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T-Tiff
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4,0
Publiée le 10 janvier 2021
Netflix continue de produire des films indépendants, "Pieces of a Woman" rejoint notamment "Marriage Story" qui nous avait mis une petite claque l'an dernier. Le film de Kornél Mundruczó est tout aussi réussi. Il aborde le sujet de la grossesse et surtout du deuil à la suite de la disparition de l'enfant, mort-né. Le film démarre avec un formidable plan-séquence plongeant dans l'intimité du couple pour assister à l'accouchement comme si nous y étions, jusqu'à presque ressentir la douleur de la femme incarnée par Vanessa Kirby. L'actrice est tout simplement exceptionnelle dans le rôle principal, se plaçant sans aucun doute parmi les favorites pour la prochaine cérémonie des Oscars si elle a lieu. Elle est accompagnée par un bon Shia LaBeouf. Le film est profondément émouvant, certainement car le réalisateur hongrois et sa femme scénariste ont connu un drame similaire. Jusqu'à sa dernière scène, le film va mélanger des dialogues très bien écrits avec des métaphores aux références intéressantes. Si "Pieces of a Woman" semble parfois sortir un peu de son sujet, ou parfois avoir été pensé surtout pour les festivals, il n'en reste pas moins un film hautement émouvant et très réussi.
Martha & Sean s’apprêtent à devenir parents pour la première fois. L’accouchement se fait à leur domicile mais des complications surviennent et l’enfant ne survit pas. Leur vie de couple vole alors en éclat…
Pour son premier long-métrage américain (coproduit par Martin Scorsese), le cinéaste hongrois Kornél Mundruczó (White God - 2014) à filmé de l’intérieur la lente et inextricable désintégration d’un couple face à un deuil impossible, celui de la perte de leur nouveau-né.
D’emblée, l’immersion est d’une redoutable efficacité. En effet, dès la 5ème minute, le film s’ouvre sur un remarquable plan-séquence de 24 min à travers lequel on assiste à l’accouchement qui sera l'élément déclencheur du basculement. On y fait la connaissance de Martha, issue d’une famille bourgeoise et Sean, un contremaître sur des chantiers. Dès lors, leur vie va basculer, ainsi que tous les espoirs fondés dans leur jeune vie de couple (et de famille). Face à ce terrible drame, ils devront aussi faire face à la pression d’une mère dominatrice et le procès contre la sage-femme pour négligence.
Le réalisateur nous plonge en plein coeur d’un drame saisissant, à travers une chronique intimiste et déchirante de la vie d’un jeune couple, face à un deuil impossible. La mise en scène virtuose et très organique est sublimée par l’interprétation de ses comédiens, au premier desquels on pourra citer Vanessa Kirby et une Ellen Burstyn particulièrement invasive.
Drôle de parcours que celui du hongrois Kornel Mundruczo, du cinéma d'auteur exigeant et fantastique (White god, La lune de Jupiter) à ce mélodrame Netflix calibré pour gagner aux Oscars.
En voyant ses films précédents, on avait bien détecté chez lui une virtuosité extrême dans la mise en scène, et notamment dans les mouvements de caméra.
On retrouve ici cette capacité à faire se faufiler la caméra dans tous les recoins d'un décor ou d'une pièce, dès la première scène sur le pont, puis évidemment lors de la fameuse scène de l'accouchement, tournée en un seul plan séquence d'une petite demi-heure. Disons-le, le résultat n'est pas désagréable à regarder, au contraire. Le problème, c'est que quand les mouvements de caméra deviennent un peu trop visibles (pour moi pendant le repas familial par exemple), ils nuisent à la crédibilité de la scène et à mon implication dans l'appréhension de la psychologie des personnages.
De la même façon, si la scène de l'accouchement est impressionnante (sans être insupportable), je me questionne sur l'utilité de l'avoir étirée sur une aussi grande durée.
Le film est porté à bout de bras par la performance de Vanessa Kirby, impressionnante de maîtrise et d'intériorité, en route pour le prix d'interprétation aux Oscars après l'avoir reçu à Venise. Elle est épaulée brillamment par le reste du casting, en particulier Shia LaBeouf.
Un film intéressant, qui propose de beaux pics d'émotion (le procès par exemple), mais qui est limité par un synopsis qui suit un chemin très balisé et qui n'évite pas certaines balourdises (comme la scène finale). A noter que Mundruczo a vécu avec sa femme une situation similaire à celle que montre le film.
La critique était très bonne, j'en attendais beaucoup et je suis resté sur ma faim. Je ne reviendrai pas sur la forme de la scène d'introduction, entière et réaliste, mais le fait qu'elle veuille de accoucher chez elle malgré le fait que la sage femme ne soit pas disponible ne me plaît guère. Enfant gâtée. Ensuite trop de longueurs et des tensions servies sur un plateau et sans crescendo. Très long, trop long mais les acteurs jouent très bien, ce qui sauve le film. Comme certains le cite, c'est à mon avis sans commune mesure avec Mariage Story qui est bien plus construit et intense.
Le récit est prenant, le sujet puissant et Vanessa Kirby parfaite mais le film aurait gagné à embrasser seulement le personnage féminin, sa psychologie est peu existante, certaines séquences sont problématiques (la sexualité, la violence du mari) et la mise en scène parfois naïve et pas assez construite.
Pieces of a Woman est un film que j'ai trouvé très beau. Tout d'abord, lspoiler: 'histoire est très prenante, avec l'attente de l'horreur dans la première partie (que l'on sait inévitable pour peu qu'on connaisse le pitch du film) et la tentative de reconstruction des personnages après, avec la destruction du couple principal . Ensuite, les choix de réalisation sont justifiés et permettent le superbe plan séquence de la première partie du film. Enfin, les acteurs subliment le scénario et ont transformé une belle histoire en une expérience que j'ai ressenti avec beaucoup d'intensité. Je conseille grandement ce film !
Un très bon film ! Vanessa Kirby est parfaite, une des actrices les plus prometteuses de ces dernières années. Shia Labeouf et le reste du casting est également très bon. C'est très touchant et le plan séquence au début du film est incroyable.
Je n'avais pas du tout aimé White Dog le seul film de Kornél Mundruczó que j'ai vu. Pas très chaud pour celui-ci donc mais les échos étaient tous excellents. Et en effet, j'ai beaucoup aimé. D'entrée c'est très fort. La scène de l’accouchement tient en haleine comme jamais, un vrai thriller à elle toute seule. S'en suivent une descente aux enfers et un lent retour à la vie qui nous émeut en permanence. Tout est convaincant et solide ici, de la mise en scène au scénario, puissants, en passant par les images, superbes, et une direction d'acteurs exceptionnelle. Vanessa Kirby (la princesse Margaret de The Crown saison 1 et 2) est juste époustouflante, elle tient tout le film sur ses épaules. Déjà couronnée du prix d'interprétation à Venise l'automne dernier, gageons qu'on la retrouvera en compétition prochainement un peu partout et surtout aux Oscars. Elle est parfaitement secondée par un Shea Labeouf, qui a rarement été aussi juste, et une Ellen Burstyn comme toujours impériale. Une magnifique portrait de femme, une chronique sans concession sur le deuil et la perte d'un enfant. Un film terrible, intense et prenant, une des premières grosses claques de l'année.
C'est un bon film qui traite d'un sujet très sensible. À savoir, le deuil d'un enfant. Le début du film est ultra prenant grâce a la mise en scène très efficace. La suite du film se révèle être aussi de bonne facture grâce aux différents enjeux des acteurs qui maîtrise bien leur rôle respectif.
Pieces of Woman ne peut que diviser car dès le premier quart d'heure, vous basculez soit dans la catégorie des spectateurs à poursuivre le récit ou vous l'arrêtez. En effet, la dureté de l'accouchement et du drame qui se passe pour ce couple scellera l'avenir de tous les personnages.
Ce film retrace également des parties de vie de cette femme qui perd son enfant et qui doit se reconstruire tout en regardant l'homme en face d'elle qui lui rappelle tellement ce terrible moment. Les deux heures du film sont un vrai chemin de croix : le regarde des autres de travail, la famille qui déteste le gendre qui n'a pas su protéger leur fille et petite-fille du drive, cet homme qui doit choisir entre sa vie et son amour pour celle qui n'aime mais qui ne peut plus toucher et elle qui restera à jamais marquée par cette histoire.
L'enjeu du film sera de savoir si elle arrive à recoller toutes les pièces tout en passant le cap de la détresse. Pieces of Woman est l'un des plus beaux films de la plateforme porté par une Vanessa Kirby seplendide et un Shia LaBeouf tout en retenu.
Pieces of a Woman s'ouvre sur un accouchement d'une demi-heure qui ne se passe pas comme prévu, et de notre côté on arrache les accoudoirs de notre fauteuil à chaque contraction, on hurle mentalement des "Vas-y, pousse !" à chaque cri de la pauvre mère qui a décidé de mettre au monde à la maison, sans anti-douleurs et possibilité de péridurale... On termine la demi-heure presque aussi essoufflé qu'elle, et pourtant on tombe dans une apnée soudaine à la seconde où l'on comprend l'horreur qui est en train de se dérouler sous nos yeux, peut-être l'une des pires tragédies qui puissent exister. Titre du film, sur fond noir, sans musique, à trente minutes du démarrage, on se prend en pleine tête tout ce que ce retournement de situation (et de cœur) veut nous dire : la douleur extrême fait partie (une pièce) de la condition féminine, mais il est des douleurs qui dépassent ce qui est endurable et mettent en pièces (au pluriel) la femme qui en est victime. Bien davantage qu'un simple propos sur "ce qui fait une femme", le film Pieces of a Woman se concentre sur la déconstruction totale d'une femme et sur sa difficile "réparation", qui nous rappelle (de très loin) le si joli Demolition (2015). Vanessa Kirby brille dans ce rôle où la mélancolie la plus profonde passe par un simple regard vide, où l'obsession de donner vie se comprend en quelques gestes sur des pépins de pommes, où l'ironie apparente (et ses mots acerbes) ne trompe pas sur le malêtre qu'elle cache. Cette femme qui lutte pour tourner la page, on la comprend viscéralement, même si l'on n'est pas de sa croyance, ou même genre sexuel, car le film s'attache à créer un personnage qui soit lisible par n'importe quel spectateur. L'on se surprend même à se dire que, s'il y avait bien une personne qui était légitime pour en vouloir à la sage-femme (qui a fait ce qu'elle a pu), c'était elle, mais Pieces of a Woman, encore, nous prend à revers car elle est la seule à être sensée et à ne pas vouloir d'un procès, contre l'avis universel (mari, famille, amis, médias, opinion publique...). Tout le monde cherche un coupable idéal comme s'il s'agissait de son propre enfant, comme s'il s'agissait là d'un tabou sociétal, une haine à défaut de pouvoir encaisser. Et l'on s'attendait à trouver dans ce rôle la pauvre mère, mais le final spoiler: nous met la larme à l’œil et donne de l'espoir avec une happy-end très belle . Si la tragédie l'a mise en pièces, cette femme se baisse pour les ramasser une à une et se reconstruire avec une volonté époustouflante.
Attention film CHOC ! Moi franchement j'ai rarement vu une première heure de film aussi atroce tant l'accouchement qui vire au drame m'a traumatisé... c'est tellement réaliste, les acteurs sont tellement convaincants et tellement bouleversants que j'ai eu beaucoup de mal à rester devant mon écran tant c'était immonde... bon après ca se tasse un peu & certaines longueurs se mettent en place mais la détresse de cette femme, le désarroi de son compagnon... tout vous prend aux tripes & on ressort de ce film un peu sonné tant c'est un vraiment beau moment sur la perte d'un enfant... bravo à tous ces acteurs car franchement c'est quelque chose qu'ils ont fait là !