Note moyenne
4,0
3348 notes
En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
5
55 critiques
4
140 critiques
3
76 critiques
2
33 critiques
1
12 critiques
0
4 critiques
Trier par :
Filtrer par :
Toutes les notes
Ai vu "Un autre monde" le dernier film de Stéphane Brizé. 1er grand grand coup de coeur de l'année. Après "La loi du marché" où Vincent Lindon était chômeur longue-durée et "En guerre" où l'acteur était représentant du personnel dans ce dernier opus Vincent Lindon est Cadre Dirigeant d'une succursale d'Electroménager. Il se retrouve pris en étau entre la Direction Nationale qui a ordre de procéder à un licenciement massif dans toutes les antennes françaises et ses employés. A son habitude la caméra de Stéphane Brizé est chirurgicale, implacable et colle pratiquement aux visages de ses personnages. La précision du montage est extraordinaire et Brizé fait s'enchainer des scènes qui se répondent les unes aux autres. La scène d'ouverture dans le cadre de la vie privée voit Philippe et sa femme (Sandrine Kiberlain) avec leurs avocats pour négocier leur divorce difficile, lors de cette rencontre Philippe se voit attribuer beaucoup de tords et dans la scène suivante dans le cadre professionnel nous voyons Philippe et son bras droit établir le nombre de personnes à licencier dans leur entreprise, la scène suivante nous voyons le fils de Philippe, étudiant en plein burn-out entrer à l'hôpital car il ne supporte plus la pression. Tout s'enchaine implacablement et tous les personnages sont condamnés à être dans un engrenage sans fin, où chacun exerce une contrainte insurmontable sur son prochain. C'est mécanique, il n'y a aucune place à l'humain. Un autre monde. 1h36 sans aucune longueur, sans scène inutile. Où voir les jambes d'un homme courant sur un tapis de course raconte toute la folie, les paradoxes de notre monde... s'épuiser à courir sur place !!! Le film est implacable mais tourné vers l'optimisme tout de même. La précision de l'écriture, le rythme à l'intérieur des scènes, la qualité de jeu des acteurs (Vincent Lindon égal à lui-même, Marie Drucker impressionnante de rigidité et de froideur, Anthony Bajon très émouvant dans son personnage de jeune adulte qui se croit plus fort qu'il n'est...). "Un autre monde" est aussi un appel urgent à un autre monde, où les actionnaires ne seraient plus les rois et le capitalisme plus la seule et unique règle du jeu. Stéphane Brizé signe trois quatres scènes magistrales dans ce film, C'est à dire des séquences qu'on n'oubliera jamais. Philippe rendant visite à son fils en hôpital de repos, une visite de maison en vente (scène incroyable dans son écriture, sa mise en scène puissante (on ne voit ni la maison, ni les gens qui désirent acheter) c'est une scène lapidaire et déchirante et la grande scène finale avec Marie Drucker. "Une autre monde" est un film essentiel, puissant, intelligent. Entre la Campagne Présidentielle affligeante et la guerre en Ukraine dirigée par un Dictateur totalement fou, je n'avais pas tout à fait le courage d'affronter un film politique au sens large. Mais ce film qui ne donne aucune solution est ouvert et offre tout de même de beaux espoirs.
Je m'attendais à un bon film. Il est beaucoup plus que cela. Je m'attendais à de bons jeux d'acteur mais Vincent Lindon est juste incroyable dans ce rôle. Je pensais que l'histoire serait vue et revue. Pas du tout. Un point de vue bien différent sur les possibles causes de deshérence d'un mariage, qui ne sont finalement pas là où on les attend. La psychologie des personnages est d'une grande finesse, loin des clichés. Nous avons été tous les deux agréablement surpris et secoués par ce drame familial mais aussi social. De belles réflexions en perspectives.
Un autre monde qui est pourtant bien notre univers mondialisé. Film remarquablement filmé par Stéphane Brizé avec une fois de plus un Vincent Lindon dont l'interprétation est plus que juste. Les affres d'un dirigeant d'une entreprise provinciale en proie aux exigences inhumaines du groupe américain dont il dépend, avec la reconnaissance de tous les jargons professionnels, et confronté à ses propres problèmes de famille. L'image en plans rapprochés renforce l'intensité des échanges avec des regards appuyés et vrais. A voir !
Suis allé voir ce film en raison des très nombreuses critiques positives a son sujet, et des acteurs pour lesquels j'ai un attachement. J'ai été très déçu, l'histoire ne nous apprend rien du monde de l'entreprise, de ses luttes ouvrières, et du mépris des patrons et des actionnaires!!! La musique est terne, certains plans sont en longueur, l'histoire est bien jouée mais banale, sans surprise au final, bref, aucune émotion de ma part...
Trop de longueurs dans la réalisation de Brise
Le rôle de S Kiberlain est minime; sinon très bon casting et film intéressant l
Le rôle de S Kiberlain est minime; sinon très bon casting et film intéressant l
Beaucoup mieux que beaucoup de discours sur l'époque la vid le couple la paternité et le business
Ils sont justes
Ils sont justes
Un film raté et décevant en dépit d'un sujet qui, à défaut d'être captivant, est intéressant: l'emprise de la finance sur les grandes entreprises.Dès le début, ça part mal: une belle collection de photos qui aurait pu servir de toile de fond à un ban
titre de base ( principaux acteurs...): il n'en fut rien.Le film est ensuite une collection de gros plans qui lassent vite et dans lequel on nous étouffe et on se perd en discussions qui n'en finissent plus..On aurait pu étoffer la vie de couple, les rapports avec leur fils cadet, rien! Sandrine Kiberlain fait donc tapisserie ou presque.Reste Vincent Lindon qui fait ce qu'il peut avec le talent qu'on lui connait pour sauver quelque chose de ce film.
titre de base ( principaux acteurs...): il n'en fut rien.Le film est ensuite une collection de gros plans qui lassent vite et dans lequel on nous étouffe et on se perd en discussions qui n'en finissent plus..On aurait pu étoffer la vie de couple, les rapports avec leur fils cadet, rien! Sandrine Kiberlain fait donc tapisserie ou presque.Reste Vincent Lindon qui fait ce qu'il peut avec le talent qu'on lui connait pour sauver quelque chose de ce film.
Avant d'aller voir ce film, je n'avais absolument pas besoin de ressentir et comprendre que c'est un monde impitoyable où seul l'argent permet d'avancer et que l'humain ne sert que les intérêts de l'argent.
Je dois avouer que ces deux acteurs principaux, l'un dans l'obligation de devoir toujours satisfaire les intérêts de son groupe mais à devoir évacuer 58 personnes et l'autre à ne plus pouvoir se satisfaire de sa vie personnelle malgré tout ce qu'elle pouvait s'offrir, m'ont convaincue qu'aussi bien l'un et l'autre avaient raison mais aussi pouvaient avoir du coeur.
Ce qu'on observe dans ce milieu professionnel est plus nous avons des pouvoirs de dépendances à haut niveau, pire c'est où nous n'avons plus la possibilité de choisir mais uniquement d'obéir aux ordres.
D'ailleurs au final, du choix qu'il n'accepte plus pour maintenir son poste, il préfère démissionner et partir sans intérêts pour être en phase avec lui-même.
De son côté, sa femme se rend compte qu'elle ne voulait pas en arriver là où à mon avis ils vont repartir vers l'essentiel avec leur fils qui s'en est bien sorti tout seul pour trouver son chemin et rattraper son retard scolaire.
Leur fille éloignée n'a pas vécu tous ces drames familiaux et nous ne pouvons donc lui reprocher son indifférence à l'enfer de ses parents et de son frère.
Je dois avouer que ces deux acteurs principaux, l'un dans l'obligation de devoir toujours satisfaire les intérêts de son groupe mais à devoir évacuer 58 personnes et l'autre à ne plus pouvoir se satisfaire de sa vie personnelle malgré tout ce qu'elle pouvait s'offrir, m'ont convaincue qu'aussi bien l'un et l'autre avaient raison mais aussi pouvaient avoir du coeur.
Ce qu'on observe dans ce milieu professionnel est plus nous avons des pouvoirs de dépendances à haut niveau, pire c'est où nous n'avons plus la possibilité de choisir mais uniquement d'obéir aux ordres.
D'ailleurs au final, du choix qu'il n'accepte plus pour maintenir son poste, il préfère démissionner et partir sans intérêts pour être en phase avec lui-même.
De son côté, sa femme se rend compte qu'elle ne voulait pas en arriver là où à mon avis ils vont repartir vers l'essentiel avec leur fils qui s'en est bien sorti tout seul pour trouver son chemin et rattraper son retard scolaire.
Leur fille éloignée n'a pas vécu tous ces drames familiaux et nous ne pouvons donc lui reprocher son indifférence à l'enfer de ses parents et de son frère.
Vincent Lindon excellent, ce film propose une vérité du fonctionnement des entreprises.
c'est une vérité les directions prennent des décisions qui perturbent souvent le travail des sites. Mais ce scénario était excellent
c'est une vérité les directions prennent des décisions qui perturbent souvent le travail des sites. Mais ce scénario était excellent
Le réalisateur Stephane Brizé s'attache film aprés film à étudier les dérives du monde du travail dans l'économie capitaliste.
Dans ce dernier opus, il s'intéresse aux managers intermédiaires; indispensables rouages dans l'exécution des plans récurrents de réduction de coûts d'entreprises pourtant bénéficiaires.
Il étudie trés finement les doutes grandissants de ces fidéles soldats, qui ont de plus en plus de difficultés à justifier leurs actions auprés de leurs salariés.
Porté par un casting impeccable, Un Autre Monde est un impitoyable requisitoire contre l'appât à outrance du gain, qui génére une violence psychologique sans limites. Glaçant.
Dans ce dernier opus, il s'intéresse aux managers intermédiaires; indispensables rouages dans l'exécution des plans récurrents de réduction de coûts d'entreprises pourtant bénéficiaires.
Il étudie trés finement les doutes grandissants de ces fidéles soldats, qui ont de plus en plus de difficultés à justifier leurs actions auprés de leurs salariés.
Porté par un casting impeccable, Un Autre Monde est un impitoyable requisitoire contre l'appât à outrance du gain, qui génére une violence psychologique sans limites. Glaçant.
Mais que c'est lent ! Franchement le thème n'est pas original et la manière de le traiter d'une lenteur à désespérer
Seule Marie Drucker tire son épingle
Seule Marie Drucker tire son épingle
Un sujet lourd et très réaliste et documenté. Le trait est peut-être un peu trop marqué mais sert le propos. Le réalisateur pourrait éviter les effets de caméra et réduire les gros plans. Marie Drucker en vraie méchante sans états d'âmes
Vincent Lindon, en début de film, court sur son tapis de salle de sport. Il fait tout pour rester dans la course. Il court, il court au point de passer à côté de sa vie de famille. Une vie de professionnelle de fou que l'on ne souhaite à personne... "Un autre monde" raconte finalement sa sortie de route, alors même qu'il est un bon petit soldat au service de sa boite, filiale d'une boite américaine sans âme. Voilà un récit poignant qui est très français dans sa trame, avec la dénonciation du sur-travail et des dérives du capitalisme. Une dénonciation très juste, au demeurant, dans le ton et dans la forme, mais qui rend un peu mal à l'aise au pays des 35 h et des vacances multiples. Ce film ne réconciliera pas, c'est sûr, les Français avec le monde de l'entreprise et de l'industrie. Une industrie qui n'existe quasiment plus chez nous, mais ça est une autre histoire qui mériterait un film à part entière. Pour revenir à ce beau film, il faut reconnaître au réalisateur un vrai talent à tricoter une histoire. La scène première de conciliation en vue du divorce des deux protagonistes est décapante par son intensité. Le spectateur est tout de suite immergé dans la tension. Il n'en sortira pas durant tout le film, avant le coup de pirouette finale d'un homme blessé qui se cabre face à l'obstacle. Du cinéma très puissant au service de la cause qu'il veut défendre. Bravo !... Vincent Lindon est étonnant dans un rôle de cadre loyal qui essaye de composer entre la dictature de la hiérarchie et ce qu'il lui reste de sens moral. Sandrine Kiberlain a un petit rôle, mais tellement poignant qu'il marque les esprits. Le patron US est plus vrai que nature, avec un discours univoque qui met son auditoire français dans un état de totale sidération. Marie Drucker excelle dans un rôle de caporal-chef qui avance sans état d'âme. Assurément, cet univers professionnel, âpre et glaçant, ne nous est pas totalement inconnu. Ce film est décidément très juste. Hélas, je n'ai pas totalement adhéré, car je crains que beaucoup chez nous ne retiennent que des idées simplistes : Wall Street est le mal absolu; il faut renverser la table; il faut s'orienter vers je ne sais quel fantasme collectif qui n'a jamais marché nulle part. Alors que la solution est peut être plus proche. Remettre l'humain au centre, partager le succès, favoriser l'emploi chez nous et arrêter d'être libéral dans nos emplettes et dans nos achats de tous les jours. Empêcher le rachat de nos boites pour imposer un modèle qui n'est pas le nôtre. Bref, une autre vision de l'entreprise dont on attend l'épopée, avec le même talent que celui de Stéphane Brisé, le réalisateur d'un "Autre Monde".
comment chacun réagit aux exigences honteuses des grandes multinationales. une belle analyse et des acteurs impeccables. Le couple kiberlain-lindon est très émouvante.
Superbe film malheureusement très juste sur le monde de l entreprise. Une interprétation époustouflante de vincent Lindon , une Sandrine Kiberlain pleine de délicatesse et très touchante et Marie drucker qui fait d excellents débuts d actrice dans un rôle il est vrai qui lui correspond parfaitement j ai ADORE ce film
- Meilleurs films
- Meilleurs films selon la presse