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    Un autre monde
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    vidalger
    vidalger

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    5,0
    Publiée le 17 février 2022
    Pour celui qui suit depuis longtemps la filmographie de Stéphane Brizé, c'est un grand bonheur de le voir atteindre avec ce film la consécration d'un travail sérieux et documenté sur le monde du travail. Pour celui qui a longtemps travaillé dans une grande entreprise, le scénario est pétri de vérité et met à plat sans complaisance mais aussi sans manichéisme, la dure réalité des rapports humains dans ce monde malheureusement commun de l'entreprise.
    L'originalité de ce film est de mêler avec un souci vertueux du détail la vie privée fortement perturbée du cadre dirigeant (formidable interprétation de Vincent Lindon!) et le quotidien de ce patron, salarié d'une filiale de grande boîte internationale. Quelques morceaux de bravoure (ah, le speech du boss US en conf-call !) mériteraient d'être visionnés dans les écoles de commerce. Belle interprétation aussi de Marie Drucker en patronne sans affect de la filiale française d'une horrible multinationale.
    Sandrine Kiberlain encore plus grande que d'habitude, en épouse esseulée, perdue entre un fils qui part en vrille et un mari écartelé entre ses obligations professionnelles et les restes de morale qui subsistent dans son caractère. Bref. Courez voir ce film qui nous sauve de toutes les âneries franchouillardes actuelles.
    Joce2012
    Joce2012

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    5,0
    Publiée le 16 février 2022
    Ce film est un chef d'oeuvre d'interprétation et de clairvoyance sur ce monde que l'on a construit où à tous les étages ont a fait des humains des esclaves pour que certains s'enrichissent !
    traversay1
    traversay1

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    4,0
    Publiée le 22 janvier 2022
    Avec Un autre monde, Stéphane Brizé clôt une trilogie entamée avec La loi du marché et poursuivie avec En guerre, toujours accompagné d'un Vincent Lindon investi comme jamais. Un autre monde est un portrait de dirigeant d'entreprise, ou plutôt d'un exécutant des directives d'un groupe américain, dans une vision juste et glacée d'une machine à broyer les humains, à savoir le capitalisme. Le film, dans sa structure très sèche, fait alterner scènes des vies professionnelle et privée de son personnage principal, sans qu'aucune ne réponde directement à la précédente, les informations ne nous étant communiquées que dans un plan ultérieur. Ce montage, qui peut sembler abrupt de prime abord, est la source de l'efficacité d'Un autre monde, nous obligeant sans cesse à l'attention du moment présent. Force est de constater que les séquences consacrées à la famille du héros sont relativement peu nombreuses (c'est dommage pour Sandrine Kiberlain, que l'on aurait aimé voir davantage) comparées aux passages dévolus aux séances de travail, au plus haut niveau. Ce sont ceux-ci les plus passionnants, lourds d'un cynisme effarant, plus on monte dans la hiérarchie. A ce propos, il convient de souligner la formidable prestation de Marie Drucker, plus que crédible dans un rôle terrifiant. Quant à Vincent Lindon , que dire d'autre sinon qu'il est parfait, comme d'habitude.
    Michel C.
    Michel C.

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    4,5
    Publiée le 19 février 2022
    Stéphane Brizé et Vincent Lindon en toute complicité, pour nous offrir un petit bijou ! un magnifique parallèle entre le monde impitoyable dit moderne des affaires, et du couple usé, fataliste, formé par Philippe (Vincent Lindon ) et Anne (Sandrine Kiberlain). Ces deux là n'ont jamais été aussi justes et expressifs, chargés de tendresse dans les épreuves, sans besoin de dire les choses, et nous emportent littéralement dans ce tourbillon. Le scénario frise la perfection, par l'ambiance tellement réaliste du management opérant dans les grandes entreprises multinationales - fantastique - y compris par le rôle de la DG France magnifiquement incarné par Marie Drucker, impeccable, implacable. Les images sont splendides, et la charge psychologique intense et constante. Par moments, on se demande comment un homme ( ou une femme ) peut "encaisser" de telles pressions sans dégâts, ce climat est extrêmement bien rendu et donne toute sa puissance à ce film. On n'est pas loin d'un Chef d’ Œuvre, qui propose une vraie réflexion intérieure quelques rôles sublimes......!!**
    Arthur Brondy
    Arthur Brondy

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    4,0
    Publiée le 16 février 2022
    Stéphane Brizé explore à nouveau le monde du travail avec Vincent Lindon dans le rôle d’un patron qui doit mettre en place un plan social, qu’il juge dangereux pour l’entreprise. Brillant et montre les limites du système capitaliste.
    Yves G.
    Yves G.

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    4,0
    Publiée le 17 février 2022
    Philippe Lemesle (Vincent Lindon) est un quinquagénaire fatigué qui tente vaillamment de soigner sa forme physique en enchaînant les runnings en salle de sport. Le couple harmonieux qu'il formait avec Anne (Sandrine Kiberlain) son épouse, qui lui avait sacrifié sa vie professionnelle pour élever leurs deux enfants, est en train d'exploser. Leur fille aînée a quitté le nid familial pour l'autre rive de l'Atlantique. Leur fils cadet (Anthony Bajon), victime d'un burn-out pendant ses études, doit être interné en HP.
    Philippe Lemesle dirige en province une usine récemment rachetée par un grand groupe américain qui exige de sa filière française un nouveau plan social. Il se refuse à procéder à des licenciements massifs et tente de persuader Claire Bonnet-Guérin (Marie Drucker), la directrice France, qu'une autre solution serait possible.

    Stéphane Brizé clôt une trilogie consacrée au monde du travail, dont, dit-il, il n'avait pas en tête l'architecture générale avant de la réaliser. Vincent Lindon, son acteur fétiche, avec qui il avait déjà tourné "Mademoiselle Chambon" en 2009, un sommet de délicatesse, et surtout "Quelques heures de printemps" en 2012 dont je redirai au risque de me répéter qu'il est l'un des films les plus bouleversants que j'aie jamais vu, interprétait dans "La Loi du marché" en 2015 un chômeur de longue durée réduit à accepter un poste de vigile de supermarché. Son rôle lui valait début 2016 le prix d'interprétation masculine à Cannes et le César du meilleur acteur.
    Rebelote en 2018 avec "En guerre" où il jouait cette fois ci un syndicaliste agenais en colère. Pas de prix à Cannes ni aux Césars... mais quatre étoiles sur mon blog - ce qui constitue probablement pour Stéphane Brizé et Vincent Lindon la plus belle des récompenses !

    Dix de der avec "Un autre monde" où, cette fois-ci, Vincent Lindon passe (on le voit chaque matin la nouer soigneusement) la cravate du "patron". Un rôle contre-intuitif et casse-gueule qui le range a priori non plus du côté des dominés mais des dominants.
    Tout l'art de Stéphane Brizé est de montrer que, dans le système capitaliste, les dominants sont toujours les dominés d'un plus haut qu'eux. Lemesle est sous les ordres de Monnet-Guérin, la directrice France, qui elle-même obéit à "monsieur" Cooper, le directeur d'Elson aux Etats-Unis, qui lui-même est sous la coupe de.... Wall Street.
    La phrase qui précède fera lever un sourcil sceptique ou bouillir de rage mes amis de droite. Ils imagineront, non sans raison, que Un autre monde est une charge anticapitaliste calibrée pour les lecteurs de "Libération", prompts à s'insurger contre la férocité d'un système déshumanisant.

    Ils ne se tromperont qu'à moitié. Stéphane Brizé comme Vincent Lindon ne cachent pas leur hostilité au système socio-économique dans lequel nous vivons. Pourtant, le film qu'ils co-produisent ne se réduit pas à un pamphlet politique.
    Son affiche, où Sandrine Kiberlain tient la part égale avec Vincent Lindon, et sa bande-annonce pourraient nous faire croire qu'il a pour thème central le divorce d'un cadre. Il n'en est rien. Le sujet du film, comme dans "La Loi du marché" et dans "En guerre", est ailleurs : la vie qui se brise d'un quinquagénaire face au dilemme moral que lui pose son travail.

    Et c'est dans le traitement de ce sujet que la maîtrise de Stéphane Brizé éclate. Tout est parfait dans "Un autre monde" (sauf peut-être son titre téléphoné) : les cadres serrés qui rendent certaines réunions irrespirables, la musique omniprésente et pourtant si discrète de Camille Rocailleux, le scénario qui ne ménage aucun temps mort et, bien entendu, le jeu à fleur de peau de Vincent Lindon qui, s'il ne l'avait pas déjà eu il y a six ans pour La Loi du marché, mériterait amplement de décrocher une seconde fois le César du meilleur acteur.
    SUZY AND MEE
    SUZY AND MEE

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    3,0
    Publiée le 20 février 2022
    Impression la première heure de DESCENDRE AU FOND D'UN PUITS, peu de musique... les personnages nous entraînent dans le gouffre avec eux; on retient son souffle et on se laisse faire! J'ai aimé la chronologie un peu bousculée, la scène d'ouverture sidérante, j'ai aimé le visage dévasté de Kiberlain et les obsessions de son gamin...
    Mais je crois m'être échappée du puits avant la fin (ce que je regrette) : la dernière partie est trop attendue, trop caricaturale et j'ai lâché l'affaire, décue par ce gentil directeur fatigué qui veut donner ses primes pour sauver les emplois de son usine:))
    Jorik V
    Jorik V

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    3,5
    Publiée le 27 janvier 2022
    Stéphane Brizé a commencé sa carrière avec un cinéma léger orienté sur la comédie dramatique ou la petite chronique sympathique (« Le bleu des villes », « Je ne suis pas là pour être aimé », ...) puis s’est tourné vers le drame (le magnifique « Quelques heures de printemps » sur l’aide à la fin de vie) avant de concentrer son œuvre vers le cinéma social avec le succès de « La Loi du marché » (prix d’interprétation masculine pour Vincent Lindon à Cannes). Puis vient « En guerre », encore avec Lindon, qui semble être devenu le double à l’écran du cinéaste. En effet, Brizé clôt ce qui semble être une trilogie contre le capitalisme sauvage et galopant qui dévore nos sociétés dites développées et enrôle une nouvelle fois son acteur fétiche. Il boucle ainsi avec maestria son œuvre profondément engagée. Et un cinéma de gauche, peu importe nos opinions, aussi concis, intense et démonstratif, le cinéma tricolore n’en avait pas de si bel exemple à l’heure actuelle. On tient donc notre Ken Loach français. Et si son cinéma rugueux et âpre pourra déplaire aux adeptes d’un cinéma soft et divertissant, il prendra aux tripes ceux qui sont ouverts à du septième art fort, avec un message intelligent et nécessaire. « Un autre monde » n’est cependant pas dénué de défauts. Brizé et ses images en plans serrés sur les acteurs, images qu’il ne cherche jamais à embellir, ne flatte pas le spectateur. Au contraire, il lui en demande beaucoup, mais ce côté austère colle au sujet.



    On n’adhère fortement au sujet central du film, en l’occurrence l’énième plan social qu’un directeur doit mener au sein de son site en dépit de sa désapprobation grandissante avec les pratiques de sa compagnie. Documenté, ultra réaliste et mené par des joutes verbales intenses, le film prend aux tripes. Tantôt avec ses employés méfiants au sein de son usine, tantôt avec la direction nationale impitoyable (incarnée par l’ancienne présentatrice du journal télévisé, une Marie Drucker épatante), tantôt avec ses homologues français ou même avec la direction américaine, les dialogues en forme d’échanges sociaux, naturels et fluides, passionnent pour qui goûte à ce type de problèmes. En revanche, la partie vie privée est moins intéressante (le divorce avec sa femme) voire pertinente (la partie avec le fils joué par Anthony Bajon en psychiatrie est plus que dispensable). On comprend que Brizé a voulu montrer l’incidence du travail de ce père de famille dans sa vie privée mais elle occupe trop de place et on aurait préféré plus de séquences en entreprise à la place. On suit « Un autre monde » pourtant sans ennui, collé et captivé par les questionnements moraux du personnage de Lindon. Celui-ci est d’ailleurs encore incroyable et rares sont les comédiens à faire passer autant de choses juste par le regard et les gestes. La scène où il a les larmes aux yeux lors de la vente de la maison conjugale est déchirante. Simple, avec une belle et sobre musique par-dessus et il n’en faut pas plus pour être touché en plein cœur. Idem pour la dernière scène d’une épure parfaite et lourde de sens. On a parfois l’impression d’être dans un thriller tellement on se met à la place de ce protagoniste tiraillé entre sa carrière et la morale. En tout cas, Brizé signe un troisième film aussi important que les deux précédents pour une trilogie d’une cohérence incontestable, même si « En guerre » reste le plus fort des trois.



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    cortomanu
    cortomanu

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    3,0
    Publiée le 19 février 2022
    S'il était besoin d'apprendre que même les cadres supérieurs sont dans la même moulinette "there is no alternative" de l'entreprise que tout le monde, alors allez voir ce film.
    Sinon, force est de constater la force de résistance du personnage de Vincent Lindon. Pour la commodité du scénario il résiste jusqu'au bout à un divorce, un burn out, un gamin qui débloque, une (ex ?) femme qui craque, un personnel à bout et donc devoir mettre en place un plan social qu'il refuse tout en voulant rester le bon petit soldat de service !
    Peut être bien un film de super héros à la française après tout.
    Dois-Je Le voir ?
    Dois-Je Le voir ?

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    5,0
    Publiée le 21 février 2022
    C’est une réalisation de Stéphane Brizé à qui on doit les très engagés En Guerre et La Loi du marché. Il a écrit le scénario avec Oliver Gorce. Un autre monde a été sélectionné à la Mostra de Venise.

    Ce drame social, bien qu’étant une fiction, ne va pas sortir du néant. Ce cas d’entreprises bénéficiaires qui licencient n’est malheureusement pas nouveau. L’année 2021 a connu plusieurs cas comme celui de l’usine Knorr à Strasbourg alors que le groupe Unilever, qui en est le propriétaire, dégage des milliards de profits. Vincent Lindon et Stéphane Brizé l’avaient déjà exploré dans En Guerre, mais c’était du point de vue du salarié. Un autre monde va nous plonger du côté de ce cadre devant se débarrasser du personnel. On ne pourra pas s’empêcher de faire un parallèle avec le glaçant Corporate.

    L’histoire est donc passionnante. Il est très pertinent de voir l’envers du décor. On va enchaîner les temps forts dans un drame qui ne perd pas en intensité. À l’image de ce que vit Philippe Lemesle, le spectateur ne va avoir aucun temps de répit. Cela se retrouve même dans la façon de filmer très intensive. Un autre monde ne va pas être focalisé uniquement sur la partie professionnelle. Le réalisateur va se charger de nous montrer aussi la vie privée de ce cadre. Comme cela, nous avons une vue panoramique.

    En effet, car il serait naïf de penser que les ennuis du boulot n’éclaboussent pas la vie de famille. À force de trimer pour satisfaire la direction, c’est le couple de Philippe qui va en pâtir. On voit bien les conséquences qu’ont des charges de travail excessives. Le plus émouvant, c’est que finalement ce cadre n’est pas intouchable. Il y a toujours quelqu’un au-dessus dans la pyramide hiérarchique pour vous couler si vous n’obéissez pas sagement à des consignes immorales. On est partagé entre deux visions. D’un côté ce ne sont que des exécutants, mais de l’autre si tout le monde ferme les yeux et applique bêtement les consignes inhumaines, notre société fonce dans le mur. Tout cela provoque un sentiment d’injustice et de rage. Ce sera toujours la direction qui gagnera. Les salariés ne sont que des chiffres pour les actionnaires. Ce film nous apprend donc à nous lever quel que soit notre poste. Nous sommes en plein dans la lutte des classes.
    Dans ce rôle, Vincent Lindon est exceptionnel. Il joue avec brio son personnage pour nous faire vibrer. Il est entouré par un casting d’une superbe qualité. Sandrine Kiberlain est comme toujours irréprochable. Quant à Anthony Bajon, il s’installe durablement dans le paysage du cinéma français. Vous avez pu le voir cette année déjà dans Une jeune fille qui va bien. Un statut mérité tant chaque prestation sort du lot. À noter l’excellente prestation de Marie Drucker en responsable du pôle France. Elle est le cynisme incarné.
    selenie
    selenie

    Suivre son activité 3 641 abonnés Lire ses 5 638 critiques

    4,0
    Publiée le 17 février 2022
    On aurait pu à s'attendre à un parallèle plus intime avec son couple qui se meurt en même temps que ses illusions. Il n'en est rien, Sandrine Kiberlain est touchante mais sous-exploitée. Dommage... Par contre, on a peur lorsque le fils a lui aussi un problème, on s'attend alors à l'écueil du "lourd", le drame qui s'ajoute au drame qui s'ajoute à un autre, mais cette fois ce n'est pas gratuit ou facile, le parallèle n'est pas avec l'épouse mais se fait avec le fils, le surmenage d'abord, la marionnette ensuite. C'est malin, mais surtout presque inattendu car quand on est cadre cinquantenaire au bord du burn-out comment imaginé que son jeune fils le copie à l'insu de son plein gré ?! Ainsi le cinéaste occulte la partie sentimentale et conjugale un peu trop sans doute pour revenir au sujet de fond, à savoir le système vicié de l'économie de marché avec ses marionnettes en bas de la pyramide. Stephane Brizé prouve encore qu'il est le Costa Gravas de l'éco-social. Un film plein d'acuité, lucide et pertinent avec une parfaite justesse des émotions. À voir.
    Site : Selenie
    petitbandit
    petitbandit

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    2,0
    Publiée le 22 février 2022
    Si certains doutaient du virage à gauche toute pris par V Lindon en matière cinématographique, le doute n'est à présent plus permis. 1h30 d'un film tourné comme un documentaire ou cadres, employés, syndicats et direction parlent tour à tour pour expliquer et démêler l'inévitable plan social. S Kiberlain a un rôle à minima elle qui ne veut pas d'argent mais qui veut quoi alors, lol... Une vision bien trop caricaturale d'un grand groupe qui fait face au capitalisme mondial, ben oui on l'a voulu cette Europe ultra-libérale donc le réalisateur même s'il dénonce le cynisme des actionnaires au dépend de l'humain, les actualités nous montrent ce type de situations de façon régulière. La fin vaut aussi le détour avec le responsable qui se transforme en Don Quichotte. Des dialogues creux, aucun personnage n'est sympathique, peu d'émotion me concernant. Décevant...
    C Ber
    C Ber

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    5,0
    Publiée le 19 février 2022
    Magistral!
    Vincent Lindon est une fois encore éblouissant de justesse dans le rôle de ce cadre écrasé par les rouages de l'entreprise.
    Réalité de l'entreprise si bien dépeinte.
    Éric De Larmor
    Éric De Larmor

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    5,0
    Publiée le 22 février 2022
    Un immense film, nous sommes sortis de la séance assommé mais aussi éblouis par le magnifique jeu de l'ensemble des acteurs. Merci à toute l'équipe du film.
    PLR
    PLR

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    4,5
    Publiée le 19 février 2022
    Un scénario de grande intensité. Un directeur d’usine en proie à des tensions dans son couple, puisque en instance de divorce, mais là n’est pas l’essentiel, confronté à devoir prendre des décisions économiques et stratégiques de réduction de la voilure de l’usine qu’il dirige quitte à jeter des dizaines d’ouvriers et ouvrières dans la précarité, renier leur implication, trahir les engagements pris et prendre le risque de faire capoter le projet industriel et tout ruiner. Des orientations imposées « quoiqu’il en coûte » par sa propre direction et le grand patron au siège américain, genre de « gourou » au service du marché (lire les actionnaires) et auxquelles le cadre supérieur dirigeant n’agrée finalement pas. Au travers de sa vie de famille (chahutée), en arrière-plan on découvre son fils. Le spectateur comprend rapidement que ce dernier est affecté d’un trouble du spectre autistique. Et le spectateur fera rapidement aussi le parallèle avec le mode de fonctionnement et de pensée des grands acteurs de l’économie, eux-mêmes complètement autistes : aucun sentiment, aucune manifestation sociale vers l’extérieur, enfoncés dans leurs certitudes qui tournent à l’obsession et au délire. Un parallèle à visée démonstrative et réflexive. Une démonstration glaçante, d’utilité publique, sociale et économique.
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