Autant en emporte le vent
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anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 10 mars 2021
Pour beaucoup "Autant en emporte le Vent", la grandiose adaptation du roman éponyme de Margareth Mitchell par le réalisateur Victor Flemming (Le Magicien d'Oz) est une des œuvres maîtresses du 7ème art. Presque quatre-vingt-deux ans après sa sortie, qu'en reste-t-il ? Voici, ce que j’ai penser du film.

Tout d’abord, pour bien comprendre le film, il faut savoir que l’histoire se base dans l’Amérique ségrégationniste. Et plus en particulier dans le Sud opposé à l’abolition de l’esclavage, car cela voudrait dire que c’est la fin d’un système économique qui permet aux plus riches de s’enrichir et mettrez en péril toute leurs affaires. Scarlett O’Hara, est la fille d’un de ces riches propriétaires. Rebelle, caractérielle, profondément égocentrique. Cette jeune femme est comme la plupart de toutes les demoiselles de son époque, obnubilé par une seule chose : le mariage. Au cours d’une réception, alors qu’elle vient d’accepter une demande en mariage pour pallier sa détresse amoureuse précédente, elle fait la rencontre de Rhet Butler, un homme à la réputation sulfureuse…

Je pense que ce qui fait que le film est resté dans les mémoires, c’est en premier toute les scènes d’actions. En effet que ce soit les batailles entre sudistes et nordistes ou l’impressionnante scène de l’incendie de Tara, elles sont aussi bien à coupés le souffle qu’assez proche de la réalité historique, je pense. Même pour ceux qui n’auront pas lu le roman, on aura l’impression d’y être et de déjà tout connaître. Quand les fidèles lecteurs auront l’impression que ces scènes surgissent des pages de Mme Mitchell. Pour l’époque, les effets spéciaux étaient prodigieux, et même encore aujourd’hui il reste assez déroutant. La photographie est très belle, les décors et les costumes sont magnifique…De ce point de vu, c’est-à-dire juste artistiquement, le film est un chef d’œuvre. Même si le technicolor et les images ont vieilli, il y a quelques chose en elle qui reste frais, naturelle, et éblouissant.

Ensuite, je pense que ce film mérite d’être vu, car il nous offre une critique riche et complexe de la mentalité des sudistes, vu comme les méchants. Savoir s’il étaient racistes ou non ? Méchants réellement ou non ? Ici, ce sont des débats stériles. On nous décrit un mode de vie. D’un côté la vie de ces « blancs » faites d’oisiveté, de fête, et de jouissance, et de l’autre les gens de la classe ouvrière qui triment pour un rien. Que ce soit certes, les esclaves qui c’est vrai ne sont pas épargnés de clichés en tout genre (j’ai pour ma part beaucoup aimé le personnage de Suellen, et adoré la composition de Hattie Mc Daniels qui campe une Mama autoritaire, fidèle, compatissante bref profondément gentille) ou le personnage de la prostitué. Qui en dépit de sa mauvaise vie, est la femme la plus juste et honnête avec le personnage de Mélanie (jouée par Olivia de Havilland).

A ce propos, le personnage iconique de Scarlett O’Hara est l’incarnation parfaite de cette mentalité sudiste. Egocentrique, jalouse, manipulatrice…cette femme est une vraie garce, prête à tout. Vivien Leigh l’incarne à la perfection. Je n’ai jamais vu autant de passion, de détails et de complexité retranscrite à l’écran dans un jeu d’acteur. En voyant cela, on se dit que Vivien Leigh n’a pas volé son oscar de la meilleure actrice. Elle est tout simplement éblouissante dans ce rôle qui lui va si bien. Elle réussi à nous faire aimer, et compatir au sort d’un personnage qu’on devrait profondément haïr. Ce qui est hyper intéressant chez ce personnage, c’est toutes les phases par lesquelles, elle passe. Garce au début, elle se révèle au cours du film courageuse, rebelle, indépendante, jalouse, amoureuse…pourtant il faut que la malheureuse touche le fond du trou pour apprendre à se relever. Sa dernière réplique en anglais « After all, tomorrow is another day » sonne alors comme un coup de poignard en même temps qu’un cri d’espérance. Vivien Leigh sublime cela dans sa prestation. Aucune actrice ne pouvait mieux convenir au rôle, même encore aujourd’hui. Scarlett était Vivien et Vivien était Scarlett. On comprends mieux au vu de sa prestation, pourquoi l’actrice s’est battue pour obtenir le rôle.

Quant au personnage de Rhet Butler, je serais moins favorable. Je le trouve, il est vrai, vraiment détestable. On a qu’une envie le gifler tout du long. Et Clark Gable m’a horripilé durant tout le film. Macho, violent, vulgaire…j’ai vraiment du mal à apprécier à la fois le rôle et le personnage. Son rôle est mal écrit, tout comme sa romance avec Scarlett. J’espère que dans le roman, il est mieux que cela. Parce que je suis vraiment déçu du rôle et de l’acteur. Une des raisons qui fait que je le haïs est qu’il force en permanence Scarlett à l’embrasser alors qu’elle le repousse, ou qu’il l’emmène de force dans leurs chambres après leurs mariages, après une nouvelle dispute violente. Se sont-ils réconciliés, ou l’a-t-il violé ? Le mystère reste entier…L’histoire d’un bad boy qui change au contact de sa belle et douce aurait pu être intéressant, si ici elle avait été bien écrite, exploiter correctement et traité avec respect. Est-ce un problème lié au roman ou non ? Je ne sais rien. Le fait est que cette relation me paraît malsaine et je ne vois pas d’amour. Cela étant, je suis d’accord, il faut remettre les choses dans le contexte de l’époque. Mais quand même ! Non, je pense que le rôle nécessiterait un gros travail de réécriture afin de le rendre plus humain et moins macho et violent. Avec un acteur moins brut de décauffrage.

Enfin, pour moi la force d’« Autant en emporte le vent » est que le film est une saga familiale. Je m’explique. D’une durée de près de quatre heures, on en apprécie la qualité et chaque détail si on regarde petit bout par petit bout. Toute une soirée ne suffirait pas. Le film étant tellement foisonnant tout comme le livre j’imagine (vu qu’il y a 3 Tomes), fourni, détaillé…

Ce film c’est aussi une musique de film légendaire signé Max Steiner qui ne vous laisseras pas indemne. Grandiose, clinquante…elle est tout ce que l’on peut aimer dans le cinéma américain et le 7ème art en générale. Le thème de Tara, est sans doute le plus connus de cette superbe bande-originale et le meilleur de tous.

Si il n’est pas un chef d’œuvre, pour moi Autant en emporte le vent n’en reste pas moins un classique qu’il faut avoir vu à la fois avec recul et mise en relation avec l’époque. Malgré pas mal de défaut, le film a également de grandes qualités à ne pas négligés. De toute façon, je pense qu’un visionnage et une minable critique n’arriverait pas à expliquer tous les enjeux du film. Cela reste tout de même pour moi une jolie surprise à défaut d’être un coup de cœur. Il y a une belle morale de fin, et ce personnage de Scarlett est l’un des plus beaux.
zinjero
zinjero

28 abonnés 193 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 14 juillet 2012
Quatre heures avec beaucoup de redites (par exemple une quinzaine de crépuscules avec le même mouvement de caméra) et une toute petite densité. On n'est loin de Barry Lyndon dans le développement de la psychologie des personnages. Ici, il n'y a guère que le personnage joué par Gable qui dégage quelque chose. Pour le reste des acteurs assez fades, des effets pompiers, des scènes surlignées, soulignées, encadrées, police corps 24 en gras. "Autant emporte le vent" donne la nausée.
Pernille
Pernille

29 abonnés 259 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 juin 2025
Chef d'oeuvre, le terme n'est pas galvaudé ici. Sorti en France bien après, forcément en raison de la seconde Guerre mondiale. Il est mythique à tous points de vue. Hors norme. Sa longueur, son tournage, les moyens mis en œuvre, les nominations aux oscars, les performances des acteurs. Le résultat est merveilleux. Pour moi, ce fut d'abord et avant tout le livre de Margaret Mitchell, et une adaptation réussie, dans ce sens-là. Sans doute cela permet de mieux comprendre toutes les subtilités de l'histoire. J'aime aussi et surtout ce film pour l'Histoire, celle de la guerre de Sécession, il en est un épisode. Mais mon regret sera toujours la moindre connaissance du sujet de ce côté-ci de l'Atlantique. De toute la distribution, c'est sans doute Vivien Leigh que j'apprécie le moins. Elle y est merveilleuse, je ne le nie pas, mais c'est le rôle qui a un côté agaçant. Ce qu'il faut en retirer : les épopées historiques sont un genre à part. Il y en a eu d'autres depuis, mais difficile de l'égaler.
Éloi
Éloi

4 abonnés 32 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 23 septembre 2025
Les vidéos de Durendal sur le film résument assez bien ma pensée globale sur le film. Hormis le côté novateur pour l’époque du film, rien n’est emballant dans ce film. Ni les personnages, ni l’histoire, ni le scénario, rien n’est intéressant (un peu le contexte historique mais bon c’est très malsain comme façon de traiter cette facette de l’histoire américaine). Que dire de la durée, 4 HEURES POUR ÇA ?!?! J’adore les films longs, mon film préféré (Casino) fait plus de 3h, mais dans le cas de autant en emporte le vent c’est répétitif et donc ennuyeux.
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

253 abonnés 2 690 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 octobre 2016
Très beau film de Victor Fleming, qui mérite vraiment son statut de chef-d’œuvre.
Les acteurs sont impeccables. Clark Gable est génial, et fait preuve d'un charisme sans avoir à forcer. Vivien Leigh est absolument excellente, difficile de ne pas succomber à son charme. Son personnage, très complexe est très attachant et son évolution est très intéressante (passante de la jeune séductrice capricieuse à la femme battante). Leslie Howard et Olivia de Havilland sont très bien également.
Le seul défaut du film est son incroyable longueur (presque quatre heures). Bref, il faut avoir du temps devant soi pour se lancer dans ce film.
L'histoire est sublime, une grande partie du mérite revient à Margarett Mitchell (l'auteure du livre). Les décors sont sublimes.
À voir.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 15 juin 2010
Naturellement, ce film est très marqué par une idéologie "yabon banania" et "le Sud c'était quand même sympa avec ses belles maisons à colonnes blanches". Plus aucun studio ne sortirait un film comme ça tel quel aujourd'hui de peur de voir 15 000 associations lui tomber sur le dos (voir le massacre de "l'intégrale" Tex Avery sortie récemment en coffret). Si on fait abstraction des côtés déplaisants pour un spectateur du XXIe s., il reste un bon mélo, bien larmoyant, un peu lourd parfois. Si Vivien Leigh est excellente, le point fort du film c'est Clark Gable, absolument GEANT dans ce rôle de canaille cynique et très sympathique.
pi93joe
pi93joe

16 abonnés 521 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 août 2011
J'ai trouvé l'histoire excellente, le film réaliste et bien construit, de meme que les décors. Je respecte profondément Vivien Leigh, dont la performance m'a fait insulter son personnage durant tout le film et j'aurais mis plus si le film n'avait pas été aussi long !
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 5 janvier 2017
Suite au visionnage de la chronique de Durendal sur Autant en emporte le vent, je me joins à la minorité de 4% qui n'aime pas le film. A la base déjà, hormis les décors, la photographie et les costumes qui ont valu à ma note un mauvais au lieu d'un très mauvais, je trouvais le film chiant. Il ne m'a pas marqué le moins du monde en dehors des regards lubriques de Gable, et de la perversité de Scarlett (pour ne pas devenir vulgaire). Dans les commentaires des internautes, j'ai surtout été frappée de ne rien voir concernant le racisme sous-jacent. On le saura qu'Hattie McDaniel a reçu l'oscar du meilleur second rôle, mais à y regarder de plus près, qu'en est-il des autres personnages noirs ? Y en a-t-il seulement un qui est bien développé ?
Quant à l'histoire d'amour je me demande bien où les gens la voient...
Diabloxrt
Diabloxrt

80 abonnés 1 880 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 février 2025
Considéré comme un véritable classique du cinéma, "Autant en emporte le vent" est un projet à voir au moins une fois dans sa vie. Ne serait-ce qu'à cause de la portée et de la résonance qu'il a encore aujourd'hui, je ne pense pas que vous perdrez votre temps à le regarder. Cependant, même s'il est considéré comme un chef-d'œuvre par beaucoup de critiques, je fais partie des personnes qui ont beaucoup de mal avec ce dernier. Je ne suis clairement pas au point de dire que le long-métrage est totalement raté, car il a des qualités. Malheureusement, beaucoup de choses m'ont particulièrement dérangé au sein de mon visionnage. Sur la première heure, je partais pourtant avec un point de vue assez positif sur le projet. Prenant place dans une ancienne Géorgie, le scénario veut nous raconter la chute du sud lors de la guerre de sécession. Le point de vue est donc totalement assumé, car nous sommes vraiment du côté des sudistes. Et ce parti-pris amène à beaucoup de bonnes choses, car il est assez honnête en ce qui concerne la mentalité sudiste de l'époque. On nous expose la trop grande avarice de cette population face au conflit, son incapacité à comprendre les enjeux d'une guerre, etc.. Il est donc assez intéressant de parcourir cette confrontation de leur point de vue, surtout au vu des moyens pour la rendre crédible. Que ce soit en matière de costumes, de décors ou de reconstitutions historiques, le film propose un sans-faute. Pour le coup, je dois bien avouer que le projet met encore de sacrées claques à notre époque, car il est vraiment magnifique. Par exemple, toute la partie relatant du siège d'Atlanta est particulièrement prenante, en nous embarquant d'une manière assez efficace dans le conflit. Cela se fait par des scènes impliquant un nombre très important de figurants, un montage très rythmé et une ambiance qui est globalement assez dure. La première heure est donc très honnête, mais aussi particulièrement ambitieuse. Malheureusement, la transition avec le reste du projet va être assez rude. Dans cette seconde partie, la guerre est terminée, et le projet tente de nous raconter la reconstruction du sud. Et pour cela, le film utilise son personnage principal, qui est censé symboliser la renaissance du sud, Scarlett O'Hara. Cette jeune fille, qui devient une femme forte et combative au fur et à mesure du récit, est censée être le parfait symbole de cette nouvelle Géorgie. Mais quand on regarde de plus près, il y a énormément de choses qui ne vont pas. Déjà, et c'est aussi simple que cela : le personnage en lui-même. Sur le papier, l'idée aurait été de la faire évoluer vers un meilleur personnage. Elle, qui était assez insupportable en début du film, devait apprendre une leçon et grandir au long du récit. Mais honnêtement, que ce soit au début, au milieu ou à la fin du film, elle n'attire jamais la sympathie. Peu importe à quel moment vous prenez le film, elle est toujours en train de mentir, de faire des coups fourrés, d'être méchante, etc... À aucun moment du récit, on arrive à l'apprécier. Et globalement, c'est peut-être aussi ce que le long-métrage voulait raconter, le final offrant une conclusion assez dure pour le personnage. Le problème avec cela, c'est que pour raconter cette idée, le film doit durer 4 heures ! Si la première partie (la première heure et demie) est plutôt bonne, les 2 heures qui restent sont extrêmement longues ! Près de 4 heures à suivre un personnage principal insupportable, c'est simplement horrible à regarder. Surtout qu'après cette partie sur la guerre, le long-métrage se transforme en une romance totalement banale et qui n'apportera que de l'ennui. Et en plus de cela, il faut rajouter le fait que notre héroïne ne sera jamais vraiment dérangée dans ce qu'elle fait. Hormis le personnage de Rhett Butler, qui est clairement le meilleur du film, tous les autres sont totalement aveugles face à son comportement. Le niveau de stupidité arrive à un seuil bien trop critique pour que l'on puisse apprécier le moindre dialogue après la deuxième heure du film. Et c'est de là que vient mon problème avec ce que l'on essaye de faire avec le personnage de Scarlett O'Hara. Je veux bien que l'on essaye de raconter quelque chose avec son personnage, mais si c'est pour nous offrir une histoire extrêmement ennuyeuse et que cette dernière enchaîne les conversations lunaires avec les autres protagonistes, je n'arriverai jamais à m'investir. C'est quelque chose que beaucoup de gens ont du mal à comprendre, mais cela me paraît pourtant très simple ! Le film peut avoir la meilleure thématique possible, si l'histoire qui l'utilise n'est pas intéressante, ça ne peut pas marcher. Mais à ce niveau-là, le pire va venir du fait que le fond n'est même pas aussi bon que beaucoup le disent ! Comme je l'ai dit, le but est de suivre les destins croisés de Scarlett et de la Géorgie, qui commencent très jeune et insoucieux, qui deviennent plus forts et durs, mais qui finissent dans une fin tragique. Alors, à ce propos, est-ce que je dois vous rappeler ce qu'était le sud ? Cette partie de l'Amérique était composée d'une population où l'esclavagisme était légal et qui, même après la fin de la guerre, continuera à tenter d'imposer cette idéologie. Et vous voyez très bien de quoi je parle, n'hésitez pas à aller vous renseigner auprès de cette secte blanche aux chapeaux pointus si ce n'est pas le cas. Et donc, qu'est-ce que doit nous dire le film ? Au travers d'une histoire comme celle de Scarlett, nous sommes censées avoir de la peine pour un destin comme celui-là ? Et vous pourriez logiquement me dire que le sud n'est jamais glorifié, que le destin est tragique, mais qu'il n'est jamais montré comme quelque chose de mauvais. Et à cela, je vous répondrai que les seuls personnages du Nord sont montrés comme horrible et méchant. Je vous répondrai qu'au vu de la mise en scène, la musique et tous les autres artifices du film, nous sommes censés avoir de la peine pour Scarlett, et donc pour ce qu'elle représente. Mais surtout, je vous répondrai que la représentation des personnes noires au sein de ce projet est absolument ignoble. Ils sont tous montrés comme étant idiots, le meilleur exemple étant Prissy, une petite servante qui ment et qui ne sait rien faire. La seule "bonne" représentation est Mammy, mais je ne vois pas en quoi celle-ci serait positive, quand cette dernière décide pleinement de rester auprès de ses maîtres après la fin de la guerre. Et tout cela, c'est sans compter les nombreuses phrases suggestives du film ("on ne traitait pas mal nos esclaves" par exemple) ou des scènes particulièrement explicites où l'on voit des esclaves heureux de leur sort. Et donc, à cause de tout cela, je n'arrive pas à apprécier ce long-métrage. Je peux comprendre que l'on puisse le trouver beau, esthétique et très bien filmé. Mais je ne comprendrais jamais que l'on puisse me dire que ce film est une histoire magnifique, car ce n'est pas vrai. À ce compte-là, je sais que des gens vont me parler du contexte de sortie du projet, mais je tiens à vous rappeler que l'esclavage était totalement aboli en 1939, au cas où vous ayez la mémoire courte... Pour moi, ce film est donc à voir, mais il ne vous sera jamais obligé de l'apprécier. Pour conclure, un classique bien trop surestimé.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 5 octobre 2009
Aucun budget, aucun charisme, aucune mise en scène... La magie n'opère jamais.
Paul Atréide
Paul Atréide

26 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 10 juillet 2024
Euuuuuh j'ai pas pigé, une des meilleures romances de l'histoire du cinéma, un chef d'œuvre? Mais c'est quoi ça ? J'ai rarement vu un perso aussi insupportable que Scarlet et même envers celui qui est son "INTRIGUE ROMANTIQUE", elle n'est jamais attiré par lui c'est une manipulatrice tout le long du film et avec tout le monde... Non mais je comprends pas comment on peut dire que c'est un chef-d'œuvre, c'est brûlot sudiste à c**. Vous voulez un vrai chef-d'œuvre avec une vrai histoire d'amour? Casablanca... voilà je pose ça là.
Roub E.

1 306 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 avril 2026
Difficile de dire quelque chose qui n a pas été dit sur un film qui a autant marqué l histoire du cinéma. Oui la présentation de l esclavage est biaisée et la vision des personnages noirs ne supporte pas le poids des années, mais cet aspect provient du roman ayant inspiré le film. Oui les deux premières heures du film qui se penchent plus sur la guerre de sécession sont toujours ultra spectaculaires et le fait montrer la chute du sud comme celle d un empire est intéressant. Oui certaines scènes de cette partie restent très remarquables aujourd hui et les moyens pharaoniques qui avaient été alloués à l époque aident à la flamboyance du film. Oui son Technicolor certes daté lui convient mieux parfaitement. Oui Scarlett OHara reste un des personnages principaux les plus agaçant de l histoire du cinéma. Enfin oui la troisième heure s avère particulièrement lourde et donne l impression d avoir inspiré les Soap tel Dallas Dynasty et j en passe ou des personnages bien trop riches exposent leurs tromperies et leurs bassesses tout en buvant des quantités d alcool qui auraient effrayé le capitaine Haddock. Oui l œuvre a marqué l histoire du cinéma, est ce une œuvre intemporelle : non.
ronny1
ronny1

55 abonnés 913 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 juin 2020
« Gone with the Wind » est le film de tous les records. Le plus grand nombre d’entrée, la plus grosse recette, le film le plus vu avec « Wizard of Oz » grâce à des ventes vidéo significatives. Considéré comme un des plus grands films de l’histoire du cinéma, il bénéficie donc d’une surestimation évidente. Cocktail souffrant d’un mélange peu homogène. D’un côté les délires baroques et spectaculaires : l’incendie de la gare d’Atlanta, les ciels rouges, les escaliers monumentaux, les soldats mourants par milliers à même le sol (première grande grue de l’histoire du cinéma) qui sont la marque de David O’Selznick (le sommet sera atteint par « Duel au soleil » réalisé en 1946 par King Vidor) et son designer et réalisateur deuxième équipe, William Cameron Menzies. De l’autre un film d’amour tantôt délicat (Cukor), tantôt brutal (Fleming), parfois déchirant avec des ruptures de ton qui font perdre le rythme, générant ci et là quelques bâillements. Malgré la grandeur du sujet cinématographique, le film peine ainsi à assumer ses envolées. Fidèle au roman, la première partie, avec quelques raccourcis, fonctionne bien, marqué par la pâte fluide de Ben Hecht. La suite est caractéristique des réserves décrites plus haut. Margaret Mitchell, vraie sudiste dont les deux grands pères officiers dans l’armée confédérée furent blessés pendant la guerre de sécession, hait les yankees. Le film aborde trop peu les véritables raisons de la guerre : s’approprier l’économie des états du Sud (ah, Wall Street déjà !), en prétextant l’abolition de l’esclavage (un siècle et demi plus tard ce n’est toujours pas gagné pour les afro américains). Il a néanmoins le mérite d’être le premier film parlant qui prend résolument le parti du sud en montrant une image peu flatteuse des nordistes. Il décrit aussi avec beaucoup de justesse les va-t’en guerre excités qui n’écoutent pas la voix de la sagesse (Ashley) ou de la logique (Rhett). Sur le fond les ligues aussi puritaines qu’hypocrites (ça va généralement de pair) reprochèrent un côté raciste et rétrograde au récit. L’esclavage aboli, la grande majorité des afro américains connurent un autre type d’esclavage : celui du travail, avec ses ghettos, ses salaires de misères, ses cadences infernales, les famines, le repos inexistant et son cortège de morts par épuisement. Puis le chômage et le désespoir. De plus jusqu’à la seconde guerre mondiale, par la chasse aux « niggerss », ceux qui furent soit écorchés, soit brulés vifs, se comptaient par dizaines chaque weekend dans les états du sud est des Etats Unis (faits qui brillent par leur absence au sein du cinéma américain jusqu’à la fin des années soixante). C’est dans ce contexte que Margaret Mitchell écrivit son roman, plus qu’ambigüe vis à vis du Ku Klux Klan. Gommant cet aspect, le film retranscrit plutôt bien les maîtres bienveillants, Mamy faisant presque partie de la famille, a tel point que certaines ligues (majoritairement New Yorkaises) reprochèrent à Hattie McDaniel son rôle. Elle répondit qu’elle préférait gagner 700 $ (28 000 $ actuels) par semaine en jouant une servante, que d’en gagner 7 en en étant une). Le nouvel ordre yankee est suggéré lors de la scène des travailleurs bagnards dont le traitement horrifie Scarlett. Une fois ces remarques sur le fond évacuées reste l’interprétation (oscarisée) parfois outrancière de Vivien Leigh (la performance la plus longue connue à ce jour) au sein d’un casting féminin de qualité, avec une Olivia de Havilland très sobre, une Hattie McDaniel qui apporte un peu de profondeur à un rôle caricatural et des deuxième rôles qui font le job. Côté mâle, face à l’excellent Clark Gable (comme toujours), un Leslie Howard qui apporte beaucoup de finesse au seul personnage subtil du film. Avec 222 minutes (plus ouvertures, intermèdes et final), ce très très long métrage, parfois très très long, est davantage l’œuvre monumentale d’un directeur artistique que celle d’un véritable réalisateur.
Julien Vasquez
Julien Vasquez

44 abonnés 1 140 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 mai 2022
Au-delà de(s) l'histoire(s) de coeur de Scarlett, Autant en Emporte le Vent nous montre la guerre de Sécession et le choc entre le Nord et le Sud.
SB88
SB88

35 abonnés 1 575 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 août 2024
Le doublage en français donne au personnage de Scarlette qqch d’enfantin et insupportable. Les jeunes hommes sont heureux de partir à la guerre (ah bon ?) et les femmes douces et naïves. On est bien dans un autre temps ! Pour un film de 1936, la réalisation est magnifique et le jeu "moderne"
Par moment, ça m’a fait penser aux "oiseaux se cachent pour mourir" dans l’amour définitif et faisant souffrir. Les personnages vieillissent mais pas physiquement !
À voir pour le côté classique !
3,6/5
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