The Card Counter
Note moyenne
3,4
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136 critiques spectateurs

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Pascal I

904 abonnés 4 256 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 12 mars 2022
Un drame terriblement ennuyeux, en rien thriller. Reste la photographie souvent sympa. Pour le reste un déluge de dialogues sans intérêts, des scènes inutiles et au final, tout çà pour çà. Bref ! à éviter !!! 1/5 .
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 mars 2022
Dans ce film froid – parfois à la limite du clinique – et ultra-maitrisé, le vétéran Paul Schrader, scénariste de Taxi driver (1976) et Raging bull (1980) nous dresse le portrait de William Tell, superbement incarné par Oscar Isaac, un homme maniaque et secret, rongé par une mystérieuse culpabilité et accro aux salles de jeu, qui va se prendre d’affection pour un néo-adolescent mal dégrossi (Tye Sheridan) en raison d’une histoire commune qui les relie par-delà les générations. En souhaitant sauver ce garçon de ses tourments intérieurs, c’est sa propre conscience – et qui sait, peut-être celle de toute l’Amérique – qu’il souhaite racheter. Dans ce long-métrage sec et quelque peu étrange, Paul Schrader convoque les codes d’un cinéma américain des années 70 marqué par l’influence européenne, mais aussi les démons de l’Amérique contemporaine. Remarquable de maîtrise.
Serpiko77
Serpiko77

77 abonnés 1 633 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 juin 2022
Ceux qui pensaient voir un film spectaculaire sur le poker, jeu qui s'y prête pourtant énormément, vont être terriblement déçus.
Ici on est dans un pur drame, ultra-noir, comme (presque) toujours avec Paul Schrader c'est un film qui traite de la rédemption et la culpabilité qui laisse une place immense à l'introspection tout comme dans son dernier film, le déjà excellent "first reformed".
Impossible de ne pas souligner l'excellent jeu d'Oscar Isaac qui prouve encore qu'il est l'un des meilleurs acteurs actuel.
Scofield
Scofield

37 abonnés 944 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 23 février 2022
Je ne demande qu'une seule chose à un film, de ne pas être ennuyeux. Mon dieu, que c'est plat, lent, vide. Le scénario tient sur une épingle (vengeance à 2 balles sur fond de jeux de cartes au casino ou jeux de cartes au casino sur fond de vengeance à 2 balles). Le fameux soldat américain traumatisé, punaise, il y en a marre, c'est vu et revu, ça ne marche plus (pour moi). Les bonnes notes viennent du fait que les gens ne peuvent pas s'empêcher de crier au génie quand ils voient le nom "Scorsese" au générique, mais je m'en moque. Comme l'a dit un commentateur, certaines personnes ont quitté la salle avant la fin. Je ne suis déjà pas un fan de drames, il y en a déjà assez dans la vie réelle. Je veux avoir du plaisir, m'éclater quand je regarde un film. Celui-là arriverait presque à me rendre dépressif, à me gâcher mon après-midi. .
mat niro

462 abonnés 2 158 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 février 2022
Oscar Isaac livre ici une prestation de grande envergure. Après près de 10 années passées en prison, son personnage arpente les casinos pour passer le temps comme il dit, et gagner des sommes moyennes au Blackjack pour ne pas trop attirer l'attention. Derrière ce flegme apparent, se cache un homme meurtri par son passé de militaire qui va, en prenant sous son aile le jeune Cirk (Tye Sheridan), chercher à apaiser ses démons. Thriller psychologique intense pour fans de poker mais pas que...à la fois violent et envoûtant jusqu'à la scène finale. Oscar Isaac est au sommet de son art.
jackflash
jackflash

20 abonnés 89 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 février 2022
Triller à l'atmosphère étrange et envoûtante d'un film à la David Lynch. William Tell, un militaire sorti de taule où il a été incarcéré pendant huit ans pour méfaits commis à Abou Grahib, croise Cirk, un jeune paumé déclassé, qui lui cherche à le rencontrer.

En prison William a acquis une maîtrise des cartes et de leur mémorisation. La Linda, une commandite en recherche de talents à sponsoriser voit en lui un poulain idéal.

La vengeance sur un ennemi commun,  l'instructeur militaire de l'un, assassin du père de l'autre, servira de premier argument à ce road movie de casinos où la quête du gain cède peu à peu à l'attachement affectif des protagonistes. Très bon film de Paul Schrader,

mentions spéciales à Oscac Isaac et à la BO. 15/20
garnierix

306 abonnés 593 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 février 2022
Film déconseillé quand on est allergique aux jeux, aux Etats-Unis et à la violence. Mais c’est une réalisation de qualité, avec une histoire solide et prenante, ce qui n’est pas une surprise puisque l’auteur est célèbre depuis son scénario de Taxi Driver (1976) —on fait d’ailleurs immanquablement un parallèle avec l’histoire et les personnages de Taxi Driver, si l’on connaît ce film évidemment (c’est pourquoi on ne fera pas de comparaison ici). Le décor de The Card Counter c’est donc l’Amérique, la violence et le jeu. C’est un peu barbant de suivre une quasi-formation sur le jeu de blackjack et le comptage de cartes (sauf pour l’amateur de blackjack bien sûr), mais c’est le prétexte du film (ça pourrait être autre chose) —tout comme la guerre et l’injustice sont à l’origine de la violence qu’il montre (elle pourrait être d’une autre origine). En revanche, ça ne pourrait pas se passer ailleurs qu’en Amérique, mélange des pires et des mieux. L’Amérique a le rôle principal. Dans cette histoire, on s’apitoie sur le sort de cet homme réduit à exploiter ce talent (de compteur de cartes) acquis en prison, solitaire, torturé par son passé de soldat en Irak, bourré de TOCs. Puis on s’attendrit sur lui quand il finance un gamin torturé par la vie pour que ce dernier pardonne et reprenne des études. C’est cela le film, mais aussi le dénouement (plus pessimiste que Taxi Driver), où cette religiosité (née de cet apitoiement et de cet attendrissement) se métamorphose en son contraire finalement (la vengeance) —car l’homme est ce qu’il est, comme un tatouage est ce qu’il est (une fois qu’il est fabriqué). Ce n’est pas un film sur le comptage de cartes au blackjack ! Le scénario est original et vraisemblable ; les acteurs sonnent juste ; les images sont ternes ou clinquantes, altérées ou fidèles, selon le contexte (et selon qu’il s’agit de la réalité ou d’un rêve) ; la bande-son est remarquable, dès le départ ; la progression est bien gérée, sans à-coup. Tout est bien dans ce film, sauf qu’on en sort nauséeux. A.G.
norman06

425 abonnés 1 823 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 février 2022
Le meilleur de Paul Schrader depuis "Hardcore". Un film de casino éblouissant tout autant qu'un récit remarquable sur les traumatismes de la guerre. Oscar Isaac est excellent et trouve son plus beau rôle à ce jour.
Eliow
Eliow

15 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 février 2022
Mis à part Oscar Isaac, les personnages manquent cruellement de charisme et de densité. L'histoire est relativement bancale, avec une fin peu cohérente et précipitée. Le film est sauvé par une atmosphère prenante, épaulée par une photographie et une bande originale de qualité. Le potentiel du scénario a été sous-exploité.
Jean N.

327 abonnés 735 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 février 2022
Disons tout de suite que le rôle principal interprété de façon remarquable par Oscar Isaac est un des principaux atouts du film !
J'avoue que je me suis laisser tenter par le milieu du Black Jack ( avec la triche qui consiste à compter les cartes: d'où le titre....) et du Texas Holden.
Et bien c'est pas ça du tout !! Aucunes parties enfiévrées avec des mains pas possibles , non, rien de cela . Paul Schrader que je ne connaissais que pour Taxi Driver , livre ici un film noir dans un défilé de casinos anonymes , à la musique glauque et poisseuse , qui n'est là que pour dénoncer les exactions commises à Guantanamo sous prétexte de sauver l'Amérique du terrorisme!! C'est un film sur la rédemption au travers de la vengeance et quand on croyait aller vers la scène finale du jugement dernier et bien .... on ne verra rien ! Que des râles et des cris de douleurs !
Un sacré film coup de pieds dans le ventre (vous comprendrez ....)
Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 février 2022
Bien que produit par Martin Scorsese, The Card counter est un film traitant le milieu des jeux d’argent d’une manière totalement opposée à Casino. Si ce dernier présentait ce milieu sous ses aspects les plus clinquants, le film de Paul Schrader le montre comme étant redondant et assez mortifère. Ce choix, associé à une réalisation très froide et à des séquences extrêmement dialoguées, risque de rebuter beaucoup de spectateurs qui pourraient même trouver l’ensemble assez ennuyant. Cela est regrettable car le sujet est intéressant d’autant plus qu’il est associé à un autre qui l’est encore plus et qui est relativement peu traité au cinéma à savoir les tortures que les Américains ont pratiqué à Abou Ghraib et car Schrader réussit vers la fin à offrir des séquences glaçantes et passionnantes. The Card counter est donc un film très maîtrisé mais qui n’est pas spécialement prenant pendant la majorité de son déroulement.
Sébastien
Sébastien

1 abonné 11 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 5 février 2022
Une étoile pour la réalisation et l'acting du premier rôle, le reste n'est qu'histoire de vengeance.
lise h.
lise h.

5 abonnés 9 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 février 2022
Un film original dans le paysage. Une atmosphère très étrange. Un personnage principal opaque mais attachant.
Amandine Metz
Amandine Metz

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 février 2022
photographie incroyable, musique singulière, acteurs formidables, surtout Oscar Isaac.
sujet intéressant et trop méconnu pour l'instant.
merci pour ce film !
Raw Moon Show
Raw Moon Show

153 abonnés 853 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 janvier 2022
Ici, le hors champs et le non-dit sont essentiels.

Les flashes back se dressent sur des horizons tellement ouverts, tellement d'un bloc qu'ils permettent de tout voir en permanence. Il n'y a pas d'angle mort, tout est toujours là, pleinement difforme, sous nos yeux d'un bout à l'autre de l'écran. Les hurlements, les humiliations, la torture. Guantanamo. Le traumatisme de l'Amérique. Qui fait écho à cet insupportable joueur de Poker hurlant à tout bout champs USA USA USA après chaque victoire comme la méthode Coué pour réaffirmer sur tous les tons sa grandeur fantasmée de l'Amérique... Mais le spectateur n'est pas dupe. C'est du Bluff.

Le présent du film est au contraire elliptique, lent, mutique, sous hypnose... Le surmoi façon gruyère d'un personnage étrange, sorte de croque mort tiré à quatre épingles, qui n'exprime lorsque l'émotion remonte à la surface que de la culpabilité bilieuse, écrasante. Une tristesse infinie. Il va chercher son salut en transmettant au jeune homme qu'il prend sous son aile de l'indulgence, de la gratitude, le goût de pardonner, l'envie de retourner voir une mère perdue de vue de puis longtemps pour renouer le lien filial. Comme le lien retissé d'un peuple (dont les personnages principaux sont les enfants) avec la mère patrie ? Un peu mon neveu.

Le hors champ au présent est d'ailleurs géographique ET temporel... Il en sait beaucoup sur le jeune homme mais on ne l'a pas vu mener ses recherches. On ne sait jamais qu'il a contacté la mère du protégé, personne ne sait vraiment pourquoi il traîne avec lui les outils de torture de docteur Mabuse avec gants chirurgicaux ou les habitudes ménagères de Dexter lorsqu'il recouvre tous les éléments de sa chambre d'hôtel de draps blancs épais etc. Est-il vraiment consacré tout entier aux jeux de cartes, ou comme il le dit lui-même l'idée n'est elle pas de passer sous les radars, de rester discret... Est-ce un passe-temps entre deux "contrats" ? Puisque tout le définit comme un sociopathe, un tueur en série, un tueur à gages peut-être. J'ai d'ailleurs pensé au Samouraï.

On sait simplement qu'il est rattrapé par la fatalité. La fameuse qui oblige à abattre ses cartes, dévoiler son jeu sans réfléchir, dans un emballement émotionnel (toute la description par le personnage principal d'un état "limite" au Poker est éloquent), avec le risque d'y perdre gros... C'est curieusement le même processus qui l'amène à tomber le masque en amour (ce qu'il finit par faire dans cette chambre d'hôtel).

Au final, sans vraiment s'en rendre compte les trois personnages solitaires ont lentement recomposé sous nos yeux la Trinité d'un foyer familial. Homme femme devenant amants et mère + père au regard de ce grand enfant pour lequel on a voulu rêver d'un grand avenir.

j'adore aussi la voix off du début racontant ce personnage "enfermé" et qui rêve de respirer, de grand espaces, d'ouvrir les fenêtres, de redevenir lui-même peut-être. Pas étonnant qu'on le voie déambuler dans ces casinos, ces villes champignons, ces lieux clos, ces motels, jusqu'à ce qu'il comprenne que sa prison était simplement mentale, enracinée dans ses obsessions pour les cartes et les chiffres, dans cette volonté robotique de tout maîtriser, d'anticiper les coups suivants, de conjurer le hasard du tirage, de faire l'autruche en somme pour mettre à distance ce qui le consume de l'intérieur, pour refuser de vivre avec...

Seule réserve sur le film : le personnage féminin qui manque de force, la littéralité de certains dialogues, je pense au fait que certains sous-titres soulignent exagérément l'action à l'écran (tout le segment explicatif sur la mère a aller retrouver...). et puis la lenteur et le maniérisme de l'ensemble qui m'ont gêné (pas permis de rentrer complètement dans le film) même s'ils épousent parfaitement la psyché de ce personnage coupé du monde et de lui-même. De ses sentiments. Sentiments qu'il finit par ne laisser remonter à la surface que pour le meilleur (sa relation avec elle lorsqu'il brise la glace) ou le pire (le passage à l'acte pour venger son protégé, celui par lequel il a pu redonner un sens à sa vie). Ses deux façons de "tilter" au monde.

Mais par les temps qui courent, ce que Paul Shrader nous livre de son univers (forme testamentaire sur la rédemption qui l'obsède depuis l'origine) et métaphoriquement de l'Amérique post 11 septembre en lambeaux mérite amplement le détour.
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