Autant en emporte le vent
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videoman29

315 abonnés 1 921 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 janvier 2014
Je viens de redécouvrir ce grand classique qu'est « Autant en emporte le vent » et j'y ai pris beaucoup de plaisir ! Cette saga de plus de 4 heures est à la hauteur de sa réputation et les superlatifs manquent devant tant de talent et de virtuosité. Tout est hors norme dans ce film : La réalisation, tellement rude que plusieurs équipes ont dû se succéder pour mener le projet à son terme. Les décors aussi, parmi les plus grandioses de toute l'histoire du cinéma, notamment avec l'incendie de Philadelphie, surveillé par 5 casernes de pompiers. L'incroyable galerie de stars bien sur, emmenée par le légendaire couple Clark Gable, Vivien Leigh toujours aussi glamour. Sans parler du scénario, profondément touchant et qui donne une dimension inédite à la guerre de sécession. Le racisme enfin, dernière pierre angulaire du film, traitée avec une classe et une dignité exceptionnelle pour l'époque. A tel point que l'actrice noire Hattie Mc Daniel remporte le premier oscar attribué à un acteur de couleur (même si elle n'aura pas l'autorisation d'assister à la première). Au final le film sera nominé 13 fois et remportera 8 oscars en 1940, ce qui fait de lui un irremplaçable monument du cinéma. A voir tout simplement !
Jack G
Jack G

12 abonnés 175 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 mai 2021
Considéré comme l’un des meilleurs films de tous les temps par plusieurs sondages et organisations, décuple lauréat des Oscars 1940, Autant en emporte le vent multiplie les honneurs et les récompenses pour atteindre le cercle prestigieux des films les plus populaires de l’histoire du cinéma.
En 1936, Margaret Mitchell publie le roman « Autant en emporte le vent », qui remporte un incroyable succès : traduit en 14 langues, vendu à plus de 35 millions d’exemplaires dans le monde et récompensé par le célèbre prix Pulitzer. Pour la première fois, la guerre de Sécession (1861-1865) est racontée du point de vue du Sud vaincu avec, certes, beaucoup de romanesque, mais surtout un incontestable réalisme. La publication de ce roman et ses conséquences sont essentielles pour comprendre la naissance et l’essence de l’unité américaine. En effet, à la suite de son succès, l'opinion américaine prend conscience des souffrances subies par plusieurs dizaines de millions d'américains du Sud et que l'unité de la nation américaine s'est forgée dans une épreuve très dure, loin de l'histoire officielle.
Dès 1936, le producteur David O. Selznick (qui a notamment été le producteur exécutif de King Kong en 1933, montre son intérêt pour l’œuvre de Mitchell et en acquiert les droits. Trois scénaristes sont engagés pour porter l’intrigue à l’écran, mais Sidney Howard ayant été le plus efficace et le plus productif, il est le seul à être crédité au générique.
Au départ, Selznick envisage Gary Cooper pour incarner l’élégant Rhett Butler, mais l’acteur refuse la proposition, accusant le film de devenir le « plus grand flop de l’histoire d’Hollywood ». Le choix du producteur se rabat donc sur Clark Gable, adoré par le public et lauréat de l’Oscar 1935 du meilleur acteur pour son rôle dans New York – Miami. Mais l’acteur est déjà sous contrat avec le puissant studio de la Metro Goldwyn Mayer, en plein âge d’or, ce qui n’empêche pas Selznick de solliciter le producteur emblématique du studio à la tête de lion, Louis B. Mayer, pour que Clark Gable puisse lui être confié, ce que Mayer accepte.
Pour interpréter la séductrice et capricieuse Scarlett O’Hara, de nombreuses jeunes femmes, connues ou non, se présentent aux auditions : Katharine Hepburn, Jean Arthur, Norma Shearer, Barbara Stanwyck, Carole Lombard, Joan Crawford, Claudette Colbert, Bette Davis et Paulette Goddard notamment. Au terme d’une première sélection, Selznick confie l’identité de ses dernières candidates : Paulette Goddard, Jean Arthur, Joan Bennett et Vivien Leigh. La première manque de près le rôle du fait de sa liaison, mal vue par la société de l’époque, avec Charles Chaplin. Il ne reste alors plus que trois prétendantes, mais quand le tournage du film commence en 1939, le producteur n’a toujours pas arrêté sa décision.
Dès février 1938, Vivien Leigh exprime son intérêt de passer les auditions à son agent, Myron Selznick, qui n’est nul autre que le frère du producteur du film, David. Mais ce dernier n’est d’abord pas convaincu par la candidature de l’actrice, qu’il juge « trop Britannique ». Qu’importe, Vivien Leigh se rend à Los Angeles pour rencontrer le producteur et le convaincre de la recruter. Le lendemain, elle tourne un bout d’essai en compagnie du producteur et du réalisateur George Cukor. Tous deux, emballés par sa « sauvagerie incroyable », choisissent d’un commun accord l’encore méconnue Leigh pour incarner le personnage féminin le plus convoité de l’histoire du septième art. Comme l’a été le producteur, le public est au début réfractaire à l'idée qu'une Britannique incarne la sudiste Scarlett, mais ils finissent par accepter ce choix car, disent certains, « mieux vaut une Anglaise qu'une Yankee ! ».
Le tournage peut enfin continuer avec une distribution fixée, mais pour autant, il ne se déroule pas avec sérénité. Le réalisateur George Cukor est licencié par Selznick, au grand dam des deux actrices principales, Vivien Leigh et Olivia de Havilland, qui n’hésitent pas à rendre visite en secret au cinéaste licencié pour obtenir de précieux conseils dans leur interprétation respective. Selon la légende, Gable, ayant eu du mal à exister face à sa partenaire, aurait demandé, parmi une liste de cinéastes, à ce que le film soit réalisé par son complice Victor Fleming.
De plus, Leigh doit parfois travailler sept jours par semaine, souvent jusque tard dans la nuit. Appelant un jour son époux, l’acteur Laurence Olivier, elle lui déclare qu'elle haït les tournages de cinéma et qu'elle ne veut plus jamais jouer dans un film.
Dans un premier temps, c’est le réalisateur Victor Fleming qui est désigné pour lui succéder, mais celui-ci démissionne, submergé par le travail, et laisse sa place à Sam Wood. Pour un temps seulement, car ce dernier jette à son tour l’éponge pour cause de maladie, et Fleming revient pour récupérer le flambeau et conclure le tournage, retrouvant des acteurs exténués après cinq mois de tournage intensif. Car une chose est néanmoins certaine, Selznick a laissé peu de liberté à ses réalisateurs, supervisa tout le tournage et précisant même dans le détail la composition de certains plans.
D’une durée démesurée de quatre heures et dotée d’un budget colossal de quatre millions de dollars, cette épopée est un pari audacieux pour l’époque car Selznick savait qu’il risquait gros avec l’important et fidèle lectorat du best-seller originel, mais il est réussi. De la puissance lyrique de la musique de Max Steiner aux sublimes ciels orangés en toile de fond, de la maîtrise des travellings-arrières aux costumes ravissants de Walter Plunkett, Autant en emporte le vent mérite d’être complimentée pour sa mise en scène de qualité.
Depuis 1934, le Code Hays régit strictement la production des films et n’hésite pas à drastiquement censurer des séquences considérées comme obscènes, vulgaires ou immorales. Dans ce contexte, Selznick reste pionnier en matière de lutte contre le rigoureux « code de protection ». A l’inverse de ses contemporains qui déjouent la censure par le second degré et les sous-entendus, il parvient à garder deux scènes-clés et polémiques : le sourire ravi et coquin de Scarlett au lever du lit après sa nuit d’amour avec Rhett Butler ; et la réplique mythique de fin, jugée à l’époque trop vulgaire : « Franchement, ma chère, c’est le cadet de mes soucis ». Elue meilleure réplique de l’histoire du cinéma par l’American Film Institute en 2005, cette phrase légendaire a failli être supprimée, la censure préférant la phrase suivante : « Franchement, ma chère, peu importe ». Mais en mettant en valeur le caractère essentiel de cette réplique, et en faisant preuve de compromis pour d’autres points litigieux du film, Selznick obtient une dérogation et conserve la phrase originale.
Aux sources de l’esthétique somptueuse du film, l’usage du Technicolor trichrome, technologie très récente (utilisée notamment pour Les Aventures de Robin des Bois en 1938 et Le Magicien d’Oz en 1939), est essentielle et offre une qualité d’image chatoyantes. De plus, dans certaines plans, l’influence de l’expressionnisme ne laisse aucun doute, bien qu’elle puisse surprendre. À l’instar du mouvement né en Allemagne dans les années 20, Autant en emporte le vent utilise la géométrie des plans fixés sur les éléments essentiels du décor (comme le regard perdu du père de Scarlett dans une résidence en décrépitude), et l’immensité de ces derniers (comme dans les séquences avec le magnifique escalier recouvert d’un tapis rouge). Dans la scène précédant le « viol » de Scarlett par Rhett éméché, le sommet du gigantesque escalier que le personnage gravit est plongé dans l’obscurité, marquant ainsi la noirceur d’une situation qui les dépasse.
Le scénario feuilletonnesque de film-fleuve prend un parti qui a suscité, et qui continue de le faire, des accusations de racisme et de transformation historique : celui d’une époque « dorée » vécue par les Blancs du Sud, où leur existence se mêle à celles des Noirs dans une parfaite harmonie et dans le respect des statuts respectifs de maîtres et d’esclaves. Dans ce contexte idyllique, la guerre de Sécession aurait brutalement abrégé ce paradis, au grand désespoir des Blancs comme des Noirs. Même en 1939, vingt ans avant la bataille de ces derniers pour les droits civiques, le sujet est périlleux, d’autant qu’Hollywood se veut à l’avant-garde du progrès démocratique. Cette nostalgie d'une époque perdue, qui est d’ailleurs souvent évoquée par Ashley et Scarlett, se retrouve dans le titre du film, qui en traduit l’importance : « Gone with the wind » (« emporté par le vent ») désigne une glorieuse époque pour les sudistes, une civilisation emportée par le vent.
C’est cette nostalgie du vieux Sud que cherche à faire revivre le film et qui a sa véracité historique. Aujourd'hui, alors que la Guerre de Sécession n'est plus comprise, qu'elle est uniquement perçue sous l'angle du racisme, le message peut sembler aberrant, mais il existe. Ainsi, le récit décrit avec justesse le destin partagé de ces maîtres et de leurs esclaves. Si l'on comprend mal aujourd'hui l'attachement de certains Noirs pour le Sud, il faut réaliser que la liberté a d'abord été pour eux une plongée dans un monde inconnu, loin de ce qu’ils ont toujours connu. En revanche, la nature paternaliste des rapports raciaux du film fait l’objet d’un quasi consensus de la part des critiques.
Côté distribution, il y a là aussi beaucoup à dire. Vivien Leigh interprète une Scarlett O’Hara vaniteuse, capricieuse et manipulatrice pour laquelle il peut sembler difficile de ressentir de la compassion lorsque Rhett l’abandonne sur le palier de la porte. Néanmoins, il serait biaisé de ne la juger que d’une manière péjorative. En effet, à seulement 19 ans, elle n’hésite pas à prendre les rennes de Tara dans un contexte très difficile : en plus de la Guerre de Sécession, la mère O’Hara est décédée, le père a perdu la raison, les sœurs cadettes sont affaiblies et les esclaves ont pris la fuite. Avec l’aide de Mélanie, elle fait preuve d’un dévouement et d’un courage exemplaire pour sauver sa famille, n’hésitant pas à tuer un intrus nordiste venu piller la demeure. Le portrait de cette jeune femme de la haute société est donc à nuancer, en dépit d’une attitude agaçante et de comportements répréhensibles. Dans son Dictionnaire passionné du cinéma, Laurent Dandrieu résume parfaitement l'esprit du personnage, et derrière lui, du film et du livre : « Derrière la dureté de cette dernière [Scarlett O'Hara] peut se lire une violente charge contre les valeurs corruptrices du Nord, dont Scarlett a été obligée d'adopter les pires travers pour survivre. »
Face ou avec elle, le cynique Rhett Butler est incarné par Clark Gable, au sommet de sa carrière. L’acteur est largement à la hauteur et sa prestation colle parfaitement avec l’image que l’on se fait d’un séducteur capitaine. Ensemble, Vivien Leigh et Clark Gable incarnent le romantisme d’une époque révolue, celle du Vieux Sud comme du Grand Hollywood.
Pour le rôle de Melanie, le producteur a choisi Olivia de Havilland sur les conseils de sa sœur Joan Fontaine, d'abord envisagée. Les deux sœurs vivent encore en bons termes à cette époque. Le tempérament du personnage tranche parfaitement avec celui de Scarlett. Toutefois, si Melanie est parfois innocente et naïve, elle sait aussi braver les interdits. Courageuse, elle est droite et bienveillante, elle est la gardienne de toute la dignité élégante d'une époque et d'une aristocratie de gens d'honneur. Un personnage réconfortant dans les évènements tragiques de la guerre civile américaine.
Selzinck construit une distribution presque parfaite, si ce n’est le choix de Leslie Howard, dans le rôle d'Ashley Wilkes, qui semble discutable. Son impassibilité, son immobilité et son incertitude persistante le rendent fade et inconsistant, un constat d’autant plus vif lorsqu’on le compare avec la fougue de Scarlett. Difficile de comprendre, et encore plus de croire à l'amour que lui porte la jeune femme durant tout le film. Il présente cependant un intérêt : sa nostalgie, qui s’inscrit dans le récit mélancolique des jours heureux des planteurs du Sud avant la guerre civile.
En dépit d’une production chaotique, Autant en emporte le vent se démarque par un romanesque incroyable pour la fin des années 1930. La mise en scène est correctement maîtrisée, avec un usage pertinent du Technicolor, dont les couleurs ternes ou vives suivent le ton du récit, ainsi qu’avec des plans sublimes. La musique de Steiner est en parfait accord avec la nostalgie du Sud et la force de caractère de Scarlett, l'espoir, l'énergie, la volonté de survivre, le désir et la rage de vaincre. Toutefois, la grandiloquence des interprétations semble sortie d’un ancien temps et donne parfois l’impression d’être confronté à des acteurs qui surjouent, mais Autant en emporte le vent mérite tout de même d’être applaudi pour ses qualités qui ne prennent pas une ride.
Lors de la cérémonie des Oscars de l’année 1940, avec 8 récompenses sur 11 nominations, le film réalise une razzia et bat le record de victoires de l’époque, avant d’être à son tour détrôné par Ben-Hur et ses 11 trophées en 1960. Autant en emporte le vent aurait pu réaliser l’exploit d’être nommé dans les cinq catégories phares, « Le Big Five », mais son scénario est adapté d’une œuvre déjà publiée et Clark Gable manque le trophée du meilleur acteur, ce qui exclut donc le long-métrage de cette performance prestigieuse. Néanmoins, le film n’a pas à pâlir de sa réception critique, remportant tout de même les trois autres récompenses principales (Oscar du meilleur film, du meilleur réalisateur et de la meilleure actrice), ainsi que cinq autres trophées, dont l’un d’eux consacre Hattie McDaniel comme meilleure actrice dans un second rôle pour son interprétation réussie de Mamma. A 44 ans, elle devient ainsi la première interprète afro-américaine à recevoir un Oscar, ce qui contribue une fois encore à faire entrer Autant en emporte le vent dans la légende du septième art.
Frédéric M.
Frédéric M.

239 abonnés 2 154 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 mars 2014
Ce film demeure un chef d'oeuvre. Malgré son incroyable longueur, on se lasse pas, on ne s'ennuie pas. Ce film est l'une des premières grandes claques cinématographiques ! Je n'arrive toujours pas à lui trouver de défaut...
Anthony O
Anthony O

71 abonnés 687 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 septembre 2011
Un monument de cinéma. Suffisant pour le regarder, n'est-il pas?
darthbebel
darthbebel

33 abonnés 636 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 mars 2010
une légende qui mérite sa renommée. Ce n'est pas spécialement mon type de film (surtout à l'époque où je l'ai vu) et pourtant ça m'avait bien pris. Du bon cinéma classique et réussi.
J31frites
J31frites

15 abonnés 285 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 juillet 2023
A la fois le premier film en couleur (et quelles couleurs !), le premier film au box-office mondiale si on prend en compte l'inflation, et lauréat de 8 oscars, "Autant en emporte le vent" est un monument du cinéma !
Ce que j'ai d'abord adoré dans ce film, ce sont les couleurs et la photographie !! Elles sont riches, clairs, splendides, elles rendent si bien, je n'ai jamais vu de si belles couleurs dans un film ! Bon après quand on nous montre les champs de blessés de la guerre peut-être aurait il fallu des couleurs plus sombres dans ces scènes là qui sont violentes et tristes. Mais il y a même parfois des jeux d'ombres chinoises sur les éléments de premier plan par rapport à l'arrière plan qui est composé de couleurs chaudes, et c'est magnifique ! Pour le premier film en couleur franchement, on dirait un film de la fin du 20ième siècle, pas un film de 1939 ! En plus de ça le film bénéficie de supers décors, on est vraiment plongé dans l'ambiance.
Pour l'histoire on suit surtout quatre personnages spoiler: : une femme hypocrite, égoïste, insensible, amoureuse et qui fait que se plaindre, une autre femme plutôt altruiste et emphatique, un homme plein de rêves qui privilégie l'honneur à son bonheur, et un homme cynique, drôle, vaniteux et aimant.
Les quatre personnages sont assez insupportables mais si bien développés et au bout de 3h30 on finit par s'attacher un minimum à eux. spoiler: Néanmoins, on ne comprend à aucun moment ce que Scarlett trouve à Ashley et pourquoi elle repousse Rhett Buttler qui lui a pourtant sauvé la vie plusieurs fois et qui est l'homme qui lui faut, étant à la fois drôle et aimant.

Et oui le film fait 4h !! Et qu'est ce que c'est long ! Je veux bien qu'à l'époque le cinéma c'était vraiment pour les plus riches et qu'il y avait une entracte et tout ça, mais franchement aujourd'hui, 4h pour un film entièrement composé de dialogues et d'histoires d'amour assez quotidiens, c'est barbant ! Il y a d'énormes longueurs et c'est dommage, car je suis sûr que si on avait gardé que les meilleures scènes et qu'on les avait réarrangées un peu pour en faire un film de deux heures, ça aurait été vraiment top ! Surtout que c'est que des dialogues quasiment, il n'y a pas énormément d'action, c'est vraiment les histoires d'amour de Madame Scarlett ! spoiler: Et on est ici dans le seul film dans lequel quand il faut faire mourir les personnages on les fait monter à cheval et on leur fait faire une chute d'un mètre parce qu'ils essayé de sauter au dessus d'une barrière !
Alors je veux bien que oui c'est la vie, on nous montre que c'est pas facile y'a des périodes dures à traverser, les histoires d'amour qui tournent mal, les morts, la misère, mais c'est vraiment pas ma tasse de thé !
Même si l'histoire des personnages principaux est assez ennuyeuse par moments, il y a quand même un grand fond historique avec la guerre de Sécessions vue (et c'est rare) par les sudistes. Et le film ne prend pas parti, il n'est ni raciste, ni contre le racisme, il montre juste l'Histoire en restant neutre, ce que je trouve plutôt intérressant.
Les acteurs sont tous très bons mais surtout Clark Gable est énorme de charisme et d'humour dans ce film spoiler: , parmi toutes ses répliques drôles on retrouve le fameux "Franchement ma chère, c'est le cadet de mes soucis".
Vivien Leigh n'est pas mauvaise, mais elle est pas toujours très juste, on dirait parfois qu'elle comprend plus rien à son personnage, pour moi ça vaut pas l'oscar de la meilleure actrice, même si elle fait très bien l'hypocrite.
Niveau mise en scène difficile de faire quelque chose de raccord étant donné qu'il y a 4 réalisateurs qui se sont relayé pour chaque partie du film, et le film ressemble surtout à une succession de scène aléatoire mais on peut apprécier de beaux sous-titres pour mettre dans le contexte, une assez belle façon de filmer, spoiler: et à la fin des flash-back de la voix d'Ashley dans la mémoire de Scarlett.

La musique de Max Steiner est très sympa, le thème principal est superbe, et même le reste sans être splendide accompagne bien les images et l'histoire.
La morale enfin spoiler: , celle qui dit que le plus important c'est le travail de la terre, qui certes
est belle mais arrive au dernier moment, elle n'est pas traitée suffisamment tout au long du film, on a l'impression qu'on nous la balance à la tête, et pourtant en 4h il y avait le temps pour nous l'amener petit à petit non ?
En conclusion "Autant en emporte le vent" est une grande fresque romantique et historique qui pour ses qualités mérite quatre étoiles et une demi étoile en plus pour sa place dans l'histoire du cinéma. Son grand bémol : son rythme lent et sa longueur exagérée pour un film qui au final ne raconte pas énormément de choses. Mais tout le monde devrait voir des classiques comme celui-là, à condition d'avoir quatre heure devant soi.
Fgiraut
Fgiraut

8 abonnés 29 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 janvier 2023
Extraordinairement romanesque par ses personnages non conformistes et très bien mené, ce film vaut aussi pour un usage extrême des couleurs (pourtant nouvelles au Cinéma) dans les paysages, les intérieurs, les robes et les yeux. Mais ce film est aussi une ode à un sud esclavagiste totalement mythifié comme civilisation perdue. La plantation de coton dont on connait l'effroyable et sinistre réalité, apparait comme une utopie, un lieu d'harmonie pour un ordre racial ségrégationniste naturalisé. L'émancipation des Noirs mène ici au chaos et l'avilissement et à une promotion contre nature parmi une élite urbaine haïssable. Ne doit aujourd'hui plus être pris que dans sa double dimension d'oeuvre cinématographique de référence et comme pamphlet proségrégationniste. La note de 2,5 vise à réaffirmer cet impératif critique. Pourquoi pas un 5 pour une version contextualisée et commentée.
Tedy

304 abonnés 2 480 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 20 septembre 2014
Hormis pour sa culture de cinéphile, il n’y a pas vraiment d’intérêt à visionner cette interminable histoire d’une grande naïveté. D’autant plus que la plupart des personnages sont détestables.
 Marilyn M.
Marilyn M.

10 abonnés 9 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 octobre 2017
Un excellent film. Sans doute le meilleur de tous les temps avec un casting de rêve:
Vivien Leigh plus radieuse que jamais et Clark Gable, Olivia de Havilland et Leslie Howard.
Bref ce film est un chez d'oeuvre à voir et à revoir.
L'histoire est vraiment bien et le scénario est assez bien fichu.
Je le conseil vivement
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 20 février 2013
Chef d'oeuvre absolu avec quatre grands acteurs et actrices dans les rôles principaux : Vivien Leigh, qui porte tout le film sur ses épaules tant elle est omniprésente tout au long de ce dernier, Clark Gable, charismatique à souhait et tellement arrogant et fier, ce qui fait tout son charme, Leslie Howard, personnage réservé avec Scarlett O'Hara, et qui fond devant la gentillesse et l'amabilité de la douce et tendre Olivia De Havilland. Sans oublier deux excellents second rôles, Thomas Mitchell, dans le rôle du rugueux et obstiné père de Vivien Leigh, et Hattie Mac Daniell, dans celui de la nounou black de scarlett O'Hara.
Durant ces 3h15 de grand spectacle et ou les sentiments et les disputes font la part belle dans cette histoire, on ne s'ennuie pas le moins du monde à voir évoluer les personnages. Quand on pense que Vivien Leigh fut choisie au tout dernier moment, alors que tant d'actrices connues passèrent des bouts d'essai pour ce rôle, et que Olivia De Havilland vit toujours à 96 ans, et qui porte tous les récits possibles pour le tournage de ce film, du fait que ces partenaires sont décédés depuis si longtemps !
shmifmuf
shmifmuf

209 abonnés 1 761 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 décembre 2012
Un film mythique qui garde malgré les ans, un souffle romanesque intact.
Lacroixjean Lacroix
Lacroixjean Lacroix

4 abonnés 129 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 août 2023
Un des plus beaux films du cinéma.
Une fresque historique bien reconstituée et assez fidèle au livre.
A voir absolument
Claricewins
Claricewins

89 abonnés 1 053 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 22 décembre 2010
Je n'ai pas du tout adhéré à l'histoire, probablement à cause d'une Scarlett insupportable et d'une intrigue beaucoup trop mièvre. L'aspect historique est intéressant cependant, mais c'est à peu près tout ce qui m'a plu. A voir une fois, car c'est quand même un film culte et admiré par beaucoup de gens.
Mr. Renton
Mr. Renton

151 abonnés 95 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 janvier 2017
Bien dommage qu'un film aussi beau et bien réalisé soit aussi raciste... Gone With the Wind est un chef d'œuvre, je le pense mais la portée raciste me repousse. Donc seulement 3,5/5 malheureusement, j'aimerais mettre bien plus mais le film est ce qu'il est.
Yasujirô Rilke
Yasujirô Rilke

272 abonnés 1 059 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 3 mai 2008
Pétri de romanesque et bercé de romantisme, «Gone with the wind» (USA, 1959) de George Cukor et Victor Fleming présente les formes idéales pour la matrice du film épique sentimental. L’immensité des décors, magnifiés par un Technicolor flamboyant, fait écho à la musique mickey-mousing de Max Steiner. Parsemé de déictiques pour ne pas perdre le spectateur, le film s’ouvre avec une ambition, celle sempiternelle de répercuter les effets de la grande Histoire sur la petite, avant de s’achever sur la médiocre décadence d’une petite bourgeoise égoïste. Ce changement tangible s’explique par l’abandon de Cukor en cours de production au profit de Fleming. Pour mieux percevoir l’insupportable teneur de l’intrigue et de ses protagonistes fantasques, il faut voir le remake non-avoué que François Ozon en a fait avec «Angel» (France, 2006). L’écrivain arrogante d’Ozon n’est autre que l’héritière de la vaniteuse Scarlett O’Hara. Les deux héroïnes partagent cette même hargne hautaine. Scarlett O’Hara, même encore dans sa solitude folle, délaissée au final par son ultime époux, s’octroie le plaisir d’un rêve sans fin, se réfugiant une dernière fois dans les landes chatoyantes de ses souvenirs. A s’y pencher de plus près, le film-fleuve produit par Selznick n’est autre qu’un plateau immense au-dessus duquel cours innocemment une petite peste bourgeoise sans ne rien voir du mal qui l’entoure. Le plus grand échec du film et de préférer au point de vue de ce mal perdu de vue, celui aveugle de cette enfant trop gâtée. Les poncifs du conte sont présents pour mener cette belle danse amaurose, où chacun n’est que l’outil de l’incroyable maîtresse O’Hara. L’hostilité du contenu renvoie l’intérêt du film à la joliesse des images. Pour peu, Selznick invoquerait l’impressionnisme d’un Monet. Mais le glabre froid qui recouvre les images font glisser notre regard, abolissant toute communion avec l’œuvre. Rares sont les épopées aussi velléitaires.
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