Pieces of a Woman
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Ufuk K

617 abonnés 1 723 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 janvier 2021
" Pieces of a Woman" diffusé sur Netflix et récompensé par de nombreux prix cette année est un drame un peu en dessous de mes espérances. En effet en dépit de la superbe performance de Vanessa Kirby qui a gagné le prix de la meilleure actrice à la Mostra de Venise l'an dernier et une nomination au oscar fort probable bien entouré de Shia LaBeouf et Ellen Burstyn ainsi que des séquences avec des pics émotionnelles intenses, je n'ai pas assez ressenti l'émotion de cette famille devant la perte terrible d'un enfant , la mise en scène est trop froide selon moi. C'est dommage.
mat niro

462 abonnés 2 158 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 janvier 2021
Découvert sur Netflix, le film démarre tambour battant avec un accouchement à domicile pour Martha durant environ 25 minutes avec un résultat dramatique et la mise en cause de la sage femme. Au fil des mois qui se succèdent, le réalisateur tisse un portrait intimiste du couple Martha (Vanessa Kirby) et Sean (Shia LaBeouf), à travers les conséquence de ce drame sur leur vie de couple. Les acteurs sont sublimés par ce cinéaste hongrois (que je ne connaissais pas) et nous servent un mélodrame de grande qualité où devant la cruauté de la vie, le suspense est de savoir si les personnages vont s'en relever. Magnifique.
Scaramouche
Scaramouche

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 janvier 2021
Pieces of a Woman est un film que j'ai trouvé très beau. Tout d'abord, l spoiler: 'histoire est très prenante, avec l'attente de l'horreur dans la première partie (que l'on sait inévitable pour peu qu'on connaisse le pitch du film) et la tentative de reconstruction des personnages après, avec la destruction du couple principal
. Ensuite, les choix de réalisation sont justifiés et permettent le superbe plan séquence de la première partie du film. Enfin, les acteurs subliment le scénario et ont transformé une belle histoire en une expérience que j'ai ressenti avec beaucoup d'intensité. Je conseille grandement ce film !
𝓂𝒶𝓉 𓆈 𝒽𝒾𝓈
𝓂𝒶𝓉 𓆈 𝒽𝒾𝓈

170 abonnés 1 143 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 janvier 2021
Mais quel film fort ! Très difficile de retenir ses larmes après avoir suivi pendant tout le film la douleur qu'ont vécu ce jeune couple. Vanessa Kirby est sensationnelle et incroyable, une de ses meilleure interprétation. J'ai étais absorbé par l'histoire des son intro qui est très bien mis en scène. Dommage que le procès ne dure pas très longtemps, mais bon je trouve ça mieux que le film se soit plus sensibiliser sur le "comment revrire après ça ?".
Des conversations qui valent la peine d'être entendues et une histoire qui mérite amplement d'être raconté.
Castagne M.
Castagne M.

3 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 janvier 2021
Un processus de deuil délicat malgré l'empleur du drame si bien amené. Un scénario exceptionnellement juste. Des acteurs à la hauteur de la thématique. Je recommande.
ConFucAmuS

650 abonnés 1 039 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 janvier 2021
Difficile de parler de Pieces of a Woman sans mentionner son plan-séquence inaugural. J'ai eu beau chercher comment aborder l'œuvre autrement, rien à faire. D'une part car il est une note d'intention parfaite doublée d'une magnifique prouesse technique. Et d'autre part car ces vingt minutes d'ascenseur émotionnel vont littéralement (et métaphoriquement) miner le film. Non pas que le sujet (très dur, soyez-prévenu.e.s) perde tout intérêt sur les 80 minutes suivantes, très loin de là. Il y est question d'une foule de sentiments mêlés, emmêlés ou tout simplement coincés ensembles, dont les interactions entre-eux sont autant de portes de sortie possibles que de portes condamnées. Le réalisateur Kornél Mundruczó orchestre leurs difficiles cohabitations dans un ballet de mouvement latéraux, de longs-plans où la silhouette de Vanessa Kirby (formidable) prend des allures de spectre déambulant dans des espaces où il semble prisonnier (la maison familiale, le petit nid du couple). La caméra épouse son point de vue et ses perspectives, ou plutôt son absence de perspectives (le devant, l'avenir). Plusieurs procédés tous plus signifiants les uns que les autres (le pont, les germes, la météorologie) émaillent Pieces of a Woman, pour traduire l'état du jeune couple à mesure que les "chapitres" de sa vie défilent.
Le problème demeure que la symbolique est parfois empesée et que beaucoup de ce qui arrive dans cette heure vingt semble anecdotique en comparaison de cette introduction coup de force. Sur un sujet proche, le récent Madre de Rodrigo Soroyogen (aussi impressionnant plastiquement) offrait plusieurs éléments d'intrigue propices à le faire rebondir. Ce qui manque ici, puisque le film se refuse à être autre chose qu'un évident requiem avant la renaissance. Entre-temps, et c'est un peu dommage, les comédiens s'avancent vers une série d'évènements inévitables (vraiment?) qu'ils incarnent très bien mais dont la langueur finit par anesthésier la vigueur. Il devra attendre la fin, ce temps pour l'acceptation de la mort et ce retour à la pulsation, à la vie, pour retrouver sa force de frappe déchirante.
CarpenterLJ
CarpenterLJ

3 abonnés 15 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 janvier 2021
Que se passe-t-il après la perte d'un enfant ?
C’est une question à laquelle on ne peut répondre que si on l’a réellement vécu.
Le film raconte l’histoire de Martha et de son compagnon Sean qui s’apprêtent à devenir parents mais après un accouchement à domicile qui tourne au drame, l’enfant est mort-né.
Pieces of a Woman est le portrait bouleversant d’une femme qui doit apprendre à faire son travail de deuil.
Tout d’abord, rares sont les films qui aborde ce thème celui donc de la perte d’un enfant et de ses traumatismes.
C’est réalisé avec virtuose par Kornél Mundruczó et écrit par Kata Wéber (sa femme), adapté de leur propre pièce de théâtre.
K.Mundruczó prend le temps de filmer chaque personnage (leur regard, leurs corps et leurs mouvements) afin d’entrer dans leur intimité pour nous permettre de ressentir leur chagrin, il y a très peu de plan fixe (excepté dans la dernière scène).
Mention à la séquence d’ouverture d’une durée de 25 min, filmée comme un plan-séquence qui est juste bouleversant et éprouvant, le spectateur suit de très près cet accouchement à domicile qui tourne mal.

Vanessa Kirby tient ici son premier rôle-titre au cinéma et elle excelle à tous les niveaux (elle a obtenu le prix de la meilleure actrice à la Mostra de Venise pour cette interpellation), on ressent sa douleur, on est prit de compassion a chacun de ses regards notamment sur les enfants qu’elle croise dans le bus ou dans les boutiques.
Shia Laboeuf est aussi très bon dans son rôle de compagnon terrifié à l’idée de tourner la page mais aussi Ellen Burstyn dans le rôle d’une mère assez dominatrice qui lui dicte la démarche à suivre, notamment avec le recours judiciaire.

spoiler: J’ai beaucoup aimé l’image du pont à Boston qui se construit au fur et à mesure du récit, ainsi que les symboliques se rapportant à la vie comme les graines de pommes. Le contraste au sein du couple, Martha est issue d’une famille aisée alors que Sean travaille au chantier et c’est pour cela que la mère de Martha n’aime pas vraiment Sean et pense qu’il n’est pas le bon pour elle (pour cela, la mère va offrir un cheque pour qu’il la quitte). Par contre, l’histoire de tromperie avec Sean et Suzanne j’ai quand même du mal, ok Sean est aussi dans le mal depuis la perte de l’enfant et se sent délaissé mais pourquoi dans la tromperie ?


Pour finir, Pieces of a Woman est une tragédie filmée avec virtuose et retrace les grandes étapes du deuil. C’est un film très personnel puisqu’il semble que Kornél Mundruczó et sa femme Kate Wéber ont connu ce même drame.

Repris sur Konbini - Entretien avec Mundruczó
"Le travail de deuil va au-delà des frontières de la compréhension et du contrôle pour nous tous, mais apporte aussi la capacité de renaître", a observé M. Mundruczó. "Ma femme et moi voulions partager avec le public l’une de nos expériences les plus personnelles, à travers l’histoire d’un enfant mort-né, avec l’espoir que l’art peut être le meilleur remède contre la douleur", a-t-il ajouté.
Cinememories

584 abonnés 1 664 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 janvier 2021
La dualité entre la vie et la mort est une pulsion qui a souvent été portée à la tragédie et les nombreux supports qui l’ont exploité en témoignent. Kornél Mundruczó, qui n’en est pas à son premier coup d’essai, poursuit son envol à travers maints festivals. Il est possible de le découvrir avec cette fabuleuse et juteuse composition, sublimant ainsi le scénario de Kata Wéber, dont le duo fait rage. Adapté de leur propre pièce de théâtre, le récit nous invite à plonger dans le traitement du deuil et de cette renaissance, si complexe à acquérir et à développer en public. Ce que l’on apprend sur la famille Carson bouleverse ainsi de nombreux questionnements, dont la société a parfois du mal à aborder frontalement, car elle se bride elle-même de toutes sortes de procédures, estimes et conventions. Il ne reste donc plus de place à une certaine passion chez une mère brisée et qui ne pourra pas avoir le privilège de se faire appeler « maman ».

Le point-clé de tout ce projet réside dans cette introduction, en exposant d’abord les profils des protagonistes. Et il ne faudra pas plus de cinq minutes afin que l’on en saisisse les nuances nécessaires pour ce qui arrive et ce qui tourmentera violemment le magnétisme d’un couple. Martha est servie par une Vanessa Kirby prestigieuse et Sean ponctue le retour de Shia LaBeouf, toujours au top, mais qui aura peu de place dans la thérapie. Il s’agit évidemment de surmonter un drame éprouvant et solide pour un plan-séquence qui sert magnifiquement une détresse des plus authentiques. Or, la vingtaine de minutes suffira à bâtir les nombreuses voies que la suite de l’intrigue aura à nous offrir. Nous finissons alors par nous incliner dans le silence, en espérant une compensation de premier choix, si elle existe ou si elle est accessible. Mais ce jeu ne durera qu’un temps, chose que l’on balisera par mois écoulé, sur fond d’un chantier qui cherche à joindre les deux bouts d’un pont. Et ce temps, c’est bien l’eau de ce fleuve, qui s’écoule passivement entre mille douleurs et mille reproches qu’une famille nourrit à l’approche d’un dénouement judiciaire.

D’une mère (Ellen Burstyn), qui conteste une Martha étourdie, à sa seconde fille Anita (Iliza Shlesinger) qui la soutient fermement, le réalisateur hongrois nous agrippe avec justesse dans ce dédale d’émotions qui ne trompent personne. Il filme chacune de ses scènes avec une grande résonance, accentuant ainsi chaque étape du deuil. Si pour Sean, l’affaire ne passera pas le seuil de l’angoisse, celle de Martha nous emmènera bien plus loin, mais encore une fois avec du temps. Cet ingrédient est nécessaire afin de laisser germer et mûrir le fruit qu’elle convoite. On nous renvoie ainsi diverses images qui mettent en scène la disparition de l’être aimé, d’un être qui possède malgré tout un nom et une âme. Ici, celle de Martha se décompose au rythme de sa colère et se recompose au prix d’une acceptation douloureuse et justifiée. Sans doute est-ce un désir d’émancipation, renvoyant ainsi les remords qu’elle enfante au cœur même du tribunal ? Ce qu’elle a en tête nous guide finalement vers une révolte personnelle mais bénéfique, lui réapprenant ainsi comment vivre et exister au sein des institutions et de sa propre famille.

En somme, de « Pieces of a Woman » naît une poésie et une grâce qui se paye au prix du chagrin. Le parcours intime d’une mère sonde le miroir de ses propres échecs et la réconforte dans son éveil de conscience. Et si l’accouchement à domicile a pu nous transmettre toutes ses pulsions les plus crispantes, il nous rappelle que toute cette vitalité ne s’est pas égarée tant que cela. Le temps finit par atténuer les peines et le printemps finira également par succéder à l’hiver, où les méandres se figent plus facilement. Voici un drame à croquer avec passion, en ce début d’année loin d’être aussi frileux qu’on pourrait le penser.
traversay1

4 482 abonnés 5 353 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 janvier 2021
Souvenirs du cinéma de Kornél Mundruczó : Delta et Pleasant Days, vus dans une petite salle parisienne ; une séance nocturne de White God au Festival de La Rochelle , un débat avec la réalisateur, suite à la projection de La lune de Jupiter. Et ce 7 janvier 2021, date de réouverture possible des cinémas de France et de Navarre, Pieces of a Woman commence sa carrière sur ... Netflix. C'est triste mais c'est ainsi. La longue séance d'accouchement du début du film semble cristalliser toutes les opinions de par sa maîtrise et son intensité mais c'est post-partum que le long-métrage se déploie, au rythme du temps qui est celui du deuil, de la dépression et de la difficile reconstruction. Pieces of a Woman est-il un mélodrame ? Oui, par son sujet, non, par son traitement, presque périphérique, puisque Mundruczó se refuse à montrer le chagrin immédiat et élimine les scènes les plus évidentes, dans ce type de situation tragique. Le cinéaste préfère une vision riche en symboles, ce qui n'arrangera pas son image de maniériste que ses contempteurs lui attribuent volontiers. spoiler: Le film avance de manière singulière, se concentrant sur la solitude d'une femme brisée mais debout, dont les pensées ne sont que suggérées sauf lors de deux ou trois moments capitaux (le déjeuner). Moins que les relations au sein du couple meurtri, c'est la relation mère-fille qui prend alors une place privilégiée, avec les non-dits et les incompréhensions.
L'émotion, captive, ne ressort réellement qu'en bout de course, lors du procès, et il est temps de passer alors à l'avenir. Pieces of a Woman n'est pas destiné à plaire à tout le monde, empruntant des chemins détournés qui peuvent déstabiliser, voire même agacer. Mais au moins, tout le monde s'accordera à louer la performance de Vanessa Kirby, éblouissante et subtile dans toutes ses variations de jeu.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 8 janvier 2021
Tellement de battage médiatique autour de Pieces of a Woman de Kornél Mundruczó depuis sa première en septembre dernier au 77e Festival international du film de Venise. Après avoir regardé l’ouverture, scène étendue, vous saurez pourquoi. C’est une expérience déchirante qui est belle, complexe et déchirante. Puis, curieusement, le reste des 80 minutes est une terrible déception. Une histoire dont les grandes idées ne se réunissent jamais d’une manière cohésive.

Critique disponible en intégralité : https://cestquoilecinema.fr/critique-pieces-of-a-woman-lart-de-se-perdre-dans-le-melodrame-a-oscars/
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