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Kouto
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4,5
Publiée le 17 octobre 2025
Avec ce film de Vikings, le réalisateur Robert Eggers livre une expérience de cinéma aussi puissante que singulière. Le film met en scène une histoire de vengeance en pays nordique certes classique mais éprouvante et viscérale. En effet, par son sens du cadrage, sa photographie sublime aux teintes brumeuses le cinéaste déploie une vision fantasmagorique aux saillies de violence saisissante. Emmené par une solide distribution avec dans le rôle principal d’un prince viking voulant venger la mort de son père l’acteur Alexander Skarsgård offre une composition bestiale marquée par une impressionnante transformation physique bien entouré par des seconds rôles consistants. Un long-métrage exigeant qui fascine.
The Northman – une fresque de vengeance, à la fois brutale et figée dans sa solennité. Robert Eggers signe un film esthétiquement puissant, mais lesté par son excès de sérieux et un récit trop prévisible.
The Northman suit Amleth, prince déchu obsédé par une promesse de vengeance. À travers lui, le film explore l’héritage des sagas nordiques et les racines de Hamlet. Mais Eggers détourne le mythe : la vengeance n’est pas héroïque, elle apparaît comme une malédiction qui enferme le héros dans un cycle de violence sans fin.
Le film plonge aussi dans un univers saturé de croyances. Visions mystiques, rituels chamaniques, prophéties : tout rappelle combien les Vikings vivaient dans un monde guidé par les symboles. Reste au spectateur le doute : voit-on de réelles interventions surnaturelles, ou seulement les projections hallucinées d’un homme façonné par sa culture guerrière ?
La figure du guerrier est ici centrale. Amleth est élevé pour être prédateur, forgé dans la violence et l’honneur. Eggers filme cette virilité brute avec autant de fascination que de critique. Derrière la puissance, il y a l’enfermement : cet homme ne peut aimer, ni fuir, ni se libérer. La barbarie devient son identité, mais aussi sa prison.
La famille, enfin, vient troubler ce récit. La mère n’incarne pas la figure protectrice attendue. Le lien filial se révèle fragile, contaminé par le pouvoir, le désir, la survie. Cela brouille les repères et rend la trajectoire du héros plus complexe, moins manichéenne.
Visuellement, le film impressionne : décors naturels grandioses, chorégraphies martiales, rituels filmés comme des tableaux. Certaines séquences frappent par leur puissance brute, du duel final aux assauts sauvages. Mais cette beauté formelle s’accompagne de lourdeurs. Le rythme ralentit au milieu, étiré par des visions répétitives. Le récit avance de manière trop linéaire : les prophéties énoncées dès le début se réalisent presque à la lettre, ce qui tue une partie de la tension dramatique.
S’ajoute un excès de sérieux. Le film reste enfermé dans une gravité constante, sans respiration ni humour. Cette solennité, renforcée par une mise en scène souvent théâtrale, finit par lasser. On admire la reconstitution, mais l’émotion peine à émerger. Tout semble pensé comme un mythe figé, plus que comme un récit vivant.
Le paradoxe de The Northman, c’est qu’il dit quelque chose d’intéressant sur la vengeance : sa vacuité. Amleth poursuit un but qui, peu à peu, perd tout sens. Le royaume qu’il convoite n’existe plus vraiment. L’amour et la fuite étaient possibles, mais il s’enferme dans son rôle tragique. Le film dénonce ainsi la fatalité guerrière et la manière dont les récits mythologiques condamnent les hommes à répéter la mort plutôt que de choisir la vie. Mais cette démonstration, implacable, finit aussi par contaminer le spectateur : on finit par trouver la quête vaine, et le film lui-même un peu étouffant.
Un film ambitieux, riche en symboles, mais prisonnier de sa gravité et de sa mécanique trop prévisible. Impressionnant par instants, mais au final plus figé qu’émouvant.
critiquer ce film ramène à s'interroger sur le fond et la forme. L'histoire est sommaire, donnant en revanche une forme de ligne claire au film. La psychologie est volontairement basique , ramenant son sujet a l'animalité de l'homme. La forme est composé de plans réussis, parfois même inspirés. Mais il y aussi un côté poseur dans ce film, des rebondissements qui n'essaient même pas d'être credible, et un gout douteux pour la violence et le sang qui rapproche la sensibilité du réalisateur d'un Ari Aster, ce qui n'est pas forcément un compliment. En fait, ni réussi sur la forme, ni sur le fond, mais quelques grandes scènes, notamment avec la matriale Nicole Kidman, assez impressionnante
J'observe un gap entre les critiques professionnelles et les spectateurs. Les premières semblent être conciliantes avec cette œuvre et lui passent facilement ses défauts, en citant souvent son réalisateur comme caution.
J'entends que Robert Eggers est un bon espoir pour l'avenir du cinéma et que le jour où il sort "The Northman", il a enchaîné les succès critiques. Pour autant, cela n'excuse pas tout.
Je ne remets absolument pas en cause son talent de réalisateur. Celui-ci a une vision propre et la développe à l'aide de son directeur de la photographie qui a fait un travail dantesque sur ce film.
Il a engagé un préparateur physique pour les acteurs qui est impressionnant afin de livrer sa vision de "Conan le Barbare" ou en tout cas c'est la sensation que j'ai eu. Comme l'impression que le réalisateur voulait revenir à des actionners bodybuildés des années 80, avec un héros très viril mais peut être plus sombre qu'à l'époque, avec une violence plus brute, moins stylisée.
Il y a une envie d'offrir une reconstitution de la vie des vikings réaliste, en s'éloignant des clichés que l'on peut avoir et en se concentrant sur la vie quotidienne dans les terres.
En cela, il s'éloigne de ses modèles. Il s'en rapproche par d'autres aspects comme le choix des paysages magnifiques pour décors ou de la musique orchestrale.
Pour autant, j'estime que nous ne sommes pas à la hauteur de ces monstres du cinéma parce que le film se prend bien trop au sérieux. Là où l'on peut passer facilement ses défauts aux oeuvres des années 80, il est plus difficile de passer outre dans "The Northman".
Lorsque nous faisons face à des ficelles scénaristiques, des aberrations ou des aspects bancals du scénario, on sort immédiatement de l'immersion.
Et cette sortie est facilitée par l'absence totale de transmission d'émotions par les acteurs, tous de marbre.
Dommage, il aurait pu y avoir tellement mieux à faire avec cette histoire.
Mauvais. On s'ennuie, on s'ennuie, on s'ennuie. Des rites longs et sans intérêt, des bâstons pathétiques. Une mise en scène dans laquelle on a l'impression de sentir les caméras et les instructions du réalisateur tant tout cela manque cruellement de naturel. Dommage.
Je n'est pas aimer ce film. Les jeux d'acteur sont digne des feux de l'amour ou de dallas. Aucune alchimie entre le couple "héro" de l'histoire: ce déteste t-il dans la vrais vie? . Scénario pas terrible. Image pas terrible. Dommage il y avait de bon acteur.
Film de série B avec un scénario famélique et une histoire de peu d'intérêt, ce film ravira uniquement les passionnés de violence gratuite.. sinon passez votre chemin. Ce film très décevant n'a à mon sens aucun intérêt. La scéne du "pet" m'a fait toutefois fait pleurer de rire tellement elle est incongru et ridicule! Bref un navet !
On a du mal à se mettre dans le film, de la violence pour rien. Étant un fan de films sur les vikings, je pensais être transporté, ça a complètement loupé Bof bof
J'ai vu un film... qui m'a transporté dans l'Islande du Xème siècle avant la christianisation des mystiques et sauvages Vikings. The Northman de Robert Eggers est une œuvre aussi spectaculaire qu'érudite, aussi exigeante que passionnante. Il y a tellement de volonté et d'ambition, qu'on ne peut qu'être admiratif.
C'est l'histoire d'Amleth et non pas d'Hamlet (pour les Shakespeariens) interprété par un Alexander Skarsgård, méconnaissable et incroyable (ces épaules...)... L'histoire, vous la connaissez... Le prince est témoin de l'assassinat de son père par son oncle qui s'empare du trône et de sa mère (Nicole Kidman). Mais au lieu de rester dans à la cours, il s'enfuit pour revenir vingt ans plus tard, et assouvir sa vengeance.
Entre sauvagerie et onirisme, ce récit barbare et surnaturel fascine autant qu'il secoue. La mise en scène virtuose emporte tout sur son passage, magnifiée par une photographie crépusculaire, des décors naturels somptueux et une bande sonore impressionnante aux instruments d'époque (stråkharpa, langspil, cornes).
Eggers déconstruit brillamment le film de vengeance en apportant nuances et questionnements, tout en respectant l'authenticité historique et spirituelle des Vikings. C'est un bonheur de spectacle hollywoodien dans ce qu'il peut avoir de plus démesuré et insensé.
Visuellement grandiose, d'une violence intense, The Northman est un chef-d'œuvre spectaculaire qui allie modernisme et grand spectacle classique.
Sorte de descente en enfer. Sombre. Meilleur que le tout venant de la mode Viking, tout au plus à égalité avec une bonne série. Cependant la minceur de l'argument n'est guère enrichie des images d'Épinal, au contraire elle appuie là où ça fait mal: le scénario. Une fois cela dit, la promesse d'un drame sanguinaire et sans concession est tenue. Mais une question demeure: qu'est donc allée faire la Kidman dans ce drakkar ?
Une catastrophe cinématographique qui fait honte à cette période de l'histoire. Certains passages de ma critique risquent de constituer de légers spoilers sur quelques scènes sans en révéler l'essence-même pour autant. Je suis désolé mais je me devais de faire baisser la note générale de ce film où rien ne va. Un scénario passe partout sur une simple histoire de vengeance, qu'est-ce que je me suis ennuyé pendant 2h au cours desquelles il ne se passe rien d'intéressant ! C'est long pour rien, on bascule dans des espèces de flashs fantastiques qui n'ont ni queue ni tête et qui font honte à la mythologie nordique. On choisit des acteurs américains et australiens pour jouer des "hommes du nord" mais tout va bien en terme de crédibilité. Rien n'est respecté concernant les croyances de l'époque : spoiler: "Sais-tu pourquoi Odin a sacrifié un oeil ?... Pour comprendre les femmes" . Ce passage m'a fait éclater de rire. N'importe quoi... Et c'est quoi ces scènes où on voit les "vikings" adopter une attitude animale ? Bouger comme des singes et boire à même le sol dans un bol en tirant la langue comme des chiens... Les sociétés scandinaves du 9è et 10è siècles faisaient partie des plus évoluées de cette époque du Haut Moyen-Age. Les vikings ne sont pas du tout respectés dans ce film et ne font que hurler devant un feu en s'accroupissant parfois pour faire le loup et hurler à la mort. On montre un acharnement considérable lors de certains rituels alors que ceux-ci avaient un caractère beaucoup plus solennel. Un film qui ne fait qu'alimenter les clichés qu'on a tous des vikings comme des brutes sanguinaires, presque des animaux. Des paroles saugrenues allant à l'encontre des préceptes de la mythologie nordique. On saluera seulement les décors et les images qui ont le mérite de rééquilibrer un minimum la balance... Le mieux est quand même de se renseigner avant de tourner un tel film. Je comprends la nécessité d'occulter certains aspects pour le côté fictif du scénario et une adaptation au cinéma, mais on ne peut pas aller trop loin en ce sens quand on traite d'un sujet historique. Pour les amateurs du genre... Mais pas pour les spectateurs en quête de réalisme.
Long, affligeant, très mal joué, des scènes de bataille orchestrés comme une mauvaise série b (faut au moins faire semblant de vouloir taper quand on joue un ennemi du héros !) Bref on n'y croit pas une seconde et je ne parle pas du doublage français ridicule. Tous les gouts sont dans la nature mais comment on peut aimer ça ?
Film qui navigue entre supernaturel, violence et absurde. on se perd facilement tellement c'est mal joué. Mention spéciale pour Nicole Kidman qui a la même expression tout au long du film, tellement elle est refaite et pas crédible. Ne perdez pas votre temps, passez à autre chose
L'émotion a été sacrifiée sur l'autel de l'esthétique. A vouloir trop en faire et mêler à tout bout de champ le mythe à la réalité comme pour justifier chaque faits et gestes du héros, on se perd. Qu'en reste-t-il ? Une brutalité extrême et que j'ai trouvée très lourde. J'aurais davantage été embarquée avec plus de simplicité et moins de digressions mythiques.