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45jfb44
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4,5
Publiée le 21 mars 2022
Un film qui montre pour une fois, le drame d'un cadre responsable. Ils sont tellement critiqués que cette fois on peut se rendre compte des drames qu'ils vivent trop souvent. De quoi faire réfléchir certains syndicats s'ils en sont capables.
Film très très long, difficile à comprendre. Malgré un casting qui pourtant aurait pu en faire un très bon film. J'aurais voulu quitter la salle tellement..
Avec "Un autre monde", Stéphane Brizé ne faillit pas à sa réputation de réalisateur engagé sachant dépeindre notre société et plus précisément le monde du travail avec une grande acuité. Vincent Lindon, son acteur fétiche, est au rendez-vous et porte tout le film en cadre supérieur, la cinquantaine jusqu'ici bien installée, autrefois dirigeant d'entreprise, devenu manager "simple" exécutant dans un grand groupe multinational. Le voici chargé d'un énième plan social quand tout craque de toutes parts : sa famille ne le voit plus depuis des mois et explose de tous côtés, son couple part à vau-l'eau, son job est devenu impossible, les pressions sont trop fortes, ... Les scènes s'enchaînent avec force et pertinence : notamment les dialogues au "boulot" sont hallucinants de justesse et de réalisme sans jamais un mot de trop ni manichéisme facile. Même le PDG américain est porteur d'un discours sans faille aucune auquel on ne trouve rien à redire. Terrible. Cette gravure à l'acide du monde professionnel est vraiment très pertinente : nul besoin de dire que c'est pas joyeux et que cela ne vous incite pas à booster votre carrière mais plutôt à anticiper votre départ à la retraite.
Ce film m'a plombé le moral. Mais pas pour ce qu'il croit dénoncer. Il ne suffit pas de filmer le regard abattu de Vincent Lindon en gros plan pour égaler Ken Loach. Malgré une intention touchante, ce film reste convenu, les dialogues en entreprise sont tantôt superficiels, tantôt caricaturaux, voire les deux, sauf peut-être dans l'ultime rebondissement. Au final il reste un mélodrame sirupeux tout juste sauvé par les interprétations de Sandrine Kiberlain et Marie Drucker, remarquables dans deux rôles féminins radicalement opposés.
Encore un bon film de Stéphane Brizé qui aime raconter les vies qui le sont tout autant par le travail. Toujours dans le cadre de l'entreprise mais cette fois du coté des dirigeants avec bien sûr son alter égo ,Vincent Lindon, impeccable. Comme d'habitude. Avec également Antony Barjon, jeune pousse et grand acteur en devenir, toujours très juste. Brizé s'impose de films en films comme le Ken Loach français et devrait bien un jour repartir de Cannes avec un trophée.
avec un scénario à faire pleurer tant la situation est exagérée (gros problèmes au travail, divorce et fils malade) le film a cependant une bonne mise en scène et de bons acteurs.
Cet excellent film de dénonciation des dérives du capitalisme sauvage plaide tout autant la cause des syndicats que celle des patrons pris en enclume entre leur engagement entier pour leur entreprise et des décisions absurdes et inhumaines…. En l’occurrence une « saignée » de 10% des effectifs des usines d’un fabricant international d’électroménager pour seulement prouver aux actionnaires de l’entreprise qu’elle peut faire couler du sang et des larmes si elle en a la nécessité. Sur ce canevas déjà aperçu au cinéma, Stéphane Brizé tire son épingle du jeu en décidant d’ausculter le corps à la dérive d’un PDG qui a « mal à son entreprise ». Le toujours très juste Vincent Lindon, très investi dans ce film – il en est co-producteur – déroule ici une autre partition que celle des deux précédents films de Stéphane Brizé. Il est d’une grande authenticité dans l’interprétation de Philippe Lemesle, un PDG qui assiste avec écœurement au sacrifice d’un partie de son personnel sur l’autel des dividendes. Stéphane Brizé nous montre avec beaucoup de subtilité les dommages collatéraux que déclenche également la course au profit et son corollaire, le burn-out au sein d’un noyau familial. Sandrine Kiberlain est épatante dans le rôle de l’épouse sacrifiée et avec laquelle Philippe Lemesle en vient à évaluer les compensations financières correspondant à la mise en veille de sa carrière au profit de son mari – très forte première scène d’ouverture du film. Anthony Bajon, dont je ne peux dire que du bien tant il réalise un quasi-sans-faute depuis ses débuts au cinéma dans le très beau film « La Prière » de Cédric Kahn, compose un personnage d’adolescent complexe, sorte de mauvaise copie carbone des errements de son père et qui est envoyé en maison de repos pour se reconstruire après un « craquage » en règle dans son école de commerce. Enfin Marie Drucker qui s’empare du rôle de la PDG Française du groupe industriel avec beaucoup de talent et de conviction. Peut être un énième film sur les errements du capitalisme moderne, mais avec une approche résolution cinématographique.
un film vrai et courageux qui montre les derives actuelles dans un monde du travail complètement dehumanisé. Vincent L'Indonésie et Sandrine Kiberlain sont formidables et apportent un réalisme supplémentaire à ce film remarquable. Marie Drucker montre un talent d'actrice méconnu jusqu'à ce jour.
Un bijou , d'un tel réalisme, un film qui devrait être projeté dans les écoles de management ou de commerce. La performance des acteurs connus ou inconnus , les non-dits suggérés nous portent tout le long du film avec beaucoup de subtilité. A découvrir assurément
Le problème de ce film est Vincent Lindon qui une fois de plus est exceptionnel.
Pas un chômeur (La loi du marché) confronté au marché du travail. Pas un leader syndical (En guerre) luttant pour l'emploie. Mais dans la même veine un cadre , cadre supérieur en l’occurrence puisque directeur d'un site de production. Directeur confronté a une demande de réduction des couts de personnel au niveau du groupe se traduisant par une réduction de personnel.
Vincent Lindon nous rend ce directeur sympathique, humaniste, un peu naïf même s'il me semble que la solution proposée dans le film pour baisser ces couts ne l'aurait jamais été dans le vrai monde. Toute notre empathie va a ce directeur. Bref un film qui postule que l'on peut être cadre et avoir des états d'âme ce qui au demeurant sans doute partiellement exacte et la catégorie sociale est réhabilitée par ce film.
Pour poursuivre la progression il ne manque plus que Vincent Lindon actionnaire sympathique.
Mon commentaire peut sembler quelque peu ironique mais le film est très plaisant a voir, un excellent moment il faut juste je crois garder un tête que dans la vraie vie la réalité est peut être autre.
J'ai beaucoup apprécié le film, c'est grosse modo sur un homme qui a le cul entre deux chaises avec l'entreprise multinationales pour laquelle il travaille. La relation avec son fils et sa femme n'est pas développée et c'est dommage, la fin tombe d'un coup et se termine par magie.
Un film stressant à l image du monde actuel et qui peut effectivement nous faire rêver d un autre monde ... Des acteurs talentueux avec une mention d d'excellence pour le remarquable Anthony Bajon.
Encore un film sur le monde du travail, mais qui n'enfonce pas complétement les patrons. Dans le monde de la mondialisation et des multinationales, tout le monde est sur le même bateau. Des patrons soumis à des impératifs financiers, imposés par des entités inaccessibles, qui respectent de moins en moins l'humain pour satisfaire les appétits féroces des actionnaires. Tout cela n'est pas sans répercussion sur le psychisme et la personnalité de nos dirigeants, voire même celle de leur famille. D'où la décision finale de notre principal protagoniste, Vincent Lindon, qui a décidé de ne pas perdre son âme.
bien joué, bien filmé, scénario crédible, acteurs justes et touchants. instructif sur la manière dont le système libéral broie les gens sans humanité. bravo. à voir absolument.