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Agnes L.
232 abonnés
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4,0
Publiée le 5 janvier 2024
Dans une ferme de production d’œufs, les poules pondeuses sont installées dans des baraquements /poulaillers entourés d'un grillage, le tout ressemblant à un camp de concentration de la seconde guerre mondiale. Elles rêvent de s'évader et le film tourne autour de leurs efforts pour trouver un moyen d'échapper à leur mort quand elles ne sont plus productives. Un coq américain avec la voix de Mel Gibson va tenter de les aider à s'échapper. C'est une parodie du film « La Grande Evasion ». Il y a sans cesse des trouvailles amusantes que seuls les adultes détecteront. Les deux scénaristes ont vraiment beaucoup de talent.
C’est un petit bijou de drôlerie (les poules ont des dents et l’une d’elle tricote !) et d’inventivité qui reprend les codes du film d’action (belle poursuite à la Indiana Jones dans la machine à produire des tourtes), plus particulièrement du film d’évasion, se référant notamment à « La grande évasion » (1963) de John Sturges (1910-1992) et « Stalag 17 » (1953) de Billy Wilder (1906-2002) (la poule Ginger, qui cherche à s’évader, loge dans le poulailler 17), sans oublier les mouvements de caméra (travelling, plan séquence) et la musique, riche en percussions et cuivres (due à Harry GREGSON-WILLIAMS et à John POWELL et dont c’est le 2e film sur 3 en commun, tous les 2 ayant travaillé avec Hans Zimmer). Vu en version française (public d’enfants oblige), le doublage est aussi excellent : Valérie LEMERCIER pour Ginger, Gérard DEPARDIEU pour le coq américain Rocky (de race Rhode Island) qui doit apprendre aux poules à voler et Claude PIEPLU pour le colonel Poulard. Certains y verront une dénonciation de l’élevage intensif (même si les poules ne sont pas en cages) et de la recherche du profit (par les fermiers Tweedy, Thénardier avicoles, spoiler: n’hésitant pas à réorienter leur élevage de ponte en élevage de chair où les poules engraissées avec du maïs sont transformées sur place en tourte au poulet) .
Bon petit film d'animation au scénario et blagues convenus (tous les jeux de mots ou presque contenant le mot "poule" ou "coq" y passent) mais l'histoire est abordée intelligemment. Le divertissement est assuré mais il m'a manqué cruellement la présence de scènes fortes émotionnellement. De plus, je n'adhère pas à ce genre d'animation en pâte à modeler. Les fans de "Wallace et Gromit" devraient néanmoins y trouver leur compte.
La postérité des studios Aardman a été assurée grâce à leur animation atypique à base de pâte à modeler et à deux personnages géniaux : Wallace et Gromit. C’est pourtant à la sortie de "Chicken Run" qu’ils se sont fait un nom auprès du grand public… ce qui n’est pas forcément justifié au vu de la qualité inégal du film qui s’avère inférieur aux aventures de l’hilarant duo. Certes, sur un plan purement technique, le film s’avère époustouflant et terriblement ingénieux... au point qu’on oublie très vite qu’il s’agit d’animation en pâte à modeler. Le pitch est, également, une idée intéressante et plutôt bien exploitée. Il fallait avoir l’idée, dans un film destiné à un jeune public, de traiter ce poulailler, tout ce qu’il y a de plus classique, comme un camp de prisonniers condamnés à l’abattoir qui vont fomenter un plan pour s’évader, tel Steve McQueen dans "La Grande Evasion" (référence assumée du film). Malheureusement, "Chicken Run" a, à mon sens, le cul entre deux chaises et peine à trouver son ton : trop mature pour un jeune public spoiler: (la mort, parfois violente, rôde, qui plus est envers des animaux plus que familiers) et trop gamin pour un public adulte (les gags font souvent plus sourire que rire). Ce défaut est d’autant plus gênant que, une fois de plus, le précédent "Wallace et Gromit" est forcément dans tous les esprits avec une animation aussi marquée… et les attentes sont, forcément énormes. Or, outre ce problème de ton, j’ai trouvé que le scénario manquait de densité. Dès lors que le film prend le parti de ne pas se limiter à une succession de gags, j’attendais un scénario un peu plus travaillé ou, à tout le moins, plus surprenant. Ce n’est pas vraiment le cas de "Chicken Run" qui a tendance à cumuler pas mal de poncifs tels que spoiler: le héros providentiel qui s’avère être un escroc, la chef de meute méfiante qui va se laisser charmer ou, encore, l’évolution classique du difficile entraînement qui commence à donner quelque chose avant que l’espoir retombe pour mieux renaître dans un ultime baroud d’honneur. Ces thèmes archi-classiques n’empêchent pas "Chicken Run" de se regarder très gentiment mais l’empêche de prétendre au titre de chef d’œuvre qu’il aurait pu être. Car le film ne manque pas de qualité et peut compter sur des personnages aussi atypiques qu’attachants (Rocky le coq flambeur, Ginger la poule révoltée, le vieux colonel acariâtre ressassant ses souvenirs de guerre, l’amusant Monsieur Tweedy...) et sur un casting vocal français de haute volée (Gérard Depardieu, Valérie Lemercier, Josiane Balasko, Claude Piéplu, Henry Guybet…). "Chicken Run" n’est donc pas forcément à la hauteur de mes attentes mais reste un sympathique film dont l’animation lui permet, tout de même, de tirer son épingle du jeu. Et puis, le charme des campagnes anglaises est là…
Animation originale en 2000 dans le style de Wallace et Gromit car c'est aussi de NIck Park, un humour absurde mais dans une histoire compréhensible autour d'un poulailler.
Voilà un film d'animation très réussi. Le design et l'utilisation de la pâte à modele sont excellent; bien sûr l'histoire n'est pas en reste! Une très bonne surprise.
Un très bon film d'animation qui et fait rien que en pâte à modeler et pourtant quand on vois toute les chose présente dans le film cest juste incroyable de réussir tout sa en pâte à modeler et c'est beaucoup de travail. en plus c'est d'un réalisme incroyable . Les Vf sont top . Une bonne histoire passionnante
Premier film d'animation entièrement en pâte à modeler. Un travail de titan, donc, mais surtout un scénario jouissif en forme de parodie de film de guerre, sublimé par des inventions visuelles qui n'ont pas pris une ride, presque 20 ans plus tard. Une réussite qui s'est sans doute inspirée de l'esprit Toy Story, mais qui prépare à son tour le terrain pour le coup de maître qu'est Toy Story 3.
Avec la même animation que Wallace et Gromit, Chicken Run possède les mêmes qualités que les aventures loufoques de ces deux compères. Une animation en pâte à modeler, des personnages intelligents pour des dialogues recherchés, des scènes d’action divertissantes, le tout porté par un message fort et précis : l’holocauste que subissent les minorités opprimées à travers le temps et le monde. Chicken Run, en plus d’être un hommage lointain à La Grande Evasion, est un portrait clair et précis des camps de prisonniers pendant la guerre, en plus d’être un manifeste d’une ethnie menée en esclavage par les hommes, en l’occurrence des poules obligées de pondre.
Pâte à modeler et animation traditionnelle ont toujours demander beaucoup d'efforts, de patience et de minutie. Des premiers courts-métrage de Ladislas Starevitch en stop-motion en passant par les films d'Henry Selick et la série Wallace et Gromit, peu s'y risquent, mais le résultat est souvent à la hauteur. Chicken Run ne déroge pas à la règle et se révèle être une comédie unique, à l'humour ravageur. La grande évasion revisitée par des poulets, il fallait oser, mais le pari est indéniablement réussi.
Film assez intéressant qui permet de passer un bon moment en compagnie de p'tites poules, et malgré tout on se prend au jeu et on oublie leur statut. Malheureusement, je n'ai pas retrouvé dans ce film l'humour anglais que j'appréciais dans W
Techniquement, il est difficile de faire mieux dans le genre, ô combien exigeant, des films d'animation en pâte à modeler. Les références à "La Grande évasion" et aux films de prisonniers sont plaisantes. Mais le récit manque parfois de rythme. Certains passages sont longuets. Enfin, ce n'est pas toujours facile de ressentir des émotions pour des poules en pâte à modeler !