comprendre que ce gars (Vincent Lindon) aurait dû quitter son entreprise depuis bien longtemps par rupture conventionnelle.
Tout a été écrit sur ce film, dernier opus d’une trilogie sociale courageuse et incarnée. On y retrouve Vincent Lindon et le style de Brizé, son incessant combat pour rendre accessible une dénonciation des outrances du libéralisme et de l’abandon de l’humain dans l’entreprise. Pour appuyer sa dénonciation il n’hésite pas ( et cette fois ci c’est presque trop : divorce, enfant à la dérive , ça fait beaucoup) à mêler l’intime au collectif, et il s’appuie pour cela sur des comédiens stars impeccables. Le plus étonnant, lorsque l’on connaît bien le monde de l’entreprise, est l’extraordinaire authenticité et précision des situations et des dialogues. Les scènes avec la Direction générale ( Marie Drucker impressionnante et le big boss US apparaissant, inaccessible et déshumanisé, en visio conférence ) sont d’une précision et d’un cynisme absolu et glaçant.il faut voir ce film pour comprendre, de l’intérieur, ce qui conduit au désarroi social ( harcèlement, chômage, déroute) qui nous accable depuis tant d’années.
Un film vrai, dans l'air du temps et magistralement interprété par les acteurs principaux mais aussi les moins connus. Vincent Lindon est criant d'authenticité et de vérité. Mention spéciale également à Marie Drucker qui interprète à merveille son rôle de dirigeante froide et pleine d'ambition à l'image de la majorité des cadres dirigeants actuels. Le profit, toujours et encore jusqu'à l'implosion humaine inévitable. Belle conclusion également
Un film en phase avec son époque (et peut-être même intemporel) avec un Vincent Lindon et une Sandrine Kiberlain qui donnent un vrai relief au scénario et qui raconte la réalité difficile de la vie d'une entreprise dépendant d'un grand groupe international avec toutes les difficultés que rencontre (-ent) leur (s) directeur(s) de site industriels, et soumis à la pression hiérarchique et sociale et leurs conséquences sur leurs vies privées. Il y a néanmoins quelques séquences courtes "bouche-trou" et contemplatives qui donnent une certaine lenteur au film mais qui ne dénaturent jamais le propos du film.
Trop manichéen, trop caricatural (le méchant américain, la Druker insensible, les gentils petits travailleurs) trop de pathos. Dommage car le sujet en vaut la peine et Lindon est impeccable.
impressionnant. cette façon de filmer avec une profondeur de champ minimale en se concentrant uniquement sur les visages qui nous disent tout de l'instant de la scène qui se joue. la performance de Vincent Lindon, Sandrine Quiberlain et Marie Drucker dans les gros plans on comprend tout et on vit l'intensité du moment. Bouleversant, intense, magnifique.