Un autre monde
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ned123
ned123

209 abonnés 1 762 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 avril 2024
J'ai vu un film... Un magnifique film réalisé par Stéphane Brizé qui nous plonge dans le quotidien de Philippe Lemesle (Vincent Lindon, magistral...), cadre supérieur dans un groupe industriel, au sein d'une multinationale américaine.... Sa vie bascule lorsque la direction lui impose un plan de licenciements massif, alors que l'entreprise est largement bénéficiaire. Face à cette situation absurde et moralement inacceptable, Philippe se retrouve pris en tenaille entre ses convictions de managers empathiques et les exigences, toujours plus cruelles, de son employeur.

Dès les premières images, le film nous plonge dans l'univers impitoyable de l'entreprise, où les chiffres et les profits priment sur l'humain. La caméra suit Philippe dans ses incessantes réunions, où il est confronté à la pression constante de ses supérieurs et à l'indifférence des décisions prises. Le rythme effréné du montage traduit le stress et l'anxiété qui rongent le personnage, pris dans une spirale infernale dont il semble ne plus pouvoir s'échapper.

La force du film réside avant tout dans l'incroyable performance de Vincent Lindon, qui incarne Philippe avec une intensité et une sensibilité bouleversantes. Il parvient à rendre palpable le désarroi, la colère et la culpabilité qui habitent cet homme brisé par le système. Son regard, chargé d'émotions, exprime une profonde détresse humaine face à l'absurdité des situations auxquelles il est confronté.

Autour de Vincent Lindon, une brochette d'acteurs talentueux livre des prestations remarquables. On retrouve notamment Marie Drucker, glaçante dans le rôle de sa supérieure hiérarchique, et Sandrine Kimberlain, bouleversante en épouse tiraillée entre son amour pour son mari et sa volonté de protéger sa famille.

Un Autre Monde n'est pas seulement un drame social poignant, c'est aussi une réflexion profonde sur la valeur du travail dans notre société actuelle. Le film met en lumière la déshumanisation croissante du monde du travail, où les individus ne sont plus que des rouages ​​dans une machine à profit. La pression constante des résultats, la culture du sacrifice personnel et l'absence de reconnaissance de la valeur humaine sont autant de maux que le film dénonce avec force.

Face à ce constat amer, Un Autre Monde nous interroge sur la possibilité de croire encore en un monde dominé par la finance et l'ultra-libéralisme. Le film ne propose pas de réponses faciles, mais il nous invite à réfléchir sur nos propres valeurs et à nous questionner sur le sens que nous voulons donner à notre vie.

Pour ma part, j'ai été profondément et personnellement touché par ce film, qui a remué en moi beaucoup d'émotions, vécues ces derniers mois.

Quel rêve pour la jeunesse ? C'est une question que le film ne pose pas explicitement, mais qui résonne inévitablement en nous. Face à la situation dépeinte, il est difficile de ne pas se sentir découragé et de ne pas douter de l'avenir.

C'est un film coup de poing qui ne laissera personne indifférent. Il est indispensable de le voir pour prendre conscience des dérives du monde du travail, et surtout de la finance, pour réfléchir sur nos propres valeurs et aspirations.
ouadou
ouadou

98 abonnés 412 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 mars 2022
Une interprétation magnifique de chaque acteur. Une histoire passionnante dans un traitement si sobre et si subtile. Brizé ajoute du cinema pour éviter de faire un vrai faux documentaire et le film gagne en souffle et en émotion. Vraiment remarquable.
garnierix

306 abonnés 593 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 mars 2022
Un Autre Monde est un film sur « notre monde ». Le synopsis d’Allociné est un peu fautif, et celui de Wikipédia à moitié : la Direction de ce cadre supérieur n’est pas « incohérente » —le problème est là justement. C’est l’histoire d’un homme bel et bien installé dans notre monde, qui s’avise que ce monde pourrait être « autre ». Il s’en avise surtout par le regard qu’il finit par porter sur sa vie privée. Sur son fils un peu handicapé en l’occurrence —les conversations sans queue ni tête des praticiens qui s’en occupent ressemblent tellement à celles qui ont lieu en entreprise (quand par exemple il faut couper un bras sans le couper, ni chercher à faire autre chose que couper un bras). On s’avisera avec lui qu’on doit parfois choisir à la fin entre être méprisable et ne pas l’être. Quant à l’entreprise, elle n’a qu’une loi, celle du marché. Ce film sera soporifique pour les gens qui cherchent autre chose que la réalité pure et dure dans le cinéma. Mais quand on s’y prépare, on assiste à une pièce très bien jouée, superbement scénarisée. Et tellement empreinte d’une nostalgie pour un autre monde —cette nostalgie se met en place dès le début avec une caméra douce, et nous emporte jusqu’à la fin avec la chanson d’Anne Sylvestre « les gens qui doutent » (1977). Ce n’est pas un film drôle. Ce n’est pas divertissant. Mais c’est super. A.G.
Ciné-13
Ciné-13

172 abonnés 1 421 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 juillet 2022
Ce film d'un réalisme incroyable est un chef d'oeuvre relatif au monde de l'entreprise, avec une interprétation remarquable de Vincent LINDON. Nous sommes happés par une succession de scènes toutes aussi crédibles et intenses : préparation du divorce avec les avocats, hospitalisation du fils autiste, réunions de préparation de plan social, réunions patron-DAF, réunions entre directeurs de site, avec la DG, avec le PDG, entretien de licenciement avec négociation,...
"Ma liberté a un coût, mais elle n'a pas de prix!"
Absolument génial!
Bernard D.
Bernard D.

129 abonnés 613 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 avril 2022
« Un autre monde » (2022) est le 3ème volet de l’opus de Stéphane Brizé sur le monde du travail après « La loi du marché » (2015) et « En guerre » (2018). Vincent Lindon incarne ici Philippe Lemesle, le Directeur d’Elsonn, une entreprise d’électro-ménager qui comporte 5 usines en France sous la tutelle d’un directoire national dirigé par Claire Bonnet-Guériln (Marie Drucker dans un rôle très incisif et étonnant) … pour une multinationale américaine. Le film ouvre sur des photos du couple avec son épouse, Anne (Sandrine Kiberlain) et leurs enfant Lucas et Juliette puis sur une confrontation entre les 2 époux en vue de leur divorce, Anne disant qu’elle a sacrifié depuis 7 ans sa propre carrière pour celle de son mari … mais rien n’est dit de plus sur leur vie sentimentale, leurs loisirs, leurs amis … Philippe Lemesle doit selon les ordres reçus « dégraisser » 10 % de l’effectif de son usine soit « 58 cases dans lesquelles il faut mettre un nom … de préférence un employé de plus de 50 ans ! ». Avec son DRH, il n’y arrive pas. Parallèlement si sa fille réussit ses études aux USA, son fils Lucas (Anthony Bajon assez étonnant) apparemment dans une école de commerce, « a pété les plombs » dans un délire paranoïde (« Il a téléphoné à Mark Zuckerberg qui l’attend pour Facebook à condition qu’il obtienne son examen de fin d’année » … Là aussi on ne sait rien de plus sur son adolescence ou d’éventuels signes annonciateurs de sa pathologie psychiatrique … mais je dirai que finalement c’est mieux car cela aurait alourdi le film. Et surtout Phillipe de se retrouver ainsi avec les œillères d’un cheval au pied du mur ! Il va rencontrer les 4 autres Directeurs français de la boite : 3 obéissent aux ordres du Big Boss (dont l’un car il est proche de la retraite) et seul un Directeur suivra Phillipe dans un plan original permettant à la société de faire de substantielles économies. Mais ce plan, pourtant appuyée par Claire Bonnet-Guériln qui vise la direction européenne du groupe, sera balayé par le Big Boss américain qui en dehors de ses actionnaires, n’a « qu’un seul Dieu : Wall Street ». Claire tendra une dernière perche savonneuse à Philipe qui - hier ingénieur dirigeant avec toute son éthique n’est plus aujourd’hui qu’un simple exécutant - à laquelle il répondra dans une lettre pleine d’humanité.
L’avant dernière scène est pour ma part totalement inutile … sauf si on n’a rien compris au film. La dernière scène est une ouverture vers la liberté pour ce couple et leur fils … mais pour quel avenir, le monde capitaliste étant loin de s’écrouler !
ANDRÉ T.
ANDRÉ T.

94 abonnés 485 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 février 2022
J’ai d’abord pensé: on déborde largement du monde du travail ! L’instance de divorce avec Sandrine, puis le grand fils en grave dépression, c’est trop !
Mais non, c’est Stéphane Brizé qui a raison!
Quand le travail prend trop de place, c’est toute la vie de la famille qui vacille….
Et puis, il y a aussi, la place du cadre dans son entreprise…..ce moment où la direction générale ne lui demande plus son avis. Ce moment où les grandes décisions sont prises ailleurs et ou le cadre n’est plus « qu'un porte-parole »
de la direction générale.
Tous ces éléments contribuent à la réussite du film; comme toujours les interprètes sont impeccables et même davantage;
Marie Drucker n’est pas en reste, dans son personnage glaçant.
Stéphane Brizé, sait nous montrer toutes les facettes du monde du travail.
Et quand Vincent Lindon, établit la liste des « sacrifiés » les questions nous viennent:
- pourquoi ce nombre là et pas moins ou…davantage ?
- les noms…sont des personnes, avec des vies, des familles, une histoire…..
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

176 abonnés 567 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 février 2022
Ai vu "Un autre monde" le dernier film de Stéphane Brizé. 1er grand grand coup de coeur de l'année. Après "La loi du marché" où Vincent Lindon était chômeur longue-durée et "En guerre" où l'acteur était représentant du personnel dans ce dernier opus Vincent Lindon est Cadre Dirigeant d'une succursale d'Electroménager. Il se retrouve pris en étau entre la Direction Nationale qui a ordre de procéder à un licenciement massif dans toutes les antennes françaises et ses employés. A son habitude la caméra de Stéphane Brizé est chirurgicale, implacable et colle pratiquement aux visages de ses personnages. La précision du montage est extraordinaire et Brizé fait s'enchainer des scènes qui se répondent les unes aux autres. La scène d'ouverture dans le cadre de la vie privée voit Philippe et sa femme (Sandrine Kiberlain) avec leurs avocats pour négocier leur divorce difficile, lors de cette rencontre Philippe se voit attribuer beaucoup de tords et dans la scène suivante dans le cadre professionnel nous voyons Philippe et son bras droit établir le nombre de personnes à licencier dans leur entreprise, la scène suivante nous voyons le fils de Philippe, étudiant en plein burn-out entrer à l'hôpital car il ne supporte plus la pression. Tout s'enchaine implacablement et tous les personnages sont condamnés à être dans un engrenage sans fin, où chacun exerce une contrainte insurmontable sur son prochain. C'est mécanique, il n'y a aucune place à l'humain. Un autre monde. 1h36 sans aucune longueur, sans scène inutile. Où voir les jambes d'un homme courant sur un tapis de course raconte toute la folie, les paradoxes de notre monde... s'épuiser à courir sur place !!! Le film est implacable mais tourné vers l'optimisme tout de même. La précision de l'écriture, le rythme à l'intérieur des scènes, la qualité de jeu des acteurs (Vincent Lindon égal à lui-même, Marie Drucker impressionnante de rigidité et de froideur, Anthony Bajon très émouvant dans son personnage de jeune adulte qui se croit plus fort qu'il n'est...). "Un autre monde" est aussi un appel urgent à un autre monde, où les actionnaires ne seraient plus les rois et le capitalisme plus la seule et unique règle du jeu. Stéphane Brizé signe trois quatres scènes magistrales dans ce film, C'est à dire des séquences qu'on n'oubliera jamais. Philippe rendant visite à son fils en hôpital de repos, une visite de maison en vente (scène incroyable dans son écriture, sa mise en scène puissante (on ne voit ni la maison, ni les gens qui désirent acheter) c'est une scène lapidaire et déchirante et la grande scène finale avec Marie Drucker. "Une autre monde" est un film essentiel, puissant, intelligent. Entre la Campagne Présidentielle affligeante et la guerre en Ukraine dirigée par un Dictateur totalement fou, je n'avais pas tout à fait le courage d'affronter un film politique au sens large. Mais ce film qui ne donne aucune solution est ouvert et offre tout de même de beaux espoirs.
Jipéhel
Jipéhel

46 abonnés 176 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 janvier 2022
J'aime les gens qui doutent, les gens qui trop écoutent leur cœur se balancer
J'aime les gens qui disent et qui se contredisent et sans se dénoncer…

Et moi, j’aime le cinéma de Stéphane Brizé. J’ai choisi de mettre en exergue de cette chronique deux vers de la chanson, Les Gens qui doutent, d’Anne Sylvestre, au son de laquelle se déroule le générique à l’issue de ces 96 minutes aussi révoltantes que bouleversantes. Un cadre d'entreprise, sa femme, sa famille, au moment où les choix professionnels de l'un font basculer la vie de tous. Philippe Lemesle et sa femme se séparent, un amour abimé par la pression du travail. Cadre performant dans un groupe industriel, Philippe ne sait plus répondre aux injonctions incohérentes de sa direction. On le voulait hier dirigeant, on le veut aujourd'hui exécutant. Il est à l'instant où il lui faut décider du sens de sa vie. On n’a pas de mots assez forts pour décrire le malaise que l’on ressent devant cette nouvelle démonstration du cynisme du monde de l’entreprise qui broie ce qui la servent, du haut au bas de l’échelle. Un constat cruel mais, hélas, réaliste.
Ce drame rend compte des conséquences du travail de ceux qui sont considérés comme le bras armé de l'entreprise mais qui sont simplement des individus pris entre le marteau et l'enclume. Le film met en scène la perte de sens de la vie d'un cadre d'entreprise qui, en même temps que son mariage s'effondre, a de plus en plus de difficultés à trouver de cohérence dans un système qu'il sert pourtant fidèlement depuis des années. De nombreux cadres témoignent d’une vie personnelle et professionnelle à laquelle ils parviennent de moins en moins à donner un sens parce qu'on ne leur demande plus notamment de réfléchir mais simplement d'exécuter. Cette fois, Brizé n’a pas opté pour une mise en scène visant à capter le réel, il a voulu au contraire réintroduire un degré de fiction beaucoup plus important. Que ce soit dans l'intime ou le professionnel, sa caméra virtuose, toujours placée au plus près des personnages, ne rate pas un instant, un souffle, un regard, un silence et nous fait pénétrer l’âme de ses personnages. Le cinéma intimiste porté à son sommet
Après Mademoiselle Chambon, Quelques heures de printemps, La Loi du marché et En guerre, Vincent Lindon retrouve ici son réalisateur fétiche. C’est, on le sait depuis longtemps un acteur majuscule qui sait, encore une fois, traduire la sensation d'encerclement et d'enfermement de son personnage. Sandrine Kiberlain, - mariée à Lindon de 1998 à 2003 -, est impeccable, alors que la nature des liens passés, résonne d'une manière particulière dans ce qu'elle a ici à jouer. Anthony Bajon, qui confirme de film en film son talent. Ici dans le rôle casse-gueule d’un ado, symptôme à la fois des dysfonctionnements de la famille et de notre société, celui qui veut être à la hauteur du désir de sa famille et de son environnement mais qui explose en vol en faisant ce qu'on appelle une décompensation. Marie Drucker, qui a abandonné il y a quelques temps son métier de journaliste, se confronte pour la 1ère fois avec le grand écran et s’en sort parfaitement. Après En guerre et La Loi du marché, ce film semble refermer un triptyque qui scrute les trois périodes clés témoignant des mécanismes de destruction des emplois en même temps que leurs conséquences humaines. Un drame social qui continue de faire de Stéphane Brizé le Ken Loach français.
laurent T.
laurent T.

33 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 février 2022
un film de 1h26 ! je pensais ça court ..se fut long. à cause de plans plans pseudo esthétiques tout en longueur qui n'apportent à mon avis rien aux personnages et à l'histoire. Le côté socio-économique est bien retranscrit, le volet personnel est plus fade d'où mon bémol. L'ensemble se tient mais je pensais à mieux...
Virginie P
Virginie P

57 abonnés 184 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 février 2022
 AU RÉALISATEUR D'AVOIR BIEN FOUILLÉ SON SUJET POUR UN FILM INCROYABLE DE RÉALISME. MEILLEUR FILM 磊VU DEPUIS DÉBUT 2022 !

Vincent Lindon est ÉPOUSTOUFLANT de justesse et d'émotions dans ce rôle de chef d'entreprise d'un groupe où les affres de l'ultra mondialisme sont si bien démontrés avec pour Directrice France, Marie Drucker qui y est PARFAITE.

Démonstration tout d'abord par sa femme, L'EXCELLENTE Sandrine Kiberlain, tout en finesse et pureté des sentiments, puis par son fils, BRILLAMMENT interprété par Anthony Dajon réveillant, par ses déboires, la conscience et l'humanité de son père.

La lettre qui clôture ce film devrait être traduite dans toutes les langues et adressée à tous les grands patrons de ce monde ; qui sait ? Peut-être y retrouveraient-ils (a minima) leurs vraies valeurs humaines quelque peu oubliées au profit du profit justement...
Greg
Greg

1 abonné 1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 21 février 2022
Long, ennuyeux, proche des clichés pour être loin de la réalité - les seules solution proposées sont de supprimer comptablement des effectifs ou supprimer les primes des dirigeants.. Il aurait été pertinent d'aborder la recherche de vraies alternatives, d'organisation, d'optimisation, d'investissement matériel, etc. Honteux d'apporter une image caricaturale, mais à quelques mois d'élection présidentielle, on sert juste ce que certains veulent voir..
Anna Belmudes
Anna Belmudes

1 abonné 11 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 février 2022
Naturaliste avec une pointe de satyre, ce drame social dresse avec force le portrait d’un homme acculé par les injonctions sociales et familiales difficilement compatibles, articulées par une société de sur-consommation dont la démesure capitaliste n’est plus à échelle humaine. Bouleversant, le film relève d’une puissance inconfortable mais essentielle.
joelle g
joelle g

102 abonnés 945 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 février 2022
Le film dépeint très bien la pression subie par de nombreux cadres , surtout dans les grandes entreprises à envergure mondiale .
Une critique également du capitalisme pur et dur sans foi ni loi .
On entrevoit bien les conséquences sur la vie familiale de cette pression..mais j'aurais aimé que cet aspect soit plus développé, plus mis en lumière ....pas seulement mis en filigrane.
Des acteurs très convaincants...on croirait un reportage tant les dialogues sont vrais.
Cinévore24

446 abonnés 940 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 février 2022
Brizé et Lindon refont équipe en basculant cette fois-ci du côté du patronat.

Histoire de famille et d'entreprise en perdition, de plan social et de convictions, un nouveau film dans lequel les affrontements verbaux sont toujours aussi présents et acérés.
Et une vision toujours aussi amère du monde du travail, rythmé par la compétitivité et la performance.
SebLefr3nch
SebLefr3nch

220 abonnés 691 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 février 2022
On connait le style de Stéphane Brizé. Il revient avec un film coup de poing sur la réalité du monde de l'industrie où le profit surplombe l'intérêt humain. Vincent Lindon interprète un patron d'usine d'un grand groupe dont la vie personnelle s'effondre petit à petit à cause de son investissement trop important dans sa vie professionnelle qu'il ne comprend et ne maitrise de moins en moins. Malgré quelques petits éléments scénaristiques un peu poussifs, l'histoire est prenante et bien rythmée. Le casting est excellent, on sent bien la direction d'acteur du cinéaste. Et surtout il arrive à nous faire réfléchir sur notre monde et sur les mesures que nous pourrions tous prendre si nous étions moins cupides.
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