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Un visiteur
5,0
Publiée le 7 avril 2022
Un film auquel je ne m’attendais pas. Familière du travail d’Audrey ESTROUGO, je m’attendais à un bon moment mais pas à ce bouleversement. Cette histoire de famille si particulière et pourtant si familière à beaucoup de famille nous emporte dans les enjeux de la maladie sans jamais caricaturer. Impossible de ne pas souligner la prestation de Virginie Van Robby, que je découvre à l’écran, et qui mérite d’être mise en avant pour son interprétation maîtrisée et incroyable touchante des sentiments qui peuvent traverser ceux frapper par la violence de l’impuissance face à la maladie d’un être aimé.
Le film nous fait entrevoir avec beaucoup d'amour, les ravages des malades psychiques qui refusent de se soigner. Le film fait apercevoir un horizon de résilience lorsque tout malade consent enfin à se soigner. Tout malade doit à lui-même et à son entourage le cheminement nécessaire pour se soigner et apprendre à vivre avec la maladie. C'est là, la part de responsabilité de tout malade psychique.
1h20 de force, de douleur, de sourire mais surtout d’amour. La réalisatrice nous livre ici, le temps d’un week-end en famille, une tranche de vie d’une schizophrène et de l’impact de la maladie sur son entourage. Loin de tous les clichés qu’on peut se faire sur les personnes en étant atteintes, on a est embarqué par Manu (joué par une Virginie van Robby dont c’est le premier film), la petite sœur de Nath (Lucie Debay) travaillant à Paris. Celle-ci descend dans sa maison d’enfance pour l’anniversaire de sa maman (joué à merveille par Anne Coesens). Ça s’empoigne, ça ri, ça s’engueule, ça ne ca comprend pas mais ça s’aime tellement. A voir!
Comment ne pas être touché et emporté dans le tourbillon des questions et émotions soulevées dans ce film. Audrey Estrougo nous entraîne avec elle , par l’interprétation magistrale des actrices et particulièrement celle de Virginie Van Robby, dans le vécu des aidants proches de malades schizophrènes. Une réalisation à voir absolument !
Histoire d’un drame familiale qui laisse sans voix! Les deux actrices principales déploient magnifiquement leurs talents pour nous offrir une interprétation d’une belle justesse. Bouleversant de réalisme ! J’ai adoré.
Magnifique film qui traite un sujet profondément humain. Les 2 actrices principales,Virginie van Robby (qui fait sa première apparition à l'écran) ,et Lucie Debay nous offrent des personnages sensibles, forts, touchants et tout en sensibilité. A voir absolument !
Bouleversant de réalisme sans tomber dans la caricature. Virginie Van Robby, une révélation. Grand Fan de Anne Coessens qu’on aime retrouver pour ses interprétation fortes et justes.
On le sait depuis longtemps et on la voit grandir : Lucie Debay est une merveilleuse actrice qui va chercher loin dans ses émotions et, si elle cultive cela sans devenir sa propre carricature, elle deviendra une grande actrice incontournable. Mais quel dommage d'avoir un tel bijou et de faire un film si mou, consensuel et mal réalisé. Le sujet était digne d'un grand film, nous avons un téléfilm TF1 a l'arrivée... déception (parce que beaucoup d'attente au départ).
Lorsque Nathalie retrouve sa sœur Emmanuelle qui vient d’arriver dans la maison isolée en pleine campagne où habitent Nathalie et leur mère, on sent très vite qu’il y a entre elles quelque chose comme un gros malaise. On en a très vite la certitude lorsque Nathalie se met à monter dans les tours face à Manu qui ne le supporte pas et face à leur mère qui, elle, manifestement résignée, fait le gros dos. En fait, il arrive que la relation entre deux êtres humains soit un mélange d’amour et de haine et c’est exactement ce qui se passe entre Nathalie et Emmanuelle. L’ainée, Nathalie, est schizophrène et elle a 5 ans de plus que Manu, la cadette. Malgré les crises que traverse Nathalie et qu’elle ne supporte pas, des crises qui génèrent chez Manu une forme de haine, celle-ci aime sincèrement sa sœur et elle voudrait pouvoir l’aider mais elle n’y arrive pas. Qui plus est, elle se sent coupable de cette impuissance, se demandant à quoi elle sert dans la mesure où elle n’arrive pas à sauver Nathalie. En fait, depuis des années, Manu milite pour que sa sœur soit traitée médicalement de façon sérieuse, mais personne d’autre dans la famille ne partage son avis : les médicaments que Nathalie est censée prendre sont périmés et elle explose dans une colère violente lorsque sa sœur lui en fait la remarque ; quant aux parents, ils sont séparés, et la mère refuse que le mot « dingue » soit prononcé à propos de Nathalie alors que le père considère que, Nathalie étant majeure, c’est à elle de décider de ce qui est bon pour elle. Alors que Nathalie vit en permanence avec sa mère, Manu est partie vivre à Paris. Si toute la famille est pour une fois réunie, c’est pour fêter l’anniversaire de la mère. Avec les présences supplémentaires de Baptiste, un ami de Nathalie et de Manu, et d’Aurélien, le petit ami de Manu, les circonstances sont propices pour qu’on puisse assister à de puissants épisodes de … cris et de chuchotements. Question casting, la réalisatrice a eu la main très heureuse, bénéficiant d’un trio féminin absolument remarquable, constitué (est-ce un hasard ?) par 3 comédiennes belges.
Accompagnant ma fille au festival de Saint jean de luz j'étais dubitative. Si l’histoire démarre gentiment, la tension qui s'installe au sein de la famille prend de plus en plus d’ampleur jusqu’à la crise final. j'en suis sortie retournée. a la folie est un film bouleversant et très lucide sur les maladies psychiques et le manque de communications familial.
Deux actrices exceptionnelles au service d'un drame familial ultra-réaliste. Elle est schyzo, le père immature, la mère désemparée ne prenant pas les bonnes décisions; l'aînée assume tout mais c'est lourd! La réalisatrice propose des scènes d'un réalisme fou : partie de badminton, disputes en boîte, tentatives de suicide ou de tuer, dialogues de sourds avec les parents,... La scène finale est tellement riche d'humanité!