3340 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
319 critiques spectateurs
5
55 critiques
4
140 critiques
3
75 critiques
2
33 critiques
1
12 critiques
0
4 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Y Leca
46 abonnés
1 180 critiques
Suivre son activité
2,0
Publiée le 6 février 2025
Acteurs excellents et thème du capitalisme broyeur de vies au profit des actionnaires bien observé mais ce qui me gêne beaucoup c'est que Brize a la main très lourde dans le pathos familial (trop de scènes sur la psychose du fils). Kiberlain apparaît plus sobre que Lindon qui en rajoute dans l'abattement et le burn out (visage ravagé, pilules etc.). La scène finale du licenciement "négociable" est grotesque, débordante de bons sentiments et donc pas crédible. A charger trop la barque (avec en plus une musique d'église!), Brize caricature. A peine moins que l'ineffable Guediguian dans ce genre de film contre le capital.
Un autre monde" est un drame social, qui pour une fois ne met pas en scène des ouvriers, mais un directeur d'usine. Le propos est bien amené, juste et authentique, pas manichéen, parfois émouvant, le tout sur un fond de colère et de désemparement bien retranscrit. La réalisation est efficace, l’intensité et le rythme bons, et Lindon très convaincant dans son rôle.
Quel beau film que l'histoire de ce couple, de cet homme qui finit par se perdre puis... par se retrouver ! Les 3 acteurs de la famille concernés sont remarquables de justesse et d'émotion. Une histoire qui m'a profondément touché, tant il est important de rester soi, de rester aligné avec ses valeurs, pour vivre heureux.
D'un "autre monde" on retiendra essentiellement le sujet, la cynique réalité du monde capitaliste (ici version multinationale), qui écrase les individualités quelque soit leur place dans la hiérarchie. La forme est à la longue un peu plus rébarbative, une succession de réunions de bureau où notre patron d'usine Vincent Lindon est tour à tour obligé de rendre des comptes à ses supérieurs puis à parlementer avec ses employés pour atténuer tout risque de conflit, avec au milieu quelques moments d'une vie familiale également compliquée. Bref intéressant par son propos mais au final un peu répétitif.
Vous voulez comprendre comment se passe une négociation avec votre ex dans un divorce ? Regardez les premières minutes d'Un Autre Monde ! Sandrine Kiberlain et Vincent Lindon sont exceptionnels. Il faut dire aussi que leur histoire personnelle a pu les aider à interpréter la scène. Dans le rôle de la directrice générale d'un groupe industriel, Marie Drucker est étonnante pour ses débuts d'actrice et s'en sort très bien. La réalisation fait ressentir en permanence cette pression subie par le héros. Il est rare que l'on montre le mauvais côté de la vie de cadre, réalité bien représentée ici. Les ouvriers râlent, la directrice générale râle, le patron américain râle, les actionnaires râlent. On se demande comment tout ça tient encore debout ! Le plus important, comme le dit Philippe étant de rester avec la tête sur les épaules : "Ma liberté a sûrement un coup, mais elle n'a pas de prix." Un film sombre et parfois oppressant qui illustre avec précision l'écroulement d'une vie enviable vue de l'extérieur, mais insupportable vécue de l'intérieur.
Un film engagé, d'une rare intensité , qui réconcilie au passage avec un cinéma français du 21 ème siècle prétentieux et molasson en général . Puissant , indispensable et qui vient clore une trilogie d'une rare justesse après " En Guerre" et " La Loi du marché". .
Un grand drame social, au scénario particulièrement original d’un point de vue technique, avec ces longues scènes, montrant du banal en surface, tout en distillant un puissant sous-texte qui nous parle d’angoisse, de souffrance, de frustration, le tout sur-tendu par une musique puissamment évocatrice. Il y a bien deux monde : celui de ceux qui travaillent et celui de ceux qui ne rêvent que d’esclaves à leurs services. Vincent Lindon en cadre d’entreprise trop humain, Sandrine Kiberlain en épouse délaissée et Anthony Bajon en ado perdu dans ses angoisses psychotiques, sont excellentissimes. Un très grand film !
Un cadre dirigeant est pris entre la désintégration de son couple et l'obligation de mettre en oeuvre un plan de licenciement drastique. Le film alterne des scènes concernant, Philippe Lemesle au travail avec sa direction, avec ses collaborateurs, en famille avec sa femme, et enfin avec leur fils, la part famille et la part travail représentant chacune environ 50% du film. Le côté professionnel est exceptionnellement bien montré, mettant bien en évidence le classique conflit de loyauté des cadre en pareille situation. La partie familiale m'a semblé très lourde et inintéressante : j'aurais préféré qu'elle ne représente que 20 ou 25% du film. Je regrette aussi de nombreuses et trop longues scènes silencieuses. Enfin le film finit en queue de poisson puisqu'on n'a pas la réponse de Philippe Lemesle au chantage de sa direction qui lui propose de dénoncer son collaborateur pour sauver sa tête. Enfin l'interprétation de Vincent Lindon est remarquable, Sandrine Kiberlain est pénible en pleurnicheuse et Marie Drucker en directrice France de l'entreprise est glaçante de réalisme. Au final, un film remarquable si on zappe les parties familiales, sauf au début pour comprendre le contexte, mais moyen sur l'ensemble sinon.
Trois après le déboussolant En Guerre, Stéphane Brizé complète son tableau sur le milieu du travail avec un Vincent Lindon, cette fois-ci de l'autre côté, en tant que chef d'entreprise compatissant, pris dans l'étau d'investisseurs peu scrupuleux. Moins rationnel, Un Autre Monde s'égare ci et là avec un personnage principal en demi-teinte, trop caricatural, loin du portrait arrangé et caustique reconnu précédemment et ce malgré les prestations sans faille de ses acteurs qui maintiennent tout notre intérêt.
Film qui analyse le monde de l'entreprise aux ramifications internationales où l'on suit le manager d'un site local en France, plutôt intègre et humain et qui outre un divorce en cours va se trouver confronté à la pression de la direction française, puis américaine pour mettre, à la demande des actionnaires et du président américain du groupe, en place un plan de licenciement.
C'est plutôt dur, filmé de près en immersion, donnant au spectateur l'impression, souvent désagréable, d'être au milieu des discussions, que ce soit avec la direction générale, les employés, le groupe des directeurs français...
très bonne prestation de Vincent Landon et Marie Drucker
Je reproche presque toujours aux films français leur côté théâtral, surjoué. Il aurait été pourtant facile de tomber dans ce travers ici, mais ce n'est pas le cas. Le ton des discours issus des écoles de management, thèmes "comment virer en douceur un salarié",et "comment amener un cadre à faire le sale boulot en disant merci", est glaçant de réalisme. On se croirait dans la vraie vie, et c'est effrayant, à vomir.
Dès la première scène excellente avec les avocats, on est dans l’ambiance de ce film fort et bien fait qui traite des abus du système capitaliste qui broie les hommes et les vies de famille au nom d’ « impératifs industriels » - en réalité financiers. « Je ne rends des comptes qu’à Wall Street ! » tranche la convaincante Marie Drucker, comme l’est également Vincent Lindon, au détriment de la trop pleurnicharde Sandrine Kiberlain – une fois n’est pas coutume. Bonne BO avec chanson finale d’Anne Sylvestre.