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cinéman
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3,5
Publiée le 25 février 2026
Thématique mille fois revisitées et peu surprenante sur les horreurs capitalistes et l'entreprise qui doit dégraisser... du coup la note allociné me surprend. Toutefois ici les dialogues sont particulièrement bons, et Vincent Lindon s'avère convaincant avev une interprétation superbe.
Le réalisateur Stéphane Brizé continue son exploration du monde de l’entreprise en brossant le portrait d’un cadre supérieur d’un groupe industriel américain est chargé par sa direction de licencier un certain nombre d’employé dans le cadre d’un plan social alors que sa vie personnelle est chamboulée par une instance en divorce. C’est une analyse très fine des rapports de classe et de la pression professionnelle inhérente à la quête de profit en vue de la satisfaction des actionnaires. Pour incarner cet homme en proie à différents conflits, l’acteur Vincent Lindon livre une fois n’est pas coutume une prestation d’une justesse absolue, tirant le meilleur parti de dialogues écrits avec beaucoup d’intelligence.
Fin du triptyque de Brizé sur le capitalisme, sa violence et son immoralisme essentiels. Lindon joue dans les trois films, et c’est sans doute parmi ses meilleurs rôles. Ici, on est du côté des patrons, enfin du dirigeant d’une unité de production, salarié d’une multinationale. Victime d’injonctions contradictoires et du désastre qu’elles provoquent dans sa vie privée, on se demande comment il tient encore debout. Sa conscience morale le perd et le sauve en même temps.
Film aussi intéressant que bouleversant La lettre finale de Vincent Lindon au patronat est un merveilleux trésor d'intelligence humaine et de courage, qui donne un souffle d'espoir dans la nature humaine.
Un film intéressant qui montre le côté impitoyable de l’entreprise, dans un monde de plus en plus concurrentiel, à travers l’histoire d’un directeur de site qui doit licencier un nombre important de ses salariés pour la compétitivité de l’entreprise. Les scènes par rapport a l’entreprise sont très prenantes et intenses, par contre les passages familiaux sont moins réussis, avec certaines longueurs et surtout l’accompagnement d’une musique assez irritante. Vincent lindon et la plupart des acteurs sont impeccables. Un bon film malgré le bémol sur certaines scènes familiales.
Histoire simple et assez classique : un cadre, directeur des opérations d'une usine d'un groupe américain, doit mettre en place un plan social.
Revu en replay en février 2025 sur Arte. Ce film pourrait être en fait un documentaire sur les plans sociaux, ou un dccumentaire sur le cynisme, et l'interprétation de Vincent Lindon est un master piece. Quiconque ayant eu un poste à responsabilité dans un grand groupe devrait comprendre. spoiler: La scène où le manager américain parle en visio en Anglais est un moment très fort, un dialogue super bien construit "Nobody gives a fuck ... and either I, I have a Boss ... that Boss is Wall Street" - cet acteur semble pourtant un inconu.
Au final, ce film a une morale. Ce film permet de donner une perspective de ce qui est important dans la vie.
Je donne la note de 4, je déclare que ce film est TRES BIEN. Je conseille de le regarder.
Philippe (Vincent Lindon), qui voit sa vie de couple avec Anne sa femme (Sandrine Kiberlain) finir, se doit affronter une situation professionnelle difficile dans l'entreprise qu'il dirige. Ce film montre bien le monde cruel des grands groupes industriels avec les conflits existants entre salariés, cadres, direction et actionnaires. Le jeu de tous est parfait. Les acteurs-trices sont naturels, ne donnant pas l'impression de jouer mais de converser comme dans la vie de tous les jours. Seul point négatif : l'histoire avec le fils du couple Lindon-Kiberlain fait rajout n'apportant rien au sujet principal.
UN AUTRE MONDE (2021): Un monde sans pitié et sans scrupule créé par la mondialisation. Pour éviter la fermeture de l'entreprise, l'amour du travail bien fait aura peu d'importance devant cette demande d'un plan social pratiquement irréalisable (surement les rouages d'un camouflet dont l'objectif sera la délocalisation vers un autre pays où la main d'oeuvre sera moins chère). Des chefs de cites français appartenant à une multinationale américaine se retrouveront entre le marteau et l'enclume, certains joueront le jeu, d'autres plus humains ne voudront pas être ce qu'ils n'auront jamais été… des Salopards. Cet avenir incertain donnera lieu à une ambiance pesante et dépressive où Vincent Lindon impressionnera par sa qualité d'acteur, un dirigeant d'entreprise impuissant face aux propositions abjectes et non discutables qui lui seront imposées, mais aussi cette solitude d'un père aimant qui verra sa famille s'écrouler comme un château de cartes. De forts dialogues apportés à d'étonnants échanges qui dénonceront la violence d'un monde économique destructeur caché derrière des chiffres, des résultats et des objectifs à atteindre. Du cinéma peut-être, mais la vision d'une dure réalité.
Philippe est un chef de secteur qui doit gérer un plan de licenciement, et assumer l'absence qu'il a fait subir à sa famille. "Un autre monde" est terrible de réalité, mené par Lincent Lindon parfaitement à l'aise dans ces rôles sombres (Titane, Enquête sur un scandale d'Etat).
Les dialogues sont saisissants, surtout entre Philippe et ses employés, mais aussi avec ses responsables, et le grand patron. Ce qui est vertigineux, dans ce monde d'entreprise et de profit, c'est que tout le monde à l'air à la fois de subir des ordres et d'en donner. Les choix à faire sont impossibles, tout le monde à des comptes à rendre, ça apporte une tension palpable, et on imagine bien que c'est ce qu'il se passe lors d'un plan social.
Le film illustre avec une précision glaçante le problème de la chaîne de reponsabilités, de la pression hiérarchique, et finalement, des employés qui sont le dernier maillon de la chaîne et qui encaissent le plus. Un autre monde plombe le moral, mais c'est très bien réalisé.
"Un autre monde" montre l'entreprise déshumanisante et broyeuse de vies, qui n'a que seule préoccupation que de générer du profit pour ses dirigeants et ses actionnaires, même si cela a des conséquences sociales catastrophiques. C'est un constat que je partage largement, et j'ai retrouvé beaucoup de choses que j'ai vécues à titre privé, entre autre les discours hypocrites des membres de la direction qui se cachent derrière de belles valeurs de façades, les menaces sur la pérennité de l'activité et la culpabilisation des individus. "Un autre monde" est donc utile puisqu'il nous montre tout ça, même si on se doute bien que ce n'est pas ce genre de films qui va permettre de faire bouger les choses. Sur le plan de la forme, je suis un peu plus mitigé. Je ne trouve pas Vincent Lindon très convaincant dans son rôle de directeur, pour moi le personnage n'est pas très bien écrit. Il y a aussi d'autres éléments du scénario qui sont assez simplistes, comme le plan pas très crédible pour sauver des emplois et les réactions des différents protagonistes. Malgré cela "Un autre monde" sonne vrai, c'est un bon film social qui dénonce avec force les abus du capitalisme, et c'est déjà bien.
C'est un bon film de S. Brizé avec le couple Lindo-Kimberlain sur les rapports de force entre salariés et directions. Lindon est chargé d'effectuer un énième plan social et décide de faire les choses autrement. Ce film dénonce à sa manière les règles imposées par les actionnaires pour faire face aux nouvelles règles du marché et s'assurer des rentes confortables. C'est un film social et politique. Le genre de rôle de héros contemporain, ou plutôt d'anti-héros dans ce cas précis que Lindon affectionne. A voir.
Un très grand film porté par un immense Vincent Lindon. Ce dernier incarne un cadre mis sous pression par la direction générale qui veut mettre en place un plan social. En même temps il traverse une épreuve dans sa vie personnelle (la séparation avec sa femme). C'est une formidable immersion dans ce monde très dur où les dirigeants d'entreprise sont confrontés aux intérêts des actionnaires et doivent sacrifier les travailleurs. A voir sans hésiter.
Un film intéressant sur le fonctionnement du capitalisme d'aujourd'hui inhumain et cynique. Le héros veut bien faire mais ne comprends pas les enjeux et sera trompé par tout le monde les chefs bien sur mais plus encore par les travailleurs qu'il voulait sauver et leurs syndicats perfides.
Une dénonciation impitoyable du pire des capitalismes, celui des Américains qui n'a qu'un seul dieu : Wall Street. Ce nouveau Baal qui réclame toujours davantage de sacrifices humains. Vincent Lindon incarne excellemment la marionnette prise dans cette toile d'araignée et Sandrine Kimberlain très émouvante en victime collatérale.